Le goût de ses lèvres - Rencontre sous la neige

Le goût de ses lèvres - Rencontre sous la neige

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Français
384 pages

Description

Le goût de ses lèvres, Dani Wade 
 
Comment son patron ose-t-il lui ravir un baiser ? Surprise par cet assaut inattendu, Jasmine sent une colère indicible s’emparer d’elle. Royce Brazier la pense-t-il à sa disposition, sous prétexte qu’elle travaille pour lui, sur l’organisation d’un gala de charité ? Si, durant des semaines, elle a ignoré les regards appuyés de Royce et ses reproches injustifiés sur la façon dont elle gère de front sa carrière et sa vie de maman, désormais la coupe est pleine. Ce baiser – si fougueux et délicieusement sensuel soit-il –, Jasmine entend bien le faire payer à Royce. Sur-le-champ.
 
Rencontre sous la neige, Victoria Pade
 
Macy n’a qu’une envie : fuir Connor Madison. Bien qu’il vienne de lui sauver la vie, la prudence voudrait qu’elle mette le plus de distance possible entre elle et lui. Hélas, une tempête de neige s’est abattue sur Nothbridge, et la voilà enfermée dans cette cabane avec l’homme qu’elle a autrefois aimé, avant qu’il ne lui brise le cœur ! Un tête-à-tête qui lui semble être une menace plus dangereuse encore que les éléments qui se déchaînent tout autour d’eux… 

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Informations

Publié par
Date de parution 01 octobre 2018
Nombre de lectures 0
EAN13 9782280397988
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

