L'homme parfait... existe !

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139 pages
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En laissant Logan quitter sa chambre ce jour-là, Lexie ne s’imaginait pas une seule seconde que le manque de ce dernier se ferait par la suite si grand !


Lui qui est rentré dans sa vie comme un raz de marée n’a pas seulement bouleversé la vie de la jeune femme professionnellement, il l’a également fait sur le plan émotionnel...


Alors, si le prince charmant ne se trouve pas là où on l’attend, faut-il tout pardonner lorsqu’il se présente à nouveau devant soi ? Faut-il laisser une deuxième chance à l’amour ?


Ce sont les questions auxquelles la jeune femme se retrouve confrontée. Si Logan a chamboulé sa vision de l’homme parfait, ce que Lexie ne sait pas, c’est qu’elle a, quant à elle, volé le cœur de ce dernier...

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EAN13 9791096785643
Langue Français

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L’homme parfait… existe ! [Wendy Donella]
© 2017, Wendy Donella. © 2017, Something Else Editions. Tous droits réservés. Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelques procédés que ce soit, sans le co nsentement de l’auteur ou de ses ayants droit, est illicite et constitue une contref açon, aux termes des articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. Crédit photo : © 123rf.com Illustration : © Lara Game Design ISBN papier : 979-10-96785-63-6 Something Else Éditions, 8 square Surcouf, 91350 Grigny E-mail : something.else.editions@gmail.com Site Internet : www.something-else-editions.com Cet ouvrage est une fiction. Toute ressemblance ave c des personnes ou des institutions existantes ou ayant existé serait tota lement fortuite.
À tous celles et ceux qui souhaitent un jour, trouv er leur parfait.
Prologue Cela fait maintenant un mois que Julia est venue me rejoindre sur la plage. Un mois jour pour jour que j’apprenais qu’une tumeur s’étai t logée dans mon sein droit… En une fraction de seconde, vous vous rendez compte que vivre est un luxe, une chance incroyable et précieuse qu’il faut chérir du mieux que l’on peut.  Bien sûr, le médecin a bien essayé de me rassurer juste après l’annonce, mais j’ai assisté au propre combat de ma mère contre un cance r du sein il y a à peine trois ans de cela. Une sonnette d’alarme s’est déclenchée en moi. Il était certain que j’allais suivre le même chemin… Batterie d’examens, chimio, radiothérapie, douleur, perte de cheveux… Ce jour-là, posée sur les galets, j’ai vu ma vie prendre un tou rnant à cent quatre-vingts degrés ! Julia m’a prise dans ses bras, m’a rassurée et rame née à notre appartement. J’étais plus qu’heureuse d’entendre la voix de ma coloc’ da ns mon dos, mais j’aurais tellement aimé que cette main sur mon épaule soit aussi la si enne… celle de mon Monsieur Connard… Parce que cela fait également un mois que je ne l’a i pas revu. Que je n’ai pas entendu le son de sa voix ni même senti ses mains sur moi. Quand Alex a eu l’audace de m’envoyer un message pour m’informer qu’il quittait Nice, j’en ai déduit que Logan en avait fait de même, tout simplement. Pourtant, chaque jour j’ai continué à espérer aperc evoir son visage à chaque coin de rue, mais la façon dont nous nous sommes quittés a bien mis un terme à ce qui aurait pu être un début d’histoire entre nous. Comment Logan et moi aurions-nous pu envisager une relation alors que j’ai été trahie par ce dernier ? Et puis, lorsqu’il a découv ert cette liste débile et ce tableau comparatif entre Alex et lui, j’ai bien vu sur son visage que je l’avais, moi aussi, déçu. S’il a pu croire l’espace d’un instant que j’incarn erais « cette femme » qui lui donnerait l’envie d’une vraie relation, cela s’est totalement dissipé ce jour-là… Le constat est tout de même là : il me manque. Atro cement. J’ai besoin de toutes ses parfaites imperfections. De son arrogance du premie r jour au M&M jusqu’à ce côté de lui qu’il m’a laissé entrevoir à Paris, j’ai besoin de tout cela. Je ne compte plus les fois où j’ai eu mon téléphone dans les mains pour l’appeler, mais je n’ai jamais trouvé la force d’appuyer sur l a touche. Rien que l’idée d’entendre sa voix me rendait faible et me démunissait de tout courage. Aujourd’hui est encore un jour où je pense à mon Mo nsieur Connard. Il est certain que notre rencontre n’était