L'enfer de l'ange

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194 pages
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Description

Gabriel, ange parmi les Cieux, possède un caractère fougueux. Il a oublié les valeurs des célestes jusqu’à en délaisser les humains. Dans le but de le punir, les archanges lui imposent un procès. Une méthode unique encore jamais appliquée. À l’image de sa sentence. Gabriel devra purger ses fautes sur Terre en aidant une humaine, Anna, à assumer son rôle sur cette planète. Il sera soutenu par une chérubine, Zéléniah ; elle ne sera pas présente physiquement, mais l’assistera de son mieux.


Durant sa rédemption, Gabriel se rendra compte qu’Anna est plus qu’une simple humaine. Elle est l’élue. Celle qui aura le pouvoir de conduire le monde à sa perte si elle se laisse séduire par les sept déchus venus tout droit de l’Enfer.


D’une quête qui semblait aisée, l’ange apprendra ce qu’est le réel sens de la loyauté, ce qu’est le courage, l’empathie, l’enfer... et surtout l’amour.

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EAN13 9782819103707
Langue Français

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Elodie Costet L’enfer de l’ange -1 -
« Le Code de la propriété intellectuelle et artistique n’autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l’article L.122-5, d’une part, que les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation colle ctive » et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illust ration, « toute représentation ou reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite » (alinéa 1er de l’article L. 122-4). « Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal. »
© 2018 Les Editions Sharon Kena www.leseditionssharonkena.com
« L’amour ne voit pas avec les yeux, mais avec l’âme » William Shakespeare, Songe d’une nuit d’été.
Table des matières
Prologue Chapitre 1 - Un procès angélique Chapitre 2 - Bienvenue en Enfer Chapitre 3 - Indomptable corps humain Chapitre 4 - Découvertes Chapitre 5 - Une journée « humano-angélique » Chapitre 6 - Ouverture des hostilités Chapitre 7 - Un – Zéro Chapitre 8 - Le calme après la colère Chapitre 9 - Quand la vanité s’emmêle, l’humilité déchante Chapitre 10 - Un monde alternatif Chapitre 11 - Quand la réalité dépasse la fiction Chapitre 12 - L’invocation du Bien ou la prière du Mal Chapitre 13 - Un cœur à prendre Chapitre 14 - L’inavouable avoué Chapitre 15 - Retrouvailles Chapitre 16 - Je t’aime, moi non plus Chapitre 17 - Divers faits d’hiver Chapitre 18 - L’ange Rocky Chapitre 19 - Les fourberies d’Azazelle Chapitre 20 - Au soixante-douzième jour Chapitre 21 - Renaissance Chapitre 22 - Prémices Épilogue
Prologue
Devant un tableau noir, dans un amphithéâtre contenant plus de deux cents places, un professeur, craie en main, écrivait. Il couchait avec délicatesse les mots qu’il avait pour habitude, durant ses cours, de bâcler pour ne pas perdre de temps. Ce me ssage s’adressait à ses étudiants. À chaque phrase, qu’il notait avec application, sa voix résonnait dans cette immense pièce vide. «Chers élèves, Veuillez prendre en considération mon absence de ce soir. Il me sera impossible de vous donner ma leçon sur l es anges. Je sais à quel point certains d’entre vous étaient excités à l’idée d’entamer ce chapitre. C’est pourquoi je vous ai photocopié un extrait succinct de mes recherches. Vous trouverez également sur mon bureau un résumé concis du cours. M erci d’en prendre connaissance pour que nous puissions l’utiliser comme point de départ pour notre prochain cours qui aura lieu jeud i à 20 heures. Cordialement, Votre professeur, monsieur Millin. » Il rangea la craie et relut son message une dernièr e fois. Il déposa tranquillement le tas de polycopiés qui se trouvait dans son attaché-case sur la table et se dirigea vers la sortie, le cœur léger. À son départ, une sonnerie stridente retentit dans le couloir, et ces lieux vides quelques minutes plu s tôt prirent vie. Tous les étudiants qui entrèrent dans l’enceinte s’amassèrent devant le tableau. Parmi