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L'ascension de Manon

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Description

Manon n'est pas soumise, pourtant elle s'offre à un homme très influent dans la communauté. Il voit en elle sa succession, au grand étonnement de Manon.



Sera-t-elle prête à se soumettre ?


Prend-elle conscience de sa valeur ?

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 2
EAN13 9791034813711
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0060€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

L’ascension de Manon
Série : Honore-moi !

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Jean-Frédéric Toiron
 
 
L’ascension de Manon
Série : Honore-moi !

 
 
Couverture : Maïka
Photographie : Lamanolo
 
 
Publié dans la Collection Indécente
Dirigée par Eva Adams
 
 

 
 
© Evidence Editions  2019

 
Mot de l’éditeur
 
Evidence Editions a été créée dans le but de rendre accessible la lecture pour tous, à tout âge et partout. Nous accordons une grande importance à ce que chacun puisse accéder à la littérature actuelle sans barrière de handicap. C’est pourquoi nos ouvrages sont disponibles en format papier, numérique, dyslexique, malvoyant, braille et audio.
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Déjà publié dans la série Honore-moi
 
–  L’impudique de Khunlung
–  Muse le temps d’un roman de Syn Daï
–  Le loup que je ne suis pas de Camille Chardon
–  Détachez-moi de Vince Do
–  Servi à poin t d’Alexandre Navarro
–  Impatiente de Nell
–  L’Obs’Cure de Hannah Stazya
–  Soumise à mon prof de fac de Daniel Deloget
 
 
 
 
Avertissement
 

 
Texte réservé à un public majeur et averti
 
 
 
 
Entre sagesse et perversion, s’il n’y avait qu’une marche ?
 
 
 
 
 
 
 
Préface

 
 
 
Il est toujours difficile de se dévoiler entièrement à une personne : la peur d’être jugée, incomprise, cataloguée.
Pendant de très nombreuses années, j’ai décidé volontairement de cacher mon passé aux yeux de tous et par conséquent d’enfouir au plus profond de moi-même ma vraie nature.
Il y a bientôt un an, une rencontre a tout bouleversé : un homme a su faire tomber les barrières que j’avais érigées et enfin réveiller celle qui sommeillait en moi.
Au fil des semaines, à travers de longues discussions, je suis redevenue Manon.
J’ai pu me confier de nouveau sur mon passé et sur les envies qui forcément remontaient à la surface.
Aujourd’hui, tel un phénix, je renais de mes cendres et je vous livre, à travers les mots de mon Maître, une partie de ma vie…

 
  Manon T
 
 
 

 
 
 
De : Léa
À : Manon
Objet : Invitation !!!
Bonjour, jolie Manon,
Tout d’abord, j’espère que tu vas bien depuis la fin de ton stage au cabinet.
Alors, sache que j’ai reçu deux invitations pour le vernissage de l’exposition photo « Les visages du plaisir » du célèbre photographe Max Thelier, un client devenu ami au fil du temps.
Serais-tu tentée pour m’accompagner vendredi soir ?
Je te souhaite une excellente journée, bises, au plaisir.
Léa
 
La réponse ne tarde pas.
De : Manon
À : Léa
Objet : Re-invitation !!!
Bonjour, Léa,
Oui, je vais bien, hormis mon ex qui me prend la tête ! J’en peux plus des hommes !
Pour le vernissage, je ne connais pas ce talentueux photographe, mais tu me le présenteras certainement lors de cette soirée.
Le thème de l’exposition est très tentant en tout cas, j’attends avec impatience vendredi, on s’appelle avant !
Merci infiniment, bises, Léa.
PS : Ah oui, question très importante : n’ayant pas l’habitude des vernissages, comment dois-je m’habiller ?
Manon
 