pas anodine, j’en suis persuadée. La façon dont cet homme a grappillé tout de moi en si peu de temps n’est pa s le fruit du hasard, c’est impossible ! Logan est une force qui a ce pouvoir de me faire ou blier ce qui m’entoure, le temps, la vie tout simplement. Quand je pense que cet homme a réussi à m’anesthésier de mon premier rendez-vous avec le docteur Cartier et son évocation d’une mammographie, avec du recul j’ai encore du mal à le croire ! Pour tant, il a fallu que je rentre de Paris et que j’écoute le message de la secrétaire sur mon té léphone pour revenir à la réalité ! Logan a été mis sur mon chemin pour une bonne raiso n. Grâce à lui, j’ai également compris que le prince charmant se cache là où ne l’ attend pas forcément. Trouver le bon, le vrai amour ne réside pas à le chercher là o ù notre esprit manipulé par tout ce qui nous entoure voudrait qu’il soit. L’amour, le v rai, n’est pas tiré d’un Disney, d’un roman, d’un film, d’un fantasme. Non, lorsqu’il se trouve devant vous, croyez-moi, votre cœur vous le montre…
Chapitre 1 Lexie
« La vie est comme un livre, ne saute aucun chapitre et continue de tourner les pages. Tôt ou tard, tu comprendras pourquoi chaque chapitre était nécessaire. » Bernard Werber Mon corps est bien là, posé sur cette chaise dans c e café au coin de la rue et à deux pas de l’hôpital, mais mon esprit, lui, est ailleur s. Où, je ne saurais le dire. Etant donné la grandeur de mon euphorie, mes pensées en sont to talement perturbées ! Mon corps, comme je viens de l’évoquer, reprend vi e. Enfin une partie, parce qu’une autre, elle, est toujours en manque de mon Monsieur Connard. Mais je ne me suis pas sentie aussi apaisée que je ne le suis aujourd’hui depuis un bon moment. — Je te l’avais dit, non ? J’étais convaincue que t u devais toujours y croire Lexie ! crie Julia, ameutant tous les regards des clients d u café sur nous. — Julia, calme-toi ! Tout le monde nous regarde. Tu as bouffé le lapin des piles au petit déjeuner ou quoi ? la questionné-je. On pourrait croire que c’est ma coloc’ qui vient d’ apprendre que ses examens lui avaient révélé que sa tumeur n’était pas cancéreuse ! Pourquoi suis-je calme alors ? Ne devrais-je pas être occupée à sautiller partout comme elle ? — On s’en fiche des autres. Bon sang, Lexie, tu réa lises ou quoi ? Comment tu peux être aussi calme ? me demande-t-elle comme si elle avait pu lire dans mes pensées. — J’en sais rien, Julia. Peut-être que je ne réalis e justement pas encore tout à fait, réponds-je en la regardant. Ma coloc m’observe pendant quelques secondes avant de se lever. Elle dépose de la monnaie sur la table et m’attrape par la main. — Julia, mais qu’est-ce que tu fais ? demandé-je da ns l’incompréhension totale, alors que nous quittons déjà le bar, et cela sans m ême avoir pris le temps de boire notre café. — Suis-moi, je vais te faire réaliser ! s’exclame-t-elle avec détermination. Je n’ai même pas dans l’idée de protester, avec Jul ia ça serait comme affronter un mur ! Nous grimpons dans ma voiture et je la regard e prendre place derrière le volant. Un sentiment d’angoisse m’envahit. — Tu sais que j’ai la frousse lorsque tu es côté co nducteur, l’informé-je. — Je sais, et ce n’est qu’un début b… Lexie, répond -elle en se mêlant à la circulation. Je ne cherche pas plus d’explications, parce qu’enc ore une fois, avec ma coloc’ cela ne servirait à rien. Toutefois, je la remercie sile ncieusement de s’être rattrapée au moment de m’appeler « bébé ». Julia m’appelait comm e ça bien avant l’arrivée dans ma vie de Logan, mais à présent, rien que d’entendre ce petit nom, même de la bouche de mon amie, me crève le cœur. Je sais, je suis pitoyable d’en être réduite à ça, mais je suis également pitoyablement en manque de Monsieur Connard… Tu n’es pas lamentable, juste amoureuse de ce type, me rappelle Lexie Bis. Toujours là quand il ne faut pas, celle-là ! Enfin bref, je garde ma petite voix intérieure ains i que Logan de ma tête et me concentre plutôt sur la route afin de savoir où Jul ia m’emmène. Je la vois bien qui essaie de détendre l’atmosphère en chantantGirls Like de Tinie Tempah et Zara Larsson, mais rien n’y fait, avec elle, je m’attend s à tout ! Ce n’est qu’au bout de longues minutes et lorsqu’elle se gare que je comprends… — Dans tes rêves ! grogné-je. — Allez, bouge tes fesses de cette voiture et suis-moi ! insiste-t-elle.
