Idylle interdite

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180 pages
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Pour sauver sa famille, Elsie accepte d’épouser Rafael Fernandezes, un homme plus âgé et réputé dangereux. Elle en a d’ailleurs la confirmation le jour où il assassine de sang-froid un homme sous ses yeux.


Soren est policier, il est chargé de faire tomber Rafael Fernandezes mais cela s’avère plus facile à dire qu’à faire...


La rencontre entre ces deux êtres lors d’un interrogatoire de routine est pourtant une évidence. Alors quand Elsie se retrouve sous protection policière après une confession qui pourrait faire condamner son mari pour de bon, elle retrouve Soren et une idylle naît entre eux... Mais est-ce si facile de se défaire de l’emprise d’un homme comme Rafael ?

Rien n’est moins sûr...

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EAN13 9782819103288
Langue Français

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Idylle Interdite
J.A. Curtol Idylle Interdite
« Le Code de la propriété intellectuelle et artisti que n’autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l’article L.122-5, d’une part, qu e les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ay ants droit ou ayants cause, est illicite » (alinéa 1er de l’article L. 122-4). « Ce tte représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal. » © 2018 Les Editions Sharon Kena www.leseditionssharonkena.com
Première partie Prologue Chapitre 1 Chapitre 2 Chapitre 3 Chapitre 4 Chapitre 5 Chapitre 6 Chapitre 7 Chapitre 8 Chapitre 9 Deuxième partie Chapitre 10 Chapitre 11 Chapitre 12 Chapitre 13 Chapitre 14 Chapitre 15 Chapitre 16 Chapitre 17 Chapitre 18 Troisième Partie Chapitre 19 Chapitre 20 Chapitre 21 Chapitre 22 Chapitre 23 Chapitre 24 Chapitre 25 Chapitre 26 Chapitre 27 Chapitre 28 Chapitre 29 Chapitre 30 Chapitre 31 Chapitre 32 Chapitre 33 Chapitre 34 Chapitre 35
Table des matières
Chapitre 36 Chapitre 37 Épilogue
Première partie
Prologue
Elsie Mes parents viennent de m’ordonner de les rejoindre alors que j’avais prévu de sortir faire du shopping avec mes amies. J’aimerais beaucoup couper court à la discussion qui m’attend inévitablement, car je me d oute que je ne vais pas l’apprécier. Je n’ai pas respecté leurs consignes la semaine der nière et je pense qu’ils voudront me sermonner. Je ne peux pourtant pas refuser de vo ir mes parents, surtout aux vues du message qu’ils m’ont fait parvenir… Je suis née dans une famille riche où tout tourne a utour de l’argent, et où les enfants doivent se taire et obéir, quel que soit ce qu’on leur demande ou impose. Je me rends légèrement angoissée jusqu’au bureau pa ternel, deux étages plus bas. Quand j’y arrive, un frisson me traverse l’échine e t me glace le sang. Je frappe tout de même à la porte, ignorant mon mauvais pressentiment . – Entre, Elsie ! gronde la voix bourrue de mon père . – Papa, Maman, pourquoi m’avoir convoquée ainsi ? q uestionné-je brusquement avant de me rendre compte qu’ils ne sont pas seuls dans la pièce. Un homme d’environ quarante ans, brun au visage ass ez effrayant de par son expression fermée, se tient debout en retrait derri ère mon père. – Elsie, voici Rafael Fernandezes… – Enchantée, déclaré-je automatiquement avec courto isie sans comprendre pourquoi mon père me le présente. – Mademoiselle Mendeza, ravi de vous rencontrer ! V ous êtes encore plus belle que ce que vos parents m’avaient décrit. Cette remarque ne me dit rien qui vaille, mais par politesse, je souris et attends la suite. – Elsie, comme tu le sais, maman et moi avons quelq ues problèmes financiers à l’heure actuelle, et Rafael est notre principal cré ancier. Il a gentiment accepté d’effacer notre dette et de nous laisser repartir à zéro, mai s pour cela nous devons faire quelque chose pour lui, une sorte de cadeau, tu comprends, Elsie… – Je t’écoute, papa, affirmé-je, anxieuse en voyant le dénommé Rafael dévoiler un petit révolver caché sous son manteau. – La condition pour notre nouvelle vie, Elsie, c’es t que tu deviennes sa femme… – Tu plaisantes ?! hurlé-je, outrée. Toutefois mon père n’a pas le temps de répondre que l’arme que j’ai aperçue se pose sur sa tempe. J’étouffe un cri d’effroi et m’a pprête à supplier l’homme de ne pas l’abattre quand il prend la parole. – Mademoiselle Mendeza, je crains que votre père ne vous ait dit la vérité. Voici le marché. Soit, vous m’épousez et je laisse la vie sa uve à vos parents, ainsi qu’un joli pactole pour qu’ils puissent repartir à zéro ailleu rs, soit vous refusez et je les tue sous vos yeux.
