Deal indécent

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131 pages
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Description

Elle est vierge, il est beau, ils sont amis. Elle va lui proposer un pacte que seul un fou refuserait.


Kim, jeune étudiante de 19 ans, cohabite avec son ami Nolan, 21 ans. Secrètement amoureuse de lui, elle attend patiemment qu'un jour il éprouve des sentiments pour elle et lui fasse découvrir les plaisirs de l'amour. Malheureusement, le jeune homme la perçoit plutôt comme une sœur. Leur amitié va être mise en péril, et de peur de le perdre, Kim va lui faire une proposition assez particulière, qui changera leur vie.

Va-t-il accéder à sa requête indécente ?

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EAN13 9791034803989
Langue Français

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Léaly Morgane DEAL INDECENT Couverture : Néro Publié dans laCollection Vénus Rouge, Dirigée parElsa C.
©Evidence Editions2017
1 – Kim — Allez, lance-toi, chuchota Mindy. Nous étions en cours de droit, Mindy, grande brune élancée aux yeux marron, à la peau dorée, et accessoirement une de mes meilleures amies, du genre à foncer dans le tas, tenait absolument à ce que j’avoue mes sentiments au garçon qui me plaisait depuis de nombreuses années. — Non, je ne peux pas, lui répondis-je. Mais si, c’est facile, tu lui envoies un message lui disant que tu as raté le bus pour rentrer, il viendra te chercher, et là, tu lui dis ce que tu ressens pour lui… — Et je me fais rire au nez, la coupai-je. — N’importe quoi, répondit-elle. Si tu ne te jettes pas à l’eau, tu ne sauras jamais si c’est réciproque ou non. — Et si je me paye la honte, je ne pourrais plus ja mais le regarder en face, ce qui est un peu compliqué vu notre situation… — Si mon cours vous dérange, vous pouvez toujours s ortir prendre l’air, mesdemoiselles, nous lança le prof du haut de son pupitre. — Désolée monsieur, répondis-je. Je gigotais nerveusement sur ma chaise, intimidée par les regards de mes camarades. Mindy, quant à elle, soupira et marmonna dans sa barbe. Je passais le restant de l’heure perdue dans mes pensées, à m’imaginer que le garçon que j’idolâtrais pouvait aussi avoir les mêmes sentiments que les miens. Remettons les choses dans leur contexte. Moi, Kimbe rley, 19 ans, étudiante dans le domaine administratif, afin de devenir assistante de direction, et toujours vierge (si, vous verrez à un moment donné de l’histoire, ce sera important), craquais pour un ami d’enfance avec lequel je vivais depuis quatre ans. Lorsque ma mère a décidé de nous abandonner, mon père et moi, pour aller vivre sa vie, profiter d’une liberté qu’elle n’aurait jamais eue et blablabla, nous nous sommes retrouvés dans une grande maison vide et au loyer trop excessif pour le maigre revenu de papa. Son meilleur ami, Aaron, veuf depuis plusieurs années, lui avait proposé de vivre en colocation. Son immense maison de 180 m² était trop vide pour lui, et tout altruiste qu’il était, il ne voulait pas abandonner un ami qui avait des problèmes. Après deux mois de galères financières, mon père avait ravalé sa fierté et accepté son offre. Il a rendu les clefs de notre pavillon empli de mes souvenirs d’enfance, et nous nous sommes donc retrouvés à vivre à quatre : Aaron et son fils Nolan, de 2 ans mon aîné, mon père Mike, et moi. La cohabitation était simple et facile pour tout le monde, à peu de chose près que j’étais la seule fille de la maison, mais surtout, que j’étais secrètement amoureuse de Nolan depuis plusieurs années déjà. Avant de vivre sous le même toit, Nolan et moi n’ét ions que de simples connaissances, sans affinité particulière, qui se voyaient deux ou troi s fois par mois. Pourtant, à chaque repas pris
ensemble, j’avais déjà le cœur qui s’emballait. Depuis que nos chambres étaient voisines, nous nous étions rapprochés au point d’être de très bons amis , et je me liquéfiais toujours de l’intérieur à chaque jour qui passait. La sonnerie retentit enfin, nous libérant de cette longue journée de cours, tous plus barbants les uns que les autres. Sur le chemin de la place Steve nson, où les bus jaunes bien sagement garés attendaient que les jeunes adolescents les remplissent, Mindy m’invita à la fête de Gary, un gars du bahut, qui avait lieu le lendemain soir. C’était le genre de soirée où alcool et sexe allaient bon train, où la sono nous crevait les tympans, et où je m’ennuyais fermement. — Je ne sais pas, Mindy, je m’emmerde dans ces fêtes. Je n’aime pas être la potiche assise dans un coin pendant que tout le monde se bécote. — Mais, tu ne seras pas seule puisque nous y allons toutes les trois, avec Sara. — Rectification, je ne serais pas seule jusqu’à ce que vous vous trouviez une proie et que vous vous éclipsiez jusqu’au lendemain. Non merci. — Et si je te disais que Nolan sera là…. Je la regardais, sceptique, cherchant une once de mensonge dans ses