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Ensemble - Kassi : épisode 3

De
70 pages
Episode 3 de la série « Ensemble – Kassi », une romance New Adult d’Anne Rossi : Deux contraires que tout oppose. Une attraction hors norme.

Elle, jeune mère célibataire, déterminée à offrir le meilleur à son fils.
Lui, étoile montante de la musique, hanté par ses pulsions violentes.
Tous les deux, ensemble, pour affronter le monde.

Si seulement sa vie était aussi simple qu’une liste, une jolie liste bien classée, bien rangée, dont rien ne dépasse. Juliette en vient presque à regretter la routine paisible de l’avant Link. Car aujourd’hui, elle a l’impression de ne plus rien maîtriser. Premièrement, Samy, le père de Léo, est réapparu brutalement dans sa vie et réclame de voir son fils. Deuxièmement, Léo est de plus en plus perturbé et devient violent à l’école. Troisièmement, Kassi... est Kassi. Dangereusement séduisant, irrésistiblement tentateur et surtout, déterminé à la convaincre de donner une chance à l’attraction magnétique qui les relie. Mais ce n’est pas le bon moment, et puis, elle n’a pas prévu de place dans son planning pour une telle relation. Même si tout son corps lui hurle d’accepter, elle doit rester forte. Oui, c’est sûrement plus sage. Sûrement...

A propos de l’auteur :

