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Deal Indécent

De
131 pages


Elle est vierge, il est beau, ils sont amis. Elle va lui proposer un pacte que seul un fou refuserait.


Kim, jeune étudiante de 19 ans, cohabite avec son ami Nolan, 21 ans. Secrètement amoureuse de lui, elle attend patiemment qu'un jour il éprouve des sentiments pour elle et lui fasse découvrir les plaisirs de l'amour. Malheureusement, le jeune homme la perçoit plutôt comme une sœur. Leur amitié va être mise en péril, et de peur de le perdre, Kim va lui faire une proposition assez particulière, qui changera leur vie. Va-t-il accéder à sa requête indécente ?



***


L'auteure :


Sous le pseudonyme Léaly Morgane, j’ai une œuvre publiée chez Evidence Editions, collection Vénus Bleu : « Moi, Lorie 15 ans », sortie le 22/03/2017.


En dehors du fait que je préfère rester anonyme, je peux vous dire que je suis une femme trentenaire épanouie, qui essaye de vivre sans prise de tête, avec l’homme que j’aime et nos deux enfants.


Je me plonge régulièrement dans le monde fantastique pour m’évader, mais une dose d’amour dans une belle histoire me touche également.


Je n’aspire qu’à vous donner plaisir à lire, et à vous faire sourire.




http://www.evidence-boutique.com/accueil/225-moi-lorie-15-ans-epub-9791034801121.html

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Léaly Morgane



DEAL INDECENT



Couverture : Néro




Publié dans la Collection Vénus Rouge,
Dirigée par Elsa C.







© Evidence Editions 2017



1 – Kim



— Allez, lance-toi, chuchota Mindy.
Nous étions en cours de droit, Mindy, grande brune élancée aux yeux marron, à la peau dorée, et
accessoirement une de mes meilleures amies, du genre à foncer dans le tas, tenait absolument à ce que
j’avoue mes sentiments au garçon qui me plaisait depuis de nombreuses années.
— Non, je ne peux pas, lui répondis-je.
— Mais si, c’est facile, tu lui envoies un message lui disant que tu as raté le bus pour rentrer, il
viendra te chercher, et là, tu lui dis ce que tu ressens pour lui…
— Et je me fais rire au nez, la coupai-je.
— N’importe quoi, répondit-elle. Si tu ne te jettes pas à l’eau, tu ne sauras jamais si c’est
réciproque ou non.
— Et si je me paye la honte, je ne pourrais plus jamais le regarder en face, ce qui est un peu
compliqué vu notre situation…
— Si mon cours vous dérange, vous pouvez toujours sortir prendre l’air, mesdemoiselles, nous
lança le prof du haut de son pupitre.
— Désolée monsieur, répondis-je.
Je gigotais nerveusement sur ma chaise, intimidée par les regards de mes camarades. Mindy, quant
à elle, soupira et marmonna dans sa barbe. Je passais le restant de l’heure perdue dans mes pensées, à
m’imaginer que le garçon que j’idolâtrais pouvait aussi avoir les mêmes sentiments que les miens.

Remettons les choses dans leur contexte. Moi, Kimberley, 19 ans, étudiante dans le domaine
administratif, afin de devenir assistante de direction, et toujours vierge (si, vous verrez à un moment
donné de l’histoire, ce sera important), craquais pour un ami d’enfance avec lequel je vivais depuis
quatre ans.

Lorsque ma mère a décidé de nous abandonner, mon père et moi, pour aller vivre sa vie, profiter
d’une liberté qu’elle n’aurait jamais eue et blablabla, nous nous sommes retrouvés dans une grande
maison vide et au loyer trop excessif pour le maigre revenu de papa. Son meilleur ami, Aaron, veuf
depuis plusieurs années, lui avait proposé de vivre en colocation. Son immense maison de 180 m²
était trop vide pour lui, et tout altruiste qu’il était, il ne voulait pas abandonner un ami qui avait des
problèmes. Après deux mois de galères financières, mon père avait ravalé sa fierté et accepté son
offre. Il a rendu les clefs de notre pavillon empli de mes souvenirs d’enfance, et nous nous sommes
donc retrouvés à vivre à quatre : Aaron et son fils Nolan, de 2 ans mon aîné, mon père Mike, et moi.
La cohabitation était simple et facile pour tout le monde, à peu de chose près que j’étais la seule fille
de la maison, mais surtout, que j’étais secrètement amoureuse de Nolan depuis plusieurs années déjà.
Avant de vivre sous le même toit, Nolan et moi n’étions que de simples connaissances, sans
affinité particulière, qui se voyaient deux ou trois fois par mois. Pourtant, à chaque repas prisensemble, j’avais déjà le cœur qui s’emballait. Depuis que nos chambres étaient voisines, nous nous
étions rapprochés au point d’être de très bons amis, et je me liquéfiais toujours de l’intérieur à
chaque jour qui passait.

