L'otage

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144 pages
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Description

Je n’aurais jamais pu imaginer un instant que la relation que nous entretenons, John et moi, soit si compliquée. Nous arrivons tout de même à profiter des instants que nous partageons, mais une fois que je me retrouve seule, la culpabilité d’être celle que je suis devenue refait surface.


J’ai l’impression d’être à deux doigts de goûter au bonheur que j’espère un jour connaître après toutes ces années de souffrance, mais il s’échappe de nouveau quand mon passé resurgit.

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Ajouté le 10 avril 2017
Nombre de lectures 41
EAN13 9782819101956
Langue Français
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3 – L’otage

 

 

BACKGROUND

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Angie L.DERYCKERE

 

 

 

 

 

 

 

3 – L’otage

 

 

BACKGROUND

 

 

 

 

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« Le Code de la propriété intellectuelle et artistique n’autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l’article L.122-5, d’une part, que les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite » (alinéa 1er de l’article L. 122-4). « Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal. »

 

 

© 2017 Les Editions Sharon Kena

www.leseditionssharonkena.com

 

 

 

REMERCIEMENTS :

 

 

 

 

 

 

Je remercie Cyrielle Walquan, mon éditrice, qui continue à me faire confiance, ainsi qu’à tous les membres de l’équipe des éditions pour le travail monstre qu’ils effectuent en coulisse.

 

Je remercie également Pascale Prudhomme (ma Wonder) pour le temps qu’elle passe à traquer mes fautes avec une rapidité surprenante.

 

À mes bêtas-lectrices :

 

Je n’oublie pas non plus mes chères bêta et amies, Frédérique Cotret, Marlène (Beli) et ma collègue Christelle Morize pour l’aide précieuse qu’elles m’apportent, peaufinant mes écrits avec dextérité. Je ne vous le dirai jamais assez, j’aime vos petits commentaires tout chauds après votre lecture, même si plusieurs menaces de votre part sont répertoriées sur un calepin (juste au cas où).

 

Merci aussi à Julie Vasseur, ma sœur de cœur, qui m’apporte un soutien inconditionnel. À Audrey et Sylvie Robert qui me font part des sentiments et des émotions à chaque fois qu’elles referment un de mes textes.

 

À Véronique Barrère, Mélissa Letabareux, pour leur soutien et leur disponibilité.

 

Je n’oublie pas non plus de remercier mes proches pour la patience qu’ils témoignent quand je suis plongée dans mon manuscrit. Franck, Jymmy, Jason, Nathan et Nolwenn (je vous aime, mes amours).

 

À mes nouvelles lectrices et proches.

 

Merci à tous ceux et celles qui me suivent sur ma page et qui m’encouragent…

 

Et enfin, un immense merci à tous les lecteurs qui, je l’espère, apprécieront ce troisième tome et prendront autant de plaisir à le lire que j’en ai eu à l’écrire.

 

Bonne lecture à vous.

Je vous embrasse tendrement.

 

Angie L.Deryckère

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« C’est dans la plus grande fortune qu’on a le moins de liberté : elle interdit la partialité, la haine et surtout la colère. »
Salluste, Conjuration de Catilina

 

 

Table des matières

 

 

 

CHAPITRE UN

CHAPITRE DEUX

CHAPITRE TROIS

CHAPITRE QUATRE

CHAPITRE CINQ

CHAPITRE SIX

CHAPITRE SEPT

CHAPITRE HUIT

CHAPITRE NEUF

CHAPITRE DIX

CHAPITRE ONZE

CHAPITRE DOUZE

CHAPITRE TREIZE

CHAPITRE QUATORZE

CHAPITRE QUINZE

 

 

CHAPITRE UN

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Kathleen Mills

Piney Branch Park

 

 

 

 

Une semaine…

Cela fait sept jours que je travaille pour lui, le Président des États-Unis.

Grâce à l’aménagement des horaires qu’Aden a organisé avec le Chef de Cabinet, monsieur Steadman, je peux profiter de mes enfants une semaine sur deux. Ils sont ravis que je reste à la maison quand la semaine « jaune » arrive.

Je souris, repensant au jour où ma fille, du haut de ses six ans, a lancé cette comparaison avec le soleil.

img3.pngQuand il y a du soleil, tout le monde est heureux alors, la semaine jaune, c’est quand tu travailles la nuit, maman. Parce que, la nuit, je dors et je n’ai pas besoin d’être avec toi. Tu comprends ?

J’avais parfaitement compris ce qu’elle voulait dire. Kacey, comme Matthew, désirait passer plus de temps avec moi, et c’était tout à fait normal.

