La flamme oubliée

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350 pages
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Il est là ! Je le sens... malgré ce gouffre au fond de moi qui me fait mal. Pourtant nuit après nuit, alors qu’il visite mes songes, qu’il fait battre mon cœur, je garde une étincelle d’espoir. J’en viens à souhaiter qu’il soit réellement présent et qu’il fasse tout pour me sortir de cet enfer dans lequel je vis depuis six mois.


Dans le camp d’Isobel, celle qui se nomme Reine des Immortels, il faut prouver sa valeur pour survivre. Seuls les meilleurs retiennent son intérêt. Les combats à mort, les secrets, l’immortalité que l’on cherche à m’imposer... Je ne veux pas de cet avenir ! Néanmoins, que puis-je y faire ?


Je ne sais pas où je suis. Je ne sais pas ce qu’on attend de moi. La seule chose dont je suis certaine, c’est que je possède un talent convoité et jalousé. Le Phénix ronronne au plus profond de moi et désire montrer à tous sa puissance. Si je cède à son chant envoutant, je crains que seule la mort devienne ma compagne...

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EAN13 9782819101543
Langue Français

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2 - La Flamme Oubliée
Du même auteur aux Editions Sharon Kena Incandescente – Tome 1- Révélation Incendiaire
K Aisling 2 - La Flamme Oubliée
« Le Code de la propriété intellectuelle et artisti que n’autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l’article L.122-5, d’une part, que les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite » (alinéa 1er de l’article L. 122-4). « Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal. » © 2017 Les Editions Sharon Kena www.leseditionssharonkena.com
Je ne pensais pas vivre un jour cette expérience extraordinaire qu’est la publication d’un roman. Je ne peux que remercier ma famille et mes amis qui m’ont soutenue, encouragée et fait connaîtreIncandescenteautour d’eux. Encore une fois, je ne peux que constater que la di stance et le temps qui passe n’ont aucun effet quand l’amour et l’amitié sont présents. Merci à tous pour cette publicité d’enfer et j’espère que le tome 2 vous plaira tout autant ! Comment ne pas poursuivre ces remerciements en nomm ant mes bêtas : Adeline et Emilie ! Merci, les filles, pour vos avis et votre aide précieuse. J’ai également une pensée émue pour mes lecteurs et lectrices qui n’ont pas hésité à me contacter via ma page Facebook afin de me poser des questions ou tout simplement pour me dire que la lecture les a transportés. J’espère sincèrement, un jour, tous et toutes vous croiser lors d’un salon ! Enfin, un immense merci à toi, Cyrielle, qui as cru en cette histoire et lui as donné une chance d’être connue en l’éditant. Qui aurait cru q ue je trouverais une maison d’édition à quelques kilomètres de chez moi ? Je crois que c’est un signe...
1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6 – 7 – 8 – 9 – 10 – 11 – 12 – 13 – 14 – 15 – 16 – 17 – 18 – 19 – 20 – 21– 22 – 23 – 24 – 25 – 26 – 27 – 28 – Épilogue
Table des matières
1 –
Cathye Il n’avait cessé de pleuvoir durant toute une semaine. L’air chargé d’humidité était plus lourd à tolérer de jour en jour. J’avais toujours l a sensation d’être poisseuse malgré mes trois douches quotidiennes. Si Dame Nature ne cessait pas ses caprices, j’allais finir par me métamorphoser en batracien. L’épaisseur des ramures des arbres qui entouraient notre foyer accentuait cette impression d’étouffement, ce qui n’arrangeait en rien mon humeur massacrante. Je ne supportais plus ce climat, je ne supportais plus cet endroit, mais je n’avais pas le choix. Je devais continuer à m’améliorer, à devenir plus forte. À devenir la plus forte. Ma survie était en jeu. Le soleil s’était enfin levé, offrant une mince lueur d’espoir et effaçant peu à peu la brume en redonnant vie à la Nature. De la fenêtre de ma c hambre, j’observais avec dégoût le chemin boueux que je devrais emprunter dans guère p lus d’une heure. J’étais réveillée depuis deux heures déjà. Pour cause : ce rêve étran ge qui ne cessait de me hanter régulièrement ces six derniers mois. La tête contre la vitre, je soufflai de la buée et m’amusai à dessiner des lignes entremêlées. En recu lant un peu, on pouvait presque distinguer deux mains enlacées. Ce dessin n’avait strictement aucun sens pour moi mais il me tranquillisait — tout comme l’anneau que je port ais à l’annulaire gauche et dont je ne pouvais me défaire. Un félin gracieux y était gravé avec des motifs délicats. Cet animal était également présent sous forme de pendentif fixé à un bracelet argenté que je possédais. Je ne pouvais porter ce bijou dont je risquais de casser les fines mailles tout au long de mes travaux journaliers. Aussi, je l’avais placé bien à l’abri dans le tiroir de ma commode. Certains soirs, je le mettais pour le dîner