La sonnerie retentit enfin, nous libérant de cette longue journée de cours, tous plus barbants les
uns que les autres. Sur le chemin de la place Stevenson, où les bus jaunes bien sagement garés
attendaient que les jeunes adolescents les remplissent, Mindy m’invita à la fête de Gary, un gars du
bahut, qui avait lieu le lendemain soir. C’était le genre de soirée où alcool et sexe allaient bon train,
où la sono nous crevait les tympans, et où je m’ennuyais fermement.
— Je ne sais pas, Mindy, je m’emmerde dans ces fêtes. Je n’aime pas être la potiche assise dans un
coin pendant que tout le monde se bécote.
— Mais, tu ne seras pas seule puisque nous y allons toutes les trois, avec Sara.
— Rectification, je ne serais pas seule jusqu’à ce que vous vous trouviez une proie et que vous
vous éclipsiez jusqu’au lendemain. Non merci.
— Et si je te disais que Nolan sera là….
Je la regardais, sceptique, cherchant une once de mensonge dans ses yeux, mais je n’y décelais rien.
Mon amie était assez manipulatrice lorsqu’elle s’y mettait. Je la soupçonnais de mentir tout en
sachant que je craquerais s’il faisait réellement partie de la fête. Rien que pour le voir, enfin, pouvoir
le reluquer, tout en passant inaperçue, plutôt.
— On verra, je te dis quoi ce soir.
Je me mis à rêvasser tout le long du trajet sur cette pseudo soirée en nous imaginant main dans la
main, bouche contre bouche, dansant collés serrés… L’arrêt du bus mit fin à mon fantasme et me
replongea dans la réalité.
— À plus, Mindy, lui lançai-je en descendant.
— À demain, ma belle, rit-elle en me lançant un petit clin d’œil.
Elle m’exaspérait, pourtant, cette fille était un amour à l’état pur. Je pouvais toujours compter sur
elle, elle avait toujours le mot pour rire. Une fille simple qui jouissait (ça on pouvait le dire) de la
vie, et en profitait au maximum.

Une fois la porte franchie, je constatais que la maison était vide. Il n’était pas anodin que je rentre
la première. Aaron travaillait en général jusqu’à dix-huit heures, il était directeur des ressources
humaines à l’hôpital le plus proche qui se trouvait à vingt-cinq kilomètres, papa rentrait bien souvent
du magasin vers vingt et une heures, et Nolan faisait les 3/8 à l’usine. Cette semaine, il travaillait du
matin, mais il passait ses après-midi en ville avec ses potes.
En général, je faisais mes devoirs, puis je préparais le dîner vers vingt heures. Étant la seule femme
de la maison, j’avais très vite appris à cuisiner afin de manger autre chose que des boîtes ou du
surgelé.
Après le souper, j’avais coutume de compléter mon journal intime. Enfin si l’on pouvait l’appeler
comme cela. J’aurais pu l’intituler « Mes fantasmes inavoués » ou « Always Nolan, forever » car tous
mes écrits le concernaient, un véritable roman. Oui, c’était plutôt cela, un manuscrit mettant en scène
le beau Nolan et son corps trop sexy.