Très vite, elle avait surnommé la semaine où je fais mes gardes de journée : la semaine noire. Et j’étais tout aussi excitée d’entamer cette nouvelle semaine où je passerais mes nuits à la Maison-Blanche.

Je secoue la tête, essayant de sortir de mes pensées tout en m’activant dans la préparation du repas de ce soir. Je ne sais pas ce qui m’arrive, mais je ne cesse de penser aux heures de travail éreintantes qui s’accumulent. Sans doute à cause de l’annonce qu’Aden m’a faite très tôt ce matin, à la prise de sa garde, avant que je rentre chez moi ?

En effet, il m’a confié avoir entendu Steadman dire que le G8 allait être prochainement organisé. Un de nous va devoir accompagner le Président durant ce voyage, et je me demande si je suis prête à y aller. John veut que ce soit moi, cela ne m’étonne pas, mais sincèrement, ça fait une semaine que je travaille à la Maison-Blanche, et j’ai l’impression de ne pas le voir autant que je le voudrais.

Je pensais, sans doute un peu niaisement, que nous serions plus susceptibles de nous voir plus souvent pour passer de véritables moments tous les deux. Or, je me suis trompée… tout comme lui, car la raison pour laquelle j’ai enfin accepté de travailler chez lui, c’est parce que John avait avancé cet argument à plusieurs reprises.

Toutefois, je prends conscience que c’est difficile. Cette dernière semaine, j’ai vu John seulement deux fois. Et c’était juste en coup de vent. Le lendemain, après que je suis tombée sur Becky, il est venu me voir dans mon bureau pour s’excuser et me jurer qu’il ferait ce qu’il pourrait pour l’éloigner de mon espace de travail.

Cela m’avait rassurée quelque peu, mais Will et Tom ont interrompu notre conversation, annonçant au Président qu’il était attendu en salle de crise.

Trois jours se sont écoulés sans que je puisse obtenir la moindre nouvelle de lui. Puis, je l’ai enfin croisé, il y a deux jours, alors que j’étais sur le point de quitter la Maison-Blanche.

Il était plus de vingt-et-une heures et j’étais épuisée. Les couloirs de l’aile Ouest étaient déserts, à l’exception des gardes de John restés en retrait quand mon amant s’est approché de moi. Il m’a à nouveau présenté ses excuses, mais la situation de crise à laquelle il doit faire face en ce moment ne lui laisse aucune minute de répit pour me rejoindre.

Évidemment, je les ai acceptées, je ne pouvais pas faire autrement. Je garde en tête qu’il n’est pas un homme comme les autres, que ses fonctions sont bien plus importantes que de satisfaire une femme irrationnellement amoureuse de lui.

Cependant, il m’a embrassée d’un doux baiser avant mon départ, ce qui me permet de garder l’espoir de vivre très prochainement un moment en toute intimité avec lui. J’en ai besoin, irrémédiablement.

John me manque véritablement et j’ai conscience que son arrivée dans ma vie me bouleverse chaque jour qui passe.

Mes sentiments sont déboussolés. Parfois, je me dis que j’ai fait une grave erreur en ayant accepté ce poste et, à d’autres moments, je ressens une sorte d’euphorie lorsque je me rends à la Maison-Blanche, là où l’homme que j’aime vit… avec sa femme et son fils.

Ryan est arrivé il y a trois jours. Je l’ai appris par Harry lorsqu’il est venu à mon cabinet en plein milieu de l’après-midi, la veille, pour une coupure au doigt. Je n’ai pas osé lui poser de questions, après tout, je dois rester discrète, même si je sais pertinemment que les gardes de John sont au courant de notre liaison.

img3.pngTu sais que tu es en train de brûler le hachis !

Je sursaute à la voix moqueuse de Matthew qui s’élève dans mon dos.

img3.pngOh, bon sang, pesté-je en baissant le regard vers la viande bien plus que cuite.

img3.pngCe n’est pas grave, j’adore quand ça croustille !

J’éteins le feu et fais volte-face vers mon fils qui éclate de rire. Kacey et Tom le rejoignent dans son amusement, ce qui m’exaspère un peu.

img3.pngNe vous inquiétez pas, ça sera délicieux ! m’exclamé-je en prenant la poêle en main. Va t’asseoir, Matt.

Il obtempère sans se départir de son sourire moqueur. Je sers les enfants et une fois que j’ai terminé de mettre les plats dans l’évier, je m’installe à la table.

img3.pngC’est bon ? demandé-je à l’adresse de Kacey qui, visiblement, fait bonne chère avec ses spaghettis à la bolognaise.

Elle me regarde avec de gros yeux et la bouche pleine.

img3.pngOui, c’est trop bon.

