Le pacte d'Hécate

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318 pages
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Description

Romane et Iaël, amies d'enfance, ont créé leur entreprise dans l'organisation de mariages. Quand Iaël se casse la jambe, Romane se précipite à Lirelle, petit village breton, pour s’acquitter du contrat signé par son amie et organiser un mariage fastueux.


Rien de bien compliqué a priori pour la jeune femme qui travaille dans l’événementiel depuis cinq ans.


Sauf que Lirelle, citadelle enclavée, se révèle plus mystérieuse que prévu.


Que cachent en réalité les remparts qui isolent la ville du monde extérieur ? Pourquoi n'y a-t-il pas d'enfants dans les rues ? Pourquoi tout le monde paraît effrayé par le kiosque du jardin communal ? Qui est Rosaline, cette femme que tout le monde semble haïr depuis qu’elle a fui la citadelle trente ans plus tôt ?


Entre visions et mal-être inexplicable, Romane louvoie en eaux troubles, plus vulnérable que jamais quand elle réalise qu'elle n'est pas insensible au charme du fiancé... Un homme qui a tout du prédateur et lui apparaît parfois sous les traits d'un énorme loup...

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EAN13 9782819102236
Langue Français

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Le Pacte d’Hécate La Citadelle des monstres
Du même auteur aux Editions Sharon Kena La Meute de Mervent 1 et 2
Laura Black Le Pacte d’Hécate La Citadelle des monstres
« Le Code de la propriété intellectuelle et artistique n’autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l’article L.122-5, d’une part, que les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d ’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite » (alinéa 1er de l’article L. 122-4). « Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal. » © 2017 Les Editions Sharon Kena www.leseditionssharonkena.com
REMERCIEMENTS
A t ,surtout,ayezlesyeuxouvertssur lemondeentier,carlesplusgrandssecrets se trouventtoujoursauxendroitslesplusinattendus.Ceuxquinecroientpasà lamagieneles connaîtrontjamais.
Citation de Roald Dahl
La magie… J’espère qu’elle agira sur vous, comme el le l’a fait pour moi. Ce texte a longtemps erré aux confins de mon imagination, se d érobant encore et encore, jusqu’à ce que les mots finissent par jaillir.
Que ce texte vous entraîne dans un monde peuplé de merveilleux et de mystères.
Je remercie en premier lieu les éditions Sharon Ken a et Cyrielle pour m’offrir l’opportunité de partager avec vous les aventures de mes monstres . Une pensée pour le comité de lecture, les correctrices qui font un superbe trava il et l’illustratrice de talent qui parvient toujours à créer la couverture parfaite.
Merci à mes proches de me soutenir au quotidien et de suivre mes aventures avec enthousiasme. D’énormes bisous à mes enfants qui so nt mes premiers fans et qui me poussent en avant. Je vous aime.
Enfin, à vous lecteurs sans qui rien ne serait poss ible, merci de participer à cette belle aventure et de transformer mon rêve en réalité. J’espère que ma citadelle vous plaira.
REMERCIEMENTS Table des matières Prologue 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 13. 14. 15. 16. 17. 18. 19. 20. 21. 22. 23. 24. 25. 26. 27. 28. 29. 30. 31. 32. 33.
Table des matières
34. 35. 36. 37. 38. 39. 40. 41.
Prologue
Une lumière blafarde nimbait le jardin d’un voile é vanescent qui se dissolvait au milieu des ombres dès que les nuages parvenaient à engloutir l’astre lunaire. Le vent, sec et froid, se chargeait de charrier les feuilles qui s’attarda ient encore sur le sol humide, fredonnant une complainte qui n’avait rien de chaleureux. La m ajesté des lieux semblait pourtant résister avec panache, même si les ombres combattaient avec acharnement. Au-delà des hauts murs de pierre qui protégeaient le jardin, la bataille était plus inégale. Les pins souffraient sous les assauts intempestifs, soumis à la taquinerie espiègle des bourrasques furieuses. Les troncs marqués à vif se déparaient de leurs branches au plus près du sol, cherchant leur salut en altitude. Le château échappait aux offensives climatiques ave c plus de facilité. Niché contre le jes pieds, il veillait sur la citadelle enardin, au-dessus du village qui s’épanouissait à s protecteur affable et efficace, même si les blessures du temps avaient fait leur œuvre. La violence du vent redoubla lorsque la pluie se mit à marteler le sol déjà détrempé. La lueur argentée de la lune céda sous cet assaut de t énèbres, plongeant le jardin dans une obscurité nébuleuse. Malgré le déchaînement des éléments, la silhouette progressait avec détermination dans les allées verdoyantes. Une chemise de nuit blanche battait contre les jambes minces de celle qui avait choisi de braver les intempéries. Une main levée devant son visage, la femme protégeait ses yeux, incapable d’éviter le fouet de l’averse contre son corps. Vacillante, elle avançait pas à pas, ignorant délibérément les hurle ments qui devaient courir derrière les murs de pierre. Elle savait qu’on la recherchait dé jà, mais qui oserait penser avant de longues minutes qu’elle avait bravé la tempête? Rosaline se plia en deux pour affronter une bourras que plus violente que les autres et serra plus étroitement son précieux paquet contre son ventre. Le gémissement à son oreille la fit sursauter jusqu’à ce qu’elle comprenne que c ’était de sa bouche qu’il sortait. Elle réalisa qu’elle pleurait, incapable de réfréner ses larmes et la douleur qui irradiait dans tout son corps. Ce jour aurait dû être l’un des plus beaux de sa vie, il virait au cauchemar… Le kiosque en pierre apparut enfin dans son champ d e vision et Rosaline banda ses muscles pour affronter les derniers mètres. Elle gr impa les marches familières et tomba à genoux une fois au centre de la petite structure. Ni la pluie ni le vent n’étaient parvenus à s’y engouffrer, arrêtés par des persiennes en bois, mai s il y régnait néanmoins une humidité glaciale. Plaquant ses cheveux détrempés contre ses tempes, Rosaline se força à se relever, le cœur battant à tout rompre. Le froid re montait le long de ses pieds nus, distillant leur venin dans ses membres transis. La femme vacilla sous l’assaut, mais résista à l’appel doucereux qui venait de surgir. Dans un geste agacé, elle entoura le kiosque dans une bulle de protection et s’approcha de la vasque qu’elle avait si souvent utilisée. Sous ses doigts, la pierre se mit à chantonner une mélodie raffinée et une fumée blanche s’échappa de la flaque nichée en son cœur. Pour la première fois de puis des heures, Rosaline s’autorisa à lâcher prise et se laissa happer par le parfum suave. Délicatement, elle déposa son fardeau dans le calice sacré et entonna le sortilège honni. Pourtant, elle n’avait pas le choix… Les larmes coulaient de nouveau, amères et douloureuses. Le corps secoué de spasmes incontrôlables, Rosaline sortit son athamé, refusan t de regarder la lame brillante et tranchante. Elle se condamnait, elle en était consc iente, mais son sacrifice était la seule chose qu’elle avait à offrir aux siens. À l’idée de l’irrévocabilité de son geste, elle se sentit faiblir, puis sa main se crispa plus fermement sur le manche de son arme.