yeux, mais je n’y décelais rien. Mon amie était assez manipulatrice lorsqu’elle s’y mettait. Je la soupçonnais de mentir tout en sachant que je craquerais s’il faisait réellement partie de la fête. Rien que pour le voir, enfin, pou voir le reluquer, tout en passant inaperçue, plutôt. — On verra, je te dis quoi ce soir. Je me mis à rêvasser tout le long du trajet sur cette pseudo soirée en nous imaginant main dans la main, bouche contre bouche, dansant collés serrés… L’arrêt du bus mit fin à mon fantasme et me replongea dans la réalité. — À plus, Mindy, lui lançai-je en descendant. — À demain, ma belle, rit-elle en me lançant un petit clin d’œil. Elle m’exaspérait, pourtant, cette fille était un amour à l’état pur. Je pouvais toujours compter sur elle, elle avait toujours le mot pour rire. Une fille simple qui jouissait (ça on pouvait le dire) de la vie, et en profitait au maximum. Une fois la porte franchie, je constatais que la maison était vide. Il n’était pas anodin que je rentre la première. Aaron travaillait en général jusqu’à dix-huit heures, il était directeur des ressources humaines à l’hôpital le plus proche qui se trouvait à vingt-cinq kilomètres, papa rentrait bien souvent du magasin vers vingt et une heures, et Nolan faisait les 3/8 à l’usine. Cette semaine, il travaillait du matin, mais il passait ses après-midi en ville avec ses potes. En général, je faisais mes devoirs, puis je préparais le dîner vers vingt heures. Étant la seule femme de la maison, j’avais très vite appris à cuisiner afin de manger autre chose que des boîtes ou du surgelé. Après le souper, j’avais coutume de compléter mon journal intime. Enfin si l’on pouvait l’appeler comme cela. J’aurais pu l’intituler « Mes fantasmes inavoués » ou « Always Nolan, forever » car tous mes écrits le concernaient, un véritable roman. Oui, c’était plutôt cela, un manuscrit mettant en scène le beau Nolan et son corps trop sexy.
2 – Nolan Je rentrai vers vingt et une heure après avoir passé une après-midi tranquille avec les potes au bar du coin. Nous aimions bien nous détendre avec une p etite partie de billard, de baby-foot ou de fléchettes. Levé depuis trois heures du matin, j’étais exténué. Je préférais être posté du matin ou de nuit, comme cela, je profitais mieux du reste de la journée et j’avais moins l’impression d’être une machine coincée dans le cycle interminable du métro – boulot – dodo. Mais le vendredi, il m’était difficile de tenir. D’ailleurs, je ne prévoyais que rarement des soirées ce jour-là, sauf si je pouvai s faire une sieste entre deux. Je franchissai donc le seuil de la maison calme et sombre, personne à l’horizon. Je savais que Kim était là, on voyait la lumière de sa chambre de l’extérieur et cette odeur de poulet et de frites trahissait sa présence. Il n’y a pas à dire, depuis qu’ils vivaient ici, je retrouvais plaisir à dévorer de bons petits plats, comme à l’époque où maman était encore parmi nous. — Kim, tu es là ? Je traversai le salon et la salle à manger qui débo uchaient dans un couloir où il y avait trois portes : la salle de bains à gauche, ma piaule en face et celle de Kim à droite. Comme nous étions jeunes et que nous étions susceptibles de rentrer tard, j’avais suggéré à mon paternel de transformer ces deux pièces en chambres pour Kim et moi. Je n’avais plus besoin d’une salle de jeux exclusive pour ma console, et l’atelier de peinture et de poterie de maman ne servirait plus à personne. Depuis sa disparition, son refuge était resté fermé, aucun de nous n’ayant eu le courage de l’ouvrir et d’y pénétrer. Cet emplacement était parfait pour Kim, u ne alcôve féminine pour la seule fille de la maison. En modifiant ces pièces, nous pouvions avoi r chacun un petit coin d’intimité. Nos pères pouvaient prendre les deux chambres à l’étage avec leur propre salle d’eau. Je toquai et ouvris la porte en même temps : — Kim tu es là ? — Nolan !! sursauta-t-elle. Je la vis devenir rouge feu et cacher rapidement un livre sous sa couette. — Je t’ai déjà dit de frapper d’abord, et d’attendre que je te le dise pour ouvrir, j’aurais pu être en petit tenue ! Je me tenais adossé à l’encadrement de la porte, les bras croisés, un petit sourire en coin. Je ne rentrais jamais dans sa chambre, elle savait que ce lieu avait été sacré et que je ne pouvais me résoudre à y pénétrer. Pourtant, la pièce avait radicalement changé. Fini les murs ocre, Kim avait repeint en mauve. Elle avait collé des lés de papier peint dans les tons blancs avec des bulles prune, de chaque côté de sa tête de lit, qui se trouvait sur la gauche. Ce qui était marrant, car mon pieu se trouvait exactement à la même place de l’autre côté de la cloison. Sur le mur face à moi, se trouvait une commode style baroque sur laquelle elle avait posé une petite télé, accrochant tout autour des dizaines de photos. À droite, son bureau se tenait sous la fenêtre et une penderie d’angle complétait la pièce.