Les garçons se moquent gentiment d’elle alors que Matt l’aide à nettoyer la sauce tomate sur son menton. Je les observe et savoure ce moment familial en prenant conscience qu’il est plus important que tout le reste.

Toutefois, je ne peux m’empêcher de penser à John, espérant secrètement que, cette nuit, nous aurons l’occasion de nous voir pour discuter.

J’ai besoin de savoir qu’il va bien et que l’arrivée de son fils, Ryan, le rend heureux, même si je sais qu’il s’est vu contraint par sa femme de lui imposer de vivre à la Maison-Blanche.

Le dîner se passe dans une ambiance chaleureuse. Tom insiste pour m’aider à faire la vaisselle et ranger la cuisine tandis que Matthew monte avec Kacey à l’étage pour se brosser les dents.

Quand je les rejoins, Kacey est en pyjama, installée confortablement dans son lit au milieu de ses peluches. J’embrasse Matt sur le front et le remercie avant de m’installer sur le bord du matelas. Kacey me tend son livre d’histoires et, le sourire aux lèvres, je le prends et l’ouvre, constatant du coin de l’œil que Matt s’est éclipsé.

img3.pngMaman, tu reviens quand à la maison ?

img3.pngAprès le travail, chérie.

img3.pngOui, mais c’est quand ?

J’esquisse un faible sourire tout en ancrant mon regard dans celui de ma fille. Je sais qu’elle n’aime pas plus que ça le fait que je travaille à la Maison-Blanche, je l’ai entendue discuter avec Matt à ce sujet. Même si Matthew est parvenu à la rassurer en lui disant que je serai toujours disponible pour elle quand elle aura besoin de moi, je perçois sa tristesse dans le fond de ses yeux, et je culpabilise.

img3.pngTu sais, trésor, c’est exactement pareil que quand je travaillais à l’hôpital.

img3.pngNon, c’est pas pareil. C’est Kendra qui a dit que c’était pas bien.

img3.pngKendra ?

Elle hoche la tête en grimaçant.

img3.pngQui est Kendra, chérie ?

img3.pngLa madame qui s’occupe de nous faire jouer à l’école après le déjeuner.

img3.pngAh… et tu lui as dit que je travaillais à la Maison-Blanche ?

Kacey semble réfléchir. Les yeux plissés, elle reste silencieuse un moment avant de secouer la tête.

img3.pngNon, j’ai rien dit.

img3.pngJe la crois, évidemment, mais je reste sur mes gardes. Elle a dû le stipuler à un moment ou un autre.

img3.pngCe n’est pas grave, ma puce. Et je te promets que c’est la même chose. Je m’occupe des gens malades et je veille sur John, c’est tout. Demain matin, je serai à la maison vers huit heures. Malheureusement, tu seras déjà partie à l’école, ma puce. Mais quand tu rentreras au soir, je serai là.

img3.pngD’accord. Et John, je pourrai le voir quand ?

img3.pngJe ne sais pas, ma puce, murmuré-je, surprise par cette demande. Allez, il est temps de lire cette histoire afin que tu fasses de beaux rêves, mon trésor.

Un large sourire se dessine sur ses lèvres, illuminant ses yeux pétillants de malice tandis que je tente de garder un visage serein avant de débuter son histoire.

 

 

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John Stark

Maison-Blanche - Washington

 

 

J’ai l’impression d’être pris en otage. Depuis plus de dix minutes, je suis installé sur ma chaise, autour de la table avec Becky et Ryan. Celui-ci ne m’a toujours pas adressé la parole tandis que ma femme n’arrête pas une seconde de parler. Elle clame haut et fort à notre fils qu’il se sentira bien au collège. Mais j’en doute sincèrement.

Il a le visage fermé et refuse de poser son regard sur moi. J’ai bien tenté de discuter avec lui, mais visiblement, il n’a pas la moindre envie de m’adresser un mot. Il est en colère contre moi, je le sais. Je lui avais promis que je ne lui imposerais pas cette vie, et maintenant, il est ici, à la Maison-Blanche, contre son gré, étant dans l’obligation d’entrer dans une école où il refuse de mettre les pieds.

Ryan n’est pas stupide. Il a vite compris que sa présence dans ce lieu n’est qu’un coup monté pour parfaire l’image de notre couple à sa mère et moi. Il est le pion qu’on manipule, le pilier de notre famille aux yeux du public… aux yeux de Becky.

Je ne supporte pas son ignorance. J’ai l’impression de ne plus exister à ses yeux et cela me brise de l’intérieur. Toutefois, je sais que l’enjeu en vaut la peine. Je ne peux pas risquer la Présidence, même si pour cela, mon fils unique doit me détester.

img3.pngJe ne vais pas me répéter plusieurs fois, maman. Je n’irai pas dans ce putain de collège !

