Colocation Détonante

Colocation Détonante

-

Livres
209 pages
Lire un extrait
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description


De retour à Nantes après trois ans d’absence, le plan était simple : rattraper le temps perdu avec mes proches surtout mon frère jumeau, monter ma propre affaire dans ma ville chérie peut- être même avoir une histoire ou deux sans prise de tête. J’aurais dû me douter qu’avec ma poisse légendaire, tout ne se passerait pas comme prévu...



Je me retrouve donc contrainte de vivre avec le collègue et ami de mon frère : Maël, sapeur-pompier, 1m90 de prétention, des conquêtes à gogo et surtout un air de Monsieur-je-sais-tout horripilant.



Tout ou presque semble nous opposer, seulement voilà : il m’attire autant qu’il m’énerve et la tension qui règne entre nous ne cesse de grimper. Vais-je réussir à sortir indemne de cette colocation ?

Sujets

Informations

Publié par
Ajouté le 26 juin 2015
Nombre de lectures 2 019
EAN13 9791093434957
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
Signaler un abus
COLOCATION DETONANTE Romance
FahNIE
COLOCATION DÉTONANTE Romance
Résumé
De retour à Nantes après trois ans d’absence, le plan était simple : rattraper le temps perdu avec mes proches surtout mon frère jumeau, monter ma propre affaire dans ma ville chérie peut- être même avoir une histoire ou deux sans prise de tête. J’aurais dû me douter qu’avec ma poisse légendaire, tout ne se passerait pas comme prévu… Je me retrouve donc contrainte de vivre avec le collègue et ami de mon frère : Maël, sapeur-pompier, 1m90 de prétention, des conquêtes à gogo et surtout un air de Monsieur-je-sais-tout horripilant. Tout ou presque semble nous opposer, seulement voilà : il m’attire autant qu’il m’énerve et la tension qui règne entre nous ne cesse de grimper. Vais-je réussir à sortir indemne de cette colocation ?
FahNie, années.
FahNie
Nantaise de 25 ans et passionnée de lecture depui s plusieurs
« Je suis depuis longtemps complètement sous le charme de cette ville où j’ai grandi et où j’ai tous mes meilleurs souvenirs.
J’ai toujours été frustrée par les romans qui ne se terminaient pas comme je le souhaitais...
Alors j’ai finalement décidé d’écrire mon propre livre et je me suis découvert une vraie passion !
J’espère que ce premier livre n’est que le début d’ une longue série, pour que ce rêve ne prenne jamais fin… »
ISBN Numérique 979-10-93434-95-7 Juin 2015 © Erato-Editions Tous droits réservés
Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur et strictement réservée à l’usage privé du client. Toute reproduction ou diffusion au profit de tiers, à titre gratuit ou onéreux, de tout ou partie de cette œuvre, est strictement interdite et constitue une contrefaçon prévue par les articles L 335-2 et suivants du Code de la Propriété intellectuelle. L’éditeur se réserve le droit de poursuivre toute atteinte à ses droits de propriété intellectuelle devant les juridictions civiles ou pénales
1
Ivy
Je n’ai jamais aimé prendre l’avion. Je ne suis pas angoissée quand je le prends, mais j’avoue que lorsque la gentille hôtesse nous annonce :
« Chers passagers, nous entrons dans une zone de tu rbulences. », je commence à flipper.
Le truc c’est que je ne sais absolument pas gérer m on stress, je finis toujours par faire ou dire n’importe quoi.
Je suis côté hublot et je vois qu’on s’apprête à traverser un petit orage, je sens la peur me vriller l’estomac. Je regarde le mec à côté de moi, c’est un homme d’affaires d’à peu près trente ans je dirais et il a l’air complètement tétanisé, il a le visage crispé, transpirant et ses mains sont blanches à force de serrer les accoudoirs. Je me sens un peu mieux en me disant qu’au moins il y a pire que moi. Première secousse : le stress revient en force et mon voisin pousse des petits cris de fillettes. Deuxième, troisième secousse : on est très secoué et je flippe complètement.
