Indomptable 2 - Bienvenue en enfer

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105 pages
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L’enfer continue. Pour John, pour moi et tous les autres. Je pensais à tort que tu me foutrais enfin la paix, que ton souvenir ne reviendrait jamais. Te voilà de retour, prêt à me torturer de l’intérieur comme de l’extérieur. Pourquoi t’acharnes-tu autant ? Pourquoi suis-je si spéciale à tes yeux ? N’essaye pas de me mentir, j’ai lu dans ton regard cette emprise que tu cherches tant à faire perdurer.

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Nombre de lectures 54
EAN13 9782374472669
Langue Français

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INDOMPTABLE 2 Bienvenue en Enfer Dark Romance
Miley AARON
INDOMPTABLE 2 Bienvenue en Enfer Dark Romance
ISBN papier978-2-37447-267-6
ISBN numérique978-2-37447-266-9
Février 2018© Erato–Editions Tous droits réservés - Imprimé en France Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur et strictement réservée à l’usage privé du client. Toute reproduction ou diusion au prot de tiers, à titre gratuit ou onéreux, de tout ou partie de cette œuvre, est strictement interdite et constitue une contrefaçon prévue par les articles L 335-2 et suivants du Code de la Propriété intellectuelle. L’éditeur se réserve le droit de poursuivre toute atteinte à ses droits de propriété intellectuelle devant les juridictions civiles ou pénales
PROLOGUE
« Certaines règles sont faites pour être transgressées. » Miley Aaron Lorsqu’elle s’éveille, elle cherche d’instinct à se coller contre son amant, mais sa main touche une place vide. Elle nit par ouvrir les yeux quelques secondes plus tard pour découvrir l’horreur : des taches rouge sombre souillent les draps et la couverture. Dehors, il pleut et le tonnerre gronde. Avallon panique. Elle saute du lit et se met à courir à travers le loft. Il n’y a rien d’autre que du sang : les murs, le carrelage et les meubles en sont recouverts. Lorsqu’elle arrive dans la cuisine, elle voit avec horreur un poignard maculé d’hémoglobine, mais aucune trace de la présence de John. La jeune femme descend au jardin, mais n’y trouve que le silence. Elle se résout vite à l’évidence : il a été enlevé. Le temps de paix est terminé. Le seul être capable de faire une telle chose n’est autre que Ryan Evans. Celui qui n’abandonne jamais, celui que la colère tourmente à chaque instant. Avallon se laisse tomber au sol. Peut-être est-il d éjà mort. Après tout ce temps, il n’est toujours pas décidé à la laisser en paix. Mais que lui a-t-elle fait ? Est-ce parce qu’elle a refusé de suivre les règles ? Ces derniers mois aux côtés de John ont été si beaux, juste parfaits. Le vent ne prévient pas quand il tourne et Avallon sait au plus profond d’elle-même que le combat doit reprendre. Attraper son arme et la dégainer, tirer au bon moment et éliminer la cible tenace. Je ter son corps et son âme dans un combat dont personne ne connaît l’issue d’avance. Continuer malgré l’envie d’abandonner qui la hantera encore, mais survivre malgré tout. Avancer, ne pas se poser de q uestions, rester vigilante et puis espérer survivre jusqu’au lendemain. Encaisser les coups sans rien dire, se laisser faire et ne lui laisser aucune prise. Un rôle dont elle ne veut pas reprendre le costume, mais qui, pourtant, la sauvera peut-être d’une mort certaine. Soudain une sonnerie de téléphone retentit ; elle sursaute. La jeune femme se lève di4cilement et se dirige vers son cellulaire. Le bruit provient du salon. Sur la table basse, elle découvre avec stupéfaction la conrmation de sa peur : le téléphone que Ryan lui avait ordonné d’avoir toujours sur elle. Il indique un message en provenance d’un numéro inconnu : « N’oublie pas que tu as un contrat à honorer. » — Comment l’oublier ? murmure-t-elle tout bas. Elle jette un regard par les baies vitrées, l’océan est agité. Puis, elle s’assoit sur l’un des fauteuils et ne détache pas son regard du SMS. Elle aurait voulu mourir, pourquoi l’a-t-on sauvée ? La vie sur Terre lui présage un avenir terne, tandis que le néant sinistre lui orait tout de même la paix. Les larmes se mettent à couler le long de ses joues, alors qu’elle repense à tous ces instants dans les bras d’Ava, leur fuite dans ce lieu si paisible avec une