— Seulement si tu me promets que nous ne grimperons pas dans une de ces machines. — Lexie, ne m’oblige pas à faire un scandale devant tout le monde ! me gronde-t-elle. — Vas-y, je m’en fiche ! Tu peux bien faire tout ce que tu veux, je ne bougerai pas, insisté-je à mon tour. Dix minutes plus tard, non seulement je suis sortie de ma voiture, mais en plus, je me retrouve bel et bien devant ce que je redoutais ! J’observe ma coloc’ prendre deux tickets et nous prenons ensuite place dans la file. — Je ne sais même pas pourquoi je te suis, je ne vi endrai pas avec toi, quoi qu’il arrive ! affirmé-je. — Tu veux qu’on réitère le moment sur le parking ? Je me ferais une joie de refaire ma petite crise, Lex… — C’est bon ! bougonné-je. — Bonne fifille, glousse Julia avec amusement. Comment peut-elle rester si zen avec ce qu’on s’app rête à faire ? D’ailleurs, je ne comprends même pas pourquoi tous ces gens devant no us font la queue pour ça ! — C’est quoi votre problème ? Vous êtes suicidaires ? demandé-je à Julia. — Arrête un peu, Lexie. Tu vas voir, tu vas adorer, crois-moi. Si j’observe mes mains moites, mon cœur qui s’affol e et mes jambes qui peinent à me tenir debout, j’en conclus plutôt que je ne vais pas adorer, oh non ! Tous ces symptômes sont signe de ma peur, voilà tout ! Parce que la dernière fois que je les ai ressentis, c’était en présence de mon Monsieur Conn ard, et jusqu’à preuve du contraire, il n’est pas dans les parages… Bien sûr que non, il doit être occupé à galocher un e de ces poules aux seins si siliconés qu’il pourrait même s’étouffer avec ! grogné-je en moi-même. Et puis, je me force à chasser une nouvelle fois Logan de mes pens ées, car si je pars sur ce terrain-là, je sais que je vais encore me faire du mal pour rien… Nous avançons à vitesse bien trop rapide à mon goût et lorsqu’arrive notre tour de monter dans ce satané manège, je frôle la crise d’a ngoisse. Toutefois, j’arrive à prendre sur moi et prends place à côté de Julia qui se trou ve à ma droite. Je sais que deux autres personnes se trouvent de l’autre côté, mais je suis trop tétanisée pour prendre la peine de les observer. Nous nous trouvons dans une sorte de tour qui va s’ élever vers les airs d’un seul coup, pour redescendre aussi vite quelques secondes après. Mon Dieu, je n’en reviens pas que je me retrouve embarquée là-dedans… — Respire, ma biche, et si jamais tu dois vomir à l ’arrivée, vise à ta gauche, glousse Julia. — Profite de sourire, chouchou, parce que je te pro mets de t’étriper lorsque j’aurai de nouveau les pieds sur terre, tempêté-je. — Toujours des promesses… se moque-t-elle. Comme je sens que ma fin approche, du moins celle q ue va me provoquer ce fichu manège, je ne pipe plus un mot et m’agrippe de tout es mes forces à la sécurité qui me maintient prisonnière ici ! Les secondes défilent dans une atroce lenteur. Cett e attente, c’est carrément l’horreur … — Lexie, je veux t’entendre. Hurle, crie, pleure, rigole, mais surtout sens-toi vivante ! Et je t’aimeeeeeeeee ! crie ma coloc alors que le m anège s’élance vers les airs. Cette sensation…C’est inexplicable ! Je m’entends h urler comme vient de me le demander Julia. D’ailleurs, elle en fait de même, e lle aussi. J’ai l’impression que mon cœur décolle dans ma poitrine en même temps que je le fais dans les airs. Et puis, je n’ai pas le temps de réaliser plus, que nous nous retrouvons déjà à ras du sol.
