Healing love

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Les Strawford... Riches et adulés, ils semblent bénits des Dieux. Jusqu’au terrible drame qui transforme leur vie à jamais ! Brutalement, la mère abandonne ses sept enfants et le père se transforme en un tyran surprotecteur.


Vingt-deux ans plus tard, Brody Strawford s’est affranchi de ce passé et lutte contre ses propres démons depuis qu’il a perdu sa femme et sa fille dans un terrible accident de la route. Solitaire et renfermé, il se consacre corps et âme au ranch familial. Du moins jusqu’à l’arrivée sur ses terres de Cheyanne Stavros, mannequin en disgrâce qui arbore une sensualité qui ne le laisse pas indifférent...


À Houston, les médias continuent de se déchaîner, plongeant Kennedy Strawford dans un désespoir imprégné de rage. Et si la vérité sur l’enlèvement d’Élisha touchait les fondements de son existence ?



Dans la pénombre, les fantômes du passé guettent, menaçant de rouvrir de vieilles blessures...

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EAN13 9782819102946
Langue Français

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Healing love Shadows of the past 2
Du même auteur aux Editions Sharon Kena La meute de Mervent 1 et 2 La meute des loups Plancs Le pacte d’Hécate – la citadelle des monstres 1 L’omPre du faës – la citadelle des monstres 2 Delayed love - Shadows of the past 1
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« Le Code de la propriété intellectuelle et artisti que n’autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l’article L.122-5, d’une part, qu e les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ay ants droit ou ayants cause, est illicite » (alinéa 1er de l’article L. 122-4). « Ce tte représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal. » © 2018 Les Editions Sharon Kena www.leseditionssharonkena.com
Je remercie en premier lieu les éditions Sharon Ken a et Cyrielle pour m’offrir l’opportunité de partager avec vous cette nouvelle série qui met en scène une famille meurtrie par la vie. Entre secrets de famille et silences, les Strawford vous emporteront, je le souhaite, dans leur univers.
Une pensée pour le comité de lecture, les correctri ces qui font un superbe travail et l’illustratrice de talent qui parvient toujours à c réer la couverture parfaite.
Merci à mes proches de me soutenir au quotidien et de suivre mes aventures avec enthousiasme. D’énormes bisous à mes enfants qui so nt mes premiers fans et qui me poussent en avant. Je vous aime.
Enfin, à vous lecteurs sans qui rien ne serait poss ible, merci de participer à cette belle aventure et de transformer mon rêve en réalit é. J’espère que ce nouveau roman vous plaira.
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20. 21. 22. 23. 24. 25. 26. 27. 28. 29. 30. 31. 32. 33. 34. Épilogue
Table des matières
1.
Insensible à la liesse générale, Cheyanne s’enfonça dans le jardin luxuriant pour échapper un peu au bruit et aux éclats de rire. Le mariage de son frère Léo était une réussite à tout point de vue. Pourtant, même si ell e se réjouissait sincèrement pour lui et sa nouvelle épouse, la jeune femme n’arrivait pa s à se défaire du sentiment de perte qui étreignait son cœur. Depuis le matin, elle se f orçait à sourire, masquant ses émotions avec son habileté coutumière. Être mannequ in lui avait appris très tôt l’art de la dissimulation, mais Cheyanne devait admettre qu’ elle n’avait jamais autant utilisé cette ressource que ces dernières semaines. Balayant ses longs cheveux de jais dans son dos, Ch eyanne s’admonesta pour ne pas penser à Everett. En vain… L’homme était mort un mois et demi auparavant dans un accident de voiture dans des circonstances qui restaient entachées de suspic ions. Pour beaucoup, du moins pour une certaine presse, les raccourcis avaient ét é rapides : Everett s’était suicidé quand il avait compris que sa jeune maîtresse le trompait. Cheyanne s’était vu attribuer le mauvais rôle et en payait depuis lors le prix. E lle était harcelée du matin au soir et sa carrière de mannequin s’était arrêtée lorsque ses s ponsors et employeurs avaient préféré la lâcher. Son image écornée ne corresponda it plus à leurs attentes, en tout cas selon son agent qui avait mis les voiles sans traîner. Cheyanne aurait aimé se défendre, mais elle n’en av ait pas les moyens. Révéler les liens qui l’unissaient à Everett aurait été pire qu e cette cabale insensée. Aussi avait-elle renoncé, espérant que cette histoire appartien drait bien vite au passé. Mais c’était sans compter sur ce qu’avait représent é Everett Lockwood pour les Texans. Personnage emblématique du monde politique, il avait entrepris de briguer une place au sénat et il avait joui d’une notoriété assise sur une droiture exemplaire. Médecin de formation, il avait œuvré toute sa vie p our les autres, construisant plusieurs hospices pour les plus démunis, ainsi que des centres d’accueil pour les adolescents à la rue. Au contraire du beau-père de Cheyanne, Caleb Strawford, l’actuel sénateur, Everett avait toujours vécu sans se confo rmer à une stratégie de séduction des foules. Il avait affiché ce qu’il