Les Ailes oubliées

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334 pages
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‘’Il cligna des yeux. Durant un instant, il avait cru voir des ailes transparentes sortir de son dos.’’


Comment survivre dans un monde qu’elle pensait connaître mais dont elle ne sait rien ? Perdue, Yukirin découvre que derrière son existence se cachent des secrets jusque-là bien gardés. Lorsque les asuras, ces créatures venant d’un autre monde, l’attaquent, elle doit fuir. Rejoindre Saï-Mina, le dernier bastion rebelle qui pourra assurer sa sécurité.


Aux confins d’Ethelë, une guerre se prépare. Les ewens ont perdu leurs ailes, leur liberté, et ils n’aspirent qu’à les retrouver. Et il se pourrait bien que seul le pouvoir qui sommeille en Yukirin et le retour de l’héritière disparue puissent les sauver. Mais le temps lui est compté. Même le guerrier aux troublants yeux verts qui a juré de la protéger ne pourra peut-être pas la sauver.


Traquée, la jeune fille devra puiser le courage nécessaire pour affronter son ennemi et ouvrir son cœur. Car la haine et l’amour sont des armes et une fois le destin en marche, il n’est plus possible de lui échapper...même pour la dernière héritière des Ayhna.

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Ajouté le 06 février 2017
Nombre de lectures 38
EAN13 9782819101529
Langue Français
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LESAILESOUBLIÉES
OPHELIE DUCHEMIN
LES AILES OUBLIÉES LA LUMIÈRE D’AYVANA – 1
« Le Code de la propriété intellectuelle et artistique n’autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l’article L.122-5, d’une part, qu e les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur o u de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite » (alinéa 1er de l’article L. 1 22-4). « Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, cons tituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal. » © 2017 Les Éditions Sharon Kena www.leseditionssharonkena.com
Merci. Un petit mot, cinq lettres. Simple, et pourtant porteur de tellement de sentiments que c’en est difficile de le définir. Maman, Papa, merci ne suffirait pas à vous dire com bien je vous aime. En la petite fille que j’étais, timide et parfois effacée, vous n’avez jamais cessé de croire, de la porter sur vos épaules lorsque le monde lui semblait trop grand, trop intimidant. À l’adolescente enfermée dans son univers, rêvant d’êtres fantastiques, de magie, d’amour et d’aventures, vous ne lui avez jamais fait sentir qu’elle n’était pas à sa pl ace, même quand elle oubliait le monde extérieur pour un livre. Vous lui avez souri et vous l’avez aimée. Aujourd’hui encore je vois l’amour et la fierté dans votre regard lorsque vous le posez sur moi et il me porte chaque jour de mon existence. Vous avez fait de moi ce que je suis aujourd’hui et il n’y aura pas assez d’une vie pour vous dire merci. Ce roman, c’e st une part de moi, celle que vous n’avez jamais reniée mais acceptée. Vous avez cru e n moi et j’ai alors pu y croire aussi. Merci. Je vous aime. Anthony, mon frangin, mon complice, mon soutien. Tu étais le diablotin qui me rappelait à la réalité lorsque tu voyais que je me perdais trop dans mes livres, qui me faisait tourner en bourrique mais que j’aimais de tout mon cœur. Tu es le frère que j’aurais rêvé d’avoir si la vie ne m’avait pas donné le bonheur de t’avoir à mes côtés. Merci d’être là, de l’avoir toujours été, de me faire rire, de me soutenir lorsque ça ne va pas, de me taper sur la tête et d’avoir confiance en moi lorsque moi je n’en ai pas. Te