La dernière course

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104 pages
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Description

Il y a quelques années, j’étais Leslie Fray.


Les courses de rues, c’était mon quotidien et j’étais entrainée à faire face à toutes mes limites. Jusqu’à la fois de trop. Quand j’ai perdu mon partenaire dans un grave accident de voiture, j’ai raccroché, sans regarder en arrière. Du moins, c’est ce que je croyais...


J’ai tenté de me reconstruire pour mon fils, Max, en changeant d’identité et de vie, mais le passé m’a rattrapé lorsqu’on me l’a enlevé. L’enjeu est de taille : si je veux récupérer mon fils, je dois concourir pour son kidnappeur.


Entre trahisons, mensonges et sentiments, l’heure de la dernière course a sonné !

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EAN13 9782819103080
Langue Français

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LA DERNIÈRE COURSE
Du même auteur * Aux Éditions Sharon KENA : Raven HALE Tome 1 : Âme Sœur Raven HALE Tome 2 : Lune de Sang Raven HALE Tome 3 : Renaissance Raven HALE Tome 4 : L’Héritière ALPHAS -1- La revanche de la Louve ALPHAS -2- La passion du Loup *
Françoise GOSSELIN
LA DERNIÈRE COURSE
« Le Code de la propriété intellectuelle et artisti que n’autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l’article L.122-5, d’une part, qu e les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ay ants droit ou ayants cause, est illicite » (alinéa 1er de l’article L. 122-4). « Ce tte représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal. »
© 2018 Les Editions Sharon Kena www.leseditionssharonkena.com
REMERCIEMENTS
C’est toujours avec une certaine émotion que vient le temps des remerciements et chaque fois, l’exercice se révèle très complexe. Cette nouvelle ne serait rien sans l’aide de mes précieuses. Je remercie donc mes bêtas pour leur dynamisme, leu r rapidité, leurs commentaires, et leurs larmes : Virginie (ou Atomic Nem), Sandra et ses commentaires toujours très justes, Céline et sa petite larme à la fin, Et ma petite nouvelle : Adeline et ses petites note s, qui m’ont bien souvent fait rire, ainsi que sa participation à l’élaboration de la couverture. À ceux qui me suivent depuis le début de l’aventure éditoriale, À ceux qui me supportent durant mes interminables journées de travail, À Princesse et Moumoune qui me poussent chaque jour à me surpasser. Et à vous, très chers lecteurs, qui allez découvrir cette nouvelle. J’espère que vous y trouverez votre bonheur.
REMERCIEMENTS Table des matières Chapitre 1 Chapitre 2 Chapitre 3 Chapitre 4 Chapitre 5 Chapitre 6 Chapitre 7 Chapitre 8 Chapitre 9 Chapitre 10
Table des matières
Chapitre 1
— Philippe ? Je suis rentrée ! l’appelai-je en fran chissant le seuil du hall d’entrée. Je me déchaussai, retirai mon manteau et l’accrocha i à la patère. La voix de mon compagnon me provint depuis l’autre bout de la maison : — Je suis avec Fabrice et Nathalie ! s’écria-t-il. Je rangeai mon sac sous l’escalier avant de me diriger vers la cuisine où je les trouvai accoudés sur le comptoir, un verre de vin à la main. Je grimaçai. Je n’aimais pas lorsque Philippe ramenait ces deux-là, car j’étais certaine que la soirée se terminerait tard et que je devrais faire le dîner. Je regardai autour de moi, à la recherche d’une petite tête brune. Ne l’apercevant nulle part, je lançai : — Où est Max ? Personne ne s’offusqua sur le fait que je n’avais p as salué mes glorieux invités. De toute façon, je faisais toujours comme si je ne les voyais pas, et ce n’était pas aujourd’hui que ça allait changer. Ils étaient là pour le boulot, quoique j’avais plutôt l’impression qu’ils venaient uniquement pour ma cave à vin. Philippe me jeta un regard étonné. Je levai un sour cil avant de serrer les dents, furieuse. — Ne me dis surtout pas que tu l’as oublié à l’école ! Son air hébété me confirma ce que je redoutais. Je dégainai mon téléphone et composai le numéro de l’établissement scolaire, en sortant de la pièce. Vu l’heure que l’horloge affichait, je priai pour que quelqu’u n décroche quand même le