First Love

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135 pages
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Marina est une lycéenne ordinaire et réservée. Elle pense vivre le grand amour avec son compagnon. Mais qu’est-ce que l’amour ? Et comment sait-on qu’il nous étreint ? Le destin va mettre Maxime, un jeune homme aux yeux bleus et au sourire ravageur sur la route de Marina. Il pourrait bien la faire douter des sentiments qu’elle éprouve pour l’homme qui partage sa vie... Marina découvrira-t-elle enfin ce qu’est le véritable amour ? Auprès de qui trouvera-t-elle du soutien lorsque la vie se montrera dure avec elle ?


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EAN13 9791034808656
Langue Français

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First Love Le véritable amour
Amy Softpaws First Love Le véritable amour Couverture :Maïka Publié dans laCollection Vénus, Dirigée parElsaC.etMarie LaureV ervaecke
©Evidence Editions2018
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1 Il était une fois, dans un endroit magnique, ensoleillé et plein d’arcs-en-ciel et de licornes… Oh et puis zut ! Ne nous mentons pas, la réalité est loin d’être aussi jolie que ce que l’on peut lire dans les livres. Salut, moi, c’est Marina ! Je suis une jeune lle de dix-huit ans assez banale avec une vie très ordinaire. Je suis lycéenne, j’adore les chats et je vis seule avec ma mère parce que mon père est parti quand j’étais toute petite. Voilà, ordinaire je vous dis, à la limite du monotone… Ce qui l’est moins par contre, c’est ma maladie. J’ai ce qu’on appelle « le syndrome de Marfan ». Je vais vous la faire simple, c’est une maladie héréditaire qui n’est pas vraiment rare, elle touche environ une personne sur cinq mille (d’après Wikipédia parce que moi, je n’en sais rien) et qui est relativement variable selon les personnes. Par exemple, moi, j’ai dû subir deux opérations du cœur et une du dos à cause de cette m aladie, par contre je connais une lle qui a la mêm e maladie, mais qui n’a jamais subi d’opération. J’ai les cheveux d’une couleur un peu bizarre, que je n’ai jamais aimée, on va dire que c’est auburn, un mélange de châtain et de roux. J’ai la peau très pâle, qui vire au rouge très rapidement quand je reste un peu au soleil, des taches de rousseur un peu partout et surtout sur les épaules et le visage. Je ne suis pas spécialement grande, mais à cause de ma maladie, je suis très maigre. Je mesure 1 m 65 et je pèse environ 41 kg , ce qui me complexe énormément… Je déteste mon corps que je trouve squelettique, et pas joli à regarder. Je n’arrive pas à prendre ne serait-ce qu’un gramme, ce n’est pas faute de manger tout ce que je peux, dès que je le peux. C’est juste que peu importe ce que je mange, mon corps ne grossit pas. C’est « drôle », la plupart des lles ont le souci inverse. Je n’ai pas du tout conance en moi, ce qui fait que je suis très timide et réservée. Je suis un peu trop naïve et sans doute beaucoup trop gentille, je me laisse souvent marcher sur les pieds. Je peux aussi devenir très désagréable, voire blessante, mais ça reste très rare. Et même si, par moments, j’ai un caractère de cochon, je suis toujours là pour mes amis. D’ailleurs, ma plus grande qualité serait, selon ma meilleure amie, ma capacité à écouter les autres sans jamais les juger. Je ne sais pas si c’est une qualité, mais je trouve ça normal de prêter une oreille attentive lorsque quelqu’un en a besoin et, même si je suis nulle pour trouver les bons mo ts, j’essaie de « servir » comme je peux. La personne que j’aime le plus au monde, c’est ma mère, Caroline. Nous avons une relation fusionnelle et une grande complicité. Je ne me vois pas du tout vivre sans elle, heureusement pour moi, elle a à pein e quarante-cinq ans. Elle est mon portrait craché ou plutôt, je suis son portrait craché. Elle et moi, nousnous ressemblons comme des jumelles sauf qu’elle a presque trente années de plus,qu’elleest marquée par une vie diAcile et assume plus sa minceur que moi. Elle est rigolote et très cool. Parfois, elle fait semblant d’être extravertie, elle fait le clown dans la rue en disant qu’elle se moque de ce que les gens pensent d’elle, qu’il ne faut pas s’empêcher de vivre à cause du regard des autres. Mais au fond, je sais qu’elle est un peu timide, surtout si un homme lui plaît, là, elle change du tout au tout et ne fait plus la maligne. Nous vivons dans un petit appartement dans une cité. Nous sommes loin d’être riches, mais Maman fait en sorte que je ne manque de rien et me gâte même u n peu trop en faisant passer mes envies avant ses
besoins… Je ne sais pas trop que vous dire de plus, vous en savez déjà pas mal, je pense. La dernière chose que je vous dirai pour le moment, c’est : Bienvenue dans mon monde.
