John Stark

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Je connais à présent l’identité de John. Je sais qui il est et la douleur est encore plus intense, broyant les espoirs que j’ai nourris d’être, un jour, heureuse avec l’homme dont je suis éperdument amoureuse. Bien qu’il soit devenu le leader le plus puissant au monde, je ne peux concevoir d’éprouver une totale satisfaction d’être manipulée à nouveau. Cependant, ses paroles me touchent de plein fouet, annihilant mes doutes et appréhensions. Alors, je le laisse me guider et m’aimer comme il lui est possible de le faire en laissant derrière moi bien plus de choses que je ne l’aurais pensé.

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EAN13 9782819101345
Langue Français

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2 – JOHN STARK

 

 

BACKGROUND

 

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Angie L.DERYCKERE

 

 

 

 

 

 

 

 

2 – JOHN STARK

 

 

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« Le Code de la propriété intellectuelle et artistique n’autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l’article L.122-5, d’une part, que les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite » (alinéa 1er de l’article L. 122-4). « Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal. »

 

 

© 2017 Les Editions Sharon Kena

www.leseditionssharonkena.com

 

 

 

REMERCIEMENTS :

 

 

 

 

 

 

Je remercie Cyrielle Walquan, mon éditrice, qui continue à me faire confiance, ainsi qu’à tous les membres de l’équipe des éditions pour le travail monstre qu’ils effectuent en coulisse.

 

Je remercie également Pascale Prudhomme (ma Wonder) pour le temps qu’elle passe à traquer mes fautes avec une rapidité surprenante.

 

À mes bêtas-lectrices :

 

Frédérique Cotret et ma collègue Christelle Morize pour l’aide précieuse qu’elles m’apportent, peaufinant mes écrits avec dextérité.

 

Merci aussi à Julie Vasseur, ma sœur de cœur, qui m’apporte un soutien inconditionnel. À Audrey et Sylvie Robert qui me font part des sentiments et des émotions à chaque fois qu’elles referment un de mes textes.

 

À Véronique Barrère, Mélissa Letabareux, pour leur soutien et leur disponibilité.

 

Je n’oublie pas non plus de remercier mes proches pour la patience qu’ils témoignent quand je suis plongée dans mon manuscrit. Franck, Jymmy, Jason, Nathan et Nolwenn (je vous aime, mes amours).

 

À mes nouvelles lectrices et proches.

 

Merci à tous ceux et celles qui me suivent sur ma page et qui m’encouragent…

 

Et enfin, un immense merci à tous les lecteurs qui, je l’espère, apprécieront ce second tome et prendront autant de plaisir à le lire que j’en ai eu à l’écrire.

 

Bonne lecture à vous.

Je vous embrasse tendrement.

 

Angie L.Deryckère

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Là où la peur n’est plus un frein, tout est possible, surtout ce qui ne l’est pas. »

 

Alexandre Jardin

 

 

Table des matières

 

 

 

CHAPITRE UN

CHAPITRE DEUX

CHAPITRE TROIS

CHAPITRE QUATRE

CHAPITRE CINQ

CHAPITRE SIX

CHAPITRE SEPT

CHAPITRE HUIT

CHAPITRE NEUF

CHAPITRE DIX

CHAPITRE ONZE

CHAPITRE DOUZE

CHAPITRE TREIZE

CHAPITRE QUATORZE

CHAPITRE QUINZE

 

 

CHAPITRE UN

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John Stark

Maison-Blanche - Washington

 

 

 

 

Je me suis toujours dit que ma place était ici, dans le bureau ovale de la Maison-Blanche. Mes rêves de gosse se sont réalisés et mon objectif premier est sur le point de se concrétiser, mais quelque chose me manque.

Quelque chose d’inexplicable…

J’ai tout pour être heureux et satisfait de mes attentes d’autrefois. Cependant, la douleur de ma poitrine et le vide en moi me rendent inextinguible. Comment pourrais-je l’être ?

Malgré la brillante réussite qui m’a mené au sommet de la puissance mondiale, je reste interloqué par le vide intérieur qui m’insupporte.

