Heart Never Lies

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86 pages
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Sausalito en Californie, le 1er juillet 2016.


Addison, célèbre avocate, espère devenir la reine des divorces de stars, pendant que Georgia s’apprête officiellement à divorcer et enfin prendre en main sa vie de femme.


Quant à Merrill, joueur vedette des Giants de San Francisco, il doit mettre un terme à sa carrière sportive, et veut demander sa fiancée en mariage.


Cependant, en cette veille de week-end de l’Independance Day, rien ne se déroulera comme prévu...

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EAN13 9782374474007
Langue Français

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HEART NEVER LIES Romance
Siobhan GABRIELLY
HEART NEVER LIES Romance
ISBN version papier978-2-37447-401-4 ISBN version Numérique 978-2-37447-400-7 e 2018© Erato–Editions Novembr Imprimé en France - Tous droits réservés Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur et strictement réservée à l’usage privé du client. Toute reproduction ou diffusion au profit de tiers, à titre gratuit ou onéreux, de tout ou partie de cette œuvre, est strictement interdite et constitue une contrefaçon prévue par les articles L 335-2 et suivants du Code de la Propriété intellectuelle. L’éditeur se réserve le droit de poursuivre toute atteinte à ses droits de propriété intellectuelle devant les juridictions civiles ou pénales
Write with love par Siobhan Gabrielly
Avant propos : Trois petits points essentiels — Les faits relatés sont purement fictifs. — Cela dit, toute ressemblance avec des personnages ayant existé n’est pas forcément fortuite. — Ceci est une romance Bonjour à toi qui t’apprêtes à lire ce roman, Heart Never liesaborde le thème de la transplantation cardiaque.Je ne suis ni infirmière, ni aide-soignant, ni cardiologue, encore moins un éminent chirurgien. J’ai effectué des recherches et lu de nombreux articles et textes de lois afin d’être au plus proche de la réalité. Avant tout, je suis juste une auteure qui avait envie d’écrire une romance légère, pleine d’humour et d’espoir à ce sujet. S’il te plaît, ne t’offusque pas, ne me mets pas au pilori si certains faits te semblent improbables, incohérents avec la réalité, ou simplement incompat ibles avec tes convictions. Ce n’est qu’une romance. Je te conseille de t’installer très confortablement sur ton fauteuil, ton transat, ton canapé… ta voiture, ton lit. Choisis l’endroit où tu te sens le plus à l’aise pour lire. Prépare-toi un thé, un café ou même un spritz, et de quoi « choupiter » « boulotter » « picorer » « grignoter ». Maintenant, je t’aide à visualiser les lieux où se déroule cette romance. La Californie, et désolée si la chanson de Julien C lerc te vient en tête, si tu ne connais pas va l’écouter sur YouTube et ensuite, tu pourras me mau dire de toutes tes forces C’est bon, tu es calé à l’aise ? Ferme les yeux et tu seras, l’espace de quelques chapitres, à Los Angeles, la cité des anges, la ville du cinéma... Je sais que tu vois les immenses lettres blanches sur la colline. L.A et ses beaux quartiers, Beverly Hills, Malibu, Bel Air (oui celui de Will Smith qui en est le prince), Hollywood... Au fil des pages, je t’emmène à San Francisco, toujours en Californie, le Golden Gate Bridge (le gros pont tout rouge), les plages, ses rues en pentes (à la limite de montagnes russes), tu y es là ? Bonne lecture à toi ! With Love Sio
« On dit que pour chaque cœur qui s’arrête de battre, un nouveau connaît ses premiers battements. Chaque instant est celui de la mort d’un homme et de la naissance d’un autre. » Pierre-Claude-Victor Boiste,Le dictionnaire Universel 1800 À toi dont le cœur meurtri à cesser de battre un soir d’octobre.