Je sors de mes pensées et plisse le regard, me demandant comment va réagir Becky au haussement de ton de notre cher fiston.

D’ailleurs, je m’en amuse intérieurement. Ses yeux sont écarquillés par la frustration qu’elle éprouve alors que je n’ai aucune enviede lui venir en aide. Elle le comprend fort bien et s’agace.

img3.pngÇa suffit, Ryan. Tu feras ce qu’on te dit, point final !

Il la provoque sans ciller tandis qu’elle jette sa serviette au centre de la table.

img3.pngChéri, tu dois reprendre les cours et tu iras au Mentora collège, que tu le veuilles ou non.

img3.pngTu ne peux pas me forcer, tu n’as pas le droit !

img3.pngBien sûr que si ! Et s’il faut que les gardes t’y emmènent par la peau du dos, ils le feront dès demain matin !

Je secoue la tête, ne supportant pas cette scène qui se joue entre eux. Je ne suis que spectateur et je tiens à le rester. J’ai déjà assez pris part au retour de Ryan alors que je n’y tenais pas vraiment. Mon fils vient de perdre ses amis et ses repères à cause d’elle, de sa mère, qu’elle se débrouille donc avec les conséquences de ce qu’elle a provoqué.

Soudain, son regard vert plonge dans le mien. Je retiens un soupir de soulagement, remarquant qu’il est enfin prêt à me parler.

img3.pngEt toi, tu dis rien, t’es d’accord avec elle, depuis quand ?

Je pose mes couverts sur la table et croise les bras sur mon torse en le fixant droit dans les yeux.

img3.pngTa mère a raison, Ryan. Tu dois reprendre les cours.

img3.pngPas dans ce collège, pas ici !

Je hoche la tête, comprenant mieux que personne la difficulté qu’on a à se retrouver là où l’on ne veut pas être.

img3.pngC’est une très bonne école, fiston. Je sais que ce changement est difficile pour toi, mais tu as eu des soucis dans le Maine et…

img3.pngTout ça à cause de toi, murmure-t-il, visiblement malheureux.

img3.pngQue s’est-il passé, Ryan ? lui demandé-je, cherchant son regard qu’il détourne pour ne pas faire face à ses problèmes.

img3.pngRien du tout.

img3.pngTon directeur nous a appelés, tu t’es battu à plusieurs reprises pour sauver l’honneur de ton père, intervient Becky, d’un ton outré.

img3.pngQu’est-ce que t’en sais ? aboie-t-il, fou de rage.

Je l’observe attentivement et constate qu’il est vraiment très en colère. Ses poings sont fermés et il les serre si fort que ses jointures blanchissent douloureusement.

img3.pngCe sont les rumeurs que le directeur a entendues et…

img3.pngLes rumeurs ! répète-t-il avant de se mettre à rire. Depuis quand tu écoutes les rumeurs, maman ? Depuis quand tu écoutes tes concurrents ?

Elle reste silencieuse, abasourdie par le franc-parler de notre fils qui ne se gêne pas pour l’affronter d’un regard mauvais.

img3.pngRyan, interviens-je, espérant apaiser la grande tension qui règne autour de la table.

Mon fils se tourne vers moi et me foudroie de ses yeux noirs de colère.

img3.pngTu devrais te confier à nous sur ce qu’il s’est passé. Nous pouvons peut-être t’aider…

img3.pngTu pourrais démissionner ?

J’ai un geste de recul.

img3.pngBien sûr que non.

img3.pngAlors, tu ne peux pas m’aider ! hurle-t-il avant de se lever d’un bond.

img3.pngRyan !

img3.pngLaisse-le, Becky, la retiens-je, refusant qu’elle le rejoigne dans sa chambre où il part s’enfermer.

 

CHAPITRE DEUX

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Kathleen Mills

Maison-Blanche - Washington

 

 

 

 

Il est vingt heures trente quand je me gare sur le parking des employés de la Maison-Blanche. Je soupire profondément comme pour me donner assez d’énergie pour survivre à cette nuit. Je n’ai pas eu beaucoup de temps pour me reposer, mais je saurai rester éveillée pour soigner les malades éventuels qui se présenteront à mon cabinet dans la nuit.

De toute façon, j’aurai certainement un peu de temps pour me reposer si j’en ressens le besoin.

John ayant fait installer un lit dans ma salle de repos, je pense bien en profiter.

Je sors de la voiture et passe la cordelette de mon badge autour du cou. Des gardes armés surveillent chaque accès de la Maison-Blanche, ils me lancent un rapide coup d’œil avant de me saluer.