Dark feeling

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154 pages
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Dark Romance - Suspense - 300 pages


Deux destins vont se percuter... violemment.


Elle, Athanaïs, jeune, belle et modeste. Lui, Alec, mercenaire des temps modernes le plus recherché de la planète. Un regard, et quelques mots auront suffi. Elle sera sa proie. Elle devra lui appartenir. Peu importe la cruauté à déployer pour la rendre docile et obéissante...


Entraînée dans un univers sombre et terrifiant, elle ne peut lui échapper !


Âmes sensibles, s'abstenir !


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EAN13 9791096384808
Langue Français

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Dark feeling – 1 — Traquée
1 – Traquée
Tasha Lann
1 – Traquée
Tasha Lann M entions légales Éditions Élixyria http://www.editionselixyria.com https://www.facebook.com/Editions.Elixyria/ ISBN : 979-10-96384-80-8 Photo de couverture : Photosvit
« Il y a une grande différence entre quelqu’un qui vous veut et quelqu’un qui ferait n’importe quoi pour vous garder. »
Remerciements Petit moment de tendresse avant le grand frisson… Merci à ma fidèle Team de me suivre dans cette aventure ! Angélique, Katia, Ma belle sœurette Flore, Sandra, vos avis sont très précieux. Un énorme MERCI à L.S.Ange et Didier (JE VOUS ADORE <_329_. _grc3a2_ce="" _c3a0_="" leur="" confiance="" et="" _patience2c_="" vous="" allez="" _dc3a9_couvrir="" un="" nouvel="" _universe280a6_="" _hume280a6_="" palpitant.="">
Chapitre 1 Athanaïs S’avachir, c’est peu dire. Je m’effondre littéralement sur la chaise de bar. La seule encore libre à cette heure d’affluence. Face à une minuscule table, un peu à l’écart, je m’assure une certaine tranquillité. Je connais cet endroit comme ma poche. Il est comme ma deuxième maison. Mieux, ma bulle d’oxygène. J’enlève ma veste en jean avant de me saisir la tête entre les mains. Il me faut toute ma concentration pour reprendre une respiration naturelle. Cet emploi va avoir raison de moi. En plus de m’épuiser moralement, il me vide de toute énergie. Suivre la cadence, faire son quota, aller toujours plus vite, avec le sourire bien sûr. Il faudrait limite faire le boulot de deux salariés en sept heures. Et le tout, sans jamais broncher ni recevoir une prime, et encore moins de considération. Je mets toutes les chances de mon côté pour décrocher le fameux CDI qui me fait tant rêver. Sans me vanter, je peux affirmer que j’ai l’âme d’une employée modèle. Dynamique, ponctuelle, souriante et intéressée. En gros, je suis un mouton qui dit amen à tout. Si la plupart du temps, ça ne me dérange pas d’être suiveuse, le surplus d’activité et les heures supplémentaires à gogo, me font tout de même grincer des dents. Mon corps malmené commence à me donner des signes de saturation ; crispations, maux divers, force musculaire déclinante. Il faut dire que travailler à lachaînedans une cartonnerie n’est pas de tout repos. Debout, du matin au soir, il faut une condition physique irréprochable. Même ainsi, dix-huit mois sans vacances, ça userait n’importe quel athlète. Clairement, là, je sature. Je vais craquer ! La soupape va sauter. Je ne garantis pas le final, mais je sais que je ne vais pas tenir longtemps. Il faut que je sois fixée sur les intentions de mon patron. Soit il m’embauche, soit… je ravale ma fierté. J’ai toujours été trop gentille, trop bonne, trop conne. Je suis maudite, j’ai une conscience professionnelle. — Excusez-moi ? Je sursaute, surprise d’être interpellée par un ton aussi agressif. Il me faut quelques secondes pour me resituer et considérer un homme d’une beauté à couper le souffle qui me fixe avec exaspération. J’en perds la parole, ce qui visiblement augmente son agacement. — Vous êtes installée sur mon siège, poursuit-il d’une voix sourde. — Je vous demande pardon ? demandé-je sans comprendre. — Vousvenez de vous asseoir àmaexplique place, -t-il en insistant sur chaque syllabe, comme si j’étais un brin attardée. Mal à l’aise face à une attitude aussi hostile, j’essaie de trouver un indice sur le fait que cette table était occupée ou réservée, mais n’en trouve aucun. Pas de verre, ni écriteau ni veste déposée. Je n’aurais jamais osé m’y attabler dans le cas contraire. — Je suis navrée, mais rien n’indique une quelconque réservation, plaidé-je dans l’espoir de radoucir son humeur. S’il continue à flamboyer ainsi du regard, je risque une combustion spontanée... Sa mâchoire carrée, son teint mat, et ses cheveux ébène ramenés en arrière confirment la dureté du personnage. Son autorité naturelle transpire par chaque cellule de son corps. Je frissonne malgré moi, me sens terriblement petite et insignifiante devant lui. Ses vêtements noirs ne font que pousser le mystère à son paroxysme. — Cette table est la mienne, répète-t-il d’un ton qui n’émet aucune répartie. Il me donne un ordre camouflé ! Il veut que je dégage ! Momentanément indisponible, ma