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— Je suppose que cette réunion sera menée dans le r espect de la plus stricte confidentialité ? demanda Royce Brazier. — Bien sûr, répondit Jasmine Harden en s’efforçant d’afficher un visage neutre — jamais elle n’avait dû assurer un client potentiel d’une chose pareille par le passé. — Alors je serai franc et direct. Elle regarda Royce qui faisait les cent pas devant elle, vêtu d’un costume à l’évidence taillé sur mesure. Les baies vitrées de son bureau donnaient sur le fleuve et offraient un décor parfait. Magnifique — l’homme comme la vue. Alors qu’il ralentissait un instant ses allers-retours, elle remarqua comme une ombre sur sa nuque, juste au-dessus du col de sa chemise. Était-ce un tatouage ? Jasmine baissa aussitôt les yeux. Elle savait comme il était facile de lire son expression, alors elle remit ses pensées sur des rails bien plus professionnels. — En plus, continua-t-il alors qu’il lui faisait fa ce une nouvelle fois, si jamais des informations de ce rendez-vous fuitent, je n’aurai pas à chercher le mouchard bien loin, n’est-ce pas ? Bon, avec un tel sale caractère, il n’était pas non plus très difficile de se concentrer sur les affaires. — Ma flotte marchande est florissante, mais j’aimerais étendre mes activités. À cette fin, je vise à attirer une certaine famille qui, je l’espère, passera beaucoup de contrats avec ma compagnie. Un froncement de sourcils troubla le front lisse de Royce. Jasmine n’était pas loin de pouvoir lire les pensées qui le tourmentaient. — Cette famille est très généreuse et altruiste, poursuivit-il, et je veux organiser un gala de charité afin d’amadouer ses membres les plus influents. — Donc tout cela n’est qu’une question de business ? Bien qu’elle comprenne la logique de Royce, la conc lusion qu’elle tirait en était finalement encore plus décevante. Oui, le P-DG était peut-être beau à tomber, mais il n’avait apparemment pas le moindre gramme de cœur… — Tout à fait, confirma-t-il, c’est un plan commercial et rien de plus. Et comme pour mes autres projets, je vais signer le chèque et vous ferez le travail. N’était-ce pas là la meilleure des attitudes que Ro yce pouvait adopter ? Non, pas du tout. Jasmine avait beau collaborer régulièrement avec des hommes d’affaires de haut rang dans sa ville, on ne l’avait encore jamais approché e avec une proposition aussi froide, calculatrice et cynique. — Pourquoi moi ? demanda-t-elle alors. — J’ai fait mes recherches, dit-il en la fixant du regard. Vous êtes bien connue dans les cercles que je veux attirer. Vos clients ont un excellent taux de satisfaction et nous avons certains des mêmes fournisseurs, les meilleurs vendeurs de la ville de Savannah. Ses éloges auraient dû la déstresser, non ? Eh bien, cela ne marchait pas du tout. — Mon assistante a reçu des recommandations dithyrambiques sur vous, reprit-il. Vous avez été classée dans le top dix des planificateurs d’événements dans la région, avec plus de quatre étoiles de moyenne. — C’est vrai, je ne travaille qu’avec la crème de la crème, confirma-t-elle. Autrement, je ne peux pas avoir confiance dans la réussite des missions. Mais pourquoi devait-il être si séduisant ? Un supe rbe mannequin de cire, un bel automate. Ce rapide coup d’œil vers ce qui semblait être un tatouage l’avait intriguée.
L’espace d’un instant, elle envisagea qu’il puisse être un véritable robot et un petit éclat de rire lui échappa. Satanée imagination hyperactive. — Il y a un problème ? s’enquit-il, les paupières étrécies comme s’il suspectait qu’elle était en train de se moquer de lui. — Non, rien. Au moins, heureusement, elle n’avait pas pouffé. Ce qui aurait été tout sauf professionnel. — Pouvez-vous me dire quelle organisation caritative vous avez en tête ? demanda-t-elle, essayant de se remettre sur la piste de la concentration. — Je n’en ai aucune. Vous choisirez celle que vous jugerez appropriée. Jasmine cligna des yeux. Tout, absolument tout dans cette réunion sortait de l’ordinaire. Jamais elle n’avait encore travaillé de la sorte avec un client. — J’ai simplement besoin d’un événement qui soit à la fois juste et remarquable, poursuivit-il. Les gens que je souhaite convaincre semblent déjà impliqués dans plusieurs causes. Et j’oublie l’essentiel : il faut que cela soit prêt en moins de deux mois. Il devait plaisanter… Elle leva les yeux au ciel. — Je crois que vous me voyez comme une faiseuse de miracles. Il la gratifia d’un léger sourire. La glace était-elle enfin en train de se briser ? — Je n’en attends pas moins de vous. Si c’est plus tard, l’événement n’aura pas d’impact sur mon offre. Est-ce que je peux compter sur vous ? Elle réfléchit à leur conversation. La réponse était non. Non, non et non. — Écoutez, je vais moi aussi être franche, mais je ne pense pas être la bonne personne pour cette mission. Ou, en toute honnêteté, pour ce client. Jasmine sentait que travailler pour Royce aurait tout du champ de mines. Et avec sa vie déjà sens dessus dessous, elle n’avait vraiment pas besoin d’un défi supplémentaire. Il s’immobilisa et la fixa. — Pourquoi pas ? Parce que vous êtes trop beau, trop entreprenant et trop cavalier pour ce projet. Ce qu’elle ne pouvait évidemment pas dire à voix ha ute. Une foule de questions s’entrechoquait dans son esprit. Elle avait beaucoup entendu parler de Royce Brazier par le passé, mais elle ne l’avait jamais rencontré avant aujourd’hui, malgré tout ce qu’il avait pu faire pour et avec l’élite de Savannah. Il était l’un des plus jeunes milliardaires de la ville — un autodidacte qui avait réussi grâce à une énergie et une implication hors du commun. Mais si son entreprise de transport maritime était flori ssante, il se montrait rarement aux événements sociaux de la région. Considérant sa réputation d’homme d’affaires intransigeant et méticuleux, et ce qu’elle avait vu lors de cette réunion, Jasmine eut la cert itude qu’il ne faisait que le minimum syndical pour maintenir ses contacts professionnels. Royce Brazier était un sauvage. Son attitude était dominante, son regard suave et déterminé — si suave qu’elle aurait voulu jouer avec ses cheveux blonds parfaitement implantés juste pour le plaisir. Jasmine était une femme active, mais elle avait souvent le sentiment de s’occuper d’un refuge pour chats — surtout depuis l’arrivée de Rosie… et craignait que cela ne saute aux yeux de ses collaborateurs. — Écoutez, essaya-t-elle d’expliquer, cherchant les mots adéquats. Je comprends que les événements caritatifs sont très efficaces pour obtenir une couverture médiatique positive et un bon bouche-à-oreille, mais ceux que j’organise sont aussi connus pour avoir du cœur. — Bien, dit-il laconiquement. Alors vous pourrez donner du cœur au mien. Elle ne savait toujours pas quoi faire pour qu’il c omprenne qu’il n’était pas un bon choix pour elle — ni elle un bon choix pour lui. À son grand soulagement, le portable du businessman sonna. — Oui, Matthew ? lança-t-il en décrochant et en mettant son téléphone sur haut-parleur. — Je suis désolé de vous déranger, monsieur, mais votre avocat vient juste d’obtenir l’accord que vous aviez demandé. — J’ai besoin de regarder ça, expliqua Royce à Jasmine. Excusez-moi un instant. — Pas de problème. Quelques minutes en tête à tête avec elle-même ne lui feraient pas de mal. Jetant un coup d’œil autour du bureau de Royce, Jasmine remarqua tout de suite qu’il n’y avait aucune touche personnelle. Pas de romans ou de magazines, pas de photos de