Impatiente
40 pages
Français

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Description

Lolita n’est pas une jeune femme née sous une bonne étoile, loin de là. Abusée dans le passé, elle se réfugie dans le plaisir, la douleur et la soumission. Sa rencontre avec différents Dominants lui procure certains plaisirs, mais ne la comble pas totalement, jusqu’à le rencontrer, Lui. Celui qui va lui permettre de voir la soumission de façon différente, mais pas seulement...

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 37
EAN13 9791034811410
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0030€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Impatiente
Série  : Honore-moi  !

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Nell
 
 
Impatiente
Série  : Honore-moi  !

 
 
Couverture : Maïka
Photo : Jérôme Lamanolo
 
 
Publié dans la Collection Indécente
Dirigée par Eva Adams
 
 

 
 
© Evidence Editions  2019

 
Mot de l’éditeur
 
Evidence Editions a été créée dans le but de rendre accessible la lecture pour tous, à tout âge et partout. Nous accordons une grande importance à ce que chacun puisse accéder à la littérature actuelle sans barrière de handicap. C’est pourquoi nos ouvrages sont disponibles en format papier, numérique, dyslexique, malvoyant, braille et audio.
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Déjà publié dans la série Honore-moi

– L’impudique de Khunlung
– Muse le temps d’un roman de Syn Daï
– Le loup que je ne suis pas de Camille Chardon
– Détachez-moi de Vince Do
– Servi à point de Alexandre Navarro
 
 
 
Avertissement
 

 
Texte réservé à un public majeur et averti
 
 
 
 
Prologue




Les violences physiques ou mentales peuvent détruire un enfant à vie, surtout quand celles-ci viennent de ses parents. Entre être rabaissé sans cesse, être cantonné au rôle de statue humaine, voire à la place d’un chien, ou entendre tous les jours, « tais-toi », « pas bougé », « mange correctement », etc., c’est épuisant.

Voilà ce que j’ai vécu durant mon enfance, et ce n’est pas le pire. Car pendant mon adolescence, un autre acte abominable est venu s’ajouter à ma vie, « le viol ». Être violée régulièrement par quelqu’un qu’on connaît n’est pas facile à vivre, surtout quand c’est un ami de vos parents.

J’ai encaissé tout cela sans rien dire. Je me suis créé une carapace pour paraître quelqu’un de bien, à ce jour, personne ne l’a encore fait voler en éclats. J’attends celle-ci avec impatience, car même si j’ai besoin de cette douleur et du sexe pour pouvoir respirer, j’ai aussi besoin de cette personne qui me délivra de ce cercle vicieux. J’ai remplacé les coups par de l’automutilation, et encore parfois j’arrive à tomber sur des mecs qui m’en donnent juste pour le plaisir. Vous me prenez pour une dingue, je sais, mais cette folie me fait penser à autre chose que mon enfance merdique et volée.

Le jour où je rencontrerai l’homme de ma vie, il ne m’infligera pas cette douleur pour me faire mal, mais seulement pour mon unique plaisir.
 
 
 
Chapitre 1

 
 
 
Lolita
Je m’appelle Lolita et j’ai vingt-deux ans. Je vis à Paris et fais des études de médecine. Je suis une soumise insoumise, car je n’ai pas encore trouvé mon Maître, celui à qui j’appartiendrai pour toujours.
 
Je suis devenue soumise à l’âge de vingt ans. J’avais une amie qui connaissait quelqu’un qui organisait des soirées sexes. Elle ne savait pas du tout dans quoi on mettait les pieds et moi, malgré mon passé, j’y ai trouvé un peu de réconfort. J’ai fait la rencontre de plusieurs personnes, mais j’ai été vite repérée en tant que novice. C’est là que j’ai rencontré mon premier Maître, Allan. Je suis restée avec lui pratiquement un an, mais j’ai vite compris que ce n’était qu’un manipulateur narcissique. Il ne me traitait pas à ma juste valeur, mais je n’en avais rien à faire, car il me donnait ce que je réclamais, la douleur. Il me maltraitait, me rabaissait encore plus que ce que mes parents avaient pu me faire, mais ce n’était pas grave, car il me disait sans arrêt qu’il m’aimait, qu’il me donnerait plus, toujours plus. Je lui ai raconté ce que j’avais subi et que j’aimais m’automutiler. Alors, un jour, pendant qu’il me baisait comme une chienne (voilà ce que j’étais pour lui), il m’a tailladé les veines. Il pensait me faire du bien, mais il a très mal calculé son coup, et j’ai failli y rester. Par chance, il a quand même appelé les pompiers avant de se tirer, quel lâche, quand j’y repense ! Quand j’ai pu retourner à l’une de ces soirées, je ne me suis pas gênée pour lui faire une mauvaise réputation. Je leur ai expliqué ce qu’il m’avait fait subir et qu’il avait failli me tuer. Il a été banni du cercle et quelqu’un veille sur lui de très près, pour qu’il ne s’en prenne plus à de pauvres jeunes filles fragiles. Un mec comme lui peut vous faire devenir une vraie loque en très peu de temps, et vous couper du monde en un claquement de doigts.
 