****
 
C’est ainsi que les deux amies se retrouvent en ce vendredi soir dans la demeure de Max Thelier en périphérie lyonnaise.
Un accueil en grande pompe, avec tapis rouge dès la cour menant à la salle de vernissage, un cheminement fait de flambeaux illuminant les murs en pierres apparentes, faisant de cette grande bâtisse un véritable chef-d’œuvre. Semble-t-il, l’hôte désire accueillir dignement ses convives. Le photographe n’est pas encore présent, c’est un majordome qui les accueille, en les dirigeant vers le vestiaire. Dès leur arrivée, les filles déambulent dans cette imposante salle, les yeux ébahis devant les portraits, tous représentant le plaisir, Léa expliquant à Manon l’originalité de cette exposition. Toutes les deux se questionnent sur la façon dont le photographe a fait, pour capter l’instant du moment pourtant si intime, dans un couple. Bien entendu, l’auteur des clichés n’étant pas là, elles ne peuvent pas l’interroger à ce sujet. Dans ce genre de réception, le champagne coule à flots, les jeunes femmes ne se privent pas pour déguster quelques coupes de ces grands crus. Les deux amies constatent les tenues si classes des invités : élégantes pour les hommes, assez sexy et somptueuses pour les femmes, fort souvent dénudées, surtout le personnel, en dessous, portant toutes des colliers, hormis le majordome, habillé en costume habituel d’un personnel de maison.
Max Thelier arrive enfin !
Tous les regards se tournent vers lui, mais déjà, il n’a d’yeux que pour Manon, la déstabilisant étrangement, lorsqu’il la regarde avec une telle insistance. Tandis que Léa, voyant le manège, glisse un petit mot de prudence à propos de l’hôte, la jeune étudiante ne semble pas écouter les conseils de sa tutrice de stage devenue son amie. Le photographe se dirige vers la sonorisation portable sur une estrade en fond de salle, pour un discours bref, citant les quelques personnes à remercier avant de rejoindre ses invités autour de son exposition. Durant son tour des convives, l’hôte serre des mains, ou embrasse les dames, mais son regard est toujours tourné vers Manon, qui n’ose même plus le regarder tellement sa gêne doit être perçue sur son visage si pâle habituellement. Malgré tout, Max Thelier continue de tourner autour de son exposition, parlant de certains clichés en donnant des détails, mais jamais, il ne cède d’information sur la façon dont il a réussi à capter ces moments si intimes entre deux personnes. Ça le fait rire d’ailleurs, et Manon reste figée à l’admirer, discrètement, du coin de l’œil, tandis qu’il ose, sans détour, la regarder. Puis, il s’approche des deux amies, saluant Léa, qui l’embrasse affectueusement, et c’est vers Manon qu’il se tourne ensuite, lui tendant la main. Sa voix l’électrise, la jeune fille répondant à son geste, lui souriant timidement, alors que son amie tente de divertir l’hôte pour qu’il ne s’approche pas d’elle. Le photographe reprend sa tournée des invités, toujours les yeux rivés vers elle, qui ne quitte pas non plus son regard si magique.
 
Manon interpelle l’un des serveurs en salle et lui demande la direction de la salle de bains, s’absentant quelques minutes pour monter à l’étage. Lorsqu’elle arrive sur le palier, elle ouvre une première porte, mais ce n’est pas la bonne, elle ose quand même visiter cette chambre, très classe, un lit à baldaquin, drapé de blanc, les murs en pierres apparentes la rendent encore plus somptueuse. Elle ouvre la porte suivante et, à sa grande surprise, ce n’est toujours pas la bonne, mais une pièce assez particulière, munie d’une immense croix en bois, de toiles d’araignées en chaînes, de poutres, sur les murs, de nombreux articles allant d’un fouet à lanières en passant par des pinces, des sortes de martinets, des cravaches. Manon surprise, excitée aussi, son entrejambe réagissant abondamment sans comprendre pourquoi, déambule dans la pièce, très étonnée de voir tout cela. Sentant une présence derrière elle, elle se retourne. Un bruit assourdissant retentit lorsque la porte d’entrée de la pièce claque et se ferme…
Il est là, dans la pénombre, se tenant droit devant elle, les cheveux courts, le regard insistant, la voix grave, digne des animateurs radio des années 80, un timbre attirant à loisir qu’elle avait déjà adoré lors de son discours, ne la laisse pas indifférente…
 
