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I comme Irrésistible

De
60 pages
Qui pourrait croire que sous les traits de Penelope Montague, la très respectable dame de compagnie de la vieille comtesse de Dalrymple, se cache l’auteur du roman érotique qui a enflammé tout Londres? Certainement pas Robin Tufton, comte de Thanet et libertin invétéré. Et pourtant, sous ses airs si sages, la jeune Penelope éveille en lui un désir irrésistible…
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LONDRES, 1801 Qui pourrait croire que Penelope Montague, l’honorable dame de compagnie, est l’auteur du scandaleux Recueil à destination des femmes ? Tout le monde pense qu’elle a grandi dans un couvent, sans savoir qu’elle a passé la moitié de sa vie en compagnie des dames du Black Swan, la célèbre maison close. Seul Robin Sackville Tufton, comte de Thanet — et débauché notoire — devine que, derrière les sages apparences, se cache une femme d’une grande sensualité. Dès le premier regard, il se surprend à la désirer plus que tout au monde. Mais, malgré la passion avec laquelle elle répond à ses caresses, il sait qu’il ne peut épouser une femme comme elle… mais il ne peut se contenter non plus de la prendre. Robin et Pen pourront-ils étouffer leur désir… ou trouveront-ils un moyen de le satisfaire ?
Londres, 1801
Tandis que les danseurs évoluaient au milieu de la salle de bal surchauffée, Pen Montague agitait nerveusement son éventail. Elle adorait danser. Ces dames du Black Swan — un établissement prétendument « Réservé aux gentlemen distingués » mais qui, dans la pratique, n’était rien d’autre qu’un bordel — lui avaient appris à danser quand elle était enfant. Pourtant, ce soir, personne ne l’inviterait. Si elle assistait au bal, ce n’était qu’en qualité de dame de compagnie de la comtesse douairière Prudence Dalrymple. Or, personne n’aurait songé à proposer une danse à une simple domestique. Poussant un soupir discret, elle s’efforça de chasser cette pensée de son esprit, préférant se concentrer sur la chance qu’était pour elle cet emploi auprès de Prudence. Non seulement il lui assurait le gîte et le couvert, mais Pen éprouvait par ailleurs une véritable affection pour cette femme qui, en dépit de ses soixante-dix ans, ne manquait pas d’humour. Sans compter que le livre dont Pen était l’auteur — cette seule pensée suffisait à la faire frémir — allait bientôt nécessiter un deuxième tirage. Tout le monde ignorait bien sûr qui l’avait écrit, et Pen priait chaque jour pour que nul ne le découvre. Son titre banal,Recueil à destination des femmes, d’un auteur anonyme, dissimulait un contenu si scandaleux que, si jamais quelqu’un la démasquait, Pen finirait à coup sûr recouverte de goudron et de plumes. A cette idée, elle fronça involontairement les sourcils et cessa soudain d’agiter frénétiquement son éventail pour le refermer d’un geste brusque.
* * *
Robin Sackville Tufton, comte de Thanet, s’appuya négligemment contre une colonne en marbre. Il était animé par la furieuse envie d’être ailleurs. Son père venant de mourir, il était devenu comte et, dans fort peu de temps, il allait devoir assurer la descendance de sa lignée. En d’autres termes, engendrer un héritier. Il lui fallait donc trouver une comtesse susceptible de porter cette progéniture. Et, pour y parvenir, il était contraint d’assister à ces insupportables bals, à la recherche d’une légitime épouse. C’est pourquoi il se retrouvait là, planté contre une colonne, résistant à l’envie de se gratter le cou — qui le démangeait terriblement sous sa lavallière ! De plus, il était contrarié de ne pas pouvoir danser, alors qu’il brûlait de le faire : depuis peu, il était devenu un trop beau parti pour se permettre d’inviter n’importe quelle cavalière. Laissant vagabonder son esprit, son regard se posa sur lady Dalrymple. Elle n’était plus en âge de danser, mais elle avait gardé un esprit vif et alerte. Soudain, son attention fut attirée par une femme, assise au côté de la douairière, qui agitait son éventail. Presque tout, dans son visage, évoquait la rondeur : elle avait de grands yeux, des joues pleines et un nez légèrement retroussé. Mais le plus étonnant était ses yeux : étirés en amande, ils lui rappelaient ceux d’un chat. Il aperçut également son menton lorsqu’elle abaissa son éventail dans un froncement de sourcils : un ravissant petit menton qui, lui, n’était pas rond du tout. Le cœur de Robin cessa de battre un bref instant. Il ignorait qui était cette femme. Mais il lui fallait le découvrir au plus vite.
* * *
— Qui regardez-vous avec autant d’insistance ? demanda lady Dalrymple, interrompant la rêverie de Pen. — Personne, s’empressa de répondre Pen, en ouvrant de nouveau son éventail. J’étais plongée dans mes pensées, je vous prie de m’en excuser.
— Lorsque j’avais votre âge, commença Prudence sans s’attarder sur les propos de sa dame de compagnie, je n’adressais la parole qu’aux gentlemen convenables, ceux qui pouvaient faire les meilleurs maris. Mais, à mon âge, je préfère les débauchés : leur conversation est bien plus intéressante ! Et converser avec un homme, ajouta-t-elle avec un profond soupir, c’est bien la chose que je puisse encore faire… Tandis que Pen riait, la comtesse marqua une courte pause, avant de reprendre sur le ton de la confidence : — C’en est un, vous savez. — Je vous demande pardon ? s’enquit Pen d’un air absent. — L’homme que vous regardez. C’en est un… Un débauché, précisa Prudence en le pointant presque du doigt. Pen saisit avec douceur l’irrévérencieuse main. — C’est un séducteur invétéré, poursuivit la douairière. Il a couché avec la majeure partie des femmes qui assistent à ce bal, vous pouvez me croire. Rien à voir avec son père ! Pen savait d’expérience que Prudence Dalrymple était capable de continuer sur sa lancée indéfiniment. Prenant une profonde inspiration, elle l’interrompit brutalement.
TITRE ORIGINAL :THE EARL TAKES A LOVER Traduction française :EMMANUELLE SANDER ® HARLEQUIN est une marque déposée par le Groupe Harlequin ® SEXY est une marque déposée par Harlequin © 2011, Katharine O’Neill McDevitt. © 2015, Harlequin. Le visuel de couverture est reproduit avec l’autorisation de : © fotoduki / Shutterstock Réalisation graphique couverture : L. SLAWIG (Harlequin) Tous droits réservés. ISBN 9782280350280
Tous droits réservés, y compris le droit de reproduction de tout ou partie de l’ouvrage, sous quelque forme que ce soit. Ce livre est publié avec l’autorisation de HARLEQUIN BOOKS S.A. Cette œuvre est une œuvre de fiction. Les noms propres, les personnages, les lieux, les intrigues, sont soit le fruit de l’imagination de l’auteur, soit utilisés dans le cadre d’une œuvre de fiction. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, des entreprises, des événements ou des lieux, serait une pure coïncidence. HARLEQUIN, ainsi que H et le logo en forme de losange, appartiennent à Harlequin Enterprises Limited ou à ses filiales, et sont utilisés par d’autres sous licence.
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