2 – Nolan



Je rentrai vers vingt et une heure après avoir passé une après-midi tranquille avec les potes au bar
du coin. Nous aimions bien nous détendre avec une petite partie de billard, de baby-foot ou de
fléchettes. Levé depuis trois heures du matin, j’étais exténué. Je préférais être posté du matin ou de
nuit, comme cela, je profitais mieux du reste de la journée et j’avais moins l’impression d’être une
machine coincée dans le cycle interminable du métro – boulot – dodo. Mais le vendredi, il m’était
difficile de tenir. D’ailleurs, je ne prévoyais que rarement des soirées ce jour-là, sauf si je pouvais
faire une sieste entre deux.
Je franchissai donc le seuil de la maison calme et sombre, personne à l’horizon. Je savais que Kim
était là, on voyait la lumière de sa chambre de l’extérieur et cette odeur de poulet et de frites trahissait
sa présence. Il n’y a pas à dire, depuis qu’ils vivaient ici, je retrouvais plaisir à dévorer de bons petits
plats, comme à l’époque où maman était encore parmi nous.
— Kim, tu es là ?
Je traversai le salon et la salle à manger qui débouchaient dans un couloir où il y avait trois
portes : la salle de bains à gauche, ma piaule en face et celle de Kim à droite. Comme nous étions
jeunes et que nous étions susceptibles de rentrer tard, j’avais suggéré à mon paternel de transformer
ces deux pièces en chambres pour Kim et moi. Je n’avais plus besoin d’une salle de jeux exclusive
pour ma console, et l’atelier de peinture et de poterie de maman ne servirait plus à personne. Depuis
sa disparition, son refuge était resté fermé, aucun de nous n’ayant eu le courage de l’ouvrir et d’y
pénétrer. Cet emplacement était parfait pour Kim, une alcôve féminine pour la seule fille de la
maison. En modifiant ces pièces, nous pouvions avoir chacun un petit coin d’intimité. Nos pères
pouvaient prendre les deux chambres à l’étage avec leur propre salle d’eau.
Je toquai et ouvris la porte en même temps :
— Kim tu es là ?
— Nolan !! sursauta-t-elle.
Je la vis devenir rouge feu et cacher rapidement un livre sous sa couette.
— Je t’ai déjà dit de frapper d’abord, et d’attendre que je te le dise pour ouvrir, j’aurais pu être en
petit tenue !
Je me tenais adossé à l’encadrement de la porte, les bras croisés, un petit sourire en coin. Je ne
rentrais jamais dans sa chambre, elle savait que ce lieu avait été sacré et que je ne pouvais me
résoudre à y pénétrer. Pourtant, la pièce avait radicalement changé. Fini les murs ocre, Kim avait
repeint en mauve. Elle avait collé des lés de papier peint dans les tons blancs avec des bulles prune, de
chaque côté de sa tête de lit, qui se trouvait sur la gauche. Ce qui était marrant, car mon pieu se
trouvait exactement à la même place de l’autre côté de la cloison. Sur le mur face à moi, se trouvait
une commode style baroque sur laquelle elle avait posé une petite télé, accrochant tout autour des
dizaines de photos. À droite, son bureau se tenait sous la fenêtre et une penderie d’angle complétait la
pièce.— Je t’ai déjà vue en maillot cet été.
Elle ouvrit la bouche, la referma, puis la rouvrit sans qu’aucun son ne sorte. Elle me fixait,
apparemment déstabilisée, puis ajouta :
— Ce n’est pas pareil, et puis j’ai besoin d’intimité. Contrairement à toi, je suis pudique moi !
Il est vrai que je n’étais pas du genre à être complexé. Une serviette autour de la taille ou un boxer
en sortant de la douche, et je me trimballais dans toute la maison. Si je ne sortais pas à poil, c’était
uniquement par respect pour Kim et Mike. Enfin, les jours où je n’étais pas seul à la maison.
— Ok, je m’excuse.
Je refermai la porte puis frappai, jusqu’à ce que sa petite voix me dise d’entrer.
— Salut Kim, nos pères ne sont pas là ?
— Salut Nolan, non ils sont partis rejoindre des amis après le boulot pour une soirée pizza-foot,
entre pères quinquagénaires. Viens je vais te réchauffer ton plat.
Elle était toujours aussi rouge, se leva d’un bond, m’embrassa la joue et partit vers la cuisine pour
se remettre aux fourneaux. Quelle timide !
J’embrassai des yeux une dernière fois la chambre et refermai la porte, j’adorais ce qu’elle avait
fait de cette pièce.



3– Kim



— Tu sais, tu n’as pas à te cacher si tu lis des pornos ou des livres osés !
Je faillis lâcher l’assiette que je tenais dans les mains. Je ne l’avais pas entendu arriver et fus
surprise de sa remarque. Le rouge me montait aux joues, ma respiration s’accélérait. Je fermai les
yeux un instant, et respirai calmement avant de me retourner vers lui. Si mon œuvre était
pornographique, valait mieux éviter de lui dire qu’il en était le protagoniste. Heureusement qu’il
n’entrait jamais dans la chambre, je me serais trouvée bien idiote s’il avait pu lire la moindre phrase.
— Nolan, lui dis-je indignée, ce n’est pas ce que tu crois !
— Ah bon ? Alors pourquoi l’as-tu caché quand je suis arrivé ?
— C’était un réflexe… parce que tu m’as surprise… en entrant, bafouillai-je
Je m’affairai à la cuisson des frites, à la découpe du poulet, à mettre la table. Bref, je m’occupais
pour ne pas fondre de honte devant lui. Honte de quoi, on pouvait bien se le demander, puisqu’il ne
savait pas ce que je faisais. Il en profita pour se servir un verre de soda. Le temps qu’il se lave les
mains et s’attable, son assiette était prête. Il dévora son plat rapidement, j’étais restée assise, face à
lui, pour lui tenir compagnie. J’en profitai, bien sûr, pour le regarder, enfin l’admirer aurait été plus
approprié.
— Eh bien, tu étais affamé ! Tu veux que je te resserve ? Sinon, il y a de la crème brûlée dans le
frigo ?
Je savais que c’était son dessert préféré. Il n’était pas difficile, il mangeait tout ce que je pouvais
préparer, mais j’avais vite repéré ce qu’il préférait suivant la quantité qu’il ingérait. S’il se resservait,
c’était bon signe. En l’occurrence, lorsque je faisais de la crème brûlée, je préparais une quantité plus
importante, car il prenait au moins une double portion.
Je fis la petite vaisselle pendant qu’il dévorait son dessert. Mon esprit se mit à vagabonder et je me
mis à penser à l’effet que cela me ferait s’il me dévorait de la même manière. Je commençais à avoir
des bouffées de chaleur. Il fallait vite que j’occupe mon cerveau avec un truc banal pour vite
retrouver mes esprits.
Il coupa court à mes élucubrations en me demandant si ma journée s’était bien déroulée. Ouf,
merci. Il me parla également de sa journée de boulot et de ses projets du week-end, dans lesquels il
aborda le sujet d’une fête le lendemain soir, chez un pote à lui. Après une bonne demi-heure de
papotages en tous genres, nous sommes partis chacun dans nos chambres respectives.
À peine avais-je fermé la porte que j’envoyais un texto à Mindy :

