163 pages
Français

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Deadline, tome 1

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Description

Samuel, artiste pris au piège dans le « star system » londonien, décide du jour au lendemain de fuir la célébrité, la drogue, les paparazzi...


Il s’enfuit dans un coin tranquille du sud de la France, incognito, où il redécouvrira le plaisir de jouer de la musique, de se promener dans les rues...


Au hasard d’une balade, il la rencontrera. Charly. Celle dont il tombera fou amoureux au premier regard.


Ils se cherchent, se dévoilent l’un à l’autre, pendant que lui retrouve enfin celui qui était enfoui au plus profond de lui-même.



Une histoire d’amour mêlée de romantisme et de passion. Seulement, la célébrité lui reviendra en pleine figure. Leur amour y résistera-t-il ?

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Informations

Publié par
Nombre de lectures 23
EAN13 9791096960491
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0015€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Sandra Léo
Deadline 1 - For Love
Prologue
« Sam ! Sam ! Sam ! » Je peux les entendre crier de ma loge située à l’étage en dessous. Cela fait plusieurs mois que nous affichons complet à chaque date. Victor Drumont, après la promo du troisième album, nous a préparé une tournée bien chargée cette fois-ci ; à peine le temps de se poser dans une ville que le lendemain il faut en conquérir une nouvelle. Je tente de me concentrer et de faire abstraction des cris hystériques qui franchissent les couloirs du bâtiment. La loge qui m’a été attribuée est des plus luxueuses. Elle est pourvue d’un réfrigérateur et d’une télévision à écran plat. Un gigantesque canapé d’un rouge tonnerre trône au milieu de la pièce. C’est la première fois que nous sommes accueillis comme de vrais artistes. The Royal Albert Hall a reçu les plus grands et je me trouve là où se produisaient quelques années auparavant mes idoles. Ce soir c’est la consécratio n de tout notre travail. Nous n’aurions jamais imaginé nous produire un jour dans cette salle mythique. La table basse offre une coupe à fruits qui déborde ainsi que quelques pâtisseries bien alléchantes. Je ne suis pas une nana et j’ai depuis bien longtemps interdit les bouquets de fleurs ridicules. À la place, j’ai maintenant droit à des bouquets de bonbecs, superbe idée de notre manager James Nolann. Je me dirige vers le petit réfrigérateur en vue d’y trouver quelque chose de plus consistant. Quelqu’un a pris soin, bien que je n’aie pas de liste précise, de remplir le frigo de jus de raisin. J’adore ça. Gamin, je l’ai remplacé par le lait que je détestais. Et je n’ai pas perdu cette habitude. Même si aujourd’hui, à presque vingt-cinq ans, j’ai allongé ma liste de boissons préférées. Je claque la porte avec rage. J’avais espéré trouver au moins une bière, histoire de me donner un coup de fouet. J’attrape le paquet de cigarettes à l’arrière de mon jean et chope une clope sans plus tarder. Je la coince entre mes lèvres pour l’allumer. Le tabac s’embrase quasi immédiatement au contact de la flamme, et je tire une première taffe. J’inspire profondément, sentant la nicotine emplir mes poumons avant de la recracher en une longue volute de fumée. J’ouvre à nouveau le réfrigérateur et prends une bo uteille de jus de fruits. Mon estomac se tord de douleur, signe de grand stress chez moi, et il faut que je le remplisse avec quelque chose même si c’est avec du putain de jus de raisin ! Ce milieu m’impressionnera toujours… Comment ont-ils deviné ? Encore une info, certainement, que j’ai laissée échapper malgré moi. James accorde un soin particulier à notre hygiène de vie. Un soir, alors que nous avions alcool et autres substances illicites à notre disposition, no us avons vraiment déconné. Depuis ce jour, il nous tient à l’œil, car il tient à son coffre-fort. On le sait depuis un moment ; nous sommes le groupe le plus rentable pour notre maison de disques « My music ». Le grand miroir me renvoie à la réalité. Mon reflet me donne la sensation de contempler un étranger. Ce n’est pas moi, ce gars aux cheveux ébouriffés, avec un look de rockeur commercial. Je ricane en direction du type qui me toise comme un con. Quelle foutue connerie ! J’offre fièrement à mon reflet un beau doigt d’honneur. Au fur et à mesure de notre succès, nous avons été obligés de laisser nos fringues dans le placard, planqués avec nos vraies personnalités. Je m’accroche à mes tatouages, seule chose qu’ils n’ont pas pu m’enlever. Ils sont à moi, ils me représentent et chacun d’eux fait partie intégrante de mon histoire. Je me cramponne à eux comme s’ils étaient l’ancre de mon âme. Il y a trois ans de ça, j’ai posté une vidéo sur le célèbre site YouTube ; notre groupe n’avait pas encore de nom, nous jouions au fond du garage du père de Matthew avec nos tripes et nos chansons. James nous a alors repérés et, en moins de six mois , nous étions propulsés au rang de rock stars connues dans toute l’Angleterre. Nous étions devenu s Deadline. Becky, notre assistante attitrée et farouche styliste aux griffes acérées, nous a relookés les uns après les autres avec un talent bien à elle. Nous étions beaux, sexy et populaires. Ne rêvez pas, nous avons vite déchanté. Matthew entre en trombe dans la petite loge luxueuse. — Hey, mon pote ! Il est temps de rentrer le lion en cage. Son ton sonne faux, mais il essaie comme il peut de sauver les apparences. Il porte la même chemise, bien qu’il ait ajouté une veste en cuir pour tenter de camoufler la supercherie. — Je suis épuisé ! Et si je flanchais ? Il me considère un moment et comprend rapidement qu e je suis empli de doutes. Il craint certainement que je fasse un énième scandale, mais ce n’est pas le cas. Du moins, je n’ai plus envie de