eux, un élève se démarquait par son style vestimentaire. Habillé d’un jean bleu électrique rehaussé d’un pull jaune citron et les cheveux gominés, il se fraya un chemin pour aller prendre connaissance du mot laissé par leur enseignant. Son humeur joviale s’envola au fur et à mesure de sa lecture, et ses épaules s’affaissèrent. Malgré sa déception évidente, il prit une des feuilles mises à disposition. Après l’annulation de son cours du soir, il fila en direction du parking. Sur le trajet qui menait à son appartement, à l’intérieur de sa Ford Fiesta vert pomme, il songea à Anna, sa meilleure amie. Dès qu’ils obtenaient un j our de repos en commun, ils le passaient ensemble. Chacun avait une vie mouvementée : lui, barman dans le club le plus branché de la ville, et elle, sapeur-pompier. Liés comme deux doigts d’une main, leurs idées et leurs pensées diamétralement opposées rendaient leur duo atypique. Elle adorait la logique. Son côté cartésien et pragmatique s’équilibrait avec les rêveries et la spontanéité de Daniel. À cette réflexion, il sourit et tourna à l’intersection au lieu de continuer tout droit. Il allait se faire une joie de la déranger, rien que pour voir les expressions qui marqueraient son visage lorsqu’il discuterait avec elle de sa leçon sur les anges. Après vingt minutes de route, il frappa enfin chez Anna. Comme il s’y était attendu, la surprise se peignit sur les traits de sa camarade. Il en fut heureux. Après qu’elle lui ait offert son hospitalité, comme à chacune de ses visites, il se retrouva assi s sur un haut tabouret dans la cuisine, un café devant lui, prêt à lui montrer ses devoirs. — Dany, tu sais ce que je pense de tout ça… épargne-moi, supplia-t-elle en souriant. Elle tenta une mimique boudeuse, mais fut peu convaincante. Elle n’avait jamais été douée pour la comédie. — Allez, s’il te plaît, écoute-moi ! Tu as bien par tagé avec moi ton cours théorique pour le diplôme de sauveteur-déblaiement ! Face à lui, la jeune brune leva les bras et les laissa tomber sur ses cuisses, vaincue. Elle n’était pas énervée, juste épuisée d’entendre son meilleur ami lui parler sans cesse des célestes et de leurs multiples talents. — Très bien, puisque ça te fait plaisir, mais c’est la dernière fois !
Le sourire aux lèvres, les yeux rieurs et enthousiastes, il attrapa son document et plus rien ne le retint. « Avant de vous lancer avec confiance dans le résumé de la leçon, je voulais que vous sachiez que je base mon savoir et mes conclusions sur plusieurs années de recherches. J’ai voyagé dans le monde entier, rencontré érudits et professeurs de renommé e internationale qui m’ont aidé dans mon parcours et ma passion. Par cette leçon, je vous épargne mes doutes, et les cheminements qui m’ont fait conclure ce que vous allez apprendre. Je vous les proposerais avec plaisir, à notre prochaine rencontre, si le cœur vous en dit, mais cela est une autre histoire. Ainsi donc, bonne continuation.
Le monde des Cieux : Laissons de côté les questions théologiques sur l’e xistence de Dieu pour nous concentrer uniquement sur ces êtres célestes qui peuplent nos récits et légendes. Lorsque l’univers des Cieux est évoqué, indubitablement, notre esprit fait référence au Paradis. Toutefois, si vous croyez aux êtres purs, vous ne pouvez occulter son fondateur. C’est pourquoi Dieu, leur créateur, offre à ses subalternes leur propre monde affilié au sien : le monde des Désirs. Ce terme laisse rêveur, n’est-ce pas ? Pour la plup art d’entre vous, ce concept est irréel. Pour d’autres, il est tout aussi concret et visible que la Terre elle-même. Si vous décidez de poursuivre votre lecture, alors soyez sûrs que je me verrais ravi de partager avec vous mon savoir. Vous ferez partie de cette minorité à croire en la potentielle existence du monde des Désirs et à ses résidents. Dans bien des croyances, l’incertitude règne quant à la hiérarchie de ces immortels. Il est fait état de chérubins, séraphins, anges, archanges. Tous sont aujourd’hui synonymes. Or, il n’en est rien. Cette civilisation est bien plus ordonnée et complexe que la nôtre. Ils sont supérieurs à nous, sans toutefois nous déprécier. Dès lors, par leur sagesse et leur puissance, ils sont nos bienfaiteurs. Ils prennent possession de nos vies dès les premièr es secondes de notre existence. À votre naissance, vous avez l’honneur d’être protégé par un être pur. Certaines légendes disent que, lorsqu’un enfant vie nt au monde, il porte en lui toutes les connaissances de l’Univers. Néanmoins, ceci est un trop lourd fardeau pour un être si innocent. C’est pourquoi l’ange, votre ange, se penche sur votre berceau et appose sur vos lèvres son index. De cette manière, et ce, pour toute la durée de votre destinée, vous garderez le secret de cette connaissance. Cependant, pour que ce savoir ne vous ronge pas, le messager ailé prêtera serment pour vous servir, pour votre bien et votre sécurité tout au long de votre vie. Découle de cette fable le célèbre mythe des anges gardiens. Toutefois, nous sommes des milliards d’êtres humains, et il serait présomptueux de croire qu’une créature aussi exceptionnelle que spirituelle n’appartient qu’à nous. Lors de votre premier souffle, un seul être pur sera choisi pour vous. Il sera présent à vos côtés pendant un cycle de soixante-douze jours, avant de s’envoler vers d’autres nourrissons. Je reste conscient que tout ceci paraît compliqué, et que de multiples questions vous préoccupent. Laissez-moi répondre à la plus évidente : pourquoi soixante-douze jours ? Il n’y a malheureusement pas de certitude sur le su jet. Tout dépendra de vos croyances. Dans certaines religions, il est question de soixante-do uze éternels ; dans d’autres, le chiffre lui-même est porteur de messages. Vous aurez la liberté de chois ir celle qui raisonnera le plus en votre moi intérieur. N’oubliez pas ceci : ils sont partout et pour tous. Un ange aura la bonté de s’occuper de plusieurs vies, alors qu’un homme aura le privilège de n’en avoir qu’un seul. Nos différences, aussi innombrables que flagrantes, peuvent encore vous surprendre. Je suis persuadé que vos idées préconçues vous pous seront à certifier que ces créatures sont asexuées, n’est-ce pas ? Votre savoir préétabli vous mène dans une mauvaise direction ! Détrompez-vous ! Les ailés sont de sexe féminin et masculin ! Leur particularité ne s’imposera qu’à leur prénom, dont la terminaison sera définie en fonction de leur sexualité. Les prénoms finissant par « ah » seront uniquement des femmes. Quant aux hommes, ils se fin iront par « el ». Prenons exemple sur le mythique archange Gabriel, qui est inscrit dans la mémoire des hommes comme étant l’archange le plus puissant des Cieux, ou encore Michel, Raphaël, etc. Plus tôt, je faisais état de leur supériorité. À pr ésent, laissez-moi vous informer sur le point spirituel de ce terme. Les célestes sont des êtres purs, car ils ressentent les émotions sur un degré différent du nôtre. N’étant pas sur le même plan astral, leur enveloppe corporelle, aussi charnelle soit-elle à nos yeux, n’est pas aussi matérielle que notre corps. De ce f ait, ces bouleversements psychiques que nous percevons tous leur seraient bien inutiles… Ces mêmes sentiments ne nous font-ils pas ressentir tout le poids du monde sur nos épaules ? Ceci sera mon dernier point et votre devoir pour la semaine prochaine : Imaginez l’espace d’une minute ne plus éprouver ce poids. Imaginez un peu ce que seraient nos vies si elles n’étaient remplies que d’amour, de co mpassion, de tendresse et de clairvoyance. L’ascension par cet état de pureté ne serait alors plus si improbable, n’est-ce pas ? »
Après sa lecture, le jeune homme, étourdi par ce qu ’il venait d’apprendre, resta les yeux dans le vague, commençant certainement à répondre mentalement aux interrogations de son professeur. Anna le regardait, amusée, un sourire fendant son visage de manière irrésistible. — Waouh ! s’extasia le brun. — Tu veux que je te dise ? Je suis fière de faire partie… de la majorité des gens ! s’exclama-t-elle en éclatant de rire, sous l’indignation de son meilleur ami.