— Je t’ai déjà vue en maillot cet été. Elle ouvrit la bouche, la referma, puis la rouvrit sans qu’aucun son ne sorte. Elle me fixait, apparemment déstabilisée, puis ajouta : — Ce n’est pas pareil, et puis j’ai besoin d’intimité. Contrairement à toi, je suis pudique moi ! Il est vrai que je n’étais pas du genre à être complexé. Une serviette autour de la taille ou un boxer en sortant de la douche, et je me trimballais dans toute la maison. Si je ne sortais pas à poil, c’était uniquement par respect pour Kim et Mike. Enfin, les jours où je n’étais pas seul à la maison. — Ok, je m’excuse. Je refermai la porte puis frappai, jusqu’à ce que sa petite voix me dise d’entrer. — Salut Kim, nos pères ne sont pas là ? — Salut Nolan, non ils sont partis rejoindre des amis après le boulot pour une soirée pizza-foot, entre pères quinquagénaires. Viens je vais te réchauffer ton plat. Elle était toujours aussi rouge, se leva d’un bond, m’embrassa la joue et partit vers la cuisine pour se remettre aux fourneaux. Quelle timide ! J’embrassai des yeux une dernière fois la chambre et refermai la porte, j’adorais ce qu’elle avait fait de cette pièce.
3– Kim Tu sais, tu n’as pas à te cacher si tu lis des pornos ou des livres osés ! Je faillis lâcher l’assiette que je tenais dans les mains. Je ne l’avais pas entendu arriver et fus surprise de sa remarque. Le rouge me montait aux jo ues, ma respiration s’accélérait. Je fermai les yeux un instant, et respirai calmement avant de me retourner vers lui. Si mon œuvre était pornographique, valait mieux éviter de lui dire qu’ il en était le protagoniste. Heureusement qu’il n’entrait jamais dans la chambre, je me serais trouvée bien idiote s’il avait pu lire la moindre phrase. — Nolan, lui dis-je indignée, ce n’est pas ce que tu crois ! — Ah bon ? Alors pourquoi l’as-tu caché quand je suis arrivé ? — C’était un réflexe… parce que tu m’as surprise… en entrant, bafouillai-je Je m’affairai à la cuisson des frites, à la découpe du poulet, à mettre la table. Bref, je m’occupais pour ne pas fondre de honte devant lui. Honte de qu oi, on pouvait bien se le demander, puisqu’il ne savait pas ce que je faisais. Il en profita pour se servir un verre de soda. Le temps qu’il se lave les mains et s’attable, son assiette était prête. Il dévora son plat rapidement, j’étais restée assise, face à lui, pour lui tenir compagnie. J’en profitai, bien sûr, pour le regarder, enfin l’admirer aurait été plus approprié. — Eh bien, tu étais affamé ! Tu veux que je te resserve ? Sinon, il y a de la crème brûlée dans le frigo ? Je savais que c’était son dessert préféré. Il n’était pas difficile, il mangeait tout ce que je pouvais préparer, mais j’avais vite repéré ce qu’il préférait suivant la quantité qu’il ingérait. S’il se resservait, c’était bon signe. En l’occurrence, lorsque je faisais de la crème brûlée, je préparais une quantité plus importante, car il prenait au moins une double portion. Je fis la petite vaisselle pendant qu’il dévorait son dessert. Mon esprit se mit à vagabonder et je me mis à penser à l’effet que cela me ferait s’il me dévorait de la même manière. Je commençais à avoir des bouffées de chaleur. Il fallait vite que j’occu pe mon cerveau avec un truc banal pour vite retrouver mes esprits. Il coupa court à mes élucubrations en me demandant si ma journée s’était bien déroulée. Ouf, merci. Il me parla également de sa journée de boulo t et de ses projets du week-end, dans lesquels il aborda le sujet d’une fête le lendemain soir, chez un pote à lui. Après une bonne demi-heure de papotages en tous genres, nous sommes partis chacun dans nos chambres respectives. À peine avais-je fermé la porte que j’envoyais un texto à Mindy : « Ok pour demain soir, mais j’espère ne pas rentrer seule ;) » « Tkt ma poule, je te trouverai un mec là-bas. » Inutile de lui préciser que ce n’était pas l’idée que j’avais en tête, je faisais plutôt allusion à mes
amies m’abandonnant à mon sort pendant qu’elles prendraient du bon temps. Bref, je ressortis mon carnet et laissais libre cours à mon imagination. J’avais quelques idées à coucher sur le papier, et u n certain personnage devait entrer en scène et faire des choses spéciales à mon héroïne.
