Game Lover

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154 pages
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Description

Romance contemporaine - 283 pages


Objectif numéro 1 : Maigrir.


Objectif numéro 2 : Oublier les hommes qui l'ont fait souffrir.


Objectif numéro 3 : Vivre un conte de fées.


Après de nombreuses désillusions sentimentales, Lucie compte bien se reprendre en main. À bientôt vingt-cinq ans, elle est toujours célibataire et rêve secrètement du prince charmant.


Un jour, son amie Céline tombe sur un article un peu spécial. Un milliardaire fait une étonnante proposition aux femmes du monde entier : en échange d’un don pour son association, il offrira à l’une d’elles un week-end à New York en sa compagnie.


À contrecœur, poussée par son amie, Lucie se résout à participer à ce jeu qu’elle trouve stupide.



Ainsi va débuter la plus incroyable des histoires. Mais que cherche à obtenir le riche, charismatique et mystérieux Henry Davin ? Et jusqu'où un simple don peut-il vous mener ?

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EAN13 9791096384280
Langue Français

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Game Lover – Un milliardaire à tout prix !
Ilana Lemmansky
Ilana Lemmansky M entions légales Éditions Élixyria http://www.editionselixyria.com https://www.facebook.com/Editions.Elixyria/ ISBN : 979-10-96384-28-0 Corrections : Anne-Sophie Bord Photographie de couverture : Conrado / Javarman / Shutterstock.com
Remerciements  Un immense merci à vous, Laetitia, Anne Sophie et Didier, pour votre soutien, votre confiance et le travail que vous avez fait. Je ne réalise toujours pas ce qui m'arrive. Je tiens à exprimer toute ma reconnaissance particu lièrement à Hélène (sans qui je ne serais pas là), Doria, Alexandra, Rémi, Joan, Emilie, Lindsay, Catherine, Nora, Delphine et Christine, qui m'ont consacré de leur temps. Je souhaite également remercier tous ceux qui ont simplement cru en moi et pris la peine de lire un extrait de mon roman pour me permettre d 'avancer. Merci à ma famille, mon compagnon Franck, mes filles Lana et Emma, qui ont tant enduré et à qui ce livre est dédié.
PROLOGUE 11 ANS PLUS TÔT — Maman ! J’ai mal au ventre ! Je pense que je vais rester tranquille à la maison pour me reposer, lui dis-je du fond de mon lit. — Tu as sport ? me demande-t-elle. — Oui, pourquoi cette question ? — Lucie, je suis ta mère, je te connais. Arrête d’é viter l’exercice physique ! Debout, lève-toi de ce lit et prépare-toi ! Mince ! Je ne suis vraiment pas bonne comédienne. J’ai des maux de ventre rien qu’en pensant à ce qui m’attend, le cours de sport est une véritable séance de torture sous les regards moqueu rs et les paroles blessantes de mes camarades. Quelques heures plus tard, arrivée en cours de sport, ça ne loupe pas : — Pousse-toi de là, la grosse ! me crie un camarade , en train d’arriver en courant derrière moi. Bouge tes grosses fesses de mon chemin ! insiste-t-il. La plupart du temps, ça continue quand je rentre da ns les vestiaires. C’est à ce moment-là que je me sens la plus vulnérable. Les fi lles rient de moi rien qu’en m’observant me changer. — Comment arrives-tu à te regarder dans un miroir ? me questionne l’une d’entre elles. — Tu devrais te faire dispenser de sport ! Tu ferais mieux de faire le marathon de la bouffe plutôt que de courir avec nous. Avec un phys ique comme le tien, je resterais tapie dans l’ombre, ou alors je me supprimerais de ce mon de ! me disent-elles méchamment. Voilà ce que j’entends depuis mon entrée au collège. Je n’ai qu’une seule amie, Céline. Depuis la matern elle, on ne se lâche pas, nous sment, pas dans la même classe.ommes dans le même établissement, mais malheureuse C’est la seule qui me soutient face à cette férocit é. Elle ne comprend pas pourquoi je n’en présailles.arle pas. Je n’en parle pas, car j’ai peur des rep Quand elle est absente, le temps