Le jour où j’ai prêté serment, devant le public et les caméras, main gauche sur la Bible d’Abraham Lincoln, j’ai demandé à Will, un de mes agents et gardes du corps, de se rendre à Forest Piney pour déposer une lettre.

Aujourd’hui, cela fait deux mois que je n’ai pas reçu de nouvelles de Kathleen ou de sa famille. Chaque jour depuis, je me dis que c’est sans doute une bonne chose de ne plus entendre parler d’eux, mais je sais pertinemment que c’est faux. Rester loin d’eux m’éloigne de moi-même, de ce que je suis réellement.

Et puis, je n’oublie pas la promesse faite à Matt. D’ailleurs, j’ai une grosse réunion avec les dirigeants d’une association qui lutte contre les violences conjugales, cet après-midi. Je tiens à être aux premières loges lorsque les caméras se braqueront dans la salle. L’adolescent verra alors que j’œuvre pour cette cause qui me touche de plus près, depuis que je connais les maux qui rongent la douce Kathleen et sa merveilleuse famille.

Ma femme ne comprend pas ma décision, elle aurait préféré que je prenne une heure sur mon emploi du temps pour me rendre au stade des Redskins{1}afin d’encourager les joueurs, avant le coup de sifflet du début de la compétition.

Je n’ai même pas essayé de la convaincre de m’accompagner. Elle ira voir les joueurs tandis que je ferai les meilleures propositions qui soient pour aider les femmes victimes de violences conjugales.

Becky semble se plaire à la place de la Première Dame des États-Unis. Elle assure que les responsabilités, qui lui incombent à présent, sont des broutilles comparées à ce qu’elle pensait devoir faire, une fois notre emménagement. D’ailleurs, elle s’ennuie. Cela fait à peine quelques jours que j’ai pris mes fonctions à la Maison-Blanche et qu’elle est à mon côté tandis que je dirige le pays, et elle a déjà une liste de projets qu’elle compte bien mener à terme. Elle veut se rendre utile, je la laisse faire et de toute façon, je n’ai aucune envie d’empiéter sur son terrain de jeu.

Cela ne servirait à rien de la persuader de rester dans son coin à jouer la femme et l’épouse parfaite. Nous savons tous les deux qu’une fois les caméras éteintes, les portes fermées de nos appartements, le calme plat et le silence lourd de reproches et de regrets s’installent entre nous.

Depuis mon retour à la maison, après mon accident, plus rien n’est pareil. Becky a essayé de savoir où je me trouvais, mais je n’ai jamais rien dit. Tout ce qui compte à ses yeux, c’est que j’ai obtenu le bureau ovale, rien d’autre. Et puis surtout, que j’engage Tony. Le gars avec qui elle me trompe depuis des lustres.

Je secoue la tête, conscient que j’ai fait une grosse erreur en nommant Tony Secrétaire du Chef de Cabinet, mais je n’ai pas pu faire autrement. Tony est quelqu’un de bien, sans compter qu’il baise ma femme, il a en fait tout ce qu’il faut pour effectuer un bon travail. Becky avait souhaité que je le nomme Chef de Cabinet, cela m’était impossible. Pour ce poste, j’ai choisi Geoffrey Steadman, un homme en qui j’ai toute confiance.

Définitivement, je ne voyais pas l’intérêt de placer Tony à un poste aussi important et crucial pour mon bien. Geoffrey est mon homme de confiance, il supervise tout et il est le seul à contrôler l’accès au bureau ovale. C’est lui à présent qui gère mon agenda, s’inquiète des communiqués de presse, qui se charge des communications et engage les membres du personnel de la Maison-Blanche.

D’ailleurs, je dois régler avec lui un problème survenu la veille. Le médecin présidentiel a fait un arrêt cardiaque et ne pourra plus assurer ses fonctions. Je dois donc en désigner un ou deux, mais ce n’est pas évident. Geoffrey veut que les meilleurs soient présents dans l’aile Ouest le plus souvent possible. Nous devons donc désigner deux médecins qui sont prêts à travailler ici pour moi, le Président des États-Unis, de jour comme de nuit.

