Le désir Italien

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Je sais déjà ce que vous vous dîtes : « encore une histoire avec un bel homme, grand, au teint mat, aux cheveux et aux yeux noirs ! »



Eh ben oui vous n'avez pas tout à fait tort.



Mais avouez-moi, mesdames; et promis, je ne le répéterai à personne ; laquelle d'entre-vous ne sera pas tentée devant un tel Adonis ?



Oui, je sais, Miguel est italien, pas grec...mais vous voyez ce que je veux dire !



En tout cas moi, Thya ; oui j'ai été séduite ; et pourtant, je savais très bien ce que l'on disait de lui : l'arrogant, l'orgueilleux, le prétentieux Miguel Angelo Jordano.



Mais vous savez, c'est mon propre corps qui m'a trahi !



C'est lui le premier responsable ! Même si ma raison a essayé de l'en dissuader ; non il s'est laisser si facilement charmer, ensorceler.



Oui, le traître, le sale traître !




Alors n'ayez pas honte mesdames, laissez-vous tenter ; et sans complexe surtout.

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Nombre de lectures 104
EAN13 9782374471549
Langue Français

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Lesir Italien Romance
Stéphanie LEBAILLIF
LLEDESIRITALIE N Romance
ISBN format papier978-2-37447-155-6
ISBN numérique : 978-2-37447-154-9
Juin 2017 - Imprimé en France
© Erato–Editions -Tous droits réservés
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PRÉFACE
— ... Et voilà comment nous nous sommes rencontrés, ton papa et moi, dis-je d’une voix douce en caressant, avec tendresse, la tête brune de mon petit trésor, sagement endormi dans son berceau en osier blanc. Oh, pardonnez-moi, je ne m’étais même pas aperçu que vous étiez là ! Je suis confuse, vraiment. Oui c’est bien à vous, lectrice, que je m’adresse. Enchantée ! Avez-vous entendu le début de l’histoire ? Non !!! Ne vous inquiétez pas, je vais vous la raconter, mais cette fois je ne censurerai aucun détail, promis. Comprenez bien que je ne voulais pas choquer les chastes oreilles de mon ls. P’tit ange, il est encore si innocent. Mais vous, vous les aimez, n’est-ce pas ? Et j’ai entendu dire que certaines les aiment très croustillants. Alors, installez-vous confortablement. N’hésitez pas, à aller vous chercher un petit café, ou pourquoi pas une conserie, je ne suis pas si pressée de commencer, mon fils vient de s’endormir sagement alors nous avons un moment devant nous. Bon, vous êtes prête ? Allez, on tourne la page, et c’est parti pour le début de l’histoire. Oups, avant de tourner la page justement, petits détails non négligeables : *Si vous voyez le texte écrit de cette façon-ci, avec donc une police di6érente, c’est tout simplement parce que ce ne sont pas mes propres mots, mais les pensées de Miguel, et oui de temps en temps vous aurez aussi son point de vue. *Si vous voyezles mots penchés, comme ceci,c’est tout simplement parce qu’ils sont écrits en Italien et vous avez donc un lexique à votre disposition pour vous y retrouver, si une traduction vous est utile bien sûr. Vous voyez, j’ai pensé à tout ! Bon stop !!! J’arrête de me flatter et je commence enfin mon histoire...
1
— Thya ! hurla Harold depuis son bureau. — J’arrive... J’arrive patron. Il est inutile de brailler comme cela ! Je me dirigeais tranquillement dans le grand bureau de Monsieur Smiss. Car oui « #ya », si vous ne le saviez pas, eh bien c’est moi. Joli prénom, vous ne trouvez pas ? En*n tout est un e question de goût bien sûr ! Alors voilà, je m’appelle #ya. J’avais peut-être oublié de vous le préciser, je ne m’en souviens plus, en*n bref voilà chose faite. Je ferme la porte en verre derrière moi et m’installe sur une des chaises aux accoudoirs en acajou face au bureau ovale du même bois, sans