voir aimer ce roman, et ceux qui l’ont suivi, sans jamais cesser de croire en mon minuscul e et humble talent, me donne une énergie incroyable. Merci, tu es une des étoiles du ciel de mon univers, celle qui sera toujours avec moi où que je sois Mon papinouche, ma mamina, ma petite mamie et tous mes proches, merci d’être à mes côtés, de m’aimer comme je suis, avec ma folie, mes boulettes, ma catastropherie naturelle et tous mes défauts (bon et peut-être mes petites q ualités, faut pas exagérer, j’en ai aussi XD), sans jamais vouloir me changer. Merci, je vous aime ! Marine, ma première lectrice, ma VIP, l’aurais-tu cru il y a 8 ans ? Sans toi, cette histoire n’aurait pas pris vie ainsi, car te voir aimer et a ttendre chacun de mes chapitres m’a fait croire que je pouvais transmettre un peu de rêve à quelqu’un d’autre. Merci pour tout, pour les heures passées à taper la toute première versio n des Ailes Oubliées, et à rire devant mes pauvres tentatives d’humour, pour ton amitié et pour avoir été ma première fan. Merci Ririne Rimie, Sissy, Nana (mon trio de choc, notre lien depuis toutes ces années, je le garde au fond de mon cœur <_329_2c_ pipyou="" _28_toi="" aus si="" tu="" la="" vivras="" cette="" aventure="" alors="" _houste2c_="" _dc3a9_pc3aa_che -toi="" de="" finir="" ce="" _roman2c_="" ton="" _c3a9_clair="" feu="" _attendc2 a0_21_29_2c_="" _sara2c_="" _auri2c_="" jordan="" _28_tu="" es="" mon="" _anti- dc3a9_presseur="" _c3a0_="" toi="" tout="" _seul2c_="" ne="" change="" _jamaisc2a0_21_29_2c_="" _nanou2c_="" angeline="" et="" benoit="" _28_en="" vous="" _je28099_ai="" _t rouvc3a9_="" une="" grande="" _"" _merci29_2c_=""sc593_ur="" un="" grand="" _frc3a8_re2c_="" juste= _s="" _de28099_hier=""clc3a9_mencee280a6_="" _tousc2a0_21_="" les="" ami _de28099_aujourde28099_hui.="" merci="" faire="" partie="" ma="" _vie2c_="" construire=""
_chac3ae_ne="" qui="" lie="" nos="" _mains2c_="" ce rcle="" cesse="" _se28099_agrandir="" autour="" moi.="" voir="" me="" laisser="" entrer="" dans="" votre="" vie="" y="" rester="" donne="" bonheur="" _incroyable2c_="" tellement="" _immense2c_="" _ne28099_imaginez=""> Charlène Gros-Piron, ton soutien et tes conseils m’ont donné le courage de me lancer à mon tour dans cette fabuleuse aventure :-D. Thank you !! Merci à Sharon Kena, à Cyrielle, à mes correctrices Isabelle et Caro – d’avoir traqué toutes mes petites fautes et incohérences pour donn er ce résultat au-delà de mes espérances – et à tous ceux qui ont choisi de croire en La Lumière d’Ayvana. Qui ont décidé que mon histoire valait la peine qu’on s’arrête un instant pour se plonger dans son univers. Vous avez fait de mon rêve une réalité, merci. Pour cette couverture juste subliiiime, merci Mérid ian !!!! Ophée, tu es une perle, un génie et ton talent a réussi le tour de force de fa ire de mon imagination la réalité. Merci d’avoir supporté, avec beaucoup de patience, la per fectionniste que je suis x). Tu m’as donné un bout de rêve à tenir entre mes mains, juste merci. Et enfin, à vous qui venez d’ouvrir ces pages, merci !!! Je souhaitais tellement qu’un jour ce livre soit entre les mains de ceux qui pourraien t l’aimer et c’est à présent chose faite. J’espère ne pas vous décevoir et que votre lecture sera agréable. Il y a une citation de Christian Bobin que j’aime b eaucoup :« Écrire c’est dessiner une porte sur un mur infranchissable et puis l’ouvrir ».Cette porte, je l’ai franchie la première fois que j’ai tenu un stylo entre mes mains et je ne l’ai plus jamais refermée. J’espère que vous aimerez ce qu’il y a de l’autre côté :-) Bonne lecture !!