J’ai commencé l’automutilation quand j’étais encore chez mes parents. Je suis partie de chez eux le jour de mes dix-huit ans. Comme ça, je ne leur devais plus rien, et surtout ils ne me feraient plus aucun mal, ainsi que leur ami. C’est ce que je croyais, mais à cause d’eux, eh bien, j’ai besoin de cette douleur perpétuelle et du sexe pour respirer pleinement. Je ne peux pas vivre sans le sexe, j’ai besoin aussi de ça pour m’oxygéner. Je suis peut-être reléguée dans le clan des marie-couche-toi-là, de pute ou bien de salope, mais je les laisse parler. Personne dans le peu d’amis que j’ai ne connaît mes secrets les plus sombres ni les étudiants qui couchent avec moi, car je me débrouille toujours pour que ce soit dans le noir, ou alors qu’ils me prennent en levrette. J’ai des cicatrices à l’intérieur des bras, des cuisses et sur le ventre. Je me suis toujours entaillée à des endroits où personne ne pourrait les voir. Au début, sentir la lame me rentrer dans la peau me tirait les larmes, car ce n’est pas facile de s’infliger une douleur, mais à force, la lame du scalpel rentre comme dans du beurre. Et la dose de bonheur qu’elle me procure peut être là pour un bon bout de temps, si je la comble avec le sexe. Avec les années, je m’entaille moins qu’avant, soit une à trois fois par semaine, au lieu de trois fois par jour auparavant.
 
Personne ne comprendrait pourquoi je fais cela, et on me prendrait pour une cinglée. On me ferait sûrement enfermer chez les fous. Pour ceux qui les voient, je dis que j’ai eu un accident et que ce sont des coupures, car je suis passée par une vitre en étant ado. Pour celles qu’Allan m’a infligées, je les cache par des bracelets, car celles-ci, on ne peut pas les louper. Elles sont larges et profondes, voilà pourquoi j’ai failli mourir, il a trop appuyé pendant qu’il enfonçait la lame dans ma peau. Son geste n’a pas été franc, par conséquent, elles sont irrégulières, car il a dû trembler pendant qu’il m’ouvrait les veines. Si je ne veux pas mettre mes bracelets, j’ai trouvé une astuce pour les camoufler un peu comme un militaire en période de combat. Je les cache sous du fond de teint de la couleur de mon timbre de peau ou un peu plus foncée pour l’été. C’est quelque chose qui fonctionne bien.
 
Après Maître Allan, j’ai fait la connaissance de Meg, une soumise qui fréquentait elle aussi les mêmes soirées que moi. Elle était avec son Maître depuis peu et il l’avait amenée là pour lui montrer ce à quoi elle pourrait participer dans d’autres soirées. Celles qui se passaient au Donjon étaient les plus populaires, mais surtout les plus privés. On n’y rentrait que par invitation et toujours avec un dress code. Pas très compliqué pour les hommes, leur thème était le mot sombre, quant aux femmes, c’était souvent sexy, blanc, coloré, rouge et j’en passe, mais les mêmes revenaient régulièrement. On a sympathisé toutes les deux, j’ai appris qu’elle avait le même âge que moi et que ça ne faisait que trois mois qu’elle habitait dans la capitale. En fait, elle a déménagé à la demande de son Maître. Apparemment, c’est une soumise qui suit son rôle à la lettre. Elle ne désobéit jamais, elle ne se fait jamais punir… Voilà pourquoi, il lui a demandé de venir habiter si rapidement chez lui. C’est une personne facile à vivre. Je suis contente d’avoir trouvé quelqu’un avec qui parler de ce mode de vie. Oui, j’avoue que pouvoir parler de sexe, de soumission ou autre avec une personne qui s’y connaît me fera du bien.
 
***
 
Nous sommes samedi soir, la semaine a été limite, mais j’ai réussi à faire peu de dégâts sur mon corps. J’ai reçu un message de Meg m’avertissant qu’une soirée serait donnée. Ne connaissant pas du tout l’adresse, elle a demandé à son Maître si je pouvais me joindre à eux. La réponse a été oui et depuis jeudi que je l’ai reçue, je suis tout excitée. Voilà la raison de ma retenue concernant mes coupures. Je trépigne d’impatience dans mon salon, je n’arrête pas de regarder par la fenêtre si je vois une voiture en bas de ma rue. Je ne connais pas du tout son Maître et cela me stresse un peu. Au moment où je vais vérifier pour la centième fois au travers de la vitre, un coup de sonnette retentit. Je récupère mon sac et appuie sur le bouton de l’interphone.
— Oui.
—...