y avoir été invitée au préalable. Mon patron, dont les lunettes rondes tombent sur le bout de son nez au lieu de rester sagement sur l’arête, m’observe quelques instants en silence, avant de poser les coudes sur le bois ciré. — T’ai-je demandé de t’asseoir ? bougonne-t-il. Je le regarde, *xement, sans me lever pour autant, allant même jusqu’à me caler encore plus confortablement sur le siège pour y être parfaitement installé. — Non, mais j’ai super mal aux pieds alors tu m’excuseras... — Bien sûr, comme d’habitude, tu n’en fais qu’à ta tête. Je lui adressai mon plus beau sourire en retour. — Bon, passons, j’ai besoin de toi. Je poussai un soupir en examinant mes ongles, qui p ar ailleurs auraient bien eu besoin d’une séance chez la manucure. Je finis par demander, sans grand intérêt : — Et pour quoi ? Mon patron me regarde en souriant. — Je voudrais que tu fasses une interview. — Mais j’ai un article sur le feu ! crié-je. — Il y a plus urgent que ça ! me dit-il. Et de toute façon tu auras bien le temps de le *nir. La personne que je veux que tu rencontres n’arrive pas avant samedi en Floride. Il te reste donc toute la journée de demain pour le finir ainsi que les autres affaires que tu peux avoir en cours. Je soupirai, résignée malgré moi. — Bon, OK. — Parfait, te voilà raisonnable. — Ai-je le choix ? lui demandai-je, fataliste. — Non, dit Monsieur Smiss en riant, se moquant ouvertement de moi. — Et qui dois-je interviewer ? Il se cala dans son siège de bureau capitonné et croisa les mains sur son ventre bien rond. Je remarquai au passage que soit sa chemise blanche avait rétréci au lavage soit il avait pris du volume, tellement le tissu était tendu à en faire exploser les boutons. — Je voudrais que tu te rendes au « Phénix » pour r encontrer Miguel Angelo Jordano, dit-il le plus simplement possible.
Je *s un bond sur mon siège comme si j’avais eu le feu aux fesses ou des punaises et me retrouvais debout, ébahie, les mains en appui sur le bureau de mon patron. — Quoi ! Vous parlez bien de... — Oui #ya, me répondit mon patron, le sourire aux lèvres, et ravi de ma réaction. Je parle bien de Monsieur Jordano, le seul et l’unique, celui qui possède la plus grande entreprise de construction des plus beaux yachts du monde, oui, lui-même. — Mais ce n’est pas possible, vous me faites marcher ? — Pourquoi ? — Tout simplement parce qu’il n’a jamais donné d’interview. Jamais il n’accorde ce genre d’entretien, à quiconque. — Parce qu’il n’en voyait peut-être pas l’utilité. Parce qu’il n’en avait peut-être pas le besoin ni l’envie tout simplement. Et à vrai dire peu m’importe ses raisons, t’avouerai-je. Mais ce qui m’importe et me réjouit, c’est qu’il ait accepté qu’un de mes journalistes le questionne. Lorsque j’ai su, par une source sûre, qu’il revenait en Floride quelque temps, je lui ai laissé un message sur le mail de son entreprise, pour qu’il consente à accepter une interview. Oui, ce n’est pas le premier message que je lui laissais, je sais. Et si par le passé il a toujours refusé, et bien cette fois il a accepté. — Je ne comprends pas ! Voilà qui est bien étrange, vous ne trouvez pas ? lui dis-je en me relevant et en croisant les bras sur ma poitrine. — Pourquoi ce revirement, pourquoi avoir toujours refusé et cette fois avoir décidé de m’accorder cette faveur, je n’en sais rien du tout et je te répète que je m’en fous royalement Thya. — Ce n’est pas croyable ! déclarai-je en me rasseyant sur la chaise derrière moi. — Incroyable, mais vrai en tout cas. — Et pourquoi moi ? Il y a un tas d’excellents journalistes ici. Je n’en revenais absolument pas. Une interview de Jordano, impensable, inimaginable. — Parce que tu es une femme, dit en riant mon