nouvelle identité. Un bourg tranquille où personne ne les connaissait. Ces gens-là ne s’intéressent pas à la vie parisienne ni à ces scandales dont elle faisait encore la une, il y a quelques mois. — Mais qu’est-ce qui a pu merder ? Avallon retrace les évènements dans sa tête et ne voit aucune erreur. Pourtant, elle sent que quelque chose lui échappe. Quelle est la faille dans le système ? Soudain, le téléphone sonne à nouveau. Le numéro qui s’a4che lui est familier : c’est celui d’Evans. Il vient de lui envoyer une vidéo. Elle attrape l’appareil et regarde bientôt avec horreur John attaché par des chaînes sur une chaise. Ses pieds, ses jambes, ses bras, son torse sont ligotés. Autour de son cou, Ryan a enroulé un collier étrangleur qu’il peut utiliser quand bon lui semble pour torturer sa victime. — Avallon, regarde ce que tu as encore fait. À cause de toi, je dois perdre mon temps à réparer tes bêtises, dit-il en étranglant John qui suoque pendant quelques secondes avant que Ryan ne desserre son étreinte. Nous avons un contrat, il me semble que tu l’as oublié, mais je te pardonne, car je sais que tu n’as pas toutes tes facultés mentales. C’est pourqu oi, demain, mon nouveau second, Wolf Dickens, viendra te chercher pour te ramener à la maison. Il t’accompagnera tout comme John le faisait avant que tu ne le pousses à me trahir. Et s’il te prend l’envie de transgresser les règles comme tu aimes tant le faire, je l’égorge dans la seconde. Tu vas donc reprendre ta place et jouer ton rôle, comme tu sais si bien le faire quand tu le veux.
La vidéo se termine et Avallon se retrouve dans un silence angoissant. Elle regarde l’heure : il est midi. Demain, l’enfer reprendra le contrôle. Impossible de fuir, sous peine de perdre celui qu’elle aime. De toute façon, même si elle le faisait, il la retrouverait partout où elle irait.
Chapitre1: Àtoi,monamour
«Ton regard est le Soleil qui réchauffe mon cœur, ton corps ma plus belle Lune. » Miley Aaron Il y a bien longtemps que je ne crois plus en l’êtr e humain. J’ai l’impression d’ouvrir les yeux aujourd’hui. Je ne suis pas comme eux et je ne le serai jamais. Je ne veux pas. Je suis très bien comm e je suis, à vivre en marge. Je suis une misanthrope, une anarchiste, appelez-moi comme vous le souhaitez. Honnêtement, ce que le monde pense de moi, je n’en ai rien à foutre. Je pensais pouvoir vivre ainsi, mais il y a eu toi. J’ai tué un homme qui disait être de ma famille ; je l’ai regardé droit dans les yeux, je lui ai tiré dessus sans aucun scrupule, mais toi, tu m’as regardée d’un air désolé. Tu ne voulais pas que je sois comme ça. Je n’ai aucun regret, John, et je n’en aurai pas. Parce qu’à partir de cet instant, j’ai compris les sentiments que tu me portais et ça a tout changé. Tu m’as permis de survivre jusqu’au lendemain matin, d’y croire un instant, et pour ça je ne te remercierai jamais assez. Je t’aime plus que je ne n’ai jamais aimé. Tu as risqué ta vie pour moi et aujourd’hui… Es-tu encore en vie ? Ryan peut me mentir à tout instant, parce que s’il veut se séparer de toi, il le fera. Peut-être l’a-t-il déjà fait, mais je ne veux pas le croire. Ce type est dingue, plus que moi. Je me mets à divaguer, mais sache une chose : si demain je ne réussis pas à nous sauver, je me tuerai. J’en fais le serment. Je me suis ratée une fois, pas deux. Je regarderai la mort en face et la laisserai m’emporter. J’accepterai le châtiment qu’elle m’imposera, même le pire des enfers. Dans le fond, je vivrai toujours grâce à l’amour que tu me portes. Avec toi, j’ai retrouvé la foi et ça, personne d’autre que toi n’a su y parvenir. Je t’aime plus que tout, John. Tu m’as si souvent dit qu’il fallait vivre, ne jamais renoncer, rester debout. Même lorsque vos jambes ne vous portent plus, se relever malgré la douleur, puis survivre, qu’importe le prix à payer. Tu me disais que nous n’étions pas humains, mais deux machines entraînées pour tout encaisser et faire face aux pires épreuves. Tu m’as dit de vivre, qu’importe les évènements ; tu me l’as répété tant de fois. Il est tem ps pour moi de partir, j’aperçois la voiture avec un homme en noir. Retrouver l’enfer. J’aimerais tant avoir ta force, ta présence à mes côtés, pouvoir te serrer dans mes bras une dernière fois. Survivre, combattre, gagner, pour toi, mon amour.