Évidemment, j’ai pensé à Kathleen, mais comme elle n’a pas répondu à ma lettre, je doute sérieusement de lui faire une telle proposition. Travailler à la Maison-Blanche est difficile, et avec les enfants, je suis persuadé qu’elle rejetterait immédiatement mon offre.

Et puis, je n’oublie pas son secret. Elle se cache et ce n’est pas une bonne solution de travailler pour moi. Cependant, cela arrangerait beaucoup de choses. Elle serait à l’abri ici et je pourrais garder un œil sur elle.

Cette idée me fait réfléchir sérieusement à la question. Je reste pensif pendant plusieurs minutes et décide de décrocher le combiné du téléphone. Très vite, mon interlocuteur me répond :

img3.pngOui, Monsieur le Président ?

img3.pngPourriez-vous venir me voir deux minutes, Geoffrey ?

img3.pngJ’arrive tout de suite.

Satisfait, je raccroche et esquisse un large sourire en ouvrant le dossier épais qui contient un grand nombre de documents. Ils concernent les meilleurs médecins diplômés de l’État. Mon chef de cabinet me l’a apporté hier, juste après la terrible nouvelle.

Des coups sont frappés à la porte. J’invite Geoffrey à entrer. L’homme n’a pas changé depuis que je le connais. Je l’apprécie beaucoup et j’aime à penser que c’est réciproque. Il s’est si investi durant ma campagne, aux côtés de Tony, que je ne pouvais pas décidément nommer quelqu’un d’autre à ce poste.

img3.pngMonsieur le Président, que puis-je faire pour vous ? me demande-t-il en se tenant devant mon bureau, droit comme un i.

Un sourire franc étire mes lèvres. Il a dix ans de plus que moi et j’ai l’impression d’être celui qui devrait le servir.

img3.pngJe voulais vous parler de l’avancement du recrutement pour les médecins.

Il hoche la tête, mais je remarque son air perplexe lorsqu’il se met à plisser les yeux.

img3.pngLe docteur Andrew est toujours présent dans l’aile Ouest, monsieur. Vous ne devez choisir qu’un seul médecin.

img3.pngBien, murmuré-je.

À mon tour, je plisse les yeux et le regarde de façon suspicieuse.

img3.pngIl y a un problème, Monsieur ?

Je soupire longuement et me redresse sur le fauteuil avant de poser mes coudes sur le bureau.

img3.pngJ’ai consulté les documents et je n’ai pas encore réussi à faire mon choix.

img3.pngJe conçois bien que c’est difficile de trouver un médecin qui est prêt à vous servir à la Maison-Blanche et pendant vos déplacements, Monsieur le Président, mais pardonnez-moi d’insister, il faut que vous en nommiez un dès la fin de semaine. Il en va de votre sécurité, Monsieur le Président.

img3.pngJe comprends. J’ai une petite idée, commencé-je avant de me taire pour observer sa réaction.

Je ne suis d’ailleurs pas surpris par l’expression interrogative de ses traits. Toutefois, je ne le fais pas attendre plus longtemps et lui narre en quelques minutes le plan que j’ai improvisé.

img3.pngVous n’êtes pas sérieux, Monsieur ? me demande-t-il en passant une main nerveuse dans ses cheveux noirs où quelques mèches commencent à blanchir.

img3.pngJe le suis. Est-ce possible ? l’interrogé-je du ton autoritaire dont j’ai appris à faire usage depuis mon élection.

img3.pngJe… Il me faut appeler les locaux de la WHMU{2}. Je ne pense pas qu’ils vont autoriser un médecin, sans connaître ses compétences. Il s’agit de votre sécurité ainsi que celle des membres de la Maison-Blanche et votre famille, Monsieur le Président.

img3.pngJ’en ai parfaitement conscience. Mais je suis en droit de choisir qui il me semble pour assurer ma sécurité et ma santé.

img3.pngBien sûr, monsieur. Je vais leur passer un coup de fil et leur demander comment s’organiser.

img3.pngTrès bien. Tenez-moi au courant, Geoffrey.