Anne Rossi a écrit son premier roman épistolaire en sixième, en échangeant des messages sous la table avec sa meilleure amie durant le cours de sciences naturelles. Depuis, elle n’a cessé de faire vivre à ses héroïnes des aventures romantiques toujours plus passionnantes. Romance historique, romance fantastique ou encore new adult : Anne Rossi excelle dans tous les genres dédiés à l’amour ! Avec sa nouvelle série « Ensemble », elle confirme son talent pour la romance moderne.
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Épisode 3 : Le choix
Kassi et Juliette roulèrent en silence jusqu’à la banlieue où elle vivait. Le quartier, composé de petits immeubles agrémentés d’espaces verts, était bien plus paisible que celui de ses grands-parents. Kassi ne put cependant s’empêcher de trouver le jardin d’enfants sinistre, abandonné dans l’obscurité. Il trouva une place juste devant l’entrée de l’immeuble, exploit impossible du côté du loft. Le bâtiment semblait dormir. – Il y a surtout des couples avec enfants, lui expliqua Juliette. Tout le monde se couche tôt. – Ça a l’air sympa, comme coin. – C’est calme, pour l’instant. Ils montèrent l’escalier sur la pointe des pieds. – Désolée, fit-elle en s’arrêtant sur le palier du dernier étage, je n’ai pas eu le temps de ranger. – Ça m’étonne de toi. – Je vis avec un enfant de 9 ans… Sa voix craqua sur le dernier mot. Elle batailla un instant avec la serrure avant de conclure : – Et Léo a une notion toute personnelle du rangement. L’intérieur de l’appartement sentait la lavande. En retirant son blouson, Kassi heurta un spray posé sur le banc, en dessous du portemanteau. – Contre les poux, indiqua Juliette en le voyant remettre le flacon d’aplomb. Des baskets d’enfant traînaient dans le couloir. Kassi sentit sa gorge se serrer. Il adorait les enfants au point d’avoir passé des heures à assurer le soutien scolaire au centre culturel, avant la création de Link. Néanmoins, il n’avait jamais partagé le quotidien de l’un d’eux – sauf au camping, au mois de juin, mais c’était alors les vacances et ils vivaient dehors la plupart du temps –, quotidien qui lui parut soudain rempli de mille détails minuscules et cependant très importants. Qu’est-ce qu’un loser comme ce Samy pouvait bien y comprendre ? – Tu veux prendre une douche ? demanda Juliette. – Après toi. – OK, fais comme chez toi. Par contre, je n’aurai rien à ta taille, pour les fringues. Kassi tira sur le col de sa chemise. À présent qu’ils avaient le temps de se détendre un peu, ses vêtements le gênaient aux entournures. Il aurait aimé avoir un vieux T-shirt et un pantalon de jogging sous la main. – Un peignoir ? suggéra-t-il avec espoir. – Il t’arrivera au ras des fesses… – Bah, tu connais déjà la vue ! Juliette redressa le dos, la nuque raide. Kassi aurait voulu pouvoir ravaler sa plaisanterie. Ce n’était pas le moment d’évoquer un rapprochement physique. – Va te doucher, se hâta-t-il d’ajouter, je vais en profiter pour appeler Noura. – J’espère que le mariage s’est bien déroulé. – Sachant que c’est toi qui l’as organisé, je n’ai aucun doute là-dessus. Elle lui adressa un faible sourire. Il aurait voulu l’embrasser pour souligner ses propos, mais il parvint à s’en tenir à sa ligne de conduite : jusqu’à ce qu’ils aient retrouvé Léo, il se conduirait en ami uniquement. Il aurait sinon l’impression de profiter de la situation – dans l’hypothèse bien sûr où Juliette le laisserait faire. Resté seul, il se laissa tomber sur le canapé vert dont les ressorts protestèrent. Un livre de classe ouvert traînait sur l’accoudoir et une collection de Lego s’étalait à ses pieds. Il étira ses jambes en prenant garde à ne détruire aucune construction. L’espace réduit du salon-salle à
manger lui donnait l’impression d’être un géant, mais il retrouvait l’impression chaleureuse de sa première visite. C’était un endroit où l’on vivait plus qu’on ne montrait. Il tira son téléphone de sa poche. Noura répondit à la première sonnerie, preuve qu’elle avait son appareil à la main. – Alors ? Il l’informa des derniers développements – pas grand-chose, hélas. De son côté, Noura lui assura que le mariage se déroulait à la perfection. Elle avait raconté à Layla que, Juliette se sentant souffrante, il l’avait raccompagnée. La jeune mariée en avait été un peu déçue, mais pas inquiète. – J’espère que ça se réglera très vite…, conclut Noura. Tu restes avec elle ? – Bien sûr. – Alors fais attention à vous. Je t’appelle demain matin, d’accord ? – OK, merci pour tout, Noura. – Si les amis ne se serrent pas les coudes dans l’adversité, à quoi servent-ils ? Il se frotta les yeux. De fatigue, pas d’émotion, bien sûr. Néanmoins, il était bon d’avoir ses amis à ses côtés. – Tu peux me passer Ilan ? – Bien sûr. Ilan n’allait pas apprécier sa requête, mais c’était leur meilleure chance de mettre la main sur Samy. – Tu plaisantes !? s’exclama sans surprise ce dernier, quelques secondes plus tard. Je te rappelle que la dernière fois que tu as croisé Sacha, tu lui as cassé le nez ! – Il te vendait de la drogue ! Kassi ne se souvenait jamais de cette époque sans un intense malaise. Comment avait-il pu ne pas voir à quel point son ami allait mal ? Quand il avait découvert le pot aux roses, il s’était senti tellement impuissant que la rage, toujours latente chez lui, avait explosé. Le dealer en avait fait les frais. Si Layla n’était pas arrivée pour mettre fin à la bagarre, qui sait où il se serait arrêté ? – Je sais que tu as repris contact avec lui depuis sa sortie de prison, reprit-il en s’exhortant à la patience. Layla avait bien tenté de le lui dissimuler, quelques mois auparavant, mais depuis, il avait aperçu les dreadlocks blondes du jeune homme à plusieurs reprises autour du loft. – Et alors ? regimba Ilan. C’était mon pote avant d’être mon dealer. Il est clean, maintenant. – Si tu le dis… Ce qui m’intéresse, c’est qu’il connaît tout le monde dans la cité. Si quelqu’un peut trouver la planque de Samy, c’est lui. – Pas si simple. D’une cité à l’autre, il y a… – Pose-lui au moins la question, d’accord ? Il peut faire jouer ses contacts. S’il te plaît, fais-le au moins pour Juliette. Il y eut un long silence au bout de la ligne, puis : – OK, mais c’est vraiment parce qu’il y a enlèvement d’enfant. Je te tiens au jus.
® Harlequin HQN est une marque déposée par Harlequin S.A. © 2015 Harlequin S.A. Conception graphique : Alice Nussbaum Photo: © mandritoiu - Fotolia.com Dessin guitare : © nikiteev - Fotolia.com ISBN 9782280340212
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