patron. — Qu’est-ce que c’est encore que cette histoire ! aboyai-je, les deux mains en appui sur les accoudoirs. — Ne t’énerve pas et ne le prends surtout pas mal #ya, au contraire. Je te dirai que le fais que tu sois une femme est un très grand avantage pour cette interview, crois-moi. — Eh bah, j’aimerais bien savoir en quoi ! Au fait non, n’ose pas me dire en quoi c’est justement un avantage, dis-je le regard sévère. — Écoute #ya. Cette interview est inespérée. Il y a eu des tas d’articles publiés sur lui, mais cette entrevue que tu feras sera la seule qu’il aura accordée. Tu entends ce que je te dis ? La seule qu’il aura lui-même autorisée. On va en*n pouvoir lui poser les questions que l’on veut. J’ai pensé donc qu’avec une femme il discuterait plus aisément. Je suis certain qu’il se con*era beaucoup plus en présence du beau sexe. C’est un homme ne l’oublions pas, un homme qui apprécie les femmes, alors autant mettre cela à notre avantage. Cet entretien est important, alors il ne faut pas hésiter à lui montrer, durant cette interview, que c’est lui l’homme, et pourquoi ne pas flatter son ego, en toute discrétion bien sûr. Et vous ne voulez pas non plus que je lui cire les pompes, pendant que nous y sommes ! Après tout, je ne serai plus à cela près ! explosai-je, verte de rage. — #ya ! Au lieu de nous faire une crise de féminisme, tu devrais plutôt te rendre compte de la chance que tu vas avoir. As-tu bien conscience de l’opportunité que je t’apporte ? Tu seras la première, et peut-être même la seule, à qui Monsieur Jordano accordera une interview. Je veux que tu imagines déjà ton nom, déclara Harold, le bras en l’air, oui ton nom en bas de l’article que tu écriras sur lui. Et imagine encore plus ce que cette entrevue peut apporter à ta carrière. Alors au lieu de grogner, tu devrais me
remercier de t’accorder cette aubaine. Il se redressa à son tour sur son siège et me fixa. — Mais que les choses soient bien claires, lors de ce rendez-vous, je veux surtout que tu mènes cette interview comme à ton habitude. Pose tes questions avec ta franchise coutumière. Pas de changement dans ta manière de travailler, tu fais comme avec les autres, c’est bien compris Thya ? — Sans oublier de faire grossir son ego ! N’est-ce pas Harold ? rétorquai-je, moqueuse. Car cela n’est pas dans mes habitudes, je vous rappelle. — L’un n’empêche pas l’autre, et j’ai dit en toute discrétion Thya. Inutile d’en faire des tonnes. Je me mis à soupirer fortement en me redressant correctement sur mon siège. — Bon, capitulai-je, veuillez excuser mon emportement. Je me rends compte qu’effectivement c’est une grande chance pour moi. — Inutile de t’excuser, j’en ai pris l’habitude, dit-il en souriant. — Et aussi, je vous remercie sincèrement de me faire con*ance, je comprends l’importance de cette entrevue pour le journal, croyez-moi. Mais j’ai entendu tellement de choses sur lui, que même si évidemment je sais quelle superbe opportunité vous m’oÇrez, je n’ai pas pu m’empêcher de me sentir énervée, presque hors de moi à l’idée de le rencontrer. Pourtant, je suis bien placée pour savoir qu’on ne devrait pas croire tout ce qui se dit dans les journaux, mais pour autant je suis certaine qu’il y a une petite part de vrai dans tout ce qui se dit, surtout sur ce que l’on a pu écrire au sujet de son caractère. Quand plusieurs personnes disent la même chose, on ne peut que douter, même si étant moi-même journaliste, je ne devais surtout pas. C’est pour cela qu’effectivement ma première réaction a été excessive. — Quelles choses Thya ? Tu parles de son arrogance ! se moqua mon patron. — Entre autres, dus-je confirmer. — Aurais-tu peur, #ya, de rencontrer l’orgueilleux, le prétentieux Miguel