CChhaappiittrree2: Face-à-facecauchemardesque
«À terme, nous tomberons tous. Les uns après les autres. Des chutes longues et douloureuses pour son plus grand plaisir. » Miley Aaron Lavoiture s’arrête en bas de la tour et Wolf quitte la voiture. Il ouvre la portière arrière et fait signe à Avallon de sortir. La jeune femme lui lance un regard de haine, mais il n’est pas stupide : Turner sait que derrière cette carapace se cache une peur immense. — Suivez-moi, ordonne-t-il. — Où voulez-vous que j’aille ? Ils entrent dans le hall et les journalistes sont déjà là. Ils les prennent en photo et commencent à poser leurs questions « people » stupides. Wolf fait signe à ses hommes de les maîtriser a0n qu’ils puissent rejoindre les ascenseurs. Après quelques minutes de lutte interminable pour se fau0ler entre les reporters, il appuie sur le bouton du dernier étage, là où se trouve le bureau de l’infâme PDG. La porte s’ouvre et Avallon retrouve les murs familiers, les odeurs de papier et d’imprimante, les employés au regard de chien battu qui se disputent entre eux pour avoir le plus beau rôle du spectacle. Turner lui fait signe patienter quelques instants et rentre dans le bureau d’Evans sans avoir dit un mot. * John ressort quelques minutes plus tard, le visage fermé. La porte est grande ouverte et il fait signe à Avallon de venir vers lui. Elle inspire un bon coup et se dirige d’un pas ferme dans l’antre du loup. Ryan est là, assis à son bureau, l’air triomphant. Son regard est celui de l’être indomptable, son sourire, celui du sadique. À ses pieds, Lady observe la scène et 0xe chaque personne pour leur montrer que son propriétaire est le maître incontesté des lieux et de tout ce qui s’y déroule. Il se lève et se dirige vers la jeune femme. — Avallon, ma chérie, comme tu m’as manquée ! dit-il les bras ouverts, prêts à l’accueillir. La jeune femme le laisse venir ; il la serre contre lui. — Où que tu ailles, je te retrouverai toujours. Dan s la mort, dans le plus sombre des enfers, je te possèderai pour l’éternité. Il interrompt l’étreinte et congédie ses employés, sauf Turner. Evans retourne s’asseoir à son bureau et invite la brune à prendre place. Elle le fait sans se rebeller et le regarde droit dans les yeux. À sa droite se trouve son nouveau second. Elle ne l’a jamais vu dans l’entreprise. Durant l’espace de quelques secondes, elle a l’impression de revoir John, plusieurs mois auparavant. Mais ce n’est pas lui, seulement un autre type qui va commettre des actes macabres ; peut-être ne le sait-il pas encore. — Sais-tu ce qui va se passer dans les prochaines semaines, Avallon ? demande-t-il, le corps tourné sur l’immense vue de la Capitale. — Non, répond-elle froidement. — Eh bien, laisse-moi te l’expliquer dans un langage adapté à ta cervelle de moineau. Cette nouvelle partie va se dérouler sous les yeux du monde entier. C’est bien sûr une évidence, puisque toi et moi sommes fiancés pour eux. À l’issue de celle-ci, tu mourras, parce que telle est la règle. — T’es juste barré, mon pauvre gars. — Non, j’aime regarder les gens mourir. Je trouve ça plus instructif et plus divertissant que la boîte à merdes électroniques qui débite des conneries à la seconde. — C’est ce que je dis, tu es fou ! — Non, réaliste. Tu devrais essayer une fois, puis on en parle autour d’un café, d’accord ? — Va te faire foutre, Ryan !