Je regarde par le hublot et essaie de me calmer, il faut que je décompresse l’avion est censé être le moyen de locomotion le plus sûr au monde non ?
Je suis concentré sur les coutures du siège de deva nt quand un petit garçon crie :
— L’aile gauche prend feu !
Je souris comme sa mère, car j’ai bien vu qu’il pla isantait, mais mon voisin, lui, à l’air de l’avoir pris au mot. Il panique tot alement, se tortille sur son siège, crie à son tour ce qui affole tout le monde a vant de pleurnicher. C’est trop pour moi, je pars d’un grand éclat de rire et il me regarde comme s’il venait de me pousser une bite sur le front. Je pleu re de rire et quand je reprends enfin ma respiration, je tends la main vers le gamin pour un « give me five ». Ce gosse sera un génie plus tard.
Je vous passe le tête-à-tête houleux entre l’hôtesse et la mère du gamin pour avoir affolé tout l’avion quand tout est revenu dans l’ordre.
Après quelques heures, l’hôtesse annonce que nous allons bientôt atterrir.La France !
Je suis tellement pressée de revoir mon frère. On e st très proche et pour cause, c’est mon jumeau. Notre relation a toujours été très fusionnelle, il ne se passe pas un jour sans que l’on s’appelle ou se voie. Lorsque j’ai dû partir travailler à Nouméa en Nouvelle-Calédonie, c’était un coup dur pour lui comme pour moi, mais quand vous êtes une simple ser veuse en France et qu’on vous propose la gestion d’un bar de plage au soleil, le choix est vite fait.
C’est comme ça que j’ai quitté le confortable nid d e la maison familiale pour partir à l’aventure.
De son côté, mon frère a emménagé avec son meilleur ami Chris qui a ouvert sa propre boutique de tatouage il y a quatre ans. E n plus d’être une pointure dans son métier, il est à tomber dans le genre gros dur avec une gueule d’ange.
Trois ans que je suis partie sans remettre un pied à Nantes, ma ville natale. Trois ans que je n’ai pas revu mon frère autrement que sur Skype. Tous les jours certes, mais ce n’est pas pareil. Trois ans s ans mes amis et au fil des années, on se rend vite compte de qui sont ses vrai s amis, ceux qui ne vous considère pas mort dès que vous quittez le continen t. J’ai gardé contact avec Chris bien sûr, je m’en suis même rapprochée. C’est marrant, on ne s’est jamais autant parlé que depuis que je suis partie. Je l’adore, il avait toujours une histoire drôle à me raconter pour me remonter l e moral quand j’avais le mal du pays.
Et bien sûr il y a ma meilleure amie, Laura. Sans e lle je n’aurais jamais tenu tout ce temps loin de mes proches, nos délires et nos conneries me manquent.
D’ailleurs c’est elle qui vient me chercher à l’aér oport, elle est la seule à savoir que je rentre. Je veux faire la surprise à m on frère et si j’avais mis Chris au courant, je ne doute pas que mon frère aur ait eu vent du plan en quelques heures.
Je descends de l’avion et m’étire pendant ce qui me parait des heures, mais j’ai bien besoin de ça après vingt-deux heures de v ol. Il y avait des escales, mais quand même j’ai l’impression que ça fait une s emaine que je suis enfermée dans ce vieux coucou. Je récupère mes baga ges, au moins mes valises ne sont pas compliquées à repérer avec leur couleur violet fluo.
J’ai la tête dans le pâté et l’haleine qui va avec, mais quand j’aperçois Laura, j’oublie tout ça.Bon sang ce qu’elle m’a manqué, je lâche mon chariot contenant mes bagages et comme dans les films, je co urs pour me jeter dans ces bras.
Sauf qu’on n’est pas dans un film et du coup je me p rends les pieds dans les liens d’un sac resté par terre avant de me vautrer en beauté au pied de Laura en criant un magistral et très élégant « Merde ». Elle explose de rire pendant