PROLOGUE CHAPITRE 1 CHAPITRE 2 CHAPITRE 3 CHAPITRE 4 CHAPITRE 5 CHAPITRE 6 CHAPITRE 7 CHAPITRE 8 CHAPITRE 9 CHAPITRE 10 CHAPITRE 11 CHAPITRE 12 CHAPITRE 13 CHAPITRE 14 CHAPITRE 15 CHAPITRE 16 CHAPITRE 17 CHAPITRE 18 CHAPITRE 19 CHAPITRE 20 CHAPITRE 21 CHAPITRE 22 CHAPITRE 23 CHAPITRE 24
Table des matières
PROLOGUE
Elle courait, espérant vainement échapper à ses pou rsuivants qu’elle savait non loin derrière elle. Ses pas précipités glissaient furtivement sur le sol qui tremblait. Des cris se faisaient entendre non loin de là. L’odeur du sang commençait à imprégner l’air. Des chocs sourds faisaient résonner les murs de pierre. Des h urlements à glacer le sang transperçaient la nuit. Une ombre pesante semblait avoir englouti les lieux. La fine silhouette, une femme d’à peine vingt-cinq ans, traversa précipitamment le long couloir de dalles de couleur taupe, sous la lumière diffuse des lustres de cristal du plafond. Elle se précipita sur la grande porte qui s’élevait sur sa droite, enfoncée dans le mur par une arche de pierre d’un gris très pâle. Sa coiffure sophistiquée n’avait pas survécu à sa course effrénée et s’était libérée de son carcan. Ses chev eux sombres et mauves flottaient dans son dos, jusqu’à la taille. Son visage aux traits f ins et gracieux était blême. Le peu de couleur sur ses pommettes dessinées était dû à sa folle échappée à travers le château. Ses yeux d’un violet pigmenté d’étoiles noires, si sombres par rapport à leur lueur habituellement rayonnante, reflétaient la peur qu’elle tentait de réprimer. Ses bras se serraient convulsivement autour du bébé qu’elle tenait fermem ent contre sa poitrine. La minuscule silhouette, entourée d’une couverture de velours beige, sur laquelle était brodé un symbole, disparaissait presque dans son étreinte. Seuls ses grands yeux violets, plus clairs que ceux de sa mère, émergeaient des replis qui entouraient son petit visage de seulement quelques mois. Soudain, une ombre jaillit de derrière une colonne en marbre blanc – une des trois qui soutenaient la voûte courbée de la grande chambre où elle venait de pénétrer – et se jeta devant eux. La jeune femme retint un cri. Le bébé s’agita dans ses bras mais ne pleura pas. À son grand soulagement, depuis le début de cette folie, le nourrisson n’avait émis aucun son qui aurait pu aider leurs ennemis à les repérer. Et ce, malgré le danger imminent et la fuite éperdue qui en avait découlé. Une de ses mains vola vers le poignard qu’elle avait accroché à sa ceinture et son regard se durcit. Même si elle n’était pas une guerrière, elle tuerait pour protéger ce qui était sien. L’absence d’hésitation qui la fit brandir son arme, prête à tuer, en était la preuve forgée par le fer de sa détermination. Puis elle croisa les yeux gris acier de l’homme qui se tenait face à elle. Elle se relâcha légèrement en reconnaissant le visage fermé de son mari. Elle parcourut du regard ce corps élancé, ce visage volontaire, cette mâchoire carrée et ces cheveux blonds cuivrés qu’elle connaissait par cœur. Sa fille babilla et tendit ses petites mains potelées pour que ces bras forts et protecteurs dans lesquels elle s’était déjà blottie tant de fois la bercent comme ils en avaient l’habitude. Mais cette nuit, leur existence avait basculé sans qu’il n’y ait de retour en arrière possible. Le Mal avait envahi ces murs où avaient résonné des rires et de la joie. La femme retint le sanglot de soulagement qui monta it dans sa poitrine et se laissa brièvement prendre dans les bras de l’homme qu’elle aimait. Un choc sourd ébranla les murs et une pluie de poussière tomba de la voûte nacrée, comme les particules d’un sablier égrenant les minutes qui restent avant la fin de tout. L’homme les serra plus fort, comme s’il pouvait par cette étreinte les protéger de l’enfer qui s’était abattu sur eux. Mais c’était impossible. Malgré toute sa puissance, il n’en avai t pas le pouvoir. Le sol trembla et ils vacillèrent.
