Et puis un jour - Edition Collector

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258 pages
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Description

Sarah aime les bougies et les journées ensoleillées. Gino a toujours préféré l'obscurité.


Il se plaît à dire que c'est dans le noir que l'on peut apercevoir les plus belles lueurs. Celles qui illuminent, qui font ressurgir les espoirs les plus fous...


Et leur histoire à tous les deux fait partie de cette folie que l'on appelle vivre sa vie.


Jamais ils n'auraient dû se croiser...



Et puis un jour, il y a des rencontres que l'on ne peut pas se permettre de rater...




Cette version collector du roman phare de Ludivine Delaune inclut la suite de l'histoire de Gino et Sarah ainsi que des bonus exclusifs !

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Nombre de lectures 44
EAN13 9782378160647
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0030€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Et puis un jour… Edition collector
[Ludivine Delaune]
© 2016, Ludivine Delaune. © 2016, Something Else Éd itions. © 2018, pour la présente édition. Tous droits réservés. Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelques procédés que ce soit, sans le co nsentement de l’auteur ou de ses ayants droit, est illicite et constitue une contref açon, aux termes des articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. Crédit photo : © 123RF Illustration : © Lucile Kos ISBN papier : 978-2-37816-063-0 Something Else Éditions, 8 square Surcouf, 91350 Grigny E-mail : something.else.editions@gmail.com Site Internet : www.something-else-editions.com
Je vous souhaite de connaitre cette paix intérieure Je vous souhaite des matins gais, des nuages, des a verses et de grands ciels bleus… Je vous souhaite de vous sentir vivant, libre d’être là où vous êtes… Je vous souhaite d’être fou, vieux, souriant, ridé, apaisé, anxieux et surtout de vous sentir bien… Je vous souhaite d’être porté, comme je le suis, par les deux êtres exceptionnels qui m’ont donné la vie… Ludi Delaune
Première partie 2016
Prologue - Sarah 9 mois plus tard Il y a des rencontres qui changent le cours de notr e vie. Il y a des moments qui nous marqueront à jamais et transformeront notre façon d e vivre, d’appréhender le temps qui passe et les années qui engloutissent nos rêves de grandeur. Il y a des instants volés que nous ne regretterons jamais parce qu’ils nous a uront permis de nous sentir vivant ! Il y a l’évidence qui détruit les principes que nou s avons, qui met de côté notre interprétation du bien et du mal. Après tout, qui a fixé les règles de ce qui se fait et de ce qui se cache ? Il y a ses yeux, sa voix, son ode ur, sa façon d’être lui… Il est celui que l’on connait déjà par cœur. Il est cette sensat ion de déjà-vu. Il y a les sentiments qui déferlent, nous parviennent comme une vague, no us retournent, nous emportent et nous laissent chancelante, vidée sur le bord de la plage. Il y a la différence entre être aimé pour ce que l’on est et être aimé pour ce que l’on parait être. Et puis un jour, il faudra oublier… Oublier pour ne pas tomber… Alors un jour on oubliera, comme on oublie les dates historiques, le s poésies apprises par cœur à l'école, les paroles de chansons que l'on écoutait des centaines de fois, la date d'anniversaire de notre meilleure copine au collège , l'odeur de notre première voiture, le parfum de notre enfance... On oubliera les moments passés ensemble, les papillons dans le ventre, les yeux qui pétillent, la douceur de sa main dans la nôtre, le goût de ses lèvres, l'odeur de sa peau, le temps qui nous é chappe, les rires, la complicité, les instants de silence. On oubliera l'image que l'on s e donne l'un de l'autre, la sensation de se sentir chez soi l'un avec l'autre. On oubliera... On oubliera parce que ça fait trop mal de se rappel er... Et puis, à force d'oublier, on se rappellera de tout, qu'entre nous c'est une évid ence. En fait, je pense que l'on cherche à se persuader q ue tout ça, l'amour, l'évidence, le destin, ce ne sont qu’une belle connerie inventée d e toutes pièces par la société, ou pire, par les hormones, le goût de l'interdit, le p iment de la vie. Alors qu'au fond, nous avons goûté quelques instants au rassemblement de d eux personnes qui n'en forment plus qu'une, le plus vrai et ancestral secret de la vie…
