Et puis un jour... Dans les yeux d'une autre (Tome 2)

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144 pages
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Description

"Vous savez, c'est une sensation unique de réaliser que la plus belle des libertés est de choisir avec qui la partager. De ne pas aimer de plus en plus, mais de mieux en mieux ! Et puis un jour, de devenir vous-même dans les yeux d'une autre personne..."

Plongez une dernière fois dans l'intimité de Lise, Adeline, Thomas, Sarah et Gino. Ils vont devoir affronter leurs propres peurs et oser faire des choix. Laissez-les vous raconter leur histoire, c'est aussi un peu la vôtre. Celle de plusieurs vies qui s'entremêlent.

Les liens, voilà ce qui unit les gens entre eux...

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Nombre de lectures 19
EAN13 9791096785414
Langue Français

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Et puis un jour… Dans les yeux d’une autre (tome 2)
[Ludivine Delaune]
Du même auteur :
Et puis un jour (2016),Something Else Editions
Eden (2016),Something Else Editions
Dans les yeux d'une autre… Tome 1 (2017),Something Else Editions
© 2017, Ludivine Delaune. © 2017, Something Else Ed itions. Tous droits réservés. Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelques procédés que ce soit, sans le co nsentement de l’auteur ou de ses ayants droit, est illicite et constitue une contref açon, aux termes des articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. Crédit photo : © 123rf.com / ©Adobestock.com Illustration : © Aurélie P. ISBN papier : 979-10-96785-31-5 Something Else Éditions, 8 square Surcouf, 91350 Grigny E-mail : something.else.editions@gmail.com Site Internet : www.something-else-editions.com Cet ouvrage est une fiction. Toute ressemblance ave c des personnes ou des institutions existantes ou ayant existé serait tota lement fortuite.
Et puis un jour… Il y a des rencontres que l'on ne peut pas se perme ttre de rater…
Ce livre est dédié à toutes les personnes qui sont entrées dans ma vie, et qui sont toujours au creux de moi…
Amies et collègues Sœurs Amants Amis de Paris Nièce Petite amie Leurs Enfants Mariés Amis Amis
Amies et collègues Sœurs Amants Amis de Paris Nièce Petite amie Leurs Enfants Mariés Amis Amis
Les liens, voilà ce qui unit les gens entre eux… Nathan
Lise
Sarah
Gino
Adeline
Hélène
Zachary
Romy et Rachel
Lucie
Thomas
Nathan
Lise
Sarah
Gino
Adeline
Hélène
Zachary
Romy et Rachel
Lucie
Thomas
Prologue – Zac – Août 2037 — Mon père m'avait toujours dit qu'il fallait que j e fasse mes propres expériences. Que je goûte à chaque chose pour savoir lesquelles étaient faites pour moi. Il ne se doutait pas que j'avais déjà mes propres plaisirs d epuis plusieurs mois ! Il pensait que seules les passions guidaient nos vies et nous fais aient avancer ! Je laisse échapper un rire ironique.S'il savait, mon pauvre père se retournerait dans sa tombe ! — Vers l'âge de seize ans, j'ai commencé à boire, à fumer de shit, à jouer aux jeux vidéo violents. Des plaisirs assez basiques je vous l'accorde ! Puis j'ai commencé à découvrir la sexualité. Savez-vous, docteur, que l'envie peut faire mal ? Mon regard est ramené vingt ans en arrière. Du coin de l'œil, je vois le fameux psychiatre Hoover ouvrir mon dossier et y lire les mots qui me qualifient depuis des a n n é e s : «, tendance à laalcoolique, dénué de moral, troubles psychiatriques domination et à la mythomanie,violent, sadique sexuelJ'aime particulièrement les ». deux derniers mots, ils éveillent en moi une pulsio n qui fait littéralement dresser mon engin et me donnent envie de le fourrer partout. — Qu'est-ce qui vous amène dans mon cabinet, Monsie ur Levy ? — C'est elle.... — Dites-moi qui, Zachary. — Elle avait le don de tout rendre splendide, plein de vie, rayonnant. J'ai le don de voir le noir, de tout détruire, d'abîmer ce qui est beau et de le rendre mauvais. À mon image en fait. Et j'aime ça, voir les belles