*** Deux mois plus tard. Je me presse dans l’allée qui mène au grand manoir où je vis maintenant. Il pleut des cordes, et je suis déjà trempée de la tête au p ied, et ce, malgré mon manteau imperméable et mon parapluie. Le ciel est bas et gr is à l’image de mon moral à l’idée de pénétrer dans cette maudite maison. J’habite ici depuis à peine moins d’une semaine, de puis mon mariage à vrai dire, et je déteste par-dessus tout cet endroit. C’est un co mble, je le sais. Être une jeune mariée et être malheureuse, ce n’est pas très compa tible. Je devrais flotter sur un petit nuage rose, mais j’en suis incapable, et pour cause … Mes parents criblés de dettes m’ont vendue – ou plutôt mon corps – à leur princip al créancier. Rafael Fernandezes est un baron de la drogue la nuit, et un avocat cor rompu le jour. Autant dire qu’il ne vaut mieux pas s’en faire un ennemi et, même si tou t le monde sait de quoi il est capable, la police n’a jamais réussi à le coincer, faute de soutien et de preuves valables. Je me suis donc retrouvée mariée contre m on gré à cet homme dans l’unique but de sauver ma famille. Toutefois je suis conscie nte que mon sacrifice a permis d’effacer leur énorme dette mais à vingt et un ans, j’ai encore du mal à renoncer à ma liberté, à mes rêves et à l’Amour. J’entre dans le hall et m’empresse de retirer mon m anteau trempé ainsi que mes chaussures. Une fois au sec, je m’ébroue tel un chi en. Mes longs cheveux bruns sont dégoulinants et plaqués contre mon crâne, mon maqui llage a dû couler, je dois être réellement hideuse, mais je n’en ai que faire. Je n e cherche pas à être séduisante, surtout pas pour mon nouveau mari. J’essaie par tou s les moyens de retarder l’inévitable, et jusqu’à maintenant Rafael a été pl utôt patient, mais je crains fort qu’il se lasse très rapidement d’attendre. Il va réclamer so n dû tôt ou tard, et ce jour-là, je n’aurai plus qu’à fermer les yeux et m’imaginer ail leurs. Je marche dans les couloirs vides jusqu’à ma salle de bain privative, je suis soulagée de ne pas avoir croisé mon mari. J’aurai a ssez du diner pour le voir. Je verrouille hâtivement la porte de pièce derrière mo i et me jette sous l’eau chaude. La douche me délasse et me permet presque d’oublier un instant ma condition. Je laisse mes paupières se clore et profite de la chal eur bienfaisante qui m’enveloppe. Ce moment de grâce dure plusieurs minutes jusqu’à ce q u’on frappe à la porte. Je finis donc de me rincer les cheveux rapidement et m’envel oppe dans une serviette éponge blanche moelleuse avant de réagir. – Oui ? – Elsie, le diner est servi, tout le monde t’attend , gronde la voix grave de Rafael derrière le battant. – J’arrive ! Laissez-moi juste le temps d’enfiler d es vêtements secs. – Bien sûr, accepte-t-il doucement. Je l’entends s’éloigner dans le couloir et je soupi re. Je termine donc de me sécher puis je passe une jolie robe bleue toute simple. Ra fael a exigé que je ne porte que ce genre de vêtements en sa présence. Je ne sais pas p ourquoi, mais cela me dérange, surtout en cette période hivernale. Le froid étant de rigueur, ce type de tenues n’est pas tellement adapté. Je ne souhaite pas fâcher mon dangereux mari, alors j’obéis tant bien que mal. Une fois habillée et les cheveux secs, je prends mo n courage à deux mains et sors de la pièce. Je traverse le manoir en direction de la salle à manger, mais, à mi-chemin,