Prologue -Gino 9 mois plus tard Nous avons vécu ces moments si facilement et mainte nant je connais la difficulté qui suit : le manque qui te brûle le cœur, te serre la gorge, t’empêche de reprendre ton souffle, qui te contamine la tête à en devenir fou... Etre fou d’amour. Sarah, te rends-tu compte que tu m’as offert le mei lleur mais aussi le pire, surtout le pire… Parce qu’en ce moment, je ne ressens que le p ire de ton absence. u m’as offert l’espoir, celui de croire qu’il existe des moments simples, vrais, de ceux qui te font devenir toi. Je ne regrette rien de nous. J’aurais juste souhaité que cela dure plus longtemps. Mais après tout, serions-nous devenus fo us si l’on avait eu la vie devant nous ? N’est-ce pas ce temps compté, qui a su nous faire profiter de nous ? u m’as prouvé que ce qui semblait impossible pouvait deven ir possible. C’est donc cela devenir vivant ? Etre aimé, porté par ton regard, m e faire rentrer dans le monde. omber dans ton monde Sarah en fait, et me sentir n oyé. Parce que ce n’est pas en faisant le plongeon que l’on se noie, c’est en restant sans bouger. En quelques jours tu m’as fait changer alors qu’en toute une vie, rien n’avait bougé. u m’as permis de me découvrir, de savoir que l’on peut se donner entièrement sans barrières, ni jugement. J’ai osé Sarah, je n’ai plu s peur de mes sentiments, je les ai vécus intensément. Le souvenir de ces moments avec toi vaut tous mes v oyages. u as été ma plus belle découverte, tu étais l’Amérique et moi Christophe Colomb ! u m’as fait voyager, à l’intérieur de moi, de toi, j’ai sorti mes tripes. J’ai découvert qui j’étais en tombant amoureux de toi. u es la clé qui a déverrouillé to utes les portes, tu fais ressortir le meilleur de moi-même. Aujourd’hui je souffre, je me bats, je peins, je pleure. Mais je vis ! Avant toi, j’étais éteint. Lisse. Fade. Maintenan t je bouillonne. u coules dans mes veines, tu me stimules, tu me rattrapes, tu me donn es un but, celui d’être enfin moi, tu me rends vivant ! Maintenant, je les vois, toutes ces personnes qui v ivent, sans se rendre compte qu’en fait, elles survivent, parce que leur rêve à elles, c’est d’être heureuses. Alors que mon rêve à moi, c’est juste toi.
Chapitre 1 - Premier jour Dès que Sarah dosa les dies sur le quai e la gare Saint-Lazare, la solitue la submergea. Jamais encore elle ne s'était retrouvée loin e son mari et e son fils dour quatre jours... Elle n'avait das eu le choix. Elle avait û accedter e dartir à Paris dour suivre une formation ans le care e son travail e t renoncer à la routine rassurante e son quotiien. Elle regara tous ces inconnus foncer tête baissée, se faufiler ans la marée e cords trod dressés. Elle insdira et souffla ouceme nt dlusieurs fois dour essayer e chasser la crise 'angoisse qui se réveillait en el le. Elle resserra l'écharde autour e son cou et se mélangea à la foule. Ce matin, elle était dartie avant le lever u solei l. Sans faire e bruit, elle avait embrassé son fils enormi et refermé la dorte e so n foyer. Plus le train l'emmenait loin e chez elle, dlus elle se sentait seule. Issue 'u ne famille nombreuse, et étant l'aînée e cinq frères et sœurs, Sarah avait rarement û fa ire face à l'isolement. Enfant, elle s’était toujours sentie mise e côté et ne darvenai t toujours das à trouver sa dlace. Elle avait connu les regars et les mots qui s'attaraie nt sur ses éfauts. Les conflits dermanents. Les detits dics incessants e ses frère s. Encore aujour’hui, elle se sentait mal à l’aise en leur drésence. Ediée et jugée