jugeote m’abandonne. Immobile, telle une proie qui se sent traquée, je campe à ma place sans effectuer le moindre mouvement. Ne surtout pas attiser la bête qui l’habite. Son regard de plus en plus sombre me fait l’effet d’un coup de fouet. Il se penche en avant, me fait tressaillir. Sa proximité soudaine irise mon épiderme. D’une voix aussi basse que lente, comme seules les mamans savent le faire pour menacer leurs enfants perturbateurs, il susurre à mon oreille : — Sachez que chaque acte a ses répercussions. L’adrénaline pulsant dans mes veines me fait pousser des ailes. À moins que ce ne soit l’envie de m’affirmer, de me défendre pour une fois. Si je m’écrase au boulot, il faut bien équilibrer la balance dans ma vie personnelle. Retrouvant la parole, je décide de lui rabattre son caquet : — Si tel était vraiment le cas, je ne devrais pas me faire agresser dans un bar à ce moment précis ! Le cœur battant la chamade, je baisse la tête sur mon portable. Si je n’étais pas aussi à bout de nerfs, je me serais sans doute écrasée et j’aurais fui, mais là, je suis bien décidée à me battre. Même si c’est avec un bel homme, sorti de nulle part. Hypnotisée par mon écran, j’essaie d’oublier sa présence. Je regrette ma tenue de travail négligée, mais confortable ; t-shirt distendu, pantalon délavé et baskets non attachées. Ma peau s’électrise sous l’insistance de son regard. Il fulmine littéralement. L’air qui nous entoure s’alourdit davantage. — Dois-je comprendre que vous n’êtes pas disposée à bouger ? me demande-t-il au bout de quelques interminables minutes. — Quelle perspicacité ! bougonné-je, sans lui accorder la moindre attention. Non pas que je sois impolie, mais je suis incapable de soutenir la profondeur de ses yeux. Soudain, il m’empoigne le bras. D’une fermeté parfaitement contrôlée, il s’arrête juste avant la douleur. Cet homme sait exactement ce qu’il fait. J e suis à deux doigts de me faire pipi dessus, une vraie mauviette. Je ne comprends pas pourquoi aucune des personnes présentes ne vient à mon secours. Il prend ma trouille pour de l’entêtement, car il fronce les sourcils avant de me lâcher avec dégoût. Il se détourne après un dernier regard qui s’interprète comme une véritable mise en garde. Je compte les secondes en le voyant s’éloigner. Mon soulagement n’a pas d’égal quand il disparaît enfin de mon champ de vision. Ce type me file la chair de poule. Trop autoritaire, trop dominant, trop imposant. Trop ! Il a l’attitude d’un gangster qui a le monde à ses pieds. Je profite de ce répit pour passer commande à Steph, la serveuse blonde au caractère bien trempé, de la seule chose capable de me détendre : un smoothie pink Miami. Ce mélange de fraises, de sirop et de jusest une tuerie. Dès la première gorgée, les souvenirs qui d’ananas m’envahissent me détendent. Maman me préparait toujours ce cocktail vitaminé le week-end. Je soupire, relâche ainsi la pression. Petit à petit, j’en viens à oublier ma dure journée d’esclave en usine. Impossible, cependant, de me laisser aller complètement. L’intervention de cet inconnu me rend perplexe. Nullement rassurée, je décide toutefois de ne pas m’attarder. Je paie ma consommation et file en priant pour ne pas le croiser en terrasse. Aucune trace ! Mes épaules se décontractent pour de bon. Le stress de la journée évacué, je profite du trajet pour m’aérer. Même s’il fait assez lourd, l’ambiance estivale est agréable. Surtout que, par miracle, il ne pleut pas. L’orage semble attendre que je rentre pour éclater. Le ciel grisâtre laisse place à l’éclairage public. Pour un jeudi, peu de piétons affrontent ce début de nuit. Je tourne au coin de ma rue quand un vrombissement se fait entendre. Un cinglé
à motoremonte l’avenue à vive allure. Pourquoi les flics ne sont jamais là quand il faut ? Arrivé à ma hauteur, le chauffard klaxonne, puis redémarre en trombe. Le moteur pétarade dans un son assourdissant.. Peu rassurée de traîner seule dehors, je trottine jusqu’à chez moi. Je monte les six étages au même rythme, et me cloître dans mon vingt mètres carrés. Une vulgaire chambre de bonne que je loue depuis des années. Mansardée avec un unique velux qui m’apporte de la luminosité. Mon salaire ne me permet pas un meilleur logement. Sous les toits, il fait chaud l’été et froid l’hiver, mais, tout ce qui m’importe, c’est d’avoir un chez-moi. J’ai une grande pièce, qui sert de cuisine, salon, chambre, dressing, décorée dans les tons parme que j’aime particulièrement, et une salle de bains noire et blanche, basique et fonctionnelle. Après