choses se casser la gueule. Et s'il y a bien un truc qu'elle m'a appris, c'est que j'y arrivais à c haque fois... Même avec elle… Ma carapace se fissure assez pour laisser passer de s sentiments que j'avais enfouis depuis longtemps. — Je l'ai aimée et je l'ai détruite, à petit feu… J 'ai vu son sourire se ternir, les étoiles dans ses yeux s'estomper. Je sais qu'elle pensera à moi jusqu'à sa mort. Ça me fait bander comme un taureau ! Ce connard de psy me fixe de ses yeux ronds et merd iques. — Pourquoi cela vous excite-t-il ? — Depuis vingt ans, elle a peur que je revienne. C'est excitant de pouvoir dominer à ce point la vie de quelqu'un ! — Reprenons depuis le début si vous le voulez bien ? Un petit sourire naît sur mon visage, je vais me re plonger dans les années les plus belles de ma vie mais les plus destructrices. Ma ta nte dit de moi que je suis un malade mental, un déséquilibré, qu'il faudrait que je sois enfermé. Moi je pense juste que j'ose être qui je suis… Et que je n'ai plus peur de le mo ntrer…
Chapitre 1 – Zac – Octobre 2016 Mes yeux parcourent l’assemblée, je remarque une gr ande blonde élancée vêtue de noir. Je ne l'avais jamais vue auparavant, elle mar che avec une grâce précieuse et un port de Reine. Des petits picotements résonnent dan s mon pantalon. La quarantaine passée, l’expérience se dégage de cette femme. Je r essens la furieuse envie de la suivre, de plonger dans son univers, de lui faire p erdre cette assurance qu’elle affiche avec dédain. Elle détourne la tête, me regarde et u ne lueur de compassion brille dans son regard, elle hoche la tête dans ma direction et essuie une larme qui coule le long de sa joue. Et puis la petite main moite de Lucie vient se glis ser dans la mienne, je la regarde avec dégoût et la repousse. Quelques regards se tou rnent vers moi. C’est alors que je me ressaisis. Je fais mon possible pour me rapproch er de cette dinde et mettre mon bras sur ses épaules. Aujourd’hui je dois me maîtriser même si je suis en rage. Aujourd’hui je suis d’inhumation, aujourd’hui je dis au revoir. Aujourd ’hui je deviens l’homme de la famille. Aujourd'hui j'enterre mon père. Aujourd’hui ma hain e grandit, je ressens le besoin viscéral de prendre le contrôle. Je repère ma mère au loin qui se tient bien droite, elle affronte la douleur, ne la laisse pas prendre trop de place. Elle veut être un pilier pour mes petites sœurs et une vague de tendresse s'empare de moi. Je ferai tout p our les protéger toutes les trois désormais. Mon agressivité, je la lâcherai en dehor s de notre maison, je ferai ressortir toute cette noirceur loin d'elles.J'peux compterPapa, tu en fais la promesse ce jour, sur moi. Je me retourne vers le cercueil, un sentiment de ma laise s'empare de moi, je sens que quelque chose cloche… La voisine de mes grands- parents se tient devant, elle semble au bord du malaise et essaye de contenir ses larmes. Sa main vient caresser le bois, elle murmure des mots destinés à mon père. J' aperçois ma mère qui la fixe d'un regard haineux qui me fait peur, ce regard je le co nnais, moi aussi je l'ai… Et tout à coup je comprends, je serre les poings avec une tel le force que Lucie me lâche, je vais exploser. Cette petite pute de Lise s'est tapé mon père. Elle a brisé ma mère et elle a tenu mon père par le bout de sa queue. Ne t'inquiète pas , ma douce Lise, ton tour viendra. Je nous réserve d'ailleurs des instants forts en ém otion. Je passe la journée dans un brouillard de colère et d'impatience. Je rumine, je jure, je fulmine, la fureur ne me quitte pas. Mes pensées sont toutes tournées vers une vengeance qui me fera tellement de bien que j'en éj aculerais tout seul ! Cette image me fait exploser de rire ! Chapitre 2 – Lise – Aujourd'hui (décembre 2016) Je me sens moins oppressée par la douleur qui me la isse de plus en plus de répit. Nathan n'est plus le but d'une vie, mais le chemin pour y arriver. Chaque jour je regarde le tatouage sur ma clavicule. Mes doigts se posent sur les sept petits oiseaux qui prennent leur envol, je suis les lettres en dessous qui forment le motéternel.À ce moment-là, je me sens tellement proche de Nathan qu e je pourrais le toucher. Ces sept oiseaux représentent les sept mois passés avec lui, et les sept lettres qui composent les motsje t'aime.Il est à jamais gravé dans mon âme et aujourd'hui i l l'est aussi sur mon corps. Quand son absence est trop présente, j'écoute la ch ansonOne d'Ed Sheeran et je me replonge dans tous nos moments partagés. Je pleu re et je me dis qu'un jour je