— Je l’ai fait, Julia, je l’ai fait ! crié-je, euph orique, tandis que nous quittons le manège. — Alors, c’était comment ? — Vivant ! réponds-je sans hésitation tout en souriant à ma coloc. *** De retour à l’appartement, je m’empresse d’appeler ma mère. Nous passons l’heure suivante au téléphone. Je n’ai jamais entendu autan t de joie ni d’apaisement dans sa voix que durant cette conversation. Notre bonne hum eur à toutes les deux me donne des ailes, du moins assez pour me motiver à lui avo uer au sujet de mes études de médecine… Et à mon étonnement, mes parents ont acce pté bien mieux que ce que je me l’imaginais cet aveu. Je ne pense pas avoir des nouvelles de Coralie, la sœur de Logan. Maintenant que notre histoire est terminée – et même si elle n’a p as vraiment commencé -, je ne vois pas pourquoi elle resterait sur son offre, à savoir celle proposée lors de notre séjour à Paris. Je peux tirer un trait sur les merveilleux s tages ainsi que sur le job d’assistante. Malgré cela, je n’ai pas changé d’avis. Je veux tou jours arrêter mes études de médecine et m’orienter vers la photographie. Même s i je vais très vite devoir me dégoter un boulot pour remplacer mes stages à l’hôp ital, ma mère et Steve m’ont rassurée sur le fait qu’ils seront là pour moi tant que j’en aurai besoin, mais je n’ai jamais aimé dépendre des autres… Je veux payer mes stages photos toute seule et j’y arriverai ! *** Le lendemain— Qu’est-ce que tu fais ? me questionne Julia en me rejoignant dans la cuisine. — Café ? proposé-je. — Avec plaisir, répond-elle en s’emparant de mon or dinateur portable. Petite annonce ? enchaîne Julia. — Oui. Il me faut un boulot, expliqué-je. — Lexie, tu sais que si tu as besoin, je suis… — Je sais… je sais, la coupé-je. Mais je veux y arriver toute seule, d’accord ? — OK, OK. Oh tiens, regarde celle-là ! s’exclame-t- elle en buvant une gorgée de boisson chaude. — Quoi ? — Bar recherche hôtesse et serveuse. Horaires et sa laire corrects, lit-elle pour moi sur l’écran. — Ouais, pourquoi pas. Ça se situe où ? — Pas très loin d’ici. — Il y a un numéro ? demandé-je. — Oui, mais…Tu ne veux pas savoir la condition écri te en tout petit ? me demande-t-elle en peinant à cacher son sourire. — Julia, c’est quoi encore cette entourloupe ? — Il suffit seulement que tu saches porter le strin g mieux que personne, glousse-t-elle. — Mon Dieu, tu n’es pas possible ! râlé-je. C’est très drôle, Julia. — Quoi ? Je ne rigole pas, regarde par toi-même, pr opose-t-elle en dirigeant l’ordinateur dans ma direction. — Et effectivement, c’est bien ce que demande l’ann once. Cela et tout un tas d’autres choses encore plus insolites les unes que les autres ! — Allez Lexie, fonce ! Je suis certaine que tu sera is mignonne avec une plume dans le c…
— JULIA, la ferme ! grondé-je en ne lui laissant pa s le temps de finir sa phrase. Les choses n’ont toujours pas changé. On ne plaisan te pas avec mon derrière ! Plus tard dans la soirée, alors que ma coloc’ et mo i sommes affalées dans le canapé à regarder la télévision, je m’évade. Je repense au x paroles du médecin dites la veille, au moment qui a précédé l’annonce des résultats. Ce lui où pendant quelques secondes, j’ai arrêté de respirer. Quelle libératio n en entendant que ma tumeur n’était pas cancéreuse et qu’il n’y aurait probablement pas de chirurgie ! Le docteur veut d’abord attendre pour voir si celle-ci va se résorb er toute seule. J’ai cru que ma vie allait devenir un enfer et j’ai une énorme chance. Je vais donc la saisir et positiver. Profiter de chaque jour, de ch aque instant. Cette idée me fait sourire, mais elle est vite chas sée par une autre. L’objet de mes pensées de ces derniers jours refait surface, encor e… Logan resurgit dans ma tête et des images de lui défilent devant mes yeux. Je souris de nouveau en repensant à notre première rencontre. Celle où ce type bourré d’arrog ance m’a bousculée sans même me faire la moindre excuse. Mon corps s’enflamme en re pensant à ce petit moment dans l’alcôve du M&M, à sa bouche s’écrasant sur la mien ne pour en prendre possession, à son corps musclé se plaquant contre le mien… Instinctivement, je me redresse pour récupérer mon téléphone, mais quand enfin mes doigts qui glissent sur l’écran trouvent son no m, dans un soupir, je le repose. Je m’aperçois que Julia m’observe avec un regard compa tissant et même si j’apprécie sa façon d’être de mon côté, je n’aime pas ça. Je n’ai me pas voir à travers ses yeux le fait qu’il me manque atrocement. Alors, je me lève et je vais m’enfermer dans ma chambre. Je m’endors en observant sa petite tour Eiffel…