4 – Kim Comme de bien entendu, cette soirée était aussi désastreuse que les autres. Alors que Mindy avait passé des heures pour me trouver une tenue, je songeais que j’aurais été bien mieux au fond de mon lit, à regarder un petit film. Lorsque je l’avais vue arriver avec une valise, je n’en croyais pas mes yeux : jupes, tops, robes… elle avait ramené plus de vêtements que je n’en possédais. Le souci était qu’elle avait une poitrine bien plus généreuse que la mienne, donc ses petits hauts décolletés me taillaient un peu large. Sara avait à peu près le même buste que moi, et chaussait exactement la même pointure également : ça, c’était le bon côté des so irées, pas besoin de dépenser une fortune dans les fringues car en combinant nos affaires, nous finissions toujours avec un petit ensemble coordonné, et sans remettre deux fois la même chose. Je les avais regardées mixer leurs tenues, un peu en retrait, je griffonnais quelques lignes dans mon calepin. Lorsq ue leur choix s’était enfin arrêté sur trois ensembles, je m’étais intéressée un peu plus à ce qui se passait autour de moi. Elles m’avaient trouvé une petite robe noire avec un cache-cœur rouge et des escarpins de dix centimètres dans les mêmes tons. Une fois la tenue enfilée, Sara, pro du maquillage, s’était chargée de mettre mes yeux en valeur, et Mindy m’avait remonté les cheveux en un chignon désordonné, et avait bouclé ceux qui retombaient. Et toute cette préparation pour rester assise entre deux geeks qui passaient la soirée à parler jeux en ligne. Super !! Cela faisait déjà une petite heu re que les filles avaient trouvé leurs victimes et m’avaient abandonnée à mon triste sort, accompagnée de ces énergumènes. Elles avaient chacune trouvé un gars pouvant me plaire parmi ceux qui restaient de disponible, c’est-à-dire très peu. Merci les filles ! Celui de droite, Tristan, je crois, a bien essayé de m’embrasser une fois ou deux, puis quand il a posé sa main sur le haut de ma cuisse, je l’ai envoyé bouler avec un regard de tueuse. Après ça, il ne me calculait plus, mais il me gonflait qu and même. Celui de gauche, avait louché sur ma poitrine une bonne dizaine de fois et soupirait à chaque fois avant de reprendre un verre. Soit la vue le dégoûtait, soit il n’était pas assez saoul pour tenter quoi que ce soit. Le pauvre, s’il savait que c’était peine perdue d’avance, il n’aurait pas cherché à prendre son courage à deux mains et serait vite passé à autre chose… J’en étais toujours à mon troisième verre lorsque je vis Nolan entrer. Mon sourire s’élargit, mes yeux s’illuminèrent. Il était vêtu d’un jean noir et d’un tee-shirt slim bleu clair qui laissait entrevoir ses pectoraux bien dessinés dessous. Une main dans une poche, l’autre tenant un gilet anthracite, il couvrit la salle du regard en quelques instants. Le gars à ma gauche, que j’avais surnommé Looping dans ma tête vu comment il louchait, suivit mon regard. Il regarda mon ami avec mépris avant de me lancer un sourire narquois. Forcément, il n’était pas venu seul, et Looping l’avait remarqué bien avant moi. Si seulement le rouge de mes joues ne trahissait pas mon intérêt pour lui… Il était avec Dorian et Enzo, ses potes, mais derrière eux, il y avait cette grande blonde aux yeux bleus, maquillée