était profond ément, avec toute sa mansuétude naturelle. S’il n’était pas mort prématurément, Che yanne était d’ailleurs convaincue qu’il aurait remporté les prochaines élections. Dans ce contexte, le top model revêtait les traits d’une gorgone qui avait ensorcelé un homme intègre avant de le pousser au suicide. Le urs quarante ans d’écart ajoutaient à sa faute. Nul pardon ne pouvait lui être octroyé. Avisant un banc sous une tonnelle de feuilles de vi gne, la jeune femme s’assit, troublée par le silence qui régnait dans cette part ie du jardin. Certes, elle percevait encore la rumeur des noces, mais ce n’était plus qu ’un murmure ténu. Apaisée, Cheyanne se détendit pour la première fois depuis l e début de la journée, refoulant malgré tout ses larmes. Elle avait le cœur en miett es et personne à qui se confier. Kennedy, sa cadette, avait tenté de percer son muti sme, mais elle l’avait gentiment repoussée. Cheyanne songea qu’elle aurait aimé pouvoir discute r avec sa mère, mais cette dernière n’avait rien d’une épaule compatissante. A près une première union et la naissance de deux enfants – Léo et Cheyanne –, Érik a n’avait eu de cesse de dénicher un époux fortuné pour l’entretenir. River était né pendant cette période trouble. Puis la
femme avait fini par mettre le grappin sur Caleb St rawford, riche homme d’affaires divorcé et père de six enfants. Accessoirement, ce dernier était aussi l’ex-mari de la meilleure amie d’Érika et le géniteur caché de Rive r. Cheyanne, peut-être à cause de tous ses secrets et ses trahisons, n’avait pas trouvé d’apaisement au sein de cette grande famille recomposée. Elle avait dix ans au moment du remariage de sa mère et comme tous les re jetons Strawford, elle avait été confinée à Jasper avec une armée de nounous. Érika n’avait jamais été très maternelle et n’avait pas cherché à nouer de relations étroite s avec sa progéniture, hormis lorsque la carrière politique de son mari nécessitait la mi se en avant de la famille idéale. Cheyanne gardait un goût amer de cette enfance isol ée, même si elle y avait développé son talent pour le mannequinat. À force d e poser, elle avait acquis une certaine adresse qui avait fait fureur lorsqu’elle avait eu quinze ans. Grande et élancée, elle possédait le physique de l’emploi et Érika lui avait permis de poursuivre sur cette voie. En moins de deux, Cheyanne était devenue une top-model réputée et, à trente-deux ans, elle continuait d’illuminer les podiums, damnant le pion à des gamines cadavériques. Pourtant, cette vie était désormais derrière elle. Sa relation avec Everett avait sonné le glas d’années de travail et de privations. Caressant le tissu soyeux de sa robe, Cheyanne s’au torisa un moment d’apitoiement, puis se redressa en calmant sa respi ration saccadée. Elle avait été naïve de croire que sa notoriété la préserverait de s calomnies. Lorsque les premières photos d’elle et d’Everett étaient parues, elle ava it ri, sans percevoir le potentiel de nuisance. Bien sûr, Everett avait soixante-dix ans, mais c’était encore un très bel homme. À aucun moment, Cheyanne n’avait envisagé qu e la presse se déchaînerait contre eux. Everett lui-même l’avait rassurée en lu i serinant qu’ils ne devaient pas réagir et vivre comme si de rien n’était. Sauf, qu’ à présent, il n’était plus là et Cheyanne se retrouvait seule dans la tourmente. Les journali stes campaient devant chez elle depuis des semaines et, dès qu’elle était aperçue, elle était poursuivie telle une bête traquée. La jeune femme avait beau avoir l’habitude des projecteurs, elle commençait à perdre patience. — Je me demandais où tu te cachais, s’éleva une voi x dans son dos. — Je ne me cache pas, protesta Cheyanne avec un sou rire crâne. Kennedy avança tranquillement vers sa demi-sœur et s’installa à ses côtés, le visage empreint de tendresse. À vingt et un ans, el le ressemblait plus à une gamine mutine qu’à la créature sophistiquée qu’Érika aurai t voulu qu’elle soit. Pour une fois, pourtant, elle était habillée avec style. Le fourre au parme des demoiselles d’honneur flattait sa silhouette sportive, bien mieux que ses tenues habituelles. Sa chevelure châtain cascadait sur ses épaules rondes et, dans l e regard noisette, virevoltait une lueur de félicité. De tous les enfants Strawford, K ennedy était celle qui avait réussi le pari de préserver son optimisme face à un père sévè re et intransigeant. Artiste dans l’âme, elle était pourtant d’une sensibilité à fleu r de peau, la seule néanmoins qui parvenait à dépasser les clivages au sein de la fra trie. Cheyanne soupira doucement. Kennedy avait essayé de l’aider ces derniers mois, notamment en alertant leur frère Léo quand elle ava it compris que ses tentatives pour lui parler ne fonctionnaient pas. Cheyanne ne lui e n tenait pas rigueur : dans le monde de Kennedy, chacun méritait d’être heureux. La jeun e femme n’avait cependant pas été épargnée. Née un an après le mariage d’Érika et Caleb, elle avait, comme tous les enfants Strawford, été confiée aux bons soins de nu rses expérimentées. Elle avait également supporté l’hostilité silencieuse de ses a înés qui voyaient d’un mauvais œil