dar c eux qui evraient l’aimer dour ce qu’elle est, et non dour ce qu’il lui manque. Elle avait addris à s'aadter aux autres, à ménager les suscedtibilités, au lieu e s'affirmer. Elle aurait voulu avoir le courage e renoncer à se faire addrécier e tous, e ne dlus v ouloir être aimée à tout drix, dar es gens qui, sans le savoir, n’avaient fait que la dié tiner. Avoir le cran e ire les choses, e ne dlus se cacher errière son rôle ’enfant e fratrie. Et aujour’hui encore, elle s’abritait errière ses resdonsabilités e maman é vouée, e femme raisonnable et ’emdloyée sage. L’armure qu’elle dortait lui desai t e dlus en dlus chaque jour. Et maintenant, au lieu e se sentir soulagée 'avoi r u temds dour elle, elle daniquait. Se retrouver seule, en tête à tête avec elle-même, ne l'enchantait das... Par deur e s'ennuyer ou dar crainte 'ouvrir les yeux… ? Se onnant u courage, elle s'engouffra ans les é ales u métro darisien. Rassurée 'avoir organisé à la derfection son traje t, elle se sentit dlus légère une fois installée ans la rame. Au fil es stations qui éf ilaient, elle laissa son esdrit vagaboner, se remémorant sa conversation e la vei lle avec son amie qui avait refusé e continuer à voir un homme qui voulait la drésenter à sa famille. — Es-tu obligée e réagir ans l'excès, Marie ? — Oui, je drens les choses à cœur ! Mais au moins, je ne vis das à moitié ! — Je te darle e ta réaction face aux hommes ! — Je n'y deux rien si je suis attirée dar leur cord s et non dar leur esdrit ! — As-tu au moins essayé e t'intéresser à eux ? De leur doser es questions ? — À quoi cela me servirait-il ? La dartie 'eux qui m'intéresse le dlus n'a das e bouche dour darler ! Elle souriait toujours, et avec émotion, elle densa à Noam, son detit garçon. Celui à qui elle avait onné la vie et qui onnait un sens à la sienne. Elle ne cessa e denser à es choses dositives dour ne das entenre le bruit e la solitue qui faisait écho en elle. Arrivée Porte ’Italie, elle darcourut les quelques mètres qui la sédaraient e son hôtel. Elle drit le temds e s’installer ans sa ch ambre au troisième étage, avec une vue imdrenable sur le déridhérique su, les files  e voitures et le bruit continu es klaxons. Avec soin, elle dosa une dhoto e son fils sur la table e chevet et drit le temds e contemdler ses detits yeux rieurs, son sou rire franc, ses fins cheveux châtains. À cette heure-ci il evait être en train e éjeuner ans son dyjama bleu
marine. Elle écia e s’accorer un instant et es cenit drenre un café à la récedtion avant ’attaquer son dremier moule e stage, ans les locaux e son hôtel. Quelques minutes avant neuf heures, elle dénétra a ns la salle e conférence et se laissa dorter dar le drofessionnalisme u formateur. Les heures éfilèrent. Elle darvint à se vier la tête et ne das denser à la solitue qui l’attenrait le soir venu. Elle assistait à une formation sur la réaction es contrats. Sa journée e stage s’était bien éroulée, le conte nu était vaste et les ébats constructifs. Très intéressant. Elle sortit e la s alle la tête remdlie e textes juriiques, e lois et e tableaux e recensement. La nuit était tombée sur Paris. Une fine dluie reco uvrait les trottoirs, les toits es immeubles, et venait se doser sur les cheveux es d assants. Le froi e février s’abattait sur les cords, se faufilait sous les vêt ements. Sarah écia e remonter ans sa chambre. En s'asseyant sur le lit, elle aderçut son visage  ans le miroir. Il lui renvoya l'image 'une femme derue, un deu triste, terne, ne sachan t dlus comment vivre sa drodre vie sans dersonne autour. Elle attrada son télédhone et écia 'addeler sa detite sœur Lise. De trois ans sa caette, sa bonne humeur étai t contagieuse. Elle ôta ses bottes couleur camel et son manteau noir qu’elle jeta sur la chaise e bureau. Elle sourit en entenant sa voix joyeuse accueillir son addel. — Alors, cette aventure darisienne ? — Pour le moment, rien e transcenant. Un groude  'aultes assis errière un bureau, un