****
 
Je suis seule dans ma cuisine, touillant mon café encore fumant. Je repense à cette fameuse proposition, si incroyable, si étonnante soit-elle.
Aurai-je l’audace d’accepter ?
Je n’ai jamais eu la chance de voir des yeux si transcendants à mon égard, moi qui passe pour une fille banale aux yeux de tous les hommes, même mes copains ont toujours eu honte de me tenir par la main. Certes, je ne suis pas ce que l’on appelle familièrement un canon, quelques petites rondeurs, mais pas de quoi faire tourner les regards vers moi.
Ce photographe a été très clair et explicite avec moi, j’ai d’ailleurs encore ses paroles si fortes de sens en tête :
« Acceptez notre proposition… Oubliez vos études… Venez vivre ici sous notre toit… Nous vous initierons à la vie… pour devenir une femme. »
Même si je n’ai aucune attache sentimentale, c’est une décision que je ne peux pas prendre à la légère. En plus, je passe les partiels dans quelques semaines, et abandonner mes études aujourd’hui serait une pure folie.
En plus, Léa est très claire, je ne dois pas accepter. Même si l’offre est en quelque sorte alléchante, sachant que ces gens-là ont une haute influence dans tous les domaines, elle me l’interdit.
Cependant, elle sait exactement ce qui se passe dans les murs de cette demeure, m’a-t-elle avoué malgré tout. Elle ne peut pas m’en parler, le secret professionnel étant essentiel pour l’avocate, faisant passer sa carrière avant notre nouvelle amitié. Ce que je comprends parfaitement, vu que son cabinet est tout récent. Une réputation est dure à construire, mais tellement simple à détruire.
Je comprends son état d’esprit, malgré tout, je suis en pleins doutes. Je n’ai jamais, encore, du haut de mes vingt ans, eu un choix si crucial à faire à propos de mon avenir, et mes études me protègent encore de ma vie d’adulte. Je ne me suis jamais posé autant de questions qu’aujourd’hui, face à ce dilemme.
Dois-je oser ? En plus, pourquoi ce mail, si intime, si personnel doit-il être l’élément déclencheur ?
D’ailleurs, qu’est-ce qui m’a pris de lui confier mon adresse électronique, moi qui, d’habitude, me méfie de tout et n’importe qui ?
Ce n’est pas dans ma cuisine que je vais trouver la réponse, et les cours n’attendent pas. Je file sous la douche et me voilà partie au pas de course en direction de la fac.
Je l’avoue, cette proposition me hante, m’obsède, au plus haut point, je ne réussis pas à me concentrer, pour prendre mes notes. Heureusement, ce soir, les cours seront en ligne, et je pourrai rattraper tout ce que j’aurai zappé en direct. Encore faut-il que je trouve la motivation.
Lorsque la sonnerie retentit, clôturant ma dernière heure, je rassemble mes affaires, désireuse d’aller prendre l’air, malgré le vent qui souffle si fort aujourd’hui, mais j’ai ce besoin vital de respirer. Je sors alors de l’amphithéâtre telle une sauvageonne, sans saluer quiconque, bousculant quelques élèves au passage.
C’est juste incroyable. Le doute tourne à l’obsession, je ne réussis plus à penser à autre chose, qu’à cet engagement qui me donne matière à réfléchir. L’air frais ambiant me fait énormément de bien, j’avais la sensation d’être oppressée dans cette immense salle de cours, et je sens une si surprenante chaleur entre mes cuisses.
C’est une première dans ma vie, le fait de douter autant : si accepter signifie suivre au pied de la lettre toutes ces pratiques que je suis allée voir sur internet, je refuse totalement la proposition, et d’autant plus en écoutant l’avis de Léa. Mais d’un autre côté, jamais un choix ne m’avait aussi attirée : si j’écoute, ma folie, ma déraison, ma curiosité, tout en prenant en compte l’excitation ressentie depuis que Max Thelier a croisé mon chemin, je me plongerai à cœur et corps perdus dans la rédaction de ce mail, en souhaitant que celui-ci lui convienne.
Je l’avoue, ce courrier me procure une immense pression, mais paradoxalement, j’ai la chatte qui coule d’envie, hantant mes rêves les plus indécents, pervers et vicieux. Il est venu le temps de me plonger dans cet écrit. De toute façon, je ne me vois pas faire autrement. Rien que d’y penser, je suis excitée, et jamais je ne l’ai autant été de toute ma vie. Lorsque j’y pense, ce n’est pas tous les tocards que j’ai eus jusqu’à ce jour dans ma vie qui auraient réussi un tel exploit, et cela rien qu’avec des paroles. Ce Max semble si cérébral, si exigeant. Son regard froid m’a glacé le sang, autant qu’il m’a fait mouiller. Le temps pour moi de me faire couler un thé de l’excellente marque Kusmi Tea, mon choix se tourne vers l’AquaExotica, j’ai une envie folle d’un goût fruité et gourmand, aux saveurs exotiques et me voici devant mon ordinateur à relire pour la dixième fois au moins son message.
 