Angelo Jordano ? dit-il en riant ouvertement cette fois. — Oh que non ! me défendis-je le plus rapidement possible. Ce n’est pas de la peur, surtout pas ! Mais plus un sentiment de rébellion. Comment rester professionnelle et souriante devant un homme qui, sûrement, se croit meilleur que tout le monde ! Alors je ne pense vraiment pas que son ego aurait besoin de moi pour prendre de l’ampleur, il doit déjà sûrement être à son maximum. — OK, ricana-t-il. Oublie son ego. Pense toutefois que tout le monde va t’envier. Petite veinarde ! J’aurais aimé être présent lors de cette rencontre, se moqua Harold Smiss. Le macho italien et la féministe Thya, ricana-t-il. — Je ne suis pas féministe ! — Un petit peu tout de même, dit-il en riant toujours. — Bon, ça va, inutile d’en rajouter ! me rebiffai-je en me levant pour sortir du bureau de mon patron. Dès que j’eus fermé la porte, j’entendis encore le rire d’Harold. Je me plantais devant la porte close, furieuse. — C’est bon Harold ! dis-je, en hurlant. Le rire de celui-ci redoubla de plus belle. J’étais folle de rage en entendant son hilarité. Je me dirigeai d’un pas pressé vers mon propre bureau. J’attrapais mon sac posé dessus et sortit du journal en trombe. Féministe moi, n’importe quoi ! Je n’aimais pas, tout simplement, les personnes trop sûres d’elles, arrogantes et prétentieuses oui, et que ce soit un homme ou une femme... à moins bien sûr d’en avoir les moyens. Était-ce le cas de ce Jordano ? Aucune idée, mais je le saurai bien assez tôt. Pour le moment, j’avais
besoin d’espace, j’avais besoin de silence, de tranquillité. Arriver sur le trottoir, je poussai un profond soupir. Un petit vent chaud souÈait à l’extérieur. Je relevai mon visage en fermant un instant les yeux, et inspirai un grand coup. J’adorai le sentir glisser sur mon visage comme une caresse. Un bruit de klaxon me *t revenir trop tôt à la réalité. Je revins au présent, me dirigeai vers mon vélo posé contre le mur et ouvris le cadenas. Je l’enfourchai, puis après m’être insérée doucement dans la circulation, je pris la direction de la plage. J’habitais une jolie petite maison léguée par mes parents. Cela faisait maintenant quatre ans, déjà, qu’ils étaient morts, et je vivais toujours ici, n’ayant pas du tout éprouvé le besoin de partir, bien au contraire. Cette habitation de mon enfance avait un réel avantage, elle n’était qu’à quelques pas de la mer, un vrai petit paradis. La porte d’entrée et une double porte-fenêtre donnaient sur l’océan, ainsi que les fenêtres de l’étage. Une seule donnait sur la rue, celle de la cuisine. Et ce qui était aussi une chance pour moi, avec cette maison, c’est que je n’avais pour unique voisine que Madame Forman, une gentille et vieille dame de quatre-vingts ans. Moi qui aimais la tranquillité, ici j’étais plus que servi. Elle avait un toit en tuiles rouges et noires, en*n c’était leurs couleurs il y a encore quelques années, aujourd’hui elles n’avaient plus de couleurs vraiment dé*nies, certainement dues au sel de mer. Les murs étaient quant à eux de couleur crème. Le haut des portes et des fenêtres étaient joliment arrondis. Mes parents y avaient fait installer du bas des grilles en fer forgé pour notre sécurité, « on n’est jamais trop prudent », avait coutume de dire ma mère. Et je dois dire qu’aujourd’hui, vivant seule, j’étais naturellement rassurée de les savoir là. Une fois arrivée, je descendis de mon vélo et *s le tour pour laisser ma bicyclette contre le muret de la terrasse, je montai les quelques marches en bois avant de pénétrer chez moi.
2