Avant Propos
Il y a des périodes charnières dans nos vies ; vous savez, celles où l’on se dit : « et si… » Ces petites remises en question durant lesquelles o n s’imagine ce que notre destinée serait si nous avions fait des choix différents. Des instants où nous remettons tout en cause. Ou bien tout simplement, des événements qui nous po ussent à nous donner un grand coup de pied au cul pour sortir de notre torpeur et continuer no tre vie autrement. Tout changer ! C’est quand même risqué, fou, audacieux, voire désespéré. Mais souvent, cela est nécessaire, vital même, dans certains cas. Parfois, il s’agit de détails anodins, comme une perte de poids, une nouvelle coiffure, des habits plus sexy... Toutes ces petites transformations interviennent essentiellement après une rupture. On peut également entreprendre une réorientation pr ofessionnelle, ou déménager, devenir végétarien, sans gluten, sans sucre, sans gras, san s sexe... Modifier notre quotidien bouleverse irrémédiablement nos existences. Mais si adopter une nouvelle coupe de cheveux ou avoir un corps de rêve sont deux idées vraiment tentantes, être abstinent sexuel, en revanche, ce n’est pas pour moi… Non merci, plutôt mourir ! En ce qui me concerne, je vais changer de corps. Ou i, vous avez bien lu ! Je vais changer de corps au sens littéral du terme. Vous vous dites qu’ à moins de pratiquer un rite vau dou ou d’être bouddha, c’est complètement impossible. Et je vous vois froncer les sourcils, vous mordiller la bouche en vous disant : « Mais comment peut-on changer de corps ? Bordel ! » Cela dit, moi, je vous affirme que je quitterai cette enveloppe charnelle très prochainement. Pour le moment, vous ne me croyez pas et je peux le comprendre, c’est dingue, insensé. Mais je vous demande de vous fier à moi. Si toute histoire a une fin, chaque fin a son histoire. Et si, simplement, nous commencions par le début ?
Chapitre 1
Addison Adler Vendredi 1er juillet 2016 à Los Angeles Quartier de Bel Air “ I wish they all could be California I wish they all could be California I wish they all could be California girls ” The Beach Boys Il est huit heures trente, nous sommes vendredi. Pour la première fois de ma vie, je suis très en re tard à la réunion hebdomadaire du cabinet d’avocats où je travaille. S’il y a bien un jour de la semaine où je ne dois pas l’être, c’est celui-là. Lors de ces séances, mes patrons nous attribuent le s affaires à instruire et nous recevons les jugements de divorce. Aujourd’hui n’est pas un vendredi comme les autres, c’est LE vendredi, celui à marquer d’une pierre blanche. Le juge Monaghan va rendre son verdict dans le procès qui oppose mon client, Daniel Donaldson, à son ex-femme, Patricia Alvarez. Si je gagne, je rentrerai au panthéon des avocats sans aucune défaite, je pourrai enfin donner ma démission à mes patrons, eux qui me refusent en tant qu’associée. Je pourrai choisir ma secrétaire, mes collaborateurs, le tribunal où déposer mes dossiers de divorces... Je pourrais être plus libre et pratiquer les honoraires à la hauteur de mon talent. Du coup, quand je me suis levée en sursaut, mon premier réflexe a été de vouloir faire exploser mon téléphone contre le mur. Ce fichu appareil n’a pas tenu la charge durant la nuit – peut-être à cause d’une coupure de courant due à un énième trem blement de terre. On nous vend des smartphones censés être intelligents, mais ils sont juste stupides. Cependant, j’ai retenu mon geste de rage, parce que, malgré tout, ce téléphone est indispensable à ma vie ; c’est d’ailleurs la seule chose qui l’est. J’allume la radio et effectivement, le premier titr e des infos confirme mes doutes : encore un tremblement de terre ! On parle du spectre de «Big Oneet de la faille de San Andréa. Les » commentaires sont alarmistes et très honnêtement, quand on se lève en retard et de mauvaise humeur, ce n’es pas idéal pour se motiver. De plus, je n’ai ni le temps ni la moindre envie d’écouter la magnitude, pas plus que l’éventuelle ampleur des dégâts, car je m’en moque royalement. D u moment que je ne subis aucun dommage matériel... Ce matin, plus qu’à l’accoutumée, JE suis ma priorité et n’éprouve pas l’empathie nécessaire pour me soucier du reste du monde. À vrai dire, je me félicite d’avoir absorbé des somnifères hier soir, j’ai dormi comme un loir et n’ai absolument rien entendu de la catastrophe. Je me dépêche pour m’apprêter et suis étonnée du résultat dans le miroir : même sous la pression du timing, j’ai réussi à faire mieux que d’habitude !Merci, l’adrénaline. Je m’attarde encore un peu devant la glace afin de maquiller mes lèvres d’un rouge bordeaux mat, puis glisse le bâton dans mon sac à main. Il sera toujours bon d’en remettre une couche avant de me rendre au tribunal en fin de matinée. Satisfaite, je m’admire une dernière foisress !. Waouh, c’est très réussi cette mise en beauté exp