«  Ok pour demain soir, mais j’espère ne pas rentrer seule ;) »

« Tkt ma poule, je te trouverai un mec là-bas. »

Inutile de lui préciser que ce n’était pas l’idée que j’avais en tête, je faisais plutôt allusion à mesamies m’abandonnant à mon sort pendant qu’elles prendraient du bon temps. Bref, je ressortis mon
carnet et laissais libre cours à mon imagination. J’avais quelques idées à coucher sur le papier, et un
certain personnage devait entrer en scène et faire des choses spéciales à mon héroïne.



4 – Kim



Comme de bien entendu, cette soirée était aussi désastreuse que les autres. Alors que Mindy avait
passé des heures pour me trouver une tenue, je songeais que j’aurais été bien mieux au fond de mon
lit, à regarder un petit film. Lorsque je l’avais vue arriver avec une valise, je n’en croyais pas mes
yeux : jupes, tops, robes… elle avait ramené plus de vêtements que je n’en possédais. Le souci était
qu’elle avait une poitrine bien plus généreuse que la mienne, donc ses petits hauts décolletés me
taillaient un peu large. Sara avait à peu près le même buste que moi, et chaussait exactement la même
pointure également : ça, c’était le bon côté des soirées, pas besoin de dépenser une fortune dans les
fringues car en combinant nos affaires, nous finissions toujours avec un petit ensemble coordonné, et
sans remettre deux fois la même chose. Je les avais regardées mixer leurs tenues, un peu en retrait, je
griffonnais quelques lignes dans mon calepin. Lorsque leur choix s’était enfin arrêté sur trois
ensembles, je m’étais intéressée un peu plus à ce qui se passait autour de moi. Elles m’avaient trouvé
une petite robe noire avec un cache-cœur rouge et des escarpins de dix centimètres dans les mêmes
tons. Une fois la tenue enfilée, Sara, pro du maquillage, s’était chargée de mettre mes yeux en valeur,
et Mindy m’avait remonté les cheveux en un chignon désordonné, et avait bouclé ceux qui
retombaient.

Et toute cette préparation pour rester assise entre deux geeks qui passaient la soirée à parler jeux
en ligne. Super  !! Cela faisait déjà une petite heure que les filles avaient trouvé leurs victimes et
m’avaient abandonnée à mon triste sort, accompagnée de ces énergumènes. Elles avaient chacune
trouvé un gars pouvant me plaire parmi ceux qui restaient de disponible, c’est-à-dire très peu. Merci
les filles  ! Celui de droite, Tristan, je crois, a bien essayé de m’embrasser une fois ou deux, puis
quand il a posé sa main sur le haut de ma cuisse, je l’ai envoyé bouler avec un regard de tueuse. Après
ça, il ne me calculait plus, mais il me gonflait quand même. Celui de gauche, avait louché sur ma
poitrine une bonne dizaine de fois et soupirait à chaque fois avant de reprendre un verre. Soit la vue le
dégoûtait, soit il n’était pas assez saoul pour tenter quoi que ce soit. Le pauvre, s’il savait que c’était
peine perdue d’avance, il n’aurait pas cherché à prendre son courage à deux mains et serait vite passé
à autre chose…

