Juste John

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Description

Tout au long de ma vie, j’ai fui beaucoup de choses. À présent, lorsque l’opportunité me permet de repartir à zéro avec mes enfants, je saute dessus et espère que notre nouvelle vie nous permettra d’oublier les douleurs du passé. La douleur physique et mentale s’atténue, mais celle du cœur est toujours présente. Elle le sera toujours et je refuse de tomber à nouveau amoureuse, mais quand arrive le mystérieux John, je comprends que le destin n’a pas fini de se moquer de moi.

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EAN13 9782819100775
Langue Français

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1 – JUSTE JOHN

 

 

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Angie L.DERYCKERE

 

 

 

 

 

 

 

 

1 – JUSTE JOHN

 

 

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« Le Code de la propriété intellectuelle et artistique n’autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l’article L.122-5, d’une part, que les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite » (alinéa 1er de l’article L. 122-4). « Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal.»

 

 

© 2016 Les Editions Sharon Kena

www.leseditionssharonkena.com

 

 

 

 

 

 

REMERCIEMENTS :

 

 

 

 

 

 

Je remercie Cyrielle Walquan, mon éditrice, qui continue à me faire confiance pour cette nouvelle aventure, ainsi qu’à tous les membres de l’équipe des éditions pour le travail monstre qu’ils effectuent en coulisse.

 

Je remercie également Pascale Prudhomme (ma Wonder) pour le temps qu’elle passe à traquer mes fautes avec une rapidité surprenante.

 

À mes bêtas-lectrices :

 

Frédérique Cotret et ma collègue Christelle Morize pour l’aide précieuse qu’elles m’apportent, peaufinant mes écrits avec dextérité.

 

Merci aussi à Julie Vasseur, ma sœur de cœur qui m’apporte un soutien inconditionnel. À Audrey et Sylvie Robert qui me font part des sentiments et des émotions à chaque fois qu’elles referment un de mes textes.

 

À Véronique Barrère, Mélissa Letabareux pour leur soutien et leur disponibilité.

 

Je n’oublie pas non plus de remercier mes proches pour la patience qu’ils témoignent quand je suis plongée dans mon manuscrit. Franck, Jymmy, Jason, Nathan et Nolwenn (je vous aime, mes amours).

 

À mes nouvelles lectrices et proches.

 

Merci à tous ceux et celles qui me suivent sur ma page et qui m’encouragent…

 

Et enfin, un immense merci à tous les lecteurs qui, je l’espère, apprécieront cette nouvelle aventure et prendront autant de plaisir à la lire que j’en ai eu à l’écrire.

 

Bonne lecture à vous.

Je vous embrasse tendrement.

 

Angie L.Deryckère

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Comprendre l’amour du mal est

impossible à qui a l’amour du bien. »

George Sand

 

 

 

À Julie Vasseur, ma sœur de cœur…

 

 

 

Table des matières

 

 

Prologue

Chapitre un

Chapitre deux

Chapitre Trois

Chapitre Quatre

Chapitre Cinq

Chapitre Six

Chapitre Sept

Chapitre Huit

Chapitre Neuf

Chapitre Dix

Chapitre Onze

Chapitre Douze

Chapitre Treize

Chapitre Quatorze

Chapitre Quinze

 

 

Prologue

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Kathleen Mills

Forest Piney

 

 

 

 

J’ai toujours pensé que ma vie serait particulièrement malheureuse ; que j’étais destinée à vivre des amours impossibles. Pourtant, le passé que je tente d’oublier depuis quelque temps ne m’empêche en rien d’y croire, d’espérer encore et encore à un futur joyeux, plus serein… du moins, jusqu’à aujourd’hui.

À présent, je sais qui il est vraiment…

Le regard perdu au loin, je me rends compte que sa garde rapprochée vient déjà de quitter ma propriété. Je ferme alors la porte et vais m’installer dans le canapé en soupirant de lassitude.

Plongée dans le noir, je songe au présent, aussi triste soit-il, car il m’est interdit d’aimer cet homme inaccessible.

Ce n’est pourtant pas le fait qu’il ait cette situation. Non, j’aurais pu tomber amoureuse d’un repris de justice, j’aurais su taire avec passion ses crimes, d’un prisonnier que j’aurais été voir à l’occasion lors des visites ou d’un militaire – comme le père de Matt qui a choisi sa carrière dans la marine quand, toute tremblante, je lui ai annoncé que j’étais enceinte, peu avant qu’il disparaisse sans laisser d’adresse.

Ou encore, d’un monstre qui aurait toujours revendiqué que la place d’une femme étant dans la cuisine, elle n’avait qu’à écarter les cuisses à sa demande, sans quoi, elle se prendrait une première gifle avant de tomber sous ses coups.