Il acquiesce d’un hochement de tête et fait un pas de recul. Je le salue à mon tour et attends qu’il referme la porte pour esquisser un large sourire. J’ouvre mon tiroir et en sors un dossier contenant toutes les informations sur Kathleen que Will, Tom et Harry, mes agents secrets, ont obtenues depuis que je les ai mis au courant de la situation.

De toute façon, je n’avais pas le choix de les mettre dans la confidence. C’est avec ces trois hommes que je passe la plupart de mon temps, c’est avec eux que je sors, que ce soit pour des sorties officielles ou non. Ils me suivent pas à pas, m’accompagnent partout, suivant un protocole de sécurité très strict… ou pas.

À l’heure actuelle, je n’ai pas eu l’occasion de faire un déplacement à titre personnel, mais cela ne saurait tarder. J’ai besoin de revoir Kathleen et de lui parler de vive voix. J’ai bien tenté de persuader Tom de me donner un téléphone portable non sécurisé, il a refusé. Mes hommes de l’agence de sécurité gouvernementale ont des exigences et bien qu’à présent, je sois l’homme le plus puissant au monde, je dois m’y plier… pour ma sécurité et celle du pays tout entier.

 

CHAPITRE DEUX

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Kathleen Mills

Hospital George Washington

 

 

 

 

Je suis en train de contempler le ciel par la fenêtre de la salle de pause quand Aden surgit dans la pièce. Quand je me tourne vers lui, il m’offre son plus beau sourire et je distingue parfaitement l’éclat de fierté dans son regard vert. Je plisse les yeux, m’interrogeant sur l’état d’excitation que je devine chez lui.

Toutefois, je n’ai pas le temps de poser la moindre question qu’il se met à agiter les bras en m’informant que je devrais voir le cas qui vient d’arriver aux urgences. Je hausse un sourcil et comprends peu à peu que le patient doit être un sujet rare.

img3.pngTrès bien, je te suis, accepté-je sans l’interroger sur le cas.

Il semble ravi de ma réponse et marche à mon côté jusqu’à la salle de soin 3. Avant de pénétrer dans la pièce, il me glisse à l’oreille :

img3.pngJe t’avais dit qu’ici, tout peut arriver.

Je n’ai pas le temps d’imaginer quoi que ce soit qu’il ouvre la porte. Un homme au visage déformé par la douleur est installé sur le ventre, dans une position des plus équivoques. Il me fixe et ronchonne dans sa barbe à ma vue. Je comprends aussitôt qu’il est gêné par ma présence. C’est alors que je constate que tous les internes qui se trouvent dans la salle sont des hommes.

J’avance lentement vers le patient en essayant de garder un visage impassible, mais quand je remarque l’énorme bosse que cache le drap installé au niveau de ses fesses, je ne peux empêcher les traits de mon visage de se contracter et de m’interroger.

img3.pngMonsieur Jenkins, quarante-deux ans, commence l’interne chargé du patient. Il vient d’arriver avec les pompiers dans nos services il y a une vingtaine de minutes.

Je hoche la tête tout en interrogeant du regard l’interne qui semble de plus en plus gêné de poursuivre son explication. Il passe une main nerveuse sur son visage et lance un appel à l’aide à l’un de ses collègues qui étouffe un rire.

Je le dévisage et lui demande de sortir de la salle, ainsi qu’aux deux premières années qui n’ont rien à faire ici.

Quelques secondes plus tard, il n’y a plus que Jason, l’interne de qui j’attends toujours la suite des explications quant au problème du patient, et Aden Cooper, notre chef.

Celui-ci l’incite à poursuivre.

Il obtempère, les joues rougies par l’embarras, tandis que le patient grogne de mécontentement.

img3.pngMonsieur Jenkins et ses amis ont un peu bu et ils ont parié sur…

Il s’interrompt brutalement et secoue la tête.

img3.pngDocteur Mills, le patient s’est rentré une matraque dans l’anus et il est impossible de la faire sortir.