— Va avec elle, Karine, souffla-t-il, sa bouche effleurant les cheveux doux de sa femme. Mets-la à l’abri et reste auprès d’elle. Que je sache que vous êtes toutes les deux en sûreté loin d’ici. Karine resserra son étreinte sur le bébé qui les regardait tous les deux avec ses grands yeux innocents, et secoua la tête. — Jamais je ne t’abandonnerai, Elban ! s’exclama-t-elle sans hésiter. — Il le faut, je t’en prie. Sa voix, vibrante d’inquiétude, lui fit fermer les yeux une seconde. Mais lorsqu’elle les rouvrit, il n’y avait aucune place au doute. Il le sut avant même qu’elle le regarde. — Jamais, répéta-t-elle d’une voix dure. Ma décision est prise depuis longtemps. Tu sais que seule la mort m’empêchera d’être à tes côtés. O n prendra soin d’elle le temps qu’il faudra. Je ne céderai pas. Jamais. Je ne te quitte pas. Elle fit taire ses protestations d’un baiser qui av ait le goût de l’amour et du désespoir. Puis elle s’arracha à regret de ses bras. Ses yeux balayèrent la pièce et s’attardèrent sur les jouets qui s’éparpillaient au sol, un cheval en bois sculpté, une peluche en forme d’écureuil, le petit berceau recouvert de dentelles blanches et roses d’où sa fille levait les yeux vers eux chaque soir… et où elle ne dormirait plus. Son cœur se serra à cette pensée mais elle repoussa le chagrin et l’amertume au loin. Elle se détourna des preuves de son bonheur encore récent et qui menaçait de s’écrouler autour d’eux. Son attention se porta vers un coin sombre de la pièce. Sous le poids de son regard, une silhouette sortit de l’ombre où elle s’était dissim ulée. Karine fixa Sarah, sa confidente et amie, avec des yeux brillants. — Devan est-il en sûreté avec Mandel ? s’enquit-elle avec inquiétude. Est-ce que mon fils est à l’abri ? Sarah acquiesça, le visage sombre. Soulagée, Karine la remercia d’un pâle sourire. Puis elle se tourna vers Elban et leurs regards se croisèrent. Dans les yeux de son mari, elle lut la même angoisse, le même doute. Mais seule leur résolution brûla finalement en eux. Faisons-le, décréta Elban, le regard résolu. Karine baissa les yeux sur son enfant, le cœur déch iré. Ses magnifiques prunelles violettes la regardèrent avec toute la confiance du monde.Elle ne trahirait pas cette confiance, pensa-t-elle avec force. Peut-être mourraient-ils cette nuit, mais sa fille, elle, vivrait. C’était la seule chose qu’elle pouvait lui donner. Un avenir. Elle releva la tête pour regarder Elban qui attenda it sa réponse et hocha la tête. Ils jet une lueur les engloba. Le halooignirent leurs mains au-dessus de la petite fille s’intensifia de plus en plus jusqu’à les aveugler c omplètement. Sarah se couvrit les yeux, incapable de soutenir la lueur de leur pouvoir. Ce que ses souverains étaient en train de faire défiait les règles, transcendait la nature elle-même. Un acte porté par l’amour, le seul pouvoir pouvant dépasser tous les autres. Karine serra les dents et elle sentit Elban se crisper, la sueur perla à leur front tandis que l’effort immense qu’ils fournissaient les vidait pe u à peu de leur énergie. La jeune femme poussa un cri étranglé et son mari serra sa main pl us fort. Puis il lui sembla qu’une porte invisible claquait. La lumière régressa puis dispar ut. Épuisés, tous deux regardèrent leur enfant qui n’avait pas bougé. Seuls ses yeux, à présent d’un bleu profond, furent témoins de ce qu’ils avaient accompli. Ainsi que, ils le savaient, l’absence totale d’aura qui l’enveloppait. La petite papillonna et bâilla puis, comme si elle ressentait elle aussi la fatigue de ses parents, s’endormit doucement. Les mains crispées autour de son précieux chargemen t, Karine tendit le bébé à Sarah avant que son courage ne l’abandonne et ordonna : — Conduis-la en lieu sûr. Mets-la à l’abri parmi le s humains. Nous avons endormi son