Note à moi-même : tenter plus souvent d’être en retard. Je choisis de porter mon joli et très chic tailleur jupe de couleur grise, puis je sors de ma penderie une chemise en soie bleu marine. Comme le chantent les Français : «le jour de gloire est arrivéAujourd’hui, c’est MON jour et! » je vais être parfaite. J’attrape mes escarpins, les jette dans mon sac à main, et enfin, je chausse mes baskets, plus confortables pour conduire. Bon, fini de lambiner ! Je suis pressée, et dire que je suis en retard est un euphémisme de magnitude 9 sur l’échelle de Richter. La seule solution pour atténuer ce retard est de jouer la hors-la-loi, façonFast and furious. Quoi ? N’avez-vous jamais conduit à tombeau ouvert ? Grill er quelques feux tricolores et même dépasser les limitations de vitesse ? Ne le niez pas : je sais que chacun de nous aime tr ansgresser les lois, de temps à autre. En tant qu’avocate, je suis bien placée pour le savoir. Malgré mon retard qui commence à se creuser, je remplis rapidement la gamelle de Méphisto, mon chat. Secrètement, je jalouse sa vie : passer ses journées à flâner, manger et se faire dorloter, il y a pire comme destin. Si je croyais au karma, je demanderais à être réincarnée en félin. Mais attention ! En un beau spécimen de salon, pas une espèce de matou de gouttière sale et mal nourri. Mon chat est un sacré chanceux, il se complaît dans le luxe et l’excellence tout comme moi, et si je n’avais pas la crainte d’avoir des poils partout sur mon joli tailleur, je le prendrais bien dans mes bras uniquement pour l’entendre ronronner de bonheur. Je sors de mes rêves de vie féline lorsque mon maine coon louvoie entre mes jambes en miaulant bien fort, il veut des câlins et des caresses, mais à mon grand regret, je n’ai plus le luxe de m’octroyer la moindre seconde de temps perdu. Avant de me laisser attendrir par cette adorable boule de poils, je frappe deux fois dans mes mains pour la chasser et active le mode « connasse égoïste et arriviste ». Je prends mes clés et mon sac, puis me dirige vers la porte. Je ne dois pas traîner une seconde de plus. Il faut me rendre au plus vite au bureau et assister à cette sacro-sainte réunion, obtenir les meilleures affaires et faire mordre la poussière aux autres avocats qui travaillent comme moi dans un de plus prestigieux cabinet de Los Angeles. À l’issue de celle-ci, j’espère pouvoir prendre une brève pause déjeuner au café juste en bas de l’immeuble. Ensuite, je me rendrai au tribunal pour savourer ma cent-unième victoire. À peine suis-je installée dans ma voiture que mon estomac gargouille et se tord. Je regrette de ne pas avoir pris le temps d’avaler un café et un jus d’oranges fraîchement pressé, qui d’ordinaire constituent mon petit-déjeuner. En démarrant, l’autoradio s’allume automatiquement. L’animateur de KDOW sur 1220 F M dit qu’aujourd’hui sera annoncé le verdict très attendu de l’affaire qui m’oppose au vieillissant mais redoutable ténor du barreau, Richard Karalyan. Excédée par le parti pris de l’animateur pour le célèbre avocat, je peine à passer la marche arrière. J’insulte copieusement ma voiture, le journaliste, mon adversaire, la terre entière pour tenter vainement de calmer mes nerfs. M ais ferme-la espèce de journaliste de pacotille! Quand on ne sait pas, on se tait! C’est pas possible de déblatérer autant de conneries! Et dire qu’il est payé pour ça! Non mais je rêve! Je lui collerais bien un procès en diffamation à lui, tiens! Je cogne frénétiquement mon volant en jurant comme le plus abject des voyous. Je suis assez impulsive,colérique, et mon estomac vide ne fait qu’empirer mon agressivité. Je m’insère dans la circulation, non sans avoir grillé plusieurs feux rouges, et des priorités. Je commets en quelques minutes plus d’infractions au Code de la route que je n’en fais le reste de