réussirai à sourire tendrement en pensant à nous. P our autant, il n'est pas là, mais il reste auprès de moi, bien au fond, toujours présent . Il est cette chanson que l'on a écoutée des milliers de fois et qui nous rappelle d es sensations oubliées en le réécoutant des années après. Il est le doudou de no tre enfance qu'on laisse au-dessus de son armoire. Notre livre préféré, l'odeur du caf é, le bruit des vagues, le son d'un rire, les rayons du soleil. Il est partout sans être là. Et cela me rassure, je me sens plus forte, plus confiante. Ma plus belle faiblesse aujo urd'hui c'est lui. Il est la fêlure qui me rend plus forte. Son départ a été l'épreuve de ma v ie. J'emploie le mot partir à chaque fois que je parle de lui, comme si un jour il pourr ait revenir… Maintenant la douleur ne pourra jamais plus être aussi importante. Maintenan t la vie ne pourra plus me faire autant de mal que ce que je traverse… J'ai repris le travail depuis plus d'un mois et le soutien d'Adeline est sans faille. Elle est cette force qui me stabilise, à nous deux nous sommes les fondations solides d'une amitié sans faille. Je sais qu'elle est terriblemen t malheureuse d'avoir perdu son oncle mais elle se force à toujours sourire, ne pas flanc her et m'emmener dans des plans complétement nazes ! Comme la fois où nous sommes a llées dans un centre de soins avec sauna et hammam. L'établissement était luxueux , un peu en retrait de Mimizan. Nous avions mis nos plus beaux maillots de bain et une serviette autour de nos hanches. Pour rien, puisque toutes les personnes pr ésentes étaient complétement nues en train de s'adonner au plaisir de la chair s ous nos yeux. Nous avons essayé de faire bonne figure jusqu'au moment où, dans le hamm am, une femme était dans une position rocambolesque avec deux hommes qui s'affai raient sur elle. Ses cris étaient tellement forts qu'on aurait pu se croire à l'opéra . J'en rigole encore en revoyant la tête d'Adi quand elle s'est rendu compte qu'il s'agissai t d'une soirée libertine ! J'en pleurais de rire en racontant cela à ma sœur au téléphone. Ma sœur Sarah est présente tous les jours. Bien qu' habitant en Normandie, quand elle n'a pas eu de nouvelles de moi pendant quelque s semaines, elle s'est terriblement inquiétée et est même venue me rejoindre plusieurs jours à la maison. Pouvoir partager du temps ensemble en compagnie de mon neveu Noah a été un vrai bonheur. J'ai toujours eu cet attachement pour ma grande sœur. Po ur moi elle représente la stabilité, la zone de confort, je sais que je ne serai jamais déçue avec elle. De quelques années mon ainée, elle a réussi là où j'ai échoué en resta nt mariée avec Simon. De ce fait nos parents sont fiers d'elle alors que je suis la hont e de la famille. Nous avons passé ces jours à combler les instants que nous avons manqués dans nos vies respectives. Je lui ai tout raconté de mon histoire avec Nathan. Je lui parle de mes crises d'angoisse la nuit, des petits détails qui me reviennent en mémoi re quand je m'y attends le moins. Sarah s'est ouverte à moi un soir où nous venions d e coucher Noah. Nous nous étions installées sur ma terrasse avec un verre de Vouvray . En allumant ma cigarette, je n'ai pas pu m'empêcher de regarder le jardin de mes vois ins, Jeanne et Georges. Me dire que c'est dans leur potager que tout a commencé. Sa ns un mot, Sarah avait serré ma main et sans me regarder, en