de la récréation, je me cache derrière les haies du collège pour éviter les paroles blessantes des élèves. Depuis quelques années, je suis victime de harcèlem ent moral à cause de mon physique. Les enfants sont sans pitié entre eux, et j’en fais les frais depuis bien trop longtemps. C’est très dur d’être victime de ricanements, de moqueries à longueur de journée. Ils sont comme cela avec moi, parce que je suis différente d’eux. Je n’ose pas répliquer aux insultes à cause de ma timidité, qui me handica pe elle aussi. J’ai du mal à aller vers les autres. Et, en fin de compte, pour quoi faire ? Ils n’ont pas envie de faire l’effort de savoir qui se cache derrière ce gros tas. Je suis en dernière année de collège, et il me tarde de le quitter. J’espère que l’arrivée au lycée sera différente et que les personnes seront plus mûres.
QUELQUES MOIS PLUS TARD : LE LYCÉE Je me dis qu’avec ma petite perte de poids durant l es vacances d’été, tout va aller pour le mieux. J’ai toujours quelques kilos superflus, m ais je suis moins grosse. Mais même avec ce changement, je suis toujours auta nt victime de harcèlement. Toutes les filles de ma classe sanitaire et sociale et les autres élèves du bahut sont contre moi. Ma réputation du collège m’a suivie à cause de ces pimbêches qui sont à nouveau dans le même établissement que moi. J’ai du mal à aller en cours, mes parents ne comprennent pas mon comportement, mes angoisses. Je n’ose pas leur avouer que depuis le p rimaire, on se moque de moi, et qu’au secondaire ça continue. Je suis la risée de tout le monde : on me crache dessus, me donne des surnoms plus méchants les uns que les autres. M ême dans les couloirs, les élèves font exprès de me bousculer si fort que parfois je trébu che. Durant cette première année de lycée, qui est pire que le collège, je sèche souvent les cours pour me cacher loin de toute cette haine et p our évacuer. Je pleure, j’ai envie de mettre fin à tout ça en m’ôtant la vie. Je ne suppo rte plus de vivre ainsi. *** Au début, c’était que les filles qui m’injuriaient, mais quand je suis passée en deuxième année, les garçons ont commencé à jouer les caïds a vec moi. Un jour, alors que je sors de mon dernier cours, de s garçons m’attendent dans le couloir. J’ai droit à toutes les insultes du genre : « tu es moche la grosse », « salope », « personne ne voudra jamais de toi »… Il n’y a plus personne dans les couloirs, à part no us. Je veux les éviter en partant dans la direction opposée, mais impossible de les semer, ils sont plus rapides que moi et trop nombreux. Ils m’attrapent, je me débats, mais ils m e jettent au sol, me donnent des coups de pied, j’entends des insultes de tous genres. Je suis par terre, allongée sur le ventre, ma tête entre mes mains. Ils continuent à me frapper, j’ai mal aux côtes, mon visage n’est qu’un bleu. Ils me traînent par les cheveux. Des pas retentissent au loin, ils sont stoppés dans leur élan. Quelqu’un arrive, ils partent en courant. Je reste recroquevillée au sol, j’ai peur, je tremble, j’ai mal partout et ne cesse de pleurer. Un prof me soulève, et me dévisage d’un regard stup éfait, mais avant même qu’il ne me pose des questions, je pars en courant malgré la do uleur. Je commence vraiment à penser que ma vie ne rime à rien, et que, surtout, je ne sers à rien. À force de manquer les cours, je vais rater m a vie professionnelle. Comment vais-je m’en sortir ? Comment vais-je arriver à me reconstruire ? Que dois-je faire pour que tout cela cesse ? Finalement, ce qui s’est passé avec ces garçons a é té l’élément déclencheur pour me reprendre en main. Je porte plainte et je parle à m es parents de tout ce que j’avais subi. Iseulement là qu’ils décident dels sont effondrés. Ma mère se rend au lycée, c’est convoquer quelques élèves. ***