— Est-ce que j’ai bien entendu ? Turner ? — J’ai entendu la même chose que vous, Monsieur. — Faites entrer le prototype. Ryan sourit vicieusement. Avallon n’aime pas son sourire, signe d’un mauvais présage. Qu’est-ce qu’il a encore en réserve ? Le bras droit sort de la pièce et revient accompagné par trois hommes qui tiennent John, enchaîné. Bien que mal en point, il garde son air déterminé, son regard qui vous dit toujours que tout ira bien. Intérieurement, elle sourit ; il a toujours réussi à lui faire garder espoir. Ce jeu n’a peut-être pas d’issue, elle le sait au plus profond de son être, mais croire qu’il y en a une lui a toujours permis de survivre. Un sourire s’esquisse sur son visage. Mais le temps du bonheur ne dure jamais vraiment et Evans est là pour le lui rappeler. Il dégaine son flingue et presse le canon sur la tempe de son ancien sbire. — Un seul faux pas de l’un ou l’autre et je lui fais exploser la cervelle, t’as bien compris ? C’est vous qui détenez les clés de votre destin. Je me réjouis déjà du spectacle, parce que, tôt ou tard, vous commettrez une erreur et je serai là. Je vais l’attendre avec la plus grande impatience, parce que vous le faites toujours. Il existe continuellement cet instant précis où vous baissez votre garde. — C’est ce qu’on verra, répond Ava en serrant les dents. Dans le fond, elle se maudit, parce qu’elle sait pertinemment qu’il a raison. Malgré la grande lucidité dont elle fait preuve, sa naïveté chronique la perd constamment. Avallon essaye de ne rien laisser paraître, mais c’est diHcile, surtout face à un type qui vous connaît presque par cœur. Peut-on espérer jouer dignement quand votre adversaire maîtrise mieux que vous la plupart de ses pions ? * — Maintenant, laissez-nous. Emmenez John se faire soigner, qu’il soit sur pied rapidement, dit-il d’un ton grave. Turner attache Lady et sort avec les hommes qui se chargent de Jo. Dès que la porte se ferme, Avallon se lève de sa chaise et recule. Ryan éclate de rire et se dirige vers elle. — Qu’est-ce qu’il se passe, Avallon ? Nous sommes entre nous, tout va bien. — Qu’est-ce que tu me veux, Ryan ? — Je dois bien admettre que ça fait longtemps que je ne l’avais pas vue. — De qui tu parles ? — De cette peur si savoureuse dans tes yeux, poursuit-il en défaisant sa ceinture. Et c’est reparti pour un tour…, se lamente-t-elle. Ses mains sur son corps, son parfum qu’elle déteste tant, son sourire pervers… Les souvenirs envahissent son esprit et elle se retrouve incapable de bouger. La jeune femme se hait : après avoir enduré toutes ces épreuves, comment peut-elle rester 0gée sur place par la peur ? L’ultime vérité ne peut être niée : Evans la possède toujours. Le PDG n’a aucun mal à l’attraper. Il lui tient férocement le poignet ; elle hurle. Ryan la plaque contre le mur, entre deux armoires hautes. Il caresse ses cheveux, embrasse son visage, puis son cou, avant de refermer une de ses mains sur sa gorge pour l’étrangler et forcer l’entrée de sa bouche. Avallon cherche à se défendre, mais il la giKe violemment. Elle ne pleure pas encore ; la jeune femme cherche juste à trouver une image apaisante dans son esprit pour oublier. Mais rien ne vient, cette douleur est insoutenable, rien ne peut l’aider à s’échapper. À nouveau, elle endure. Ses vêtements tombent au sol et Ava tente de lui résister une dernière fois. Elle reçoit un poing en pleine 0gure, puis un coup de crosse sur la tête. Elle sombre presque dans l’inconscience, elle n’a plus la force de résister. Alors, comme il n’y a pas si longtemps, il rentre en elle, la viole. Elle se sent sale, voudrait hurler, mais aucun son ne sort de sa bouche. Il continue, prend son pied. Evans poursuit de plus belle, plonge son regard fou dans le sien. Il savoure, elle subit. — Un bourreau, une victime. Tel que la vie le veut, lui murmure-t-il avant de se retirer et de la frapper au visage. La jeune femme tombe au sol, à bout de force, mais essaye pourtant de récupérer ses vêtements. Ryan éclate de rire et les lui prend. Il sourit sadiquem ent et active la climatisation qu’il programme à fond. Le PDG quitte son bureau comme si de rien n’était et f erme la porte à clé, la laissant à terre. Avallon
comprend alors que ce qu’elle a vécu jusqu’ici n’était rien comparé à ce qui l’attend dans un avenir proche : il est bien décidé à la regarder crever par terre, comme toutes les autres.