combiné. L’établissement bénéficiait d’un internat, il y avait donc forcément des éducateurs qui pourraient me répondre. C’en fut jus tement un qui m’informa qu’il avait quitté les lieux avec ses camarades, comme d’ habitude. Je regardai ma montre, il était vingt heures. Il sortait de classe vers seize heures, cela voulait dire qu’il vagabondait quelque part depuis quatre heures . J’appelai la mère de son ami, Wyatt, avec qui il traînait souvent, mais elle m’apprit qu’il n’était pas chez elle. L’angoisse monta d’un cran à mesure que le te mps passait. Je me sentais oppressée par l’absence de ma petite tête brune. Me s mains se mirent à trembler, et mon cerveau tournait au ralenti. J’éta is certaine qu’il lui était arrivé quelque chose de grave. Je rejoignis à grands pas la cuisine et annonçai à Philippe la disparition de mon fils. Il leva à peine les yeux. Furieuse devant son manque de réaction, je l’attrapai par le col de sa chemise et le secouai r ageusement, puis le laissai retomber sur la table. Il m’exaspérait. Et ses amis qui riaient comme des baleines. Ils ne devaient pas se rendre compte de la gravité de la situation avec trois grammes d’alcool dans le sang. Excédée, je m’apprêtai à composer le numéro des urg ences… avant d’être coupée dans mon élan par un cellulaire à la sonnerie stridente et familière. Je ne l’avais pas entendu depuis des semaines, et j’étais même sacrément étonnée qu’il fonctionne encore. La dernière fois que j’ava is eu la présence d’esprit de le
recharger, c’était lorsque mon ami Justin m’avait a ppelée pour prendre des nouvelles de Max. Mon rythme cardiaque s’accéléra. Cela n’augurait rien de bon. Rapide comme l’éclair, je sortis de la cuisine préc ipitamment et me rendis près de l’escalier où un tableau était suspendu. Je le d écrochai, soudain prise d’un doute. Derrière se cachait un coffre-fort. Il était à la pointe de la technologie et renfermait de lourds secrets de mon passé. Un passé dont j’aurais aimé oublier certains aspects. Je posai mon doigt sur le détecteur digital qui ouv rit un clapet pour mon globe oculaire. Une fois les deux empreintes dans le lect eur et au moyen d’un code confidentiel numérique, j’enclenchai la commande vocale : — Leslie Fray. Le coffre s’entrebâilla, le téléphone continua de s onner. Avec des gestes fébriles, je l’empoignai et décrochai, la peur au v entre. Le numéro était masqué. — Allô ! Leslie !salua une voix étonnamment familière. me Je suis ravi de t’entendre. Mon esprit dériva, tournant en cercles infinis, jus qu’à ce que le vertige me saisisse. Le passé me rattrapait et je sentis le so l se dérober sous mes pieds. Comment était-ce possible ? — Marius, fis-je, glaciale. Comment vas-tu ? Le pays ne te manque pas tropdemanda-t-il avec ? entrain. Son timbre était chaud comme le soleil dans le dése rt. En fermant brièvement les yeux, je revoyais son regard brûlant – un de ce ux qu’il m’adressait toujours comme si j’étais l’unique femme de sa vie – et ses cheveux mi-courts au reflet cuivré. Le passé me faisait trop de mal. — Qu’est-ce que tu me veux ? exigeai-je froidement. Il fit mine de réfléchir avant de me répondre d’un ton sans appel. Une dernière course, voilà ce que je veux de toi. Je faillis m’étouffer avec ma propre salive, tellement sa requête était à côté de la plaque. — Tu n’as pas conscience de ce que tu me demandes l à ! Je n’ai pas concouru depuis… Je le sais très bien. Mais aujourd’hui, j’ai besoin de toi sur la piste. Je n’ai pas le choix. — Ben, moi, je l’ai. Ma réponse est non. Il ricana dans le combiné, je fronçai les sourcils. — Qu’est-ce qui est drôle ? Toi qui penses avoir le choix, ma jolie. Je fus saisie d’un doute tellement énorme qu’il m’écrasait la poitrine. e que tu es en train de leTon fils est dans mon jet, pour le Brésil… J’imagin chercher partout, angoissée à l’idée qu’il lui arrive quelque chose. Je me figeai, le cœur battant la chamade. Je pris a ppui contre le mur pour me permettre de rester debout, mais, finalement, je m’ effondrai, incapable de faire face à la situation. Marius détenait mon fils. Il l ’avait kidnappé. Et qui savait ce