Je ferme les paupières une seconde – ou plus – et les rouvre pour gronder silencieusement le docteur Cooper qui laisse un rire s’échapper de sa gorge.

img3.pngBien, que lui avez-vous donné ? l’interrogé-je.

img3.pngPour le moment, rien, docteur. J’ai essayé de la retirer, mais on dirait que la matraque s’est… bloquée à l’intérieur.

La situation est inconfortable, mais je me dis qu’elle l’est d’autant plus pour cet homme qui semble vivre un vrai cauchemar.

Compatissante, je pose une main sur son épaule et le rassure comme je peux. Il hoche la tête, incapable de me regarder dans les yeux.

img3.pngEmmenez-le en radio pour s’assurer que tout va bien à l’intérieur, ordonné-je à l’interne.

Jason Cobb acquiesce silencieusement tandis que je décide de quitter la salle sur l’instant. Évidemment, Aden me rejoint dans le couloir et éclate de rire.

img3.pngJe me demande parfois si les gens se rendent compte du danger qu’il s’inflige à eux-mêmes ! grogné-je en le fixant durement.

Il cesse aussitôt de rire et hausse nonchalamment les épaules.

img3.pngC’était juste un pari…

img3.pngQui a mal tourné ! le coupé-je, interloquée par son manque d’objectivité. Si ça se trouve, il s’est perforé l’intestin et risque un choc septique !

img3.pngJe sais, murmure Aden, visiblement devenu sérieux à l’énoncé de mon scénario dramatique.

img3.pngBon, il faut que je retourne à mon bureau, j’ai un coup de fil à passer.

img3.pngAttends, Kate ?

Je m’arrête après trois pas et pousse un soupir de lassitude tout en discrétion. Il me rejoint et se plante devant moi, l’air sincèrement désolé pour son manque de discernement et de sérieux.

img3.pngTu veux que je te tienne informée pour Jenkins ?

Je secoue la tête.

img3.pngJe suis convaincue que Jason s’en sortira très bien.

img3.pngTu as sans doute raison, répond-il, confus. Après l’appel que tu dois passer, est-ce que tu peux me rejoindre en gastro pour la patiente Fabbri ?

img3.pngLa dame que nous avons soignée la semaine passée ?

img3.pngOui, elle a demandé à nous voir, je ne sais pas pourquoi.

img3.pngTrès bien, dis-je après un instant d’hésitation. Je te rejoins dans un instant.

img3.pngParfait.

Sur ce, je réponds à son sourire et me sauve pour m’enfermer dans mon bureau.

Quelques minutes plus tard, assise sur mon fauteuil de cuir noir, je pousse un long soupir avant d’extirper mon portable de la poche de ma blouse.

L’heure indiquée sur mon écran me provoque une grimace. Seize heures vingt-deux…

J’avais dit à Matt que je l’appellerais vers seize heures, au retour de l’école de Kacey. Bien sûr, je suis en retard, mais je n’avais pas prévu qu’Aden débarque dans la salle de pause pour m’entraîner voir le patient surprise.

Je roule des yeux, exaspérée par la situation délicate de tout à l’heure, et appelle mon fils sur-le-champ.

Je le préviens que je serai de retour pour le dîner et lui rappelle que je ne travaille pas ce week-end à partir de demain. Visiblement, cela lui était sorti de la tête, car il semble heureux du rappel.

img3.pngOn pourra faire une balade, non ?

img3.pngSi tu veux et si ta sœur va mieux. D’ailleurs, que fait-elle ?

Kacey a légèrement toussé dans la nuit, mais à son réveil, Matt m’a assuré qu’elle n’avait pas de fièvre. Il l’a donc emmenée à l’école après lui avoir fait avaler une cuillerée de sirop contre la toux.

Mon fils m’informe que sa petite sœur vient d’engloutir son goûter avec appétit avant de se mettre sous un plaid dans le canapé pour regarder ses dessins animés.