avoir retiré mes chaussures, ma veste, je m’allonge sur mon clic-clac qui fait aussi office de lit. Un gémissement d’aise m’échappe. Dans mon antre, je me sens en sécurité. Certes, c’est minuscule, mais j’ai tout ce qu’il me faut. Pour le moment, je m’en contente. Le strict minimum me suffit. Je n’ai pas d’argent, mais sans vantardise, j’affirme être quelqu’un de bien. Je fais de mon mieux. Les besoins des autres passent avant les miens. J’aurais rêvé faire un métier aidant les autres, comme assistante sociale, juge pour enfants, ou éducatrice. Malheureusement, la vie en a décidé autrement. Mon destin n’a rien d’enviable, mais je dois faire avec. Le bac tout juste en poche, j’ai dû me trouver un petit boulot pour m’en sortir. Pas une seule fois je n’ai regretté. La vie est ainsi faite. Jamais simple, toujours difficile. Du moins, la mienne. Le point positif est que je ne m’ennuie pas. Pas le temps pour ça. Je m’étire et roule sur le côté. Mon œil accroche un petit flyer sur la table basse. Un large sourire éclaire mon visage. J’attrape le précieux sésame qui va m’ouvrir, le temps d’une soirée, les portes d’un monde d’insouciance. J’ai remporté une place de concert. Plus précisément, unpassVIP pour l’unique festival électro de l’année d’une radio nationale. En fait, j’ai joué pour gagner un chèque de mille euros, mais j’ai été tirée au sort pour le second lot. Dans un mois, j’y serai. Ce cadeau ne va pas améliorer ma qualité de vie, mais me changer les idées. Forte de cette perspective, je me douche et me prépare pour la nuit. Les neuf heures de travail m’ont vidée. Au moment où je bascule dans le sommeil, un visage s’impose dans mon esprit. Non, plutôt, un regard plein de promesses machiavéliques inavouables. Un frisson me traverse.
Chapitre2 Athanaïs Remontée à bloc après une nuit de songes troublants, mais fort agréables, je suis bien décidée à profiter un peu de la vie. Terminé le « métro, boulot, dodo ». Depuis trop de semaines, je refuse les sorties avec mes amis sous prétexte que je bosse ou que je suis fatiguée. Mes horaires d’agent de production varient suivant le tableau des commandes. Par une chance que je n’attendais plus, la journée se passe bien : bonne ambiance, cadences maintenues et, surtout, le week-end nous est accordé. Cette petite baisse d’activité n’est pas pour déplaire au personnel. Nous adoptons donc une attitude plus légère, ce qui ravit tout le monde. À 20 heures précises, je débauche. Portable en main, je m’empresse de rejoindre ma vieille Twingo et tape un SMS. [Tiens-toi prête, j’arrive.] [Prend ton temps, j’ai cinq minutes de retard.] [Comme d’hab, à tout à l’heure !] Ma meilleure amie n’a jamais su être ponctuelle. Quel que soit le rendez-vous, elle est toujours en retard. Je ne m’en formalise plus. Comme presque tous les vendredis au soir, je la rejoins à notre QG, l’Esthética, un bar moderne qui propose des prestations esthétiques : barbier et coiffeur pour les hommes, manucure, maquillage, brushing pour les femmes. Concept innovateur qui fait un carton dans mon cercle amical. Le plus souvent, nous nous retrouvons en début de soirée pour fêter le week-end. Ensuite, chacune suit son programme. J’ai fait une entorse hier soir en y venant seule, mais j’avais besoin de me remonter le moral avec une petite douceur. Pour ne pas déroger à son habitude, le bar est bondé. Je ne peux m’empêcher de jeter un coup d’œil vers ma table d’hier. Un frisson parcourt ma colonne vertébrale. Jamais de ma vie, je n’avais rencontré d’homme aussi… dangereux. C’est exactement ce qu’il m’inspire. Je me fraie un chemin jusqu’au comptoir pour attendre tranquillement mon amie. Nous avons prévu de nous faire poser des prothèses ongulaires. — Thaïs ! Comme d’hab ? me salue Basil, le barman rebelle. Avec ses écarteurs aux oreilles, son piercing à l’arcade sourcilière et ses multiples tatouages, il arbore un look qui ne passe pas inaperçu. Cheveux châtain clair, yeux bleus, il est plutôt plaisant dans son costume de fonction noir. Son aisance et sa passion professionnelle font de lui un pilier de l’Esthética. Je suis convaincue de son homosexualité qu’il n’a d’ailleurs jamais ni démentie ni confirmée. — Salut, Basil ! Plus tard, j’attends Julie pour une prestation. — Parfait, Poupée ! Ce surnom me colle à la peau depuis le collège. Je le dois à mon physique : teint pâle, grands yeux verts, longs cheveux caramel, visage rond. Je ressemble depuis toujours à une fragile poupée de porcelaine. Il se penche par-dessus son poste de travail pour me faire la bise. Il faut dire que je suis une vraie habituée des lieux. J’aime cet endroit. J’y viens de temps en temps en semaine pour décompresser avant de rentrer dans mon minuscule chez moi. Le plus souvent, ça fonctionne.