From Australia With Love

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223 pages
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Description

" Le risque de prendre une mauvaise décision n’est rien comparé à la terreur de l’indécision... "


Suite à une tragédie, Kiara poursuit sa vie en restant renfermée. Les seules personnes à pouvoir entrer dans sa bulle sont ses parents et son frère jumeau.
Un jour, elle décide de quitter ce carcan qu’elle s’est créée, saisissant la chance de quitter son Australie natale pour d’autres horizons.
Elle y trouve du réconfort auprès de sa cousine délurée et fait également de belles rencontres dans son milieu professionnel qui ne la laisseront pas indifférentes...



Stacy Alice signe une romance dans laquelle le personnage principal féminin, Chiara, tente de s’amender d’un passé marqué par une tragique disparition. Si les coups de blues et le mal du pays de cette jeune Australienne fraîchement débarquée en France côtoient fous rires et bonne humeur, l’auteur dresse le portrait d’une femme brisée luttant quotidiennement pour atteindre la rédemption.


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Ajouté le 23 novembre 2018
Nombre de lectures 34
EAN13 9782377640355
Langue Français
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Stacy Alice
From Australia with Love ROMAN
Ce livre est une fiction. Toute référence à des événements historiques, des comportements de personnes ou des lieux réels serait utilisée de façon fictive. Les autres noms, personnages, lieux et événements sont issus de l’imagination de l’auteur, et toute ressemblance avec des personnages vivants ou ayant existé serait totalement fortuite. ÉDITION : Le Code français de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayant cause, est illicite (alinéa 1er de l’article L. 122-4) et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles L. 425 et suivant du Code pénal Tous droits réservés, y compris le droit de reproduction de ce livre ou de quelques citations que ce soit, sous n’importe quelle forme. Couverture copyright et design : ND3000 Première édition : Juin 2017 ISBN : 9782377640355 Copyright © 2017 Lips & Roll Éditions Sous la direction de Shirley Veret. Corrigé par Amélie et Hélène. Illustré par Constance.
www.lipsandrollboutique.com
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Stacy Alice
Table des matières Prologue 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 Épilogue Remerciements
Biographie de l’auteur : Stacy Alice, née en 1992 en Moselle, est fille d’une mère réun ionnaise et d’un père mosellan. Elle a toujours vécu en Métropole ma lgré quelques voyages à l’île de la Réunion où elle a pu voir et comprendre le re spect profond des différences entre les nombreuses cultures qui composent l’île. C’est comme cela aussi qu’elle a développé une passion pour leTi Punch, qu’elle est devenue une pro du pliage deSamoussaet qu’un Noël n’est pas un vrai Noël sansletchis.
Ces valeurs de partage et de respect l’ont menée à faire des études de psychologie. Mais sa passion de l’écriture n’était jamais loin. Elle a commencé au collège, avec des choses très confuses et maladroites, mais qui lui permettaient de coucher sur papier toutes les histoires et les aventures qui traînaient dans son esprit.
Malgré le dévouement de Stacy pour ses études, l’ap pel de l’écriture fut bien trop fort et la psychologie ne lui apportait pas l’apaisement que lui procurent des heures d’écriture. Elle a commencé à lire beaucoup pour s’évader, surtout des romances, et rapidement, elle fut incapable de s’en passer.
« Le risque de prendre une mauvaise décision n’est rien comparé à la terreur de l’indécision. » Maïmonide
Prologue
Il pleut sans arrêt depuis trois jours. Et je n’ai fait que regarder les gouttes qui dévalent en course folle la fenêtre de ma chambre. La nuit, le bruit de la pluie qui s’abat sur le toit me rappelle les tambours du fest ival. Joshua aime aller au festival. Écouter des groupes de rock, rire, crier en chœur. Son sourire est tellement beau quand il est heureux. Mon cœur se se rre soudain dans ma poitrine. Je croise mes doigts sur mes genoux, pren ant soin de ne pas appuyer sur ma cuisse encore douloureuse, et les serre jusq u’à ce que mes mains arrêtent de trembler. — Kiara ? Une main chaude, presque brûlante, contre mon corps froid et vide, cherche à m’apaiser. N’ont-ils pas compris que c’est inutile ? Qu’il n’y a plus rien à apaiser, parce que le chagrin est trop immense pour s’en aller ?