que je me relève en souriant comme une idiote, j’ai mal aux genoux, mais je m’en fous, là j’ai dix ans d’âge mental. On saute s ur place en se faisant un câlin. Nos yeux brillent du plaisir de se retrouver enfin après trois longues années séparées.
— Purée tes gamelles m’ont manqué ma biche, dit-elle en riant.
— Ta gueule ! Fais-moi un gros câlin.
Elle me serre dans ses bras puis me lâche avant de décréter :
— Le plan « retour de Speedy » est lancé !
Speedyc’est mon surnom. Vous vous souvenez de Speedy Gonzales ? La petite souris mexicaine ultra rapide ? Mon surnom vient de là, depuis mon enfance je ne tiens pas en place, je fais souvent plusieurs choses à la fois et cours partout comme si j’avais le feu au cul. Mes parents ont commencé à m’appeler comme ça, puis mon frère et les autres ont suivi.
— Aller on a de la route avant d’arriver à la maison, faut qu’on trace ma biche, tu vas me raconter tous les détails de ses trois années ! dit-elle.
— Tu les connais déjà, je t’ai eu au téléphone toutes les semaines ou presque je te signale. Je sais que t’es blonde, mais quand même, t’as une bonne mémoire non ?
— Laisse mes cheveux tranquilles !
Une fois mes bagages chargés on monte dans sa voiture direction Nantes.
— Alors je commence par quoi ?
— Ils sont comment les mecs là-bas ? Ils sont bien membrés ? J’espère que tu as des photos !
J’éclate de rire.
— Bon tout d’abord, ils ne sont pas très différents d’ici sauf que pour la plupart, ils sont bronzés et gaulés comme les Dieux du stade. À part ça, rien à déclarer, ils n’ont qu’une bite… Malheureusement.
— Ivy !
— Bah quoi ? L’espoir fait vivre. Laisse-moi rêver un peu et fais pas ta sainte c’est toi qui as voulu savoir !
— Beurkk, t’imagines toi un type avec deux zizis ?
— Zizi ? Sérieux ? Laura, tu viens de pourrir mon fantasme là.
On passe les heures suivantes à débattre sur les av antages et les inconvénients d’un sexe à deux têtes quand je vois enfin le panneau Nantes qui nous annonce qu’on arrive dans trente kilomètre s. Je m’enquiers du plan
pour la surprise auprès de Laura.
— Pile dans le timing ! Je suis trop bonne ma parole.
Elle fait une petite danse de la joie sur son siège tout en s’applaudissant.
— Ça va tes chevilles ? Tranquille, pas de gonflement ? lui dis-je en rigolant.
Elle me regarde d’un air exaspéré sans rien dire.
— Rohh, ça va je t’écoute vas-y, c’est quoi ton super plan de la mort qui tue ?
— Alors le plan je t’explique, reprend-elle comme si je n’avais rien dit.
C’est ce que j’aime chez elle, elle passe l’éponge sur tout et est toujours pleine d’entrain.
— On va arriver un peu avant 21 h chez eux, il y a une soirée, mais ton frangin arrivera vers 21 h 30, car il était en formation av ec ses collègues. Ça te laissera le temps de faire la surprise à Chris avan t que tout le monde débarque.
— Super ! Je vois que tout est prévu, tu gères un max ma poule.
Je vois qu’elle se tortille sur son siège et paraît gênée ce qui est assez inhabituel de sa part alors je lui demande ce qui lui arrive.
— J’ai un petit truc à t’avouer. Hum… Je ne sais pa s trop comment formuler ça.
— Je t’écoute.
— Bah. Tu vois les collègues de ton frère ? Ah bah non c’est vrai tu les as jamais vues. Euh…
— Laura crache le morceau !
— OK OK. Euh. Bon. Je sors plus ou moins avec un de ses collègues depuis quelques mois. Ne me frappe pas s’il te plaît ! Aïe !
Mais c’est trop tard je lui mets déjà plusieurs claques sur l’épaule.
— LAURA ! Tu sors avec un pompier ? Mais pourquoi tu ne m’as rien dit ?
— Bah pour échapper à ta réaction disproportionnée déjà. Et puis je n’étais pas sûre que c’était du sérieux entre nous. Tu sais il n’y a rien de mal à sortir avec un pompier, ton frère en est bien un non ?
— Disproportionnée ? Je rêve là. C’est sérieux comment ?
— T’énervepas OK ? Promets !
— Je vais essayer.
Elle semble hésiter puis se lance :