 
De : Max Thelier
À : Manon
Objet : Vous
Bonjour, chère Manon,
Je fus agréablement surpris vendredi soir de vous surprendre dans l’une des pièces favorites de mon humble demeure. Encore plus étonné, je l’avoue, lorsqu’après notre si brève conversation, j’avais entre mes mains votre carte de visite.
Nombreuses sont les filles, qui, après avoir vu l’environnement dans lequel nous nous sommes croisés, auraient fui. J’aime votre audace, mais l’aurez-vous jusqu’au bout ?
Toujours est-il que j’ai senti en vous une certaine curiosité mêlée à une attirance inexplicable. Aimeriez-vous l’inconnu Manon ?
Si c’est le cas, vous avez frappé à la bonne porte, soyez-en certaine.
Bref, rentrons dans le vif du sujet, celui-ci étant bien plus important que notre trop courte rencontre, même si j’ai encore votre enivrant parfum en mémoire. Si je ne me trompe pas, c’est Scandal de Jean-Paul Gauthier.
Je n’ose d’ailleurs vous confier que j’ai énormément d’images en tête de notre entrevue, n’ayant pas l’envie de vous faire fuir, mais vous apprendrez que je suis un grand voyeur, et je ne m’en prive pas. Un avantage certain dans mon métier de photographe.
Vous l’avez bien compris, la majeure partie des portraits de l’exposition ont été captés dans cette pièce, et quelque chose me dit que bientôt ma collection s’agrandira avec le vôtre.
Venons-en au fait, l’objet de ce mail en l’occurrence :
VOUS !
J’en suis convaincu, un très vaste sujet que j’ai envie de découvrir, d’explorer, de comprendre. L’humain me passionne et, pour être très clair, les jeunes filles sont une passion quotidienne dont je ne me lasse pas.
Depuis le jour où j’ai découvert ma nature profonde, je navigue en eaux troubles pour m’aventurer à la découverte de la femme, exactement comme Christophe Colomb en son temps découvrait l’Amérique en voguant sur les mers. Comme j’ai tenté vendredi soir, trop brièvement je vous l’accorde, de vous faire comprendre l’homme que je suis, il y a certainement depuis de nombreuses questions qui vous sont venues, et cela est légitime. C’est d’ailleurs pour ça que ce mail devrait vous éclairer.
Pour l’opinion publique, je suis un riche et talentueux photographe de cinquante-deux ans, exposant dans le monde entier. C’est la vérité, cependant, je suis dans un caractère plus privé, le grand maître gérant et garant de la Confrérie du collier.
Si vous osez répondre à ce mail, je vous parlerai de celle-ci de vive voix autour d’un bon repas.
Alors, soyons clairs, ma chère Manon, vous m’avez énormément plu vendredi. Certes, si vous décidiez de poursuivre dans la direction que je souhaite, je vous habillerai autrement, car votre tenue laissait à désirer, sans vous manquer de respect.
Vous l’aurez bien compris, ne laissant jamais rien au hasard, je suis quelqu’un de très exigeant, autant envers moi qu’envers les autres, et encore plus lorsqu’il s’agit d’éducation.
Tout ceci, je vous l’accorde, doit être assez confus à comprendre, cependant, vous aurez l’occasion, lors de ce dîner en ma compagnie, de formuler toutes les questions que vous désirerez, j’y répondrai sans détour ni langue de bois.
Pour l’instant, parlons de mon désir, celui de vous découvrir. Votre curiosité a retenu mon attention, alors osez vous livrer à moi par le biais de ce courriel, je vous prie, dont le sujet n’est autre que vous, Manon !
Déjà, je tiens à ce que vous sachiez que l’on ne s’offre pas n’importe comment et à n’importe qui. Il faut que ça vienne de vous. Il faut que vous le ressentiez impérativement en vous, tambourinant sans cesse, faisant écho dans vos réflexions.
Maintenant, si, exactement comme moi, vous en éprouvez la volonté et l’envie, alors, j’ai l’habitude de dire : « Tout est possible. »