J’en étais toujours à mon troisième verre lorsque je vis Nolan entrer. Mon sourire s’élargit, mes
yeux s’illuminèrent. Il était vêtu d’un jean noir et d’un tee-shirt slim bleu clair qui laissait entrevoir
ses pectoraux bien dessinés dessous. Une main dans une poche, l’autre tenant un gilet anthracite, il
couvrit la salle du regard en quelques instants. Le gars à ma gauche, que j’avais surnommé Looping
dans ma tête vu comment il louchait, suivit mon regard. Il regarda mon ami avec mépris avant de me
lancer un sourire narquois. Forcément, il n’était pas venu seul, et Looping l’avait remarqué bien
avant moi. Si seulement le rouge de mes joues ne trahissait pas mon intérêt pour lui… Il était avec
Dorian et Enzo, ses potes, mais derrière eux, il y avait cette grande blonde aux yeux bleus, maquilléecomme une voiture volée. Dorian, grand brun aux yeux vert doré, maigre et célibataire, bossait dans
la même usine que Nolan. Enzo, quant à lui, avait un corps sculpté comme un sportif de haut niveau,
roux aux yeux bleus, il était le meilleur copain d’enfance de Nolan.
Elle aurait pu être avec n’importe lequel des trois (enfin des deux car je soupçonnais Dorian d’être
gay) mais lorsqu’elle enlaça Nolan par la taille, il allait de soi que la question ne se posait plus. Il lui
fit ce petit sourire que je trouvais si coquin. Celui où il ne retroussait qu’un côté de ses lèvres alors
que ses yeux la dévoraient. Si un jour il m’avait admirée de cette manière, il y aurait vu sans aucun
doute tout ce que recelait mon âme. Mais bon, ce n’était pas moi, alors plutôt que de me lamenter sur
mon sort, je finis mon verre cul sec et pris Tristan par le bras jusqu’à la piste de danse. Mon déhanché
n’était pas si mauvais, et quelques regards affamés se posèrent sur moi. Nous dansions collés serrés,
en rythme sur la musique. Tristan avait retrouvé le sourire, je me dis ensuite que j’aurais peut-être
mieux fait de choisir Looping, qui aurait été moins entreprenant.
Je risquais de temps à autre quelques coups d’œil vers le bar où j’étais sûre que Nolan serait
installé.




5 – Nolan



Comme pour chaque soirée, Enzo nous avait dégotté des nanas. On allait régulièrement sur les
sites de rencontres, et nous cherchions des poulettes, juste pour un soir, et il y en avait beaucoup
prêtes à se faire plaisir, sans plus rien demander ensuite. Cette blonde-là était plutôt bonne, et j’aurais
eu vite fait de savoir si ses seins étaient naturels ou siliconés. Comme les autres, je ne retiendrais pas
son prénom, c’était inutile. Au mieux, je ressortais deux ou trois fois avec, si la nana assurait. Les
potes s’étaient faits poser un lapin, mais je ne leur donnais pas un quart d’heure avant de se trouver
des remplaçantes.

La musique était audible dans une bonne partie de la rue, j’étais étonné que les flics n’aient pas
déjà débarqué. Pas de déco particulière, un bar, une sono, quelques tables et fauteuils et des petites
alcôves dissimulées, ici et là. Nous nous sommes dirigés directement vers le bar, on pouvait y avoir
une vue d’ensemble de l’ambiance. Beaucoup de lycéens étaient présents, j’y ai notamment vu Mindy
et Sara, bien accompagnées l’une et l’autre, puis Kim assise entre deux bouffons, l’air de s’emmerder
à mort. Nous trinquions tous les quatre, puis la musique changea pour passer sur un genre zouglou,
les meufs allaient bouger leur petit cul. Autant je n’aimais pas trop ce genre de son, autant la vue y
était agréable à toutes les mater, balançant leur boule. Alors je m’adossais confortablement au bar, les
bras croisés, et laissais mon regard admirer la piste. D’ailleurs, c’était le genre de musique
qu’écoutait souvent Kim dans sa chambre. Je ne fus pas surpris de la voir se déhancher en rythme, elle
avait l’air de s’amuser à présent. Elle savait bouger du popotin, et commençait à attirer pas mal de
regards. Elle jetait régulièrement des coups d’œil autour d’elle, elle était embarrassée, et pourtant,
elle n’avait pas lieu de l’être. Si elle se lâchait, elle allait passer une bonne nuit.
Ma poupée siliconée se frottait contre moi pour attirer mon attention, et elle savait comment s’y
prendre. Je lui fis comprendre l’effet que cela me faisait en frottant mon érection sur son petit cul
rebondi.