et me c ouchais avec. Ces nuits-là, mes songes étaient plus intenses, comme si le métal était ensorcelé. Mais au lieu de m’en débarrasser, j’étais devenue accro à ces rêves : une héroïno-rêveuse ! Bientôt six heures. Il était temps de me préparer. Après avoir enfilé un survêt, je pris le temps de m’observer dans le miroir. Ma tignasse brune que je nattais tous les matins avait poussé de plusieurs centimètres en quelques mois et me tombait sur les reins. Au cœur de mes pupilles vertes, je ne voyais plus de crainte m ais un inflexible désir de réussite. Mon teint était plus hâlé qu’à mon arrivée. Le fait de passer mes journées en extérieur à travailler avait fortifié mon moral comme mon physique. Puis il y avait cette fine cicatrice au niveau de ma tempe gauche, preuve indélébile de mon passé. J’avais changé en peu de temps, c’était indéniable. Était-ce un bien ou un mal ? Le bruit émanant de la chambre voisine me sortit de ma réflexion. Soupirant, je me dis que cette journée pourrait bien être la dernière. C ’était par cette pensée que débutait chaque nouvelle aurore.  C’est l’heure du petit-déjeuner, feignasse ! cria une voix accompagnée de tambourinements à la porte. J’arrive, Blondie ! Je suis prête, répondis-je. Jetant un ultime coup d’œil au miroir, je me prépar ai pour le même défi depuis ces six derniers mois. Vivre une nouvelle journée sans savoir qui j’étais. Pénétrant dans la petite cuisine qui nous servait u niquement le matin, je souris à ma colocataire, Charlotte. Grande, blonde et athlétique, elle brisait bien des cœurs au sein de notre camp et adorait être au centre de l’attention masculine.
 Encore fait des rêves bizarroïdes ? me demanda-t-e lle tout en attachant ses cheveux en queue haute. Oui, lui répondis-je. C’est épuisant. J’omis volontairement d’ajouter que j’adorais ça. Tu devrais peut-être en parler.  À qui ? À un psy ? Pas de bol, il n’y en a pas ici . Sam ? Non, il a assez de soucis comme ça. Isobel ? Certainement pas. Je ne suis pas suicidaire ! J’ai déjà assez le cerveau en bouillie sans que le dragon ne s’y mette.  Je ne pense pas qu’elle apprécierait son surnom. C ’est notre souveraine, ne l’oublie pas, Cathye.  Elle en a le port de tête mais elle m’insupporte. Et puis, je n’ai pas encore juré allégeance. Charlotte se mit à rire tout en se servant un bon c afé noir tandis que je m’attablais lourdement. À mon arrivée, on m’avait mise d’office avec elle sans lui demander son avis ni le mien. J’ai vite appris à mes dépens que mon opinion et celle des autres importaient peu ici. Les débuts de la cohabitation avaient été labo rieux. Entre la belle plante blonde et l’amnésique effarouchée, le courant n’était pas bien passé. Le premier jour, j’eus droit, en guise de cadeau de bienvenue, à un regard hautain suivi d’une mise en garde acerbe : Tiens-toi loin de moi et on s’entendra à merveille ! Les jours suivants n’avaient guère été plus conviviaux. J’étais une paumée mais j’avais tenu le choc. Pourquoi ? Je ne l’ai jamais su. Trois semaines après mon installation, Charlotte avait dû faire face à des difficultés avec un homme, certes séduisant avec ses beaux yeux argentés, mais un peu trop entreprenant. Elle l’avait plaqué de façon théâtrale devant tous et il l’avait plutôt mal pris. Deux jours après leur rupture, il l’avait brutalement agressée et j’ avais été témoin, malgré moi, de leur altercation, planquée derrière un arbre. Tu n’es qu’une misérable mortelle ! avait fulminé l’homme en la giflant violemment. Tu n’es qu’une moins que rien. Tu ne peux pas me tuer. Isobel te punirait pour ça , gémissait Charlotte, affalée contre le tronc d’un arbre. Tu n’es pas irremplaçable. Aucun de vous ne l’est. Isobel ne gardera que les meilleurs de toute façon. J’ai un talent unique et… Et rien du tout. Je suis un Immortel et je te suis supérieur. Je peux te tuer et m’abreuver de ton sang sans craindre quoi que ce soit, menaçait-il. Alors qu’il sortait un couteau de sa ceinture, j’avais émergé de l’ombre et je m’étais raclé la gorge afin de signaler ma présence. Je ne sus ce qui m’avait poussée, à cet instant, au-devant du danger, mais mon instinct m’avait soufflé d’aider Charlotte. Les menaces de l’Immortel m’avaient effrayée au début. Mais lorsqu’il avait émis l’idée de boire le sang de la jcourage dont je ne soupçonnais paseune femme, le mien n’avait fait qu’un tour et un l’existence avait afflué dans mes veines. Que fais-tu ici ? avait interrogé l’homme. Je cherchais mon amie, avais-je répondu avec aplomb. Étrangement, la peur s’était totalement évanouie de mon être. J’étais restée sereine face au danger comme s’il était tout à fait normal pour moi de m’opposer à un Immortel. Je ne connaissais l’existence de cette communauté surnaturelle que depuis peu. Les Immortels étaient des êtres d’origine mortelle qui, suite à un échange de sang avec un autre Immortel,