Les Célibataires (Tome 3) - Secrets intimes

Les Célibataires (Tome 3) - Secrets intimes

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Français
317 pages

Description

Lady Julianne Sutton devait se marier avec Harry, marquis de Longhaven. Or celui-ci décède brusquement, et c’est son frère, Michael, qu’elle doit épouser. D’abord méfiante, elle découvre un homme sensible, intelligent. Mais, si leurs nuits deviennent vite passionnées, Michael s’obstine à maintenir une distance entre eux. Pourquoi ? Et à quelles activités clandestines se livre-t-il dès qu’il s’éloigne d’elle ? Julianne décide de résoudre cette énigme, pour l’amour d’un époux qui ignore qu’elle-même a ses propres secrets.

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Informations

Publié par
Date de parution 08 juillet 2014
Nombre de lectures 5
EAN13 9782290068175
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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Secrets intimes
Du même auteur aux Éditions J’ai lu
Indécente Nº 10077 Les leçons d’une courtisane Nº 10083
LES CÉLIBATAIRES 1 – Lord Scandale Nº 10412 2 – Les tourments des amants Nº 10418
EMMA WILDES
L E S C É L I B A T A I R E S – 3 Secrets intimes
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Daniel Garcia
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Titre original HIS SINFUL SECRET
Éditeur original Signet Eclipse, published by New American Library, a division of Penguin Group (USA) Inc.
Katherine Smith, 2010 Pour la traduction française Éditions J’ai lu, 2013
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L’erreur aurait pu lui être fatale. Michael Hepburn bondit de côté une seconde trop tard. Il ne put entièrement esquiver le coup de l’indi-vidu dont il distinguait la silhouette au clair de lune. La lame trancha l’étoffe de fin brocart et Michael sentit le métal glacé du poignard entailler ses chairs. Malgré la douleur qui lui cisailla le flanc, il décocha un coup de pied bien placé à son agresseur. Celui-ci cria de douleur et recula en titubant sur les pavés luisants. Mais sitôt qu’il eut recouvré son équilibre, il repartit à l’assaut. Heureusement, cette fois Michael était prêt à le contrer. Il commença par le cueillir d’un solide coup au visage. Cependant, le manque de visibilité dans cette petite ruelle l’empêcha de bien viser : au lieu d’attein-dre le menton, comme il l’avait souhaité, son poing heurta la gorge. L’agresseur lâcha un cri rauque et Michael voulut en profiter pour lui assener un autre coup de pied, directement entre les jambes. Les combats à la loyale étaient bons pour ceux qui pouvaient se permettre de perdre. Michael avait appris cette leçon en Espagne. Mourir avec les honneurs était sans doute un sort estimable, mais pour sa part il estimait qu’il était préférable de
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rester en vie. D’autant que se faire assassiner dans une ruelle londonienne n’avait rien de noble. Au contraire, il était difficile d’imaginer destin plus sordide. Son assaillant réussit à parer le coup – prouvant ainsi qu’il l’avait anticipé et qu’il était donc habitué à se bat-tre. Mais il glissa sur les pavés et tomba à la renverse. Dans sa chute, son poignard lui échappa. Michael se précipita pour le ramasser. L’autre, comprenant qu’il n’avait plus aucune chance, s’empressa de se relever et de détaler. S’il n’avait pas senti du sang chaud imbiber ses vête-ments, Michael se serait lancé à sa poursuite. — Damnation ! grommela-t-il, écartant les pans de son veston pour constater les dégâts. Sa chemise de lin blanc était maculée de sang. La lame avait dû riper sur une côte, et bien que sa blessure saignât abondamment, Michael était convaincu qu’elle n’était pas très grave. Il avait été si souvent blessé qu’il savait d’avance ce qu’il ressentirait le jour où il recevrait le coup fatal. Cependant, cet incident n’aurait pu survenir à un plus mauvais moment. Michael tira sa montre de sa poche et l’orienta à la maigre lumière de la lune pour lire l’heure. Il était hor-riblement tard, mais il ne pouvait pas se permettre de rentrer chez lui dans cet état, au cas où quelqu’un serait encore debout. Ces jours-ci la maison, quoique immense, était pleine à craquer d’invités, parents ou amis. Par chance, Michael disposait d’une solution de rechange. Il rejoignit le fiacre qui l’attendait à quelque distance. Il avait en effet préféré recourir à ce moyen de transport plutôt que d’emprunter la voiture frappée des armoi-ries ducales, qui n’aurait pas manqué d’attirer l’atten-tion dans ce quartier déshérité.
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Le cocher, un homme trapu avec une barbe brous-sailleuse, s’alarma en le voyant approcher. Probable-ment Michael était-il très pâle. — Vous avez eu des ennuis, mon gars ? — Les bandits des rues se montrent de plus en plus audacieux, répondit Michael avec un détachement ironique. Le cocher, témoignant d’une honorable discrétion, s’abstint de lui faire remarquer que l’heure tardive et le quartier malfamé se prêtaient aux attaques nocturnes. Après lui avoir donné l’adresse où il souhