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L'Été dernier

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Livres
70 pages

Description

Voici la suite du tome 1 Un demi-siècle et alors !

Juliette aura des nouvelles de Thomas qui vit maintenant à Bali. Le grand voyage vers l'amour s’organisera pour le rejoindre.
Elle fera enfin la découverte de ce pays merveilleux.
De retour en France, une nouvelle vie commence pour Juliette. Malgré les aléas de la vie, la trahison, elle ne renoncera jamais au bonheur et nous prouvera qu'elle a bien raison.


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Ajouté le 15 juin 2015
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EAN13 9782332922236
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
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Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-92221-2

 

© Edilivre, 2015

 

 

Fin de la première partie

En passant devant ma boîte aux lettres, ma clef s’enfonce machinalement dans la serrure du casier ressemblant à celui de mon club de sport, mais cette boîte à correspondance allait m’apporter le plus beau cadeau de la journée ! Je saisis deux plis, la facture d’électricité, puis une lettre un peu froissée ; son écriture familière me fait soudainement chavirer le cœur. TOM !

Je cours une à une les marches des escaliers, je me sens si légère, heureuse et immensément intriguée. Je veux à tout prix partager ce moment intime avec mon bouddha et ma mamie Rose, mes amis, mes anges gardiens.

Tom est vivant, il m’a écrit.

Je m’installe sur ma méridienne, ouvre délicatement l’enveloppe, pour en sortir une carte de sa cachette.

Un paysage paradisiaque, celui dont nous avions tellement rêvé ensemble, « l’île des dieux », Bali, la plus petite île de l’archipel indonésien. Au verso de ce sublime décor, l’adresse de l’hôtel Luxuor est indiquée, et je lis : « Viens m’y rejoindre, désormais je suis libre, tout à toi, Tu me manques tant ma douce, je t’attends, Ton Tom qui t’aime. »

Deuxième partie

 

 

La nouvelle

Le moins que l’on puisse dire c’est que ma soirée de cette journée d’été, celle du dimanche 20 juillet 2013, fut mouvementée jusqu’au fond de mon être. J’étais tellement heureuse d’avoir des nouvelles de Thomas…

Sous l’emprise de cette euphorie, mêlée aux doutes, mon cerveau ne m’appartenait plus ; il diffusait un million d’informations, aussi bien des pensées positives que négatives.

Et si une personne mal attentionnée avait créé ce canular ? Mais non, j’ai reconnu l’écriture de Tom sur la carte.

Dois-je avertir mes proches ?Non Juliette, me dis-je. Il est déjà minuit, tu ne vas quand même pas réveiller tout le monde à cette heure-ci et puis, demain, tu travailles.

Ainsi, mes premiers confidents auront été Bouddha et mamie Rose, mes anges gardiens. Ma nuit sera douce, car je sais qu’ils me berceront de leur amour. De doux souvenirs me troublèrent au moment de m’endormir. J’ai ressenti à nouveau le plaisir de ces doux papillons dans mon ventre, témoins de mon amour pour mon bel écrivain.

07 h 00, le réveil sonne déjà. Un café est nécessaire après cette nuit agitée par de nombreux mais merveilleux songes.

Ce matin, je m’installe sur la terrasse de mon balcon. Il fait bon. Sur mon plateau, trône une tartine beurrée accompagnée d’un soupçon de confiture de rhubarbe « maison » et d’un café allongé.

Une sensation indescriptible de joie m’envahit, je me sens si légère…

Je prends le temps de m’étirer puis, au contact du soleil, je reçois ses rayons comme une pluie d’énergie. Merci de m’offrir cette belle journée !

Je file sous la douche, me laissant aller à rêver aux instants de ma prochaine rencontre avec mon homme.

À ma pause déjeuner, je rechercherai sur le net les coordonnées exactes de l’hôtel Luxuor ; j’ai hâte d’entendre le son de sa voix ! La matinée me parut longue, je devais mettre à jour le fichier des demandes de prestations allouées par le C.C.A.S.

Tout en consultant Internet au bureau, je picore ma salade composée. Une fois tous les renseignements utiles collectés pour ce soir, je réalise devoir absolument appeler l’hôtel vers 17 heures, dès la sortie de mon travail. Il y a un décalage horaire d’environ six heures, il sera 23 heures à Bali ; j’espère sincèrement réussir à joindre Tom à cette heure tardive.

Arrivée chez moi, je me précipite vers mon téléphone et compose le numéro de l’hôtel. La sonnerie ne se fait pas attendre. Mon cœur s’emballe. Je m’oblige à respirer profondément, pour ensuite expirer doucement mon stress.

Une voix féminine…

« Hôtel Luxuor good night ! That I may to be useful foryou ? » (Bonsoir ! Que puis-je pour vous être utile ?)

Ma voix est tremblante et quelque peu paniquée. Je me lance en bafouillant :

« Hello ! Je souhaiterais parler à Monsieur Thomas… »

Quand, soudain, je me souviens qu’il serait plutôt connu sous son pseudo emprunté pour ses livres.

« Euh… Mister Kinasou Mdidango. »

Dans un parfait français, le réceptionniste me répond :

« Un petit instant je vous prie, je vérifie qu’il soit joignable dans sa suite. Qui dois-je annoncer ?

– Juliette David », répondis-je.

Au bout d’une minute qui me semble interminable, je réalise en tremblant que j’ai terriblement peur de lui parler, puis…

« Bonsoir ma douce. Merci… Je suis si heureux de pouvoir enfin t’entendre, heureux que tu aies répondu à ma carte. Tu m’as réellement manqué tu sais. »

Mon sang ne fait qu’un tour, c’est bien lui, je reconnais sa voix suave, ensorcelante ; la douceur de ses mots m’atteint déjà comme une caresse. Je me retiens de pleurer de bonheur et, malgré tout, je ne peux contenir un petit soupir de soulagement.

« Hum, mon bel écrivain, c’est bien toi ; enfin de tes nouvelles ! Je savais que tu m’en donnerais, je le savais… Je n’ai jamais voulu renoncer à toi. Tu m’as énormément manqué aussi. »

Nous échangeons avec émotion quelques mots remplis de tendresse. C’est au bout de plusieurs minutes que nous nous décidons à continuer notre discussion sur l’adresse Skype que Tom m’épela. Nous communiquerons plus aisément et, surtout, cela nous permettra de nous revoir physiquement sur la webcam. Nous sommes émus, intimidés… Thomas n’a pas changé ; toujours aussi souriant et craquant. Il a gardé son crâne rasé et son sourire lumineux dévoile de belles dents blanches sur sa peau noire.

Il me dit aimer ma nouvelle coiffure et s’aperçoit immédiatement de mon amincissement. Il est fier de moi.

Ces derniers mois, j’ai été assidue à la salle de sport ; je n’ai pas eu besoin d’effectuer de régime, le cardio m’a fait fondre comme neige au soleil. Bon, j’avoue, le stress aussi m’a un peu éloignée de la nourriture riche en calories.

Nous avions énormément de choses à nous dire et, pourtant, il a bien fallu nous quitter après deux heures de retrouvailles.

Une fois déconnectée de Skype, la fin de ma soirée fut consacrée à dévoiler enfin mon bonheur à mes intimes amies et mes sœurs. Le téléphone n’a pas quitté mon oreille gauche jusqu’à minuit.

Un grand verre d’eau pétillante me ravit après plus de deux heures à converser !

Bon, je dois tout de même vous faire un petit aveu : mes amies les plus proches avaient déjà été averties par SMS tôt ce matin. Vous pensez bien que je n’aurais jamais pu attendre jusqu’à ce soir !

Je n’ai même pas pris le temps de dîner convenablement. Entre chaque conversation, je saisissais un morceau de brioche chocolatée, la dégustant assise en tailleur sur mon canapé.

Plusieurs jours ont passé ; Tom et moi sommes scotchés sur Skype, matin, midi et soir. Nous ne nous quittons presque plus. Nous avons commencé à parler des préparatifs pour mon arrivée à Bali.

Je suis heureuse que nous ayons retrouvé tout naturellement notre complicité. De jour en jour, je me sens encore plus sereine. Il me dit m’attendre avec impatience. Il m’aide par ses précieux conseils à organiser mon départ.

Aujourd’hui, j’ai réussi à négocier des jours de congé auprès de ma hiérarchie et mes démarches auprès de l’Ambassade indonésienne en France me permettront d’obtenir un visa pour mon séjour. Heureusement que mon passeport était à jour.

Vous vous rendez compte ? Dans un peu plus d’une semaine, je me loverai enfin dans les bras de mon amoureux. Je me noierai dans l’essence de son parfum, la profondeur de son regard.

Néanmoins, je ne vous cache pas mon appréhension pour voyager seule durant presque dix-huit heures, dont une escale à Singapour.

L’actualité récente informant du crash d’un avion dans cette partie du globe me panique malgré tout.

Certes, j’ai déjà voyagé en avion mais, de mémoire...