tirant sur sa cigarett e, elle s'était lancée dans une discussion qui restera gravée à jamais. — Tu sais, Lise, il faut que je t'avoue quelque cho se. Je ne sais pas vraiment par où commencer mais je ne veux surtout pas que ton regar d change quand tu sauras la vérité. — Attends, Sarah, tu me fais peur. Tu le sais que r ien ne changera entre nous. Sauf si tu as tué quelqu'un ou si tu as des pratiques se xuelles avec des animaux. — Mais non, Brigitte Bardot, rien de tout ça. En fait j'ai fait une rencontre qui a changé ma vie il y a presque deux ans. Je n'en suis pas fière mais je ne regrette rien. Parce que je suis devenue moi, j'ai vécu, j'ai donn é, j'ai accepté de laisser mes principes de côté. Lise, j'ai été infidèle de la pi re des façons. J’étais restée sans voix devant cette révélation. M a sœur si droite, si timide, influencée par le regard des autres, toujours en re trait dans notre famille a eu une
aventure extra-conjugale ! — Ferme ta bouche, Lise, ne me regarde pas avec autant d'étonnement ! — Excuse-moi mais je suis sur le cul ! — Attends que je te raconte la suite. Il s'appelle Gino, c'est un italien venu s'installer à Paris, un peintre qui roule en Vespa ! Un vrai cl iché ambulant en fait ! Dès le premier regard j'ai su qu'il allait tout bouleverser en moi … Ça a duré quatre jours. Sarah avait fermé les yeux pour chasser les souveni rs qui menaçaient de déborder. — L'important n'a pas été le nombre des années pass ées ensemble mais l'intensité mise dans chacun de nos moments partagés. Entre ses bras je suis devenue femme, dans ses yeux j'ai découvert qui je suis et d'avoir sa main dans la mienne m'a permis de comprendre que je pouvais lâcher prise. Il m'a d onné ce que personne n'avait encore fait : une confiance en moi. Les mots de ma sœur résonnent encore en moi. Metten t en lumière la personne passionnée qu'elle est. — Simon ne s'est douté de rien ? — Bien sûr qu'il a vu le changement mais je continu e de penser qu'il ne veut pas savoir. Et cela me convient. Je sais, je suis lâche mais à Paris, quand je suis montée dans le train qui me ramenait chez moi, je savais q ue jamais je ne reverrai Gino. — Et tu l'as oublié ? — Tu oublierais, toi, l'évidence de ta vie ? Celui qui est dans chaque fibre de ton corps, celui qui t'a tout donné sans compter ? — Pourquoi n'es-tu pas restée avec lui, Sarah ? Je brûlais de découvrir sa réponse. Nous avions des choses en commun, nous avions toutes les deux découvert nos évidences. — Je n'ai pas pu oublier celle que je suis, au fond . La maman d'un petit garçon qui a besoin de son père pour grandir, la femme qui est c onditionnée par le regard des autres, celle qui a appris à grandir avec son mari. Parce que oui, j'aime toujours Simon. En fait j'aime deux hommes, mais d'un amour si diff érent qu'il ne peut pas être comparé. Sarah a relevé les yeux vers moi, ils étaient brill ants. Les pointes de doré de ses pupilles vertes brillaient et semblaient animées.  — Je peux te demander une faveur, Lise ? — Bien sûr. — Je sais que ma situation n'est pas identique à la tienne parce que je sais que Gino vit encore quelque part dans ce monde, qu'il expose des toiles, qu'il continue d'avancer. Tandis que Nathan n'est plus là... Je voudrais que tu te relèves, Lise. — C'est le moins que je puisse faire ! lui répondis -je sarcastique. — Non, le moins que tu puisses faire c'est de vivre ta vie puisque lui n'a plus le pouvoir de le faire. Vis pour vous deux, vis à fond , passionnément, intensément. Et quand le manque sera trop dur, n'oublie pas que tu es assez vivante pour ressentir ce sentiment. Nous avons continué de parler tard dans la nuit. Ce soir-là j'ai découvert que je n'étais pas seule, que ma sœur sera toujours auprès de moi. Quoi qu'elle ait pu faire, son infidélité ne la fera pas baisser dans mon esti me, bien au contraire. Elle a eu la force de vivre ces instants. Elle a trouvé une forc e dans la faiblesse. Elle a pris le positif dans le négatif...