Oui, cela aurait été si simple, bien plus simple… car en y réfléchissant bien, mon passé n’est sans doute pas aussi horrible que cela. La situation était bien plus facile à gérer que celle-ci : pourquoi être tombée amoureuse de l’homme le plus puissant au monde, et marié, de surcroît ?

Les insultes, les coups de Peter faisaient mal, évidemment, mais de savoir que je ne pourrai jamais avoir l’homme que j’aime, laisse un trou béant dans ma poitrine que je ne saurai combler.

Je secoue la tête, laissant les larmes de désespoir couler le long de mes joues amaigries, avant de fermer les paupières et de me laisser griser à nouveau par les paroles d’espoir de John qui ne cessent de me hanter…

 

Chapitre un

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Kathleen Mills

Route de Forest Piney

 

 

 

 

La nuit est déjà tombée depuis plus de dix minutes et je suis en retard. Matthew et Kacey doivent probablement être endormis, me dis-je en constatant qu’il est plus de vingt-deux heures. Je peste à voix basse contre la chef du service de cardiologie où je travaille depuis un mois seulement. Si elle avait confié le dernier patient à Joyce comme prévu, j’aurais pu être à la maison à l’heure du souper et passer un moment avec les enfants avant la nuit.

Je soupire fortement et referme la vitre de la voiture, car un froid intense s’engouffre dans l’habitacle. Passant l’ancien chemin de fer, je jette un regard dans le rétroviseur. Chaque nuit, j’ai pris l’habitude de bien rester concentrée sur la route désertique que j’emprunte pour rentrer chez moi. Et ce, depuis maintenant quinze jours.

Avec les enfants, nous venons d’emménager dans la maison d’Anne Scott, une patiente dont je me suis occupée jusqu’à son dernier souffle. Celle-ci n’avait ni enfant ni famille et m’avait demandé de vivre chez elle après avoir eu vent de ma situation dramatique — je venais de fuir l’Italie, sans grands bagages, avec deux mômes.

Évidemment, je n’ai pas accepté de suite, mais la vieille dame avait un fort caractère, même sur son lit de mort. D’ailleurs, je ne m’attendais pas à ce qu’elle effectue les démarches auprès du notaire de Washington. D’après le contrat, je devais vivre dans sa propriété et en contrepartie, m’en occuper du mieux que je le pouvais.

Et après mûre réflexion, j’avais accepté sans vraiment savoir où je mettais les pieds. Je m’étais dit que vivre dans cette maison serait toujours mieux que de loger dans un hôtel miteux en bord de route. Mais quelle ne fut pas ma surprise en découvrant l’immense propriété que le notaire Johnson m’avait demandé de visiter !

Je me souviens, comme si c’était hier, de la première fois où j’ai mis les pieds à Forest Piney. Maître Johnson m’avait accompagnée pour la visite et pour la remise des clés de la propriété. Il ne m’avait pas dit grand-chose sur cette demeure, ni même Anne Scott d’ailleurs. Tout ce que je savais, c’est que le domaine était assez isolé du reste de la ville, à proximité de la forêt qui surplombe la frontière entre Washington et Crestwood.

Évidemment, j’avais conscience que mon véhicule me serait utile, mais je ne m’attendais pas à ce que je doive l’utiliser pour aller jusqu’à la boîte aux lettres, car le postier refusait de faire les centaines de mètres qui séparent l’entrée de la maison. Non, je ne m’étais pas attendue à cela, à vivre loin de toute population, du bruit de la ville et des avantages d’être à proximité des magasins. Mais très vite, j’avais vu, là, l’opportunité de rester à l’abri de Peter Omalay, le père de Kacey.

En fait, je voyais dans les difficultés, un certain avantage. L’isolement permettrait qu’il ne nous retrouve pas. Après tout, si j’avais fui l’Italie, m’exilant ainsi, en Amérique, sans un sou en poche avec mes deux enfants, c’était bien pour le fuir à jamais… et à mes yeux, cette propriété était un refuge impossible à localiser…

Toutefois, ma surprise avait été totale, quand, après le panneau « Forest Piney », j’avais parcouru les huit cent soixante-quinze mètres séparant l’entrée de la propriété de l’imposante demeure blanche palissadée. Tout autour de cette maison, une prairie surplombait le devant du patio. Là, broutaient trois magnifiques purs-sangs.

Un léger sourire flotte sur mes lèvres aux souvenirs de cette découverte, plus particulièrement quand, deux jours plus tard, le jour de notre emménagement, Matthew et Kacey s’étaient rués dans la pâture pour faire connaissance avec leurs nouveaux compagnons. Black Diamond était mon préféré. De suite, il s’était passé quelque chose d’inexplicable entre le pur-sang anglais et moi. Kacey s’était approprié la petite Mystic, une double ponette magnifiquement bien dressée. Quant à Matthew, il avait craqué sur Looping, un Alezan avec qui il se promettait de faire des balades dans les bois à n’en plus finir.