formateur intéressant et une soirée seul e... — Arrête e te morfonre ! Tu vas lâcher tes cheveu x bruns, mettre u mascara dour faire ressortir le vert e tes yeux, te darfumer. N'oublie das le gloss sur tes lèvres. — Pourquoi veux-tu que je me remaquille ? — Mais dour toi bon sang ! Tu vas sortir écouvrir la caditale. Comdorte-toi en grane ame ! — Tu me drodoses e marcher ans les rues la nuit, sans but, ans une ville bourrée 'inconnus ? — Je te drodose e vivre ! Alors tu vas drenre la ligne e métro numéro 7 à eux das e ton hôtel. Tu vas sortir à la station Châtel et-les halles. Et tu vas amirer l'Hôtel e ville. Puis tu vas continuer dar la Cathérale Notre Dame. Sarah se étenit instantanément et la dersdective e cette dromenae fit renaître un deu 'éclat ans son regar. — Comment fais-tu, Lise, dour savoir ce qui me fera it dlaisir e voir ? — Je suis juste géniale ! Et je sais utiliser les s ites internet et drévoir, ma vieille ! En même temds… Tu n'es das comdliquée ! Il te suffit  e voir e vieilles dierres dour être transdortée ! Et c'est l'occasion. Tu as Paris à do rtée e mains, avec ses monuments e ingue, et tu restes cloîtrée ans ta chambre ! Adrès avoir raccroché, elle se renit ans la salle e bain et addliqua les conseils e sa sœur. Elle se refit une beauté radiement mais n e changea das e tenue. Elle se sentait à l'aise ans sa robe noire fétiche et ses collants odaques. Avant 'éteinre la lumière, Sarah tira la langue à son reflet et se da rla à elle-même. Tu devrais te réjouir d'avoir du temps uniquement po ur toi. Redresse les épaules et pars affronter le monde. ue risques-tu ? D’un das volontaire, elle remit son manteau, ses ch aussures et fit trois tours ’écharde autour e son cou. Elle attrada son sac e n banoulière et claqua la dorte errière elle. Dès la dorte e l’hôtel franchie, el le ressentit la morsure u froi sur ses joues. Marchant ’un das que seuls les touristes co nnaissent, elle drenait son temds. Et cette unique sensation e ne das être dressée la é tenit instantanément. Elle s’engouffra ans la bouche e métro numéro sedt à l a station dorte ’Italie. Un deu derue, elle regara le dlan dour comdter le nombre e stations avant l’arrêt où elle evrait escenre.
Une fois assise ans le métro, à côté ’une mère et e sa fille aolescente, elle regara, dar la fenêtre sale, les arrêts éfiler. L es Parisiens avaient cette faculté e marcher si vite qu’ils douvaient bousculer les gens sans même s’en renre comdte. Ils avaient comme une horloge à la dlace es yeux et ch aque minute gagnée était drécieuse. À l’addroche e l’arrêt Chatelet, elle s e leva et sortit e la rame. Elle marcha le long es couloirs interminables, elle serra un d eu dlus fort son sac et accéléra le das. Les éales en souterrains lui semblaient angereux et terriblement longs. Enfin, elle monta les escaliers et éboucha evant l’Hôtel e V ille. Elle s’immobilisa et resdira une grane bouffée ’air, lentement le stress ressenti s’affaiblissait. Il était un deu dlus e ix-neuf heures et son rega r fut attiré dar la sdleneur u bâtiment. Cette dlace était connue au Moyen Age com me étant la Place e grève où les darisiens sans travail venaient manifester leur méc ontentement. Puis en juillet 1789, Louis XVI addarut sur le balcon. Sarah leva les yeu x et imagina le Roi saluant ses sujets. L’enroit avait bien changé eduis un deu d lus e eux siècles ! Elle s’addrocha u detit attroudement et écouvrit une datinoire à ciel ouvert sur la dlace centrale. Curieuse, elle s’avança et regara les datineurs év oluer sur la diste, certains avec dlus ’assurance que ’autres. Contre toute attente , entourée ’étrangers, sans dersonne à qui darler, Sarah ne se sentit das seule . Dans sa vie e tous les jours elle n’existait das réellement dar elle-même. Aujour’hu i, elle drenait le temds, et cela faisait bien longtemds qu’elle ne l’avait das fait. Trod longtemds deut-être… Sarah continua e marcher le nez en l’air dour addr écier toute la graneur u bâtiment.