Lorsque le DJ a bien eu chauffé tout le monde, il passa en mode slow pour aider certains à
concrétiser. Je traînais Barbie girl dans une des alcôves tout juste libérée, on allait passer aux choses
sérieuses. Je m’assis confortablement dans un fauteuil cosy bleu roi, puis blondie me grimpa dessus.
Mes mains plaquées sur son petit cul rebondi, je l’embrassai fougueusement. Je dévorai sa langue qui
avait un arrière-goût sucré de Margarita, pendant que mes doigts commencèrent à lui enlever les
ficelles de son haut. Elle se retrouva seins nus, et siliconés bien sûr, et commença à frotter sa chatte
nue sur mon pantalon. L’allumeuse n’avait pas de sous-vêtements, quel côté pratique, j’adorais ça,
c’était un gain de temps. Je libérai sa bouche et me retrouvai nez à nez avec deux seins refaits,
parfaitement ronds, dont je titillai les extrémités avec mes dents. Quelques coups de langue
circulaires la firent haleter. Je lui retroussai sa jupe et palpai avec mes doigts sa moiteur. Elle était
déjà bien chaude. Elle balança la tête en arrière lorsque j’y enfonçai un doigt, puis gémit lorsque j’ymis le deuxième. Elle descendit la braguette de mon jean et sortit ma queue de mon boxer. Elle
voulut se frotter sur mon membre et je la repoussai. Aucun contact possible entre nos sexes sans
protection. Je les laissais me toucher avec leur main ou leur bouche, mais certainement pas avec leur
intimité. Je me soulevai un peu pour attraper un préservatif dans ma poche arrière. Elle n’en fut pas
décontenancée pour autant et se mit à genoux afin de saisir mon gland du bout des doigts, puis entre
ses dents. Elle me lécha l’extrémité et passa la langue sur toute la longueur de ma turgescence. Je
sentis mes muscles se contracter. Ensuite, elle fit des va-et-vient en enfonçant mon membre jusqu’au
fond de sa gorge, sa main descendant et remontant sur toute la longueur. Elle maîtrisait parfaitement
la fellation, je me laissais envahir par le plaisir qu’elle me procurait. Avant d’éjaculer dans sa bouche,
je la repoussai. Je me relevai et enfilai vite fait la capote. Elle se mit debout, se pencha et s’accrocha
aux accoudoirs du siège pour que je la prenne par derrière. Je m’approchai et l’embrochai sans
discuter. Je ne perdais jamais mon temps en parlotte avec les filles. J’avais un but, un seul, me
soulager, sans avoir besoin de connaître leur vie. Je lui malaxai les seins en rythme avec les coups de
boutoir que je lui donnais. Ses gémissements m’excitaient davantage, son vagin se resserrait autour
de ma queue. Juste avant qu’elle ne jouisse, je relâchai les tétons et introduisis mon pouce dans son
cul. Elle se contracta et atteint l’orgasme aussitôt. Je la pilonnai de plus en plus vite, de plus en plus
fort sentant qu’à mon tour, je lâchais prise. Une fois ma semence sortie, je me laissai retomber sur
son dos. Nous redescendîmes à même le sol. J’attrapai l’extrémité de mon bout de plastique avant de
me retirer. Je fis un nœud et le jeta dans la poubelle avec celles des précédents occupants de l’alcôve.
J’aidai blondinette à se relever et lui ramassa ses fringues pour qu’elle se rhabille. Une fois qu’elle
fut prête, vêtue et légèrement remaquillée, elle me remercia, et nous sortîmes chacun de notre côté.
J’avais obtenu ce que j’étais venu chercher, je pouvais rentrer me coucher.



6 – Kim



Je m’étais levée avec un mal de crâne carabiné. J’avais beau connaître les conséquences de l’alcool
sur mon organisme, je ne pouvais m’empêcher d’en prendre un peu pendant les soirées. Cette
substance, totalement traître, m’aidait à me mettre un peu à l’aise, et être un peu moins tendue. Une
bonne douche m’avait aidée à me dégriser, et le paracétamol serait mon meilleur ami de la journée.
J’étais affalée sur le comptoir pour déjeuner lorsque Nolan arriva en sifflotant.
— Belle journée Kim !!
— Chuuuuuttt moins fort s’il te plaît, j’ai mal à la tête.
— Effets rétroactifs d’une nuit de folie, me taquina-t-il.
— Effets rétroactifs de la Margarita surtout.
— Tu es sûre ? Je t’ai vue repartir au bras d’un charmant jeune homme, enfin si on aime les petits
puceaux de l’école.
— Nolan, s’il te plaît, ce n’est pas le genre de choses dont j’ai envie de discuter avec toi.
S’il savait à quel point j’avais trouvé Tristan chiant et pot de colle. Celui-ci avait proposé de me
raccompagner, et ayant été abandonnée par mes amies (les garces !!), j’avais accepté. Oui, vous allez
dire que c’est dangereux, et blablabla, donc je dois vous préciser que c’est sa sœur aînée qui était de
corvée pour ramener son frère à la maison, et comme il semblait habiter à cinq minutes de chez moi,
j’aurais eu tort de m’en priver, on est bien d’accord ? J’avais assez bu pour le laisser me fourrer la
langue dans la bouche sur la banquette arrière, mais pas suffisamment pour le laisser me tripoter, à
son grand désarroi. Rien que de me rappeler sa langue pâteuse dans ma cavité buccale, j’en avais des
haut-le-cœur.