Ce fut ce jour-là que les sourires de mes enfants m’avaient ôté tous les doutes sur un futur toujours aussi dramatique et pauvre en moments joyeux. Ils étaient heureux et je m’étais promis que cette maison isolée serait un lieu idéal, pour un nouveau départ, pour retrouver quelque chose que nous avions perdu peu après la naissance de Kacey : le bonheur d’être ensemble.

Des lumières étranges au loin me font sortir de mes pensées. Plissant le regard, je me concentre sur ce que j’aperçois dans la nuit noire. Des flashs clignotent à même le sol, accentuant l’angoisse qui ne cesse de monter en moi. Le notaire Johnson m’avait conseillé d’être prudente sur cette longue et interminable route, mais jusqu’à ce jour, je n’avais jamais rien remarqué d’inhabituel…

Instantanément, je vérifie si mes portières sont bien verrouillées et appuie sur la pédale de l’accélérateur. Je ne suis plus qu’à quelques mètres de chez moi et il me tarde de passer ces lumières qui, en réalité, sont les phares d’une voiture.

img3.pngMerde… grogné-je, constatant à l’approche de l’épave qu’un accident vient d’avoir lieu.

J’hésite un instant à poursuivre mon chemin, mais je n’en fais rien. Peut-être est-ce dû à mon métier, un médecin ne peut décemment pas fermer les yeux devant un accident de la circulation, même si je suis seule dans la nuit.

Furieuse de telles réflexions stupides et puériles, j’appuie d’un coup sec sur le frein. La voiture s’arrête brusquement à quelques mètres seulement d’un véhicule plongé dans le fossé.

Très vite, je prends conscience de ce qui se passe : l’avant de la voiture est englouti dans le fossé, la portière, côté conducteur, est ouverte et les warnings fonctionnent.

Sans attendre, je déverrouille mes portières et descends rapidement de mon 4x4. Je sors mon téléphone portable et compose de mes doigts tremblants le 911.

img3.pngFait chier ! m’exclamé-je en réalisant que je n’ai pas de réseau.

Agacée, je range le portable dans ma poche et avance d’un pas hésitant vers l’épave.

img3.pngIl y a quelqu’un ? m’écrié-je, restant sur mes gardes, mais continuant d’avancer lentement vers le véhicule méconnaissable.

N’ayant pas la vision d’un chat, je plonge la main dans la poche de ma blouse et en sors la lampe avec laquelle j’ausculte les patients. Projetant sa lumière devant moi, je fais des pas plus rapides et me rends compte, une fois près de la portière ouverte, que personne ne se trouve à l’intérieur.

Je pousse un petit cri de soulagement, et me dis que j’appellerai les secours une fois rentrée à la maison, je fais demi-tour quand j’entends un gémissement derrière moi.

Apeurée, je me fige et tends l’oreille, vérifiant que je n’ai pas rêvé cet appel au secours silencieux. Malheureusement, j’entends alors plus clairement le blessé qui se trouve je ne sais où, m’implorant de lui venir en aide.

Une poussée d’adrénaline monte en moi. Je me dirige en courant vers ma voiture et ouvre le coffre. J’attrape mon sac avec le matériel médical et cours jusqu’à l’épave.

img3.pngOù êtes-vous ? crié-je en baladant ma lampe ici et là.

Je perçois toujours des gémissements de douleur et des marmonnements insignifiants. Je m’approche encore un peu plus du fossé que j’éclaire et je vois enfin un corps allongé sur le ventre.

img3.pngMerde, soufflé-je en m’empressant de descendre dans la boue avec précaution. Vous m’entendez ? demandé-je lorsque je suis arrivée au côté de l’homme presque inerte.

img3.pngOui…

img3.pngNe bougez pas, s’il vous plaît, lui ordonné-je avant de prendre conscience de l’urgence de la situation.

Je glisse une main vers le crâne de la victime et me penche vers lui.

img3.pngVous êtes blessé à la tête. Pouvez-vous me dire où vous avez mal ?

img3.pngJ’ai… poitrine… mes côtes, je pense… et ma jambe…

Je grimace. Une mare de sang git près de sa tête. J’ôte rapidement ma veste et la cale sous le visage de la victime. Je ne vois pas très bien, alors je me relève et lui annonce que je vais tourner ma voiture pour nous éclairer. Il remue de douleur sans doute, mais je le stoppe en posant les mains sur son dos.

img3.pngNe bougez pas, il faut d’abord savoir si vous n’êtes pas blessé ailleurs. Comment vous appelez-vous ?

Il ne répond pas, se contentant de grogner.

img3.pngJe reviens très vite, lui dis-je alors avant de m’éloigner à petites foulées.