Après ces années de maltraitance, je me suis relevée plus forte que jamais. Aujourd’hui, je suis une autre personne, et si j’avais un message à faire passer aux enfants et adolescents victimes de harcèlements, je leur dirais de ne pas faire la même erreur que moi, de ne pas rester dans le noir, d’en parler à sa famille. Ce genre d’acte, bien trop fréquent, ne doit pas rester impuni.
LUCIE Décembre 2015. La déprime totale. Je vais encore passer les fêtes entourée de ma famille, mais sans homme à mes côtés. Je me demande bien pou rquoi je n’ai encore personne avec qui partager ma vie. Ce n’est pas faute d’avoir essayé ! À bientôt vingt-cinq ans, j’ai peur de donner à nouveau ma confiance. Je travaille dans une maison de soin palliatif avec ma colocataire et amie d’enfance, Céline. Tous les midis, on se retrouve pour déjeuner ensemble, se raconter les potins du personnel et lire la presse people, notre activité favorite. Il faut dire qu’avec le métier que l’on fait, ce n’est pas rose tous les jours, il nou s faut bien une échappatoire pendant quarante-cinq minutes. Céline est une fille super, toujours souriante et qui a toujours été là pour moi. C’est un petit bout de femme à fort caractère, brune aux cheveux longs ondulés, le teint mat, de grands yeux verts, une bouche bien dessinée et une silhouette avec de belles formes. Mais c’est surtout, et avant tout, une amie très dévouée. Elle est en train de lire un magazine quand, tout excitée, elle se retourne vers moi. — Regarde Lucie ! Le milliardaire le plus sexy du monde, Henry Davin, cherche l’amour contre une contribution pour financer son association d’aide aux familles défavorisées. Il propose, aux contributrices volontaires de faire un don contre une chance de gagner un rendez-vous galant avec lui. Ce rendez-vous, ouvert aux candidates à l’international, comprend les billets d’avion pour se retrouver, deu x nuits dans un hôtel luxueux et un dîner e du jour de l’An à New York dans un grand restaurant de la 5 avenue. Il demande une réponse avant le 19 décembre. Céline reste les yeux rivés sur les photos de l’homme en question. — Oh, Lucie ! Il est à tomber. Je constate que c’est un homme sexy au physique de rêve. Qui pourrait ne pas succomber ? Sérieusement, il faudrait être aveugle. En revanche, je trouve qu’il a un air arrogant et prétentieux. Je suis en train de lire les quelques lignes écrites sur son physique. Je me doute bien que cela a été rédigé pour mieux c aptiver les femmes et récolter un maximum d’argent. Voyons voir : « Il a les épaules larges, des pectoraux bien dessinés, il mesure un mètre quatre-vingt-dix, quatre-vingts kilos de muscles et des tablettes de chocolat à faire saliver. » En regardant les photos de plus près, je peux ajouter qu’il a le teint hâlé, une petite barbe de trois jours, des cheveux courts noirs et raides. J’admire ses beaux yeux couleur océan, ornés de longs cils, ce qui lui donne un regard pro fond et intense. Il a un petit nez, des lèvres rosées bien charnues. Il m’est difficile de voir sa dentition, car il ne sourit sur aucune photo, on dirait qu’il est en deuil. En bref, c’est un homme inaccessible sorti tout droit des livres. À mon avis, il doit avoir toutes les femmes à ses pieds. En postant cette annonce, il se doutait bien de l’impact que cela allait avoir sur la gent féminine. — Pourquoi ne ferais-tu pas un don ? me propose Céline. — Pour aider les défavorisés, j’en ferai un sans-so uci, mais je n’irai en aucun cas dîner avec ce genre de mec riche et beau croyant que tout lui est dû. Tu sais quoi ? — Non, mais je sens que tu ne vas pas tarder à me le dire ! me répond-elle en souriant. — Je pense que c’est juste de la pub pour son association ! S’il est milliardaire comme il le prétend, ne me dis pas qu’il ne peut pas la financer lui-même ! — Oui, je suis entièrement d’accord avec toi, c’est un peu louche, mais, en même temps,