Il était vingt-trois heures trente, le silence était total, et malgré cela, je n’arrivais toujours pas à m’endormir. J’étais allongée, les yeux grands ouverts, nue au milieu de mon lit deux places. Comme j’avais eu un peu chaud tout à l’heure, j’avais repoussé vivement mon drap de coton blanc au pied, et la fenêtre pourtant ouverte ne m’apportait pas tout l’air frais que j’aurais pourtant espéré. Mais, pour tout dire, cette chaleur ambiante n’était pas la réelle raison de mon manque de sommeil, et je le savais très bien. Non, la vraie et seule raison pour laquelle l e sommeil me fuyait depuis des heures était tout simplement Miguel Angelo Jordano ! Eh oui, que voulez-vous, je ne pensais qu’à lui depuis qu’Harold m’avait fait part de cette interview. Je n’arrivais toujours pas à réaliser, à y croire. J’avais vu tellement de photos diérentes de lui dans les journaux, comme tout le monde naturellement. Journaux comme celui dans lequel je travaillais bien sûr, mais surtout ceux spécialisés dans les scandales. Des photos volées, la plupart du temps. Et sur cert aines d’entre elles, on voyait parfaitement sa désapprobation. Comment ? À la contraction de son visage, à son corps raide, à ses poings si serrés que l’on peut se demander comment ceux-ci n’avaient pas atterri dans la mâchoire d’un de ses nombreux paparazzis. Mais c’est surtout les yeux de Jordano sur certaines de ces photos qui semblaient les plus révélatrices pour moi. Et c’est uniquement ce regard que je revoyais en ce moment. Un regard dur, froid, profond, puissant. À quoi pensait-il pour avoir ce regard-là ? Si les yeux étaient bien les fenêtres de l’âme, comme l’avait dit... oh je ne m’en souviens plus, enn peu importe, donc avec ce regard-là, je n’ose imaginer à quoi il devait penser. Et aussi étrange que cela puisse être, c’étaient sur ces photos que je le trouvai le plus beau. Pfff ! C’est vous ou moi qui avons poussé cette onomatopée ? Probablement les deux…Enfin, passons. Donc, je disais, avec sa notoriété, il était évident qu’il ne pouvait pas longtemps passer inaperçu dès qu’il arrivait quelque part. Il était attendu, épier, surveiller, traquer. C’était un homme d’origine italienne, rien que son nom et son teint mat faisaient en sorte qu’on ne pût se tromper. Un Italien d’une trentaine d’années qui dégageait un charisme impressionnant. Et cela nul besoin de le rencontrer en personne pour s’en aperc evoir, cela transpirait largement sur les photos. Comme l’avait dit Harold, on lui donnait les quali catifs d’orgueilleux et de prétentieux, mais aussi d’arrogant. Était-ce justié ? Était-il réellement comme cela ? Avaient-ils tous raison ? Avaient-ils tort ? Mais après tout, peu m’importait de toute façon que ce qui était dit dans les journaux à scandales soit vrai ou pas ! N’est-ce pas ? Non, c’est faux, je ne m’en moquais pas à vrai dire. Je n’aimais pas du tout ces torchons qui écrivaient tout et n’importe quoi, et j’étais ravie, oui ravie de pouvoir, cette fois encore, rétablir la vérité, comme cela avait été le cas avec d’autres p ersonnalités. Certains de mes collègues m’avaient surnommé « le Robin des bois de la presse », les im béciles ! Mais peut-être qu’eectivement, pour cette fois, dans tous ces ragots racontés, y avait-il une part de vrai. Et si c’était réellement le cas, je me chargerais de dire qu’ils n’avaient pas tort. Après tout, c’était aussi l’occasion pour moi de vérier si ses épithètes sur lui étaient exactes. Ce qui m’angoissait un peu c’est que, justement, je ne me rendais pas vraiment compte de ce qui m’attendait. Je n’aimais, mais alors pas du tout, partir dans l’inconnu. Car oui, paradoxalement, même s’il avait été énormément photographié, au fond, qu i savait exactement qui était Monsieur Jordano ? Personne n’avait vraiment réussi à avoir des détails, des renseignements sur lui ou sa famille, tout n’était