Nolan devait certainement penser que nous étions allés plus loin, ce que lui, avait fait avec sa
bimbo. Je n’allais pas lui dire que je me réservais pour lui, il en aurait ri et je me serais retrouvée
morte de honte. Je préférai baisser les yeux et me concentrer sur mon pain au chocolat.
Il se pencha sur moi et me regarda intensément.
— Rassure-moi, tu n’es pas vierge quand même ?
Outrée qu’il puisse me poser ce genre de question, je souhaitais me transformer en petite souris
pour me cacher dans un petit trou.
— Mais ça ne te regarde pas, enfin !!
Je laissai mon bol de café noir sur la table, me levai et pris la direction de ma chambre. Juste avant
de disparaître de son champ de vision, sans pour autant avoir le courage de me retourner pour lui
faire face, je ressentis le besoin d’apporter une petite précision, que je regrettais aussitôt dite.
— Sache seulement que je ne coucherai pas avec n’importe qui.
Je jetai furtivement un coup d’œil en arrière et lis la surprise sur son visage que je vis ensuite
s’illuminer, avant qu’il ne parte dans un grand rire sonore.
— Oh putain, Kimmy est toujours pucelle, ah ah ah ah ah.— Et ta grand-tante en maillot de bain sur une plage de Laponie ! rageai-je.
Ses rires s’amplifiaient de plus belle. Plus je me mettrais en colère, plus il serait évident pour lui
que j’étais vierge. Merde, merde, merde… Tais-toi, tais-toi, tais-toi… Gênée, je courai m’enfermer à
double tour dans ma chambre. Imbécile, tu aurais pu te taire, me maugréais-je. Je me demandais si le
mot « pucelle » était inscrit en grand sur mon front.

Le lendemain, Mindy passa me prendre pour aller en cours. Quand je lui racontai l’histoire avec
Tristan, elle ne put se retenir de pouffer de rire.
— Oh, Kim, tu es vraiment une coincée du cul. Tu aurais pu le laisser te toucher, il aurait pu
t’apprendre des choses, tu sais, me dit-elle.
— Pas besoin, lui répondis-je.
— Et comment feras-tu le jour décisif  ? Tu crois vraiment que tes livres à l’eau de rose vont
t’aider à t’affranchir de ta sexualité ? Bon, je t’expliquerai deux ou trois choses le moment venu,
mais…
— Mindy, je ne vais pas t’appeler au moment où je perdrai ma virginité !! Je n’aurai pas besoin de
toi à ce moment-là, je saurai quoi faire !
Elle tourna la tête vers moi et me lança, des éclairs dans les yeux :
— Et pourquoi ça ? Je suis de très bon conseil et mon expérience est un atout.
Le ton de sa voix s’adoucit un peu lorsqu’elle entreprit de me raconter sa soirée.
— D’ailleurs, samedi, je suis repartie de la soirée avec Tom, et bien figure-toi qu’il…
Je cachai mon visage dans mes mains à l’idée de connaître tous les détails de l’anatomie de Tom,
que je ne connaissais ni d’Ève, ni d’Adam. C’était le problème avec cette fille. Elle ne vous disait
jamais qu’il était poli, mignon, drôle… non, elle vous racontait dans les moindres détails, la
morphologie intime de ses conquêtes. Alors, lorsqu’elle me montrait ses ex dans la rue, il était
difficile de regarder ailleurs qu’au niveau de leur entrejambe.
— Oh mon dieu… Regarde la route s’il te plaît, la coupai-je, et arrête, je ne veux pas savoir
combien de fois tu t’es envoyée en l’air ce week-end…
— Dommage, soupira-t-elle.

Les jours suivants, j’essayais au maximum d’éviter de croiser Nolan. Ce qui n’était pas vraiment
difficile puisqu’il était d’après-midi. Lorsque je partais le matin, il dormait encore et lorsqu’il rentrait
le soir, j’étais déjà enfermée dans mon sanctuaire. Je lui préparais son assiette juste avant qu’il
n’arrive, et lorsque j’entendais sa voiture dans l’allée, je me réfugiais dans mon lit. Il passait quand
même pour dire bonsoir, et pour me remercier à chaque fois pour le repas, mais comme il ne rentrait
jamais dans la pièce, il ne s’attardait pas.