Quelques minutes plus tard, après avoir avancé la voiture vers le blessé, j’allume les pleins phares et le rejoins.

img3.pngVoilà, c’est mieux. Ne vous inquiétez pas, ça va aller, je suis médecin et je vais vous aider à sortir de là.

Il se contente de bouger la tête tandis que je sors mon stéthoscope du sac. Je me mets en devoir de l’ausculter consciencieusement. Peu après, je l’informe que son état semble s’être stabilisé, que son pouls est bon, quoiqu’un peu rapide, mais vu la situation dans laquelle il se trouve, tout est normal. Je lui demande de remuer les orteils, l’interroge sur d’éventuels fourmillements et sur sa capacité à bouger les jambes. Il m’informe que tout va bien de ce côté-là.

img3.pngJe pense que je peux vous mettre sur le dos, dis-je à voix basse, espérant que je ne vais pas commettre d’imprudence.

img3.pngAidez-moi…

img3.pngJe suis là, le rassuré-je, plaçant son bras le long de son flanc. À trois, vous allez vous tourner vers moi, d’accord ? Si c’est douloureux, dites-le-moi.

img3.pngD’accord…

img3.pngOK. murmuré-je avant de soupirer un grand coup, me préparant mentalement à entendre hurler, de douleur, la victime pendant la manipulation.

img3.pngJe suis prêt, allez-y, me dit-il d’une voix douce.

Bien qu’il ne puisse me voir, je réponds d’un hochement de tête et me mets à compter.

img3.pngUn… deux… trois !

Doucement, et avec mille précautions, je retourne la victime vers moi, grimaçant à l’écoute des plaintes douloureuses qu’il laisse échapper de ses lèvres.

Une fois sur le dos, je baisse les yeux vers son visage. Son regard bleu-gris s’ancre aussitôt au mien, et quelque chose d’étrange s’infiltre au plus profond de moi.

Mais très vite, je balaie ce trouble inapproprié et lui demande comment il se sent.

img3.pngÇa pourrait aller mieux, mais… merci.

J’esquisse un faible sourire et détaille les traits de son visage qui ne me sont pas inconnus. Je suis sûre d’avoir déjà vu cet homme auparavant, peut-être à la clinique, me dis-je avant de me concentrer à nouveau sur ses blessures.

Pendant que je l’examine, je sens son regard intense sur moi.

Il me déstabilise... étrangement.

img3.pngVous avez sans doute une commotion cérébrale…

Je me stoppe. Il vient d’agripper ma main alors que je m’apprête à soulever sa chemise.

img3.pngIl faut que je regarde...

Il hoche la tête, mais ne lâche pas pour autant ma main qu’il serre entre ses doigts. Alors, de mes doigts libres, je soulève sa chemise et fixe son torse musclé.

img3.pngIl faut que je regarde…

Contre toute attente, il me lâche et me laisse pratiquer l’examen.

img3.pngJe suis désolée, mais vous avez au moins deux côtes cassées. Il faut que j’appelle les secours.

img3.pngNon ! hurle-t-il d’une voix forte.

Surprise, je baisse les yeux vers les siens et constate que quelque chose le contrarie.

Il semble apeuré.

img3.pngIl le faut, je ne pourrai pas vous emmener ainsi…

img3.pngS’il vous plaît… s’il vous plaît… n’appelez personne.

Dubitative, je fixe la lueur dans ses yeux et prends conscience de sa peur. Je ne peux lui refuser ce qu’il me demande malgré les difficultés que je pourrais rencontrer à le hisser, seule, dans la voiture pour le mettre à l’abri.

img3.pngÉcoutez… Je ne sais pas pourquoi vous ne voulez pas que j’appelle les secours, mais…

img3.pngJe vous en prie… votre nom ?

img3.pngKathleen…

img3.pngKathleen, répète-t-il avant de fermer les yeux. Je vous en prie, n’appelez personne.

img3.pngD’accord, m’entends-je accepter sans reconnaître ma voix.

À cet instant, il ouvre les paupières et soude son regard au mien.

img3.pngIl faut que vous fassiez quelques pas, en êtes-vous capable ?

Il acquiesce d’un hochement de tête.

img3.pngTrès bien, je vais vous conduire chez moi, tout au moins pour cette nuit, mais si vos blessures sont plus graves, je devrai appeler les secours que vous le vouliez ou non. C’est clair ?

À nouveau, il me répond d’un signe de tête, mais cette fois, le faible sourire en coin que je vois se dessiner au bord de ses lèvres me rassure quelque peu.

Sans ajouter quoi que ce soit, je range le matériel dans le sac et me lève après l’avoir aidé à se redresser.

img3.pngÇa fait un mal de chien, grogne-t-il, à bout de souffle.

img3.pngCe sont vos côtes qui vous font souffrir… vous ne m’avez pas dit comment vous vous appelez.

img3.pngJohn… juste John…