— Kiara, s’il te plaît. Tu dois te lever.
Ce n’est pas à moi qu’on s’adresse, je ne suis pas là, je ne suis plus là. Je regarde mes mains, mes doigts entrelacés sur ma rob e noire. Joshua n’aime pas que je m’habille en noir. Il dit que c’est trop triste, qu’on ne met ça que pour les enterrements. Une boule monte dans ma gorge. Je veu x pleurer, mais est-ce encore possible ? J’ai versé tellement de larmes ce s derniers mois que je ne me sens plus capable d’en verser une de plus.
— Kellan ? Laisse-nous un instant.
La main sur mon épaule se resserre doucement avant de s’en aller.
Deux gouttes viennent se croiser et suivent mainten ant le même chemin sur la vitre. Je les regarde mener leur course folle ensem ble, avant de s’écraser sur le rebord de la fenêtre. — Je ne peux plus la voir comme ça, maman. La voix de Kellan n’est qu’un murmure, une douleur.
— Je sais chéri. Mais ça va aller. Tu dois être fort, pour elle.
— C’est peut-être encore trop tôt.
— Madame Jackson a attendu sa sortie de l’hôpital pour qu’elle soit présente à la cérémonie, on ne peut pas leur demander d’attendre plus longtemps.
Le vent redouble de force d’un seul coup et les gou ttes de pluie sont projetées contre la vitre. J’aimerais qu’elles s’abattent sur moi. Qu’elles m’engloutissent. Je devrais peut-être aller jusqu’à la mer, m’y plonger , et attendre que mon corps décide enfin de me libérer, de me laisser m’en aller.
— Kiara, chérie.
Quelque chose m’empêche de voir la pluie. Une ombre noire devant moi. — Kiara, regarde-moi, demande ma mère d’une voix do uce comme une caresse.
Je ne veux pas. Je ne suis pas là. Laissez-moi tran quille. Laissez-moi partir. J’aimerais qu’ils m’entendent, qu’ils comprennent. Pourquoi ne veulent-ils pas me laisser seule ?
— Il aimait que tes cheveux soient détachés, elle a joute en caressant une mèche blonde.
Joshua adore jouer avec mes cheveux. Il me l’a dit en faisant le même geste qu’elle alors que j’étais allongée contre lui. Il c royait que je dormais déjà, mais je l’ai entendu. Une main passe sur mon visage avant de s’attarder sur mes joues.
— Il faut que tu lui dises au revoir, Kiara.
Non ! Je ne veux pas ! C’est trop difficile. Il est toujours là, je le sais. Je n’ai pas besoin de lui dire au revoir. Je n’en ai pas la for ce. Mon regard se concentre sur l’ombre devant moi et, peu à peu, je vois l’express ion de ma mère. Ses grands iris bleus sont tristes. Elle a l’air de ne pas avo ir dormi, ses cheveux blonds sont tirés en arrière, soulignant son visage rond, mais creusé par la fatigue. Ses lèvres tremblent.
— Je t’en prie chérie.
Ses yeux se remplissent de larmes. Pourquoi pleure- t-elle ? Tout va bien. Ce n’était qu’un cauchemar, mais je me suis réveillée et tout va bien maintenant.
— Ne pleure pas, maman.
Ma propre voix me paraît étrange, rauque et à peine audible. Les lèvres rouges de ma mère s’étirent en un faible sourire et elle me prend soudain dans ses bras. Elle me réchauffe, elle porte le soleil e n elle. Elle a toujours été rayonnante. Moi j’ai froid, je suis aussi froide que la pluie.
— Il faut y aller maintenant. Ils nous attendent.
Je ne dis rien, je ne fais rien. Où devons-nous all er ? Je ne sais pas. Je ne proteste pas quand elle saisit ma main et je la sui s même dans le couloir, à travers la maison, dans l’allée, jusqu’à la voiture . Je m’installe à l’arrière, mon père est au volant, silencieux et soucieux, et mama n est assise devant moi. Je suis attirée vers quelque chose, un torse chaud et familier. Un bras autour de mes épaules, mon frère me tient fermement contre lu i, comme pour m’empêcher de partir. Je ferme les yeux en espérant pouvoir m’ endormir sans refaire un cauchemar.
Je n’ai plus vraiment la notion du temps. Sommes-nous un jeudi ? Ou peut-être un dimanche ? Mes paupières sont lourdes tout à cou p et j’inspire profondément en laissant aller ma tête contre mon frère. Mais dé jà, la voiture s’arrête et les portières s’ouvrent. Maman m’aide à sortir, m’abritant sous le grand parapluie que tient papa. Elle me soutient tandis que nous pr ogressons dans la petite allée de graviers mouillés. J’ai du mal à marcher droit, mes jambes sont dépourvues de force. Autour de nous, des tombes s’alignent, toutes différentes, certaines plus imposantes que d’autres. Pourquoi sommes-nous ici ?
C’est triste un cimetière.
Ma robe est triste.
Nousarrivonsàunerivièresetiennentquelquespersonnes.Jecroisqueje