Et j’insiste sur le fait que ce qui suit, vous allez devoir le faire, tout d’abord pour vous, au lieu de penser à le faire pour moi. Ancrez-vous ce propos en votre for intérieur, avant même de commencer.
Je désire une lettre manuscrite, où vous utiliserez le vouvoiement, car nous sommes bien d’accord, vous ne parlez point à un collègue, mais à votre éventuel futur Maître, stipulant votre demande officielle, celle-ci aura un sujet bien précis.
Vous, votre vie passée, présente, et future, là je parle de vous en tant que femme, mais aussi en tant que soumise (OUI, votre vision du futur en tant que soumise). Dans ce courrier, je désire aussi que vous me donniez tous les adjectifs qui vous caractérisent aujourd’hui, en les expliquant par une définition simple, mais explicite, sans oublier, vos passions, passe-temps, manques, besoins, ainsi que vos envies.
Vous poursuivrez en me stipulant (avec les explications bien entendu) les raisons qui vous poussent à venir résider dans ma demeure, et d’accéder à l’éducation en vue de devenir la propriété d’un homme.
Dans cet écrit, je veux aussi votre vision, explicite et claire, de la soumission telle que vous la voyez malgré votre jeune âge, tout comme je veux que vous m’expliquiez, votre vision d’un Maître, tel que vous l’espérez et l’imaginez.
De plus, je désire y lire vos fantasmes, même les plus fous et les plus inavouables, ceux du passé déjà vécu et ceux que vous n’avez pas encore vécus. Là, je parle de tous ceux que vous êtes prête à vivre aujourd’hui.
Et, en conclusion, comme vous vous en doutez bien, cette fameuse demande officielle en y mettant les formes. Que les choses soient claires à ce propos, je suis et reste libre d’accepter ou de refuser, mais, dans tous les cas, je répondrai à votre courrier postal, soyez-en certaine.
Vous constaterez donc qu’il va falloir que vous preniez votre plume et l’utilisiez à bon escient si telle est votre volonté et votre envie de vous offrir à l’homme que je suis.
Venons-en à la suite des événements, si j’accepte bien entendu votre demande. Car dans l’éventualité où j’ai besoin d’explications avant de prendre une décision, il est évident que je vous formulerai d’éventuelles questions. Ce n’est pas de la curiosité, loin de là, mais je désire dans ce courrier des réponses bien claires, qui me semblent essentielles.
Lorsque tout sera conclu entre nous, vous aurez exactement une semaine pour préparer vos effets personnels (ne prévoyez aucune tenue, ici, vous ne porterez rien et, lors de nos éventuelles sorties lorsque vous serez prête, vos tenues seront imposées) et venir ici même résider. Si besoin, j’organiserai moi-même votre déménagement.
Bien entendu, je veillerai à ce que votre loyer soit payé tous les mois, de même que je ferai ouvrir un compte en banque à votre nom, pour y verser de l’argent mensuellement. Certes, vous allez apprendre à devenir ma propriété, mais si mon éducation est trop difficile à gérer, libre à vous d’annuler notre engagement.
Venons-en à l’aspect humain, intime, sachez tout d’abord que vous allez devoir faire un test MST, qui doit être obligatoirement négatif, ici, nous ne sommes pas adeptes du plastique, donc tous les membres de la Confrérie doivent eux aussi faire ce test régulièrement.
Plus haut, je vous parle d’éducation, ici, vous apprendrez à devenir ma propriété. À chaque étape, chaque évolution de votre part, je serai aussi fier que vous le serez, et j’agirai toujours pour vous faire évoluer dans n’importe quel domaine. Mon but sera de vous épanouir, de vous guider, et de vous faire grandir intérieurement et extérieurement, que ce soit dans vos agissements ou attitudes. Toutes vos décisions, c’est moi qui les dicterai, je serai toujours là pour vous mettre sur la voie.
Bonne lecture, au plaisir !!!
Ci-joint mon adresse pour votre courrier postal :
Max Thelier – chemin de la Bâtisse blanche – 69090 Lyon.
 
 
 
 

 
 
 
Cet homme est si froid dans ce mail. Mais je dois avouer qu’il m’attire au plus haut point et, malgré les conseils de Léa, j’ai envie de découvrir cette fameuse Confrérie. Qu’est-ce qu’il s’y passe ? Combien sont-ils de membres ? Tant de questions qui fusent et toujours cette humidité entre mes cuisses. Je crois que si Max Thelier était là devant moi, je le violerais littéralement et sans sommation, tellement je suis excitée. D’ailleurs, j’ai hâte de pouvoir le goûter, le savourer. Envieuse de tout avec lui, du moment qu’il assure mieux que tous mes ex. En tout cas, il m’inspire confiance. De plus, jamais un homme tel que lui ne m’a regardée de la sorte.
J’ose imaginer de la douceur, se mélangeant à de la bestialité, dans nos étreintes. Je le désire déjà au plus profond de moi, l’état humide constant de ma chatte est le témoin de mes pensées les plus folles. N’ayant jamais senti mon corps réagir ainsi, je dois absolument le questionner, avant de rédiger cette lettre, car, en lisant son mail, j’ai l’impression, que je vais purement et simplement apprendre à devenir la pute de monsieur le photographe. Je peux accepter énormément de choses, faire de nombreuses concessions, mais jamais de la vie je ne deviendrai la pute d’un homme, si riche soit-il.
 
De : Manon
À : Max Thelier
Objet : Re-vous
Bonjour, Max, votre mail, je dois l’avouer, m’a scotchée.
En plus de votre attirante voix, votre plume l’est tout autant. Mais je tiens à vous prévenir tout de suite, je n’ai pas votre talent dans ce domaine. Je vais malgré tout tenter avec les mots les plus justes de répondre dignement à votre requête. Avant de me pencher sur cette lettre, j’aurai à mon tour quelques questions, si vous me le permettez bien entendu.
Éclairez-moi, au sujet de votre Confrérie.
De plus, en vous lisant, j’ai l’impression qu’avec vous je vais être éduquée pour devenir votre pute, pardonnez mon franc-parler, mais je préfère que les choses soient claires entre nous, alors, est-ce le cas ?
J’espère ne pas heurter votre sensibilité avec ce mot si cru, mais je n’en trouve pas d’autres.
J’attends votre réponse avec impatience, excellente lecture, au plaisir.
 
Le temps de relire, le cœur battant à tout rompre, je clique sur « envoi », en espérant qu’il ne va pas prendre mal l’impression que j’ai eue en lisant son mail.
 
****
 
À la lecture de sa réponse, je m’aperçois du caractère bien trempé de cette délicieuse créature. J’avoue adorer ça, cela me donne encore plus envie de la plier à toutes mes exigences. J’explorerai son audace avec le plus immense des plaisirs, c’est certain. Vivement que je lui inculque certaines valeurs. Avec le temps, je suis convaincu qu’elle va adorer devenir ma pute de luxe.
De toute façon, demain soir, je l’invite à dîner. Face à moi, elle acceptera.
 
****
 
Aïe, déjà la réponse :
 
De : Max Thelier
À : Manon
Objet : Re-re-vous
Manon, j’apprécie votre franchise sincèrement, et sachez que vous allez apprendre en effet à devenir tout ce que je désire. Et au risque de vous surprendre, vous allez adorer.
Mis à part ça, je vous remercie sincèrement pour vos compliments, n’ayez crainte au sujet de ma sensibilité, elle est entraînée à rude épreuve (large sourire).
Accepteriez-vous que l’on dîne ensemble demain soir, disons vingt heures devant chez vous ? Je connais une petite auberge pas très loin qui offre des orgasmes gustatifs à chaque plat. Je me ferai un immense plaisir de vous éclairer sur la Confrérie dont je suis le grand maître. En revanche, je vous ferai parvenir dans l’après-midi, une tenue adéquate pour notre rendez-vous.
Excellente soirée, au plaisir.
 
Que veut dire exactement : tout ce qu’il désire ? Voilà encore une question que je lui poserai demain, je souhaite impérativement savoir où je mets les pieds. Je suis très impatiente de voir la tenue qu’il va me faire livrer, d’ailleurs, comment peut-il savoir ma taille, nous n’avons pas abordé le sujet ? Cet homme est surprenant, il m’attire incroyablement, je ne sais pas l’expliquer, mais je le ressens.
Ce soir, je vais tenter de me relaxer devant un bon film, avant d’aller au lit, et demain je serai au top. En plus, le mercredi j’ai à peine deux petites heures de cours et, hormis mon déjeuner avec Léa, je n’ai rien de prévu. J’aurai tout le temps de me préparer sereinement, je veux être encore plus désirable que lors de notre toute première rencontre dans sa pièce spéciale.
 
****
 
Mon iPhone hurle une chanson indémodable Close to me du groupe The Cure , me rappelant mes années new wave , lorsque j’étais un vrai garçon manqué, les cheveux courts, toujours vêtue à l’époque d’un jeans noir, de Dr Martens aux pieds et un Bombers noir. À ce moment-là, Max aurait détesté mon accoutrement, mais j’étais jeune, insouciante, et ne portais aucune responsabilité sur les épaules. J’éclate de rire, lorsque je repense à cette période-là, les souvenirs resurgissent.
N’étant pas trop du matin, j’aime traîner au lit, mais à une demi-heure de mon premier cours, je me jette sous la douche, un petit passage vite fait devant le miroir, oubliant de coiffer ma chevelure blonde restant en bataille, de toute façon, à peine deux cours, ça passera vite. Enfin, je l’espère.
Lorsque la sonnerie retentit, le temps de rassembler mes affaires, je tente de sortir en toute discrétion, mais le professeur m’interpelle. Il m’explique, à juste titre, que mes résultats sont en baisse, en accentuant sur le fait que mes partiels seront essentiels pour la suite de mes études. Je ne peux que l’approuver, cependant, depuis déjà trois jours, mes examens sont très loin, je ne pense qu’à cet homme qui m’obsède au plus haut point. Lorsqu’il me libère, je sors au pas de course de l’amphithéâtre en direction de l’appartement.
 
****
 
Dix-huit heures trente minutes, ça sonne à la porte, et lorsque j’ouvre, c’est le majordome de Max Thelier qui me salue avant de me tendre un cintre emballé dans une housse, il me souhaite une excellente soirée, en me rappelant le rendez-vous pour vingt heures.
Enfin seule, je découvre, impatiente, une robe de soirée en voile, presque transparente. Cet homme-là a des goûts assez particuliers, mais, surtout, oserai-je porter cette tenue en public ce soir ?
Je n’ai pas l’habitude d’exhiber mon corps ni mes formes à quiconque, hormis dans un cadre intime, lorsque la lumière est tamisée ou même éteinte. Ma pudeur est à son comble. De plus, en y réfléchissant bien, je n’ai aucune lingerie se mariant parfaitement à cette somptueuse, mais très audacieuse robe. En jetant un coup d’œil à la commode dédiée à mes dessous, je me rappelle avoir acheté un ensemble coordonné bleu foncé, string et soutien-gorge, j’opte pour celui-ci, tandis que le stress se fait de plus en plus sentir. Direction impérative vers la salle de bains, où, pendant que mon bain coule, je vérifie mon épilation, pas parfaite, mais ça ira, vu que je n’ai pas l’impression que Max Thelier est un sauvage qui tenterait quoi que ce soit dès le premier rendez-vous.
C’est incroyable l’effet que me procure cet homme. Certes, c’est un grand photographe réputé, mais son regard est si troublant lorsqu’il me fixe. De toute façon, je ne dois pas me voiler la face, c’est toujours fort sympathique de se sentir le centre d’intérêt d’une personne.
Soit dit en passant, avec lui, je passe par toutes les émotions possibles, de l’appréhension, du stress, de l’angoisse, comme de la joie, de l’envie, de l’impatience, et j’en passe, c’est impensable d’être sous le charme alors que tous me...

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