tellement excitant comme aventure ! Tu ne trouves pas ? — Non. Mais on peut quand même se renseigner pour s avoir comment envoyer de l’argent, si tu y tiens. — Oui ! s’excite-t-elle en tapant des mains. Ce soir, on se pose tranquillement pour voir comment faire, et j’ai bien l’intention de participer avec toi ! Comme ça, la somme sera plus importante et tu auras peut-être plus de chances d’être sélectionnée. — Tu es un amour, mais ne te fais pas d’illusion, il doit y avoir des tas de femmes riches dans ce bas monde qui ont dû voir cette annonce, et au vu de ce bel étalon, elles n’ont pas dû lésiner sur l’argent ; je ne ferai pas le poids avec mes cinquante dollars. Je préfère faire une bonne action, c’est tout, mais je n’imagine pas du tout être sélectionnée, et en plus je n’ai jamais de chance dans les trucs comme ça. Pour mettre fin à la discussion et pour ne pas me h eurter à cette têtue de Céline, je fais mine de regarder ma montre. — Ma belle, regarde l’heure ! Pour les gens civilis és comme nous, c’est le moment de reprendre le boulot. Fini de rêvasser avec ces foutus journaux et passons aux choses bien plus sérieuses : nos patients ! Cela fait déjà sept ans que je travaille dans cet établissement nomméLa Sérénité. C’est l’un des tout premiers centres de soins palliatifs qui a vu le jour en France pour les malades atteints du Sida. Mais nous allons plus loin encore, nous avons mis en place un centre d’accueil de jour pour recevoir les malades qui ont souhaité rester à leur domicile, ainsi que les familles et les amis de tous. Ici, pas de vêtement de travail, pas de matériel médical qui circule dans les couloirs, pas d’odeurs désagréables, pas d’excitation ; par contre, beaucoup de sourires, de calme, d’attention dans des espaces chaleureux, autour d’un aquarium, d’une cheminée avec des plantes vertes et des tableaux.La Sérénitén’a pas pris ce nom par hasard. Aujourd’hui, nous avons une équipe composée de quatre-vingts sal ariés et d’une quarantaine de bénévoles. Les patients m’apportent autant que je leur apporte. Quand on commence ce genre de boulot, c’est une vocation, non une corvée de se lever au petit matin pour aller travailler. On nous répète sans cesse de ne pas nous attacher, de ne communiquer en aucun cas avec eux sur notre vie personnelle. Mais c’est impossible quand on est humains ! Pour ce qui est des plus âgés, on se confie, on leur permet de repl onger dans leurs souvenirs avec nos histoires. Ils sont de très bon conseil du fait de leur vécu. Ces personnes sont très importantes et impliquées dans ma vie sentimentale. C’est très dur de les voir souffrir d’autant plus qu’ils ne sont pas tous vieux, nous s avons très bien que la vie est ainsi faite pour les personnes d’un certain âge, mais pas pour les plus jeunes. La vie étant en soi déjà bien courte, je trouve injuste de voir partir ces adolescents qui n’ont même pas eu la chance de vivre pleinement leur existence. Pendant un moment, nous leur donnons à nouveau le sourire qu’ils n’avaient plus à cause de l’usure de la vie et de la maladie. Nous leur transmettons la force de traverser les épreuves, et à chaque fois que nous perdons un papys nonagénaires qui est décédé laatient, je relis une lettre d’un de mes premiers p troisième année suivant mon embauche. Il a su trouver les mots qui me permettent de tenir face à la dure réalité de notre métier. M. Paloma avait bien vécu avec sa femme, mais comme tout le monde ici, malgré leur vieillesse, ils étaient très malades. Ce que j’ai appris plus tard, c’est qu’ils avaient vécu une terrible épreuve : la perte d’un enfant unique de d ix-huit ans. Ils n’ont pas eu la chance d’avoir de petits enfants. M. Paloma avait tenu à s ’exprimer par écrit, car pour lui, « les
paroles s’effacent, mais les écrits restent ». Dans la lettre, il avait glissé une photographie de lui pendant la guerre d’Indochine, dont il racontai t souvent l’histoire. Le tout était accompagné du filmLe PianisteDVD, et d’une phrase : « Comme ça, vous ne en m’oublierez jamais. » Comment pourrais-je l’oublier ?