2 Marina Tiens, je sens quelque chose qui me chatouille le visage, un peu comme si des moustaches m’eeuraient, puis une petite lang ue râpeuse vient me lécher le bout du nez. J’essaie de me cacher sous la couette, mais Luna me saute dessus et plus je gesticule, plus elle saute comme une dingue sur la couette, prenant ça pour un jeu. — Arrête, Luna, t’es chiante ! lui dis-je en ricanant et essayant de l’attraper. Quand j’arrive en(n à l’avoir, je la torture avec d es câlins et des mamours, elle se colle à moi en ronronnant très fort. Luna est un chaton de cinq mois, elle est blanche avec des taches noires et elle a un petit air malicieux adorable ! Maintenant qu’elle m’a réveillée, elle va miauler jusqu’à ce que je lui donne à manger. Étant un peu fainéante, je me lève à mon rythme, doucement. Je me dirige vers la cuisine, où se trouve sa gamelle et passe par la salle à manger. Il est presque midi et tout est calme, Maman doit sans doute travailler. Comme c’est les vacances, je perds un peu la notion du temps et ai du mal à savoir quel jour on est. Je sers Luna et lui fais quelques caresses avant de la laisser manger tranquillement. Je prends un chocolat chaud et m’installe à table, sur laquelle je pose le PC portable. Je l’allume pour traîner un peu sur le Net, mais surtout pour lire mes mails. Comme tous les jours, parmi les pubs et autres mails inutiles, j’en trouve un de Frédéric, mon copain depuis quelques semaines : « Bonjour, mon amour, voici ton poème quotidien : Ma merveilleuse Marina, Depuis que je suis avec toi, Ma vie n’est plus la même Et c’est pour cela que je t’aime. Tu embellis mes journées, Avec ta sublime beauté. Et lorsque tu souris, J’ai l’impression d’être au paradis. J’attends avec impatience de te revoir, Car sans toi je suis dans le désespoir. Ton absence me rend malheureux, Et dès que je t’aperçois, je me sens mieux. Voilà mon cœur, j’espère qu’il te plaira, il me tarde de te revoir.
Je t’aime. » À la fin de ma lecture, je souris bêtement : c’est trop mignon ! Lui et moi, nous sommes rencontrés devant une gare, il m’a regardé un long moment avant de se décider à me demander mon numéro. Nous avons échangé quelques SMS, puis notre premier rendez-vous a eu lieu dans un parc à proximité de la gare où nous nous sommes rencontrés. Depuis, nous nous voyons chez lui, quelques heures chaque samedi. Et je crois qu’il es t fou de moi, même si je ne comprends pas vraiment pourquoi… Je lui envoie une réponse rapide et vais me préparer pour sortir avec Jessica. Malgré le temps splendide du mois d’août, je ne peux pas sortir sans mettre un g ilet, je n’aime pas l’idée que les gens voient mes bras trop maigres. Jessica est ma meilleure amie et est même un peu comme une sœur. À vrai dire, je suis plus proche d’elle que de ma vraie sœur… On se connaît depuis la maternelle, elle a mon âge et est très jolie, elle fait à peu près ma taille et a quelques rondeurs qui lui vont plutôt bien. Elle est brune avec de grands yeux bleus. C ’est une (lle marrante qui a toujours la pêche et avec qui j’aime beaucoup parler. On discute tout le temps, de tout et de rien, de la pluie, du soleil, de nos amours, même en classe on papote et quand on n’est pas ensemble on se parle sur Skype ou par SMS. J’entends mon téléphone, ça doit justement être un SMS d’elle pour me dire qu’elle est en bas, je regarde dehors et je l’aperçois qui me fait coucou. Je fais un petit bisou à Luna, j’attrape mes clés et je descends les trois étages en vitesse. — Coucou ! Ça va ? me demande-t-elle en s’approchant pour me faire la bise. — Oui et toi ? — Ouais, où va-t-on, du coup ? — Je ne sais pas. Tu as envie d’aller quelque part en particulier ? — Dans ton cul ! lance-t-elle en pouffant. — C’est très marrant, ça… lui dis-je ironiquement. — Bref ! On a qu’à aller à Carrefour, ça nous fera une petite balade puis on verra bien après. Carrefour et sa galerie marchande sont à environ ving t minutes à pied de chez moi, mais en traînant comme on le fait, on met un peu plus de temps. Lorsqu’en(n nous arrivons, nous décidons de faire quelques magasins, testant les parfums chez Séphora, faisant des essayages chez Jennyfer, Pimkie, H&M… sans jamais rien acheter. En sortant d’un énième magasin, nous croisons un garçon que Jess connaît et elle s’arrête pour parler un peu avec lui. Comme je ne le connais pas et que je ne suis pas vraiment sociable, je décide d’aller faire un tour dans les magasins que Jess n’aime pas. — Je vous laisse bavarder tranquillement, je vais faire un tour à la librairie. — Bah non, reste, répond Jess, un peu surprise. — Il faut que je me renseigne sur un livre et comme tu n’aimes pas vraiment ce genre de magasins, je vais en profiter tant que tu as de la compagnie. — D’accord, on se retrouve après alors. — Bien sûr que oui ! dis-je avant de m’éloigner. Je feuillette quelques livres à la librairie avant de me diriger vers Micromania. Je sais que les prix des jeux sont exorbitants dans ce genre de magasins, mais j’adore y traîner. Et puis, qui sait ? Avec un peu de chance,
je tomberai peut-être sur une pépite dans les bacs de jeux d’occasions. J’adore rentrer dans des magasins comme celui-ci parce qu’il n’y a que rarement des (lles et que j’aime bien voir la réaction des garçons quand ils voient une (lle rentrer surleur « territoire », ils ont toujours l’air de se demander si elle s’est perdue et je trouve ça drôle. Le vendeur à la caisse me salue gentiment, je lui rends son bonjour en souriant et me dirige d’abord vers l es jeux d’occasions. Je vais ensuite du côté des jeux Xbox360. — Je peux vous aider ? me demande un vendeur. — Non merci, je regarde simplement. — D’accord, n’hésitez pas si vous avez besoin. — Oui, merci. Je lui souris brièvement et retourne à mon occupation. Qu’est-ce que ça m’énerve ça dans un magasin, on ne peut pas rester tranquillement là juste à regarder un truc sans que quelqu’un vienne vous demander toutes les cinq minutes si vous avez besoin d’aide ! — Salut ! — Je regarde juste, merci, dis-je sans vraiment faire attention. — Je sais, j’ai entendu ce que vous avez dit à mon collègue. Lorsque je lève la tête, j’ai l’impression que mon cœur loupe un battement. Je crois que c’est la première fois que je trouve un homme aussi beau. Il est grand, avec des cheveux mi-long s châtains, il a la peau pâle, de jolis yeux bleu clair, une petite barbe de trois jours et il a un sourire sublime. Quant à sa voix, elle est grave et douce comme du velours. Je ne l’avais jamais vu dans ce magasin, ça doit être un nouveau ou un stag iaire. Ou, je ne sais pas en fait, mon cerveau n’arrive plus à fonctionner. Le vendeur me tend quelque chose. — Tenez, je crois que c’est à vous et que vous l’avez fait tomber. Je baisse la tête et reconnais l’objet. — Oh, c’est ma barrette ! Merci beaucoup. Je suis terriblement gênée… Quelle cruche ! J’aurais dû le laisser parler avant de l’envoyer balader. — De rien, dit-il en rigolant doucement, comment vous appelez-vous ? — Marina. — Enchanté, Marina, moi, c’est Maxime. — Euh, enchantée. Je commence à avoir chaud au visage, je dois sans doute être toute rouge. — Dis-moi, Marina, je me permets de te tutoyer, hein. Je suis nouveau dans le coin et je ne connais personne, ça te dérangerait de me montrer un peu le s endroits sympas ici ? me demande-t-il, le plus naturellement du monde. — Je suis désolée, mais je ne connais pas grand-chose du coin non plus. — Tu es nouvelle aussi ? — Non, c’est juste que je ne sors pas énormément. Je suis tellement mal à l’aise que ça doit se voir à des kilomètres, mais ça n’empêche pas le jeune homme de continuer : — Et bien, dans ces conditions, on pourrait découvrir le coin ensemble. — Je ne sais pas trop… — Attends, ne bouge pas. Il se dirige vers le comptoir où se trouve la caisse et revient avec un bout de papier dans la main. Il y note