Un soir pourtant, il hésita avant de refermer la porte, je sentais bien qu’il avait quelque chose à me
demander, je le voyais à quinze mille. Je décidai de prendre sur moi, de traverser le couloir qui nous
séparait et de frapper à sa porte.
Sa chambre était peinte dans des tons anis et brun-chocolat. Sur la gauche, on trouvait son
clicclac et son meuble hi-fi, c’était son coin jeux vidéo. Face à moi, sous la fenêtre, il y avait une petite
commode et dans l’angle une armoire. Son lit se trouvait contre notre mur mitoyen, face au canapé.
Sa décoration était assez sommaire, pas de posters de rock star ou de pin-up. Je m’assis sur le fauteuilet lui demandai ce qu’il n’avait pas osé me dire. Il se lança, perplexe :
— Il y a une soirée chez Cole samedi soir, et Enzo voulait savoir si tu accepterais d’y aller avec
lui ?
Ah bah là, pour une surprise… Bon, tout d’abord, je ne connaissais pas ce Cole. Ensuite, Enzo qui
voulait m’inviter, ça me semblait improbable, je soupçonnais donc Nolan d’arranger le coup avec son
copain. Et puis Enzo couchait avec toutes les filles avec qui il sortait, il se serait bien entendu avec
Mindy, donc, je n’étais pas le genre de fille qui pouvait l’intéresser.
— Et pourquoi il m’inviterait ? C’est ton idée ? demandai-je suspicieuse.
— Non, se défendit-il. Il t’a toujours trouvée très jolie, il s’est dit que ce serait sympa d’y aller
avec toi. Et puis, enchaîna-t-il, si tu sens un certain feeling entre vous, pourquoi pas…
Avant même qu’il puisse finir sa tirade, je lui balançai un coussin de fauteuil en pleine tête.
— Ne pense même pas à finir ta phrase…
Je réfléchis quelques instants, et me dis, qu’après tout, je ne risquais pas grand-chose à sortir une
soirée avec Enzo, et je le connaissais depuis suffisamment longtemps pour savoir qu’il ne franchirait
pas les limites que je lui imposerais. Enfin, en théorie car un mec excité, c’est un peu comme un
animal enragé…
— Ok, c’est d’accord… mais tu lui précises que c’est en tout bien tout honneur.
— On verra si tu dis toujours la même chose quand tu verras ses pecs, ironisa-t-il.
J’essayai de détailler ceux de Nolan sous son tee-shirt, et m’imaginer les voir, trempés de sueur,
collés contre moi. STOP ! Il fallait que je cesse de le dévorer du regard comme ça, sinon, j’allais
encore faire des rêves cochons.
— Ce ne sont pas ses pecs à lui qui m’intéressent, dis-je rêveuse. S’il tente quelque chose de
déplacé, je le castre, compris ?
— T’inquiète, il sait se tenir convenablement, ce n’est pas une bête non plus. Enfin si, mais dans
d’autres circonstances, que tu pourrais découvrir, il…
— Nolan !! criai-je.
— Ok, pardon, c’est bon, ria-t-il en levant les mains. Alors, comme ça, tu as quelqu’un en vue…
je le connais ?
Voilà, j’avais éveillé sa curiosité.
— Non, mentis-je effrontément. Peut-être… tu le sauras un jour, je ne sais pas.
Kim, tais-toi, tu t’enfonces là.
— Kimmy, arrête de faire ta prude, tu ne peux pas attendre le prince charmant, ce n’est plus
d’actualité et nous les mecs, on n’est pas comme ça. Crois-moi quand je te dis qu’on aime les filles
qui savent prendre les choses en main. Laisse faire Enzo, tu le remercieras plus tard.
— Tu aimes quand elles prennent les choses en main ? Non, je ne veux pas savoir, me repris-je
aussitôt. Ok stop, c’est bon, bonne nuit Nolan.
Je préférais couper court à la conversation avant de lui demander de m’apprendre lui-même. Vu
comment mes paroles dépassaient ma pensée en sa présence, j’aurais pu lui demander n’importe quoi.
C’est vrai que je connaissais Enzo depuis tellement d’années que j’étais à l’aise avec lui. Et surtout
j’arrivais à contrôler mon flot de paroles en sa présence. Mais de là à lui demander de m’éduquer
sexuellement, non merci. Il n’aurait pas refusé, ça, vous pouvez en être sûrs, et cela n’aurait rien
changé à nos rapports amicaux, de son point de vue à lui bien entendu, mais j’avais tenu bon
jusquelà, je pouvais encore tenir un peu, je n’étais pas si désespérée après tout. Enfin, juste un peu, maisj’étais forte, je pouvais tenir bon, au moins encore un petit peu.

Sara m’avait encore pouponnée comme si j’étais un top-modèle prêt à défiler. Une heure de
maquillage et coiffure, autant pour choisir une tenue.
Apparemment, le résultat époustoufla Enzo qui avait du mal à conserver une respiration calme. Je
vis des étincelles dans les yeux de mon amie, qui était très satisfaite de son travail. Cependant, je la
soupçonnais d’avoir une idée derrière la tête.
— Bon, et bien amusez-vous, je dois aller voir Mindy, on a quelques détails à régler pour un
projet.
— Quel genre de projet ? demandai-je, curieuse.
— Oh, un plan cul, ria-t-elle.
— À plus Sara, et merci.

Il n’était vraiment pas mal non plus avec son jean délavé et sa chemise blanche à l’encolure
ouverte. Et ce parfum, une fragrance fleurie, virile et délicate à la fois. Il avait tout pour plaire.
— Je suppose que tu serais mal à l’aise si nous partions avec Nolan, Dorian et leur conquête du
jour ? me dit-il.
— Tu supposes bien, en effet.
Il me prit par le bras et me fit sortir de la maison. Il me tint la porte de sa voiture, m’aida à monter
avant de refermer, et de faire le tour pour s’installer derrière le volant. Et il était galant en plus.
— Je m’en doutais un peu, c’est pour ça que j’ai pris la voiture, comme ça, si tu veux aller
quelque part ou rentrer plus tôt, je te ramènerai.
Je le remerciai, mais le soupçonnais d’avoir, lui aussi, une idée derrière la tête. J’espérais
simplement que Nolan ne lui avait pas balancé que j’étais vierge. Ou peut-être s’en rendrait-il compte
par lui-même. Je craignais...