faire le con. — Quoi ? Toi ? N’importe quoi ! T’es un winner, mon pote ! Et toutes ces nanas là-haut, elles n’attendent que toi ! Son ton est surjoué, il tient à notre groupe et dernièrement notre entente est en déclin. Pour être plus précis, c’est moi qui m’éloigne d’eux. Ami d’enfance, Matthew me connaît bien et il est le seul, même s’il n’en dit rien, à voir ma détresse. — Je suis lassé, je n’en peux plus ! lâché-je, entre deux bouffées de cigarette. Il pose sa main sur mon épaule et me plante un regard un peu trop suppliant. — Écoute, c’est la dernière ce soir. Après, je te p romets qu’on fuira tous les projecteurs, les paparazzi et tout ce qui va avec ! On va se la dorer quelque part avec quelques joints et de superbes nanas. Juste nous deux, comme au bon vieux temps ! OK ? — Comme si c’était possible ! dis-je en riant. Je tire une dernière bouffée et écrase nerveusement ma cigarette au fond du cendrier. Matthew ouvre la porte en grand et me fait signe à coup de grands gestes de passer devant lui. Tout n’est qu’illusion, je ne suis qu’un roi qui va droit à l’échafaud. Un type au crâne rasé et aux multiples tatouages attend dans le couloir. Il tire une gueule de gorille en rage. — La première partie est terminée, on ne les tient plus ! déclare-t-il, la mâchoire crispée. J’aimerais bien lui faire bouffer sa barbe à celui-là ! — Ouais. C’est bon, mec. On est prêts, maugrée Matthew. Le type me dévisage de la tête aux pieds et ne semble pas aussi sûr que mon ami. Je suis mal en point, je le sais bien, mais ce soir je suis on ne peut plus clean. Je me retiens de lui foutre mon poing dans la figure, ce n’est pas le moment d’agir stupidement. Dans le couloir, un autre gars aussi accueillant qu ’une porte de prison le rejoint. Matthew et moi suivons nos gorilles en direction de la scène. James fait très attention à sa poule aux œufs d’or. Le mois dernier, Kingston, petite ville au sud-ouest de l’Angleterre, nous a accueillis dans une salle qui n’a pas suffi à contenir les groupies. Elles avaient réussi à pénétrer dans l’enceinte du bâtiment réservée aux artistes et aux équipes techniques. Ce jés de partout. Une heure plus tard, en bonsour-là, on s’est retrouvés presque à poil et griff professionnels que nous sommes, nous avions quand même assuré le show. Ce que James ne sait pas, c’est que nous avons adoré ça ! Plus nous approchons, plus les cris s’intensifient. — Ce soir, pas d’after, OK ? — Ce soir, pas d’after. Promis ! répète Matthew en levant les mains. Je suis un bon chanteur, je le pense vraiment, mais Matthew, lui, est un guitariste exceptionnel. D’ailleurs il a composé les trois albums à lui tout seul. Jay, grand timide qui se cache la plupart du temps derrière sa barbe ou sa batterie, possède un sens de l’écriture époustouflant. Je n’ai qu’à lui donner des idées et des fils conducteurs et il aligne mot après mot le tout devenant des textes à la fois poétiques et rebelles. Le groupe ne marcherait pas non plus sans le membre le plus jeune et le plus fougueux de notre groupe : Luka, notre bassiste. Sa cadence est si précise qu’il est notre métronome. Nous sommes complémentaires les uns aux autres, comme un puzzle. S’il manque une pièce, l’œuvre ne peut être contemplée et appréciée à sa juste valeur. Les lumières de la salle de concert s’éteignent, si gne de notre arrivée. Dans un tapage surdimensionné, les cris redoublent de force, aussi bruyants qu’un orage qui éclate en plein été. Prêts à jouer de toutes nos tripes, il nous reste u ne dernière préparation ; comme tous les groupes avant de monter sur scène, nous beuglons notre cri de guerre, sans quoi nous serions incapables de tout donner. Cela peut paraître ridicule, mais il est aussi nécessaire que le serait un grigri. « DeaaaaaaaadLiiiine ! » braillons-nous à l’unisson tout en cognant nos poings les uns contre les autres. Jay prend place derrière sa batterie et pendant qu’il commence son entrée pour enflammer la salle, les jit avec son célèbre solo endiablé sur sa guitareeux de lumières laissent apparaître Matthew qui su électrique fétiche. Luka poursuit avec sa basse pour caler le rythme… Vient enfin mon tour d’entrer sur scène au grand soulagement des fans. J’attrape mon micro et l’entoure des deux mains, lançant le départ

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