l’année. Des objections, votre honneur ? Je plaide coupable ; oui, coupable de vouloir être à l’heure et d’avoir le loisir de me pavaner au bureau. Avec tout ça, je n’ai même pas pensé à changer de station de radio et je supporte donc les derniers potins et spéculations concernant mon affaire en cours. « La princesse de Bel Air va-t-elle être sacrée reine des divorces en gagnant la bataille juridique qui oppose depuis des années les futurs ex-époux Donaldson ? Je vous rappelle, chers auditeurs, qu’ils ont changé respectivement quatre fois d’avocats... »Bla-bla-bla...Jusque-là, je n’écoutais pas attentivement le débat de ces pseudo-journalistes, trop concentrée à penser comment j’allais fêter ma victoire, très cer tainement en dépensant une somme indécente. J’hésite entre un sac de marque de luxe à la mode, du parfum, un spa ou une paire de chaussures à plus de mille dollars ? Mais choisir m’ennuie ; en fin de compte, je m’offrirai tout et bien plus encore, car j’en ai les moyens. Je décide d’être at tentive aux paroles de l’animateur, certaine de pouvoir glaner des infos bien croustillantes en cas d’appel. Et surtout, ce sera distrayant, ou au moins cela donnera matière à botter en touche, selon la décision du juge. Mais contrairement à ce que j’espérais, il se lance dans une logorrhée tellement minable, basée en plus sur des faits non avérés, qu’il me donne simpl ement envie de débouler dans les locaux de sa radio d’opérette pour lui apprendre son métier ou du moins lui donner les bonnes informations. Je zappe sur une autre station « Los Angeles on the Roads » qui établit un bilan des conditions de circulations et conseille d’éviter tels ou tels secteurs, parle des dégâts et des coûts engendrés par le tremblement de terre, des blessés et des personnes sans abri. Voilà, c’est reparti pour les bla-bla-bla. Je me contrefiche bien de tout cela, moi ! Je veux juste arriver le plus vite possible au cabinet. Je n’ai pas besoin d’eux pour constater le chaos su r la route ce matin, je ne suis ni stupide ni aveugle. Évidemment, tous les crétins de cette satanée ville sont de sortie et ce n’est pas uniquement à cause du tremblement de terre. La cité des anges pu llule de parasites et autres déchets humains, c’est plutôt la cité de la fange, cette ville. Je décide d’appeler Marina, mon assistante incompétente, selon moi ; je vais la charger d’aller me chercher un petit-déjeuner. — Bureau de Maître Addison Adler, bonjour — Bonjour, Marina, c’est moi. Je serai en retard po ur la réunion, pouvez-vous en avertir messieurs Simmons et Gladstone ? Allez chez Grady me prendre un café noir court, sans sucre ni lait, avec un jus d’orange et un cookie aux noix de pécan et.. Elle me coupe la parole, ce qui a le don de m’exaspérer au plus haut point. — Vous n’avez pas reçu mon mail ? Elle est annulée ! Maîtres Simmons et Gladstone ont décidé de profiter du long week-end pour partir naviguer à Sausalito. Ils seront absents et vous demandent de les appeler à l’issue du procès. Et voilà ! Une contrariété de plus ! J’avais complètement oublié que nous serions le 4 juillet lundi. Et comme beaucoup de personne, mes patrons aussi font le pont. Oh, misère ! J’espère que mon procès n’est pas ajourné. — Maître ? Vous êtes toujours en ligne ? — Oui, MARINA, dis-je très agacée. Finalement, je prendrai un frappuccino aux noisettes avec supplément crème fouettée et DEUX cookies. Je serai là d’ici quinze minutes. Voilà! Je vais calmer mes frustrations dans la bouffe! C’est une bonne idée! — Entendu, euh… quinze minutes ? Ça me semble impos sible ! Soyez vigilante, il y a des gros dégâts sur la route, ce n’est pas prudent de… — Des messages ? demandé-je sèchement, lui coupant à mon tour la parole. — Monsieur Gladstone vous fait savoir que votre présence est indispensable, voire exigée chez lui pour le barbecue annuel. Votre ex-mari vous demande, pour la dixième fois depuis lundi, de le contacter de toute urgence et… Je raccroche. Je n’ai pas envie d’entendre davantage, je m’en fous royalement de ce qu’elle me raconte. Je ne vais pas téléphoner à mon ex-mari, je n’ai rien à lui dire. Ensuite, je ne vais pas faire le toutou en allant à ce barbecue patriote chez mon patron. Je fais suffisamment d’efforts au quotidien au bureau, alors sa « présence exigée », il peut littéralement se la foutre au cul. Vous verrez bien, messieurs ! Après cette victoire tant espérée – et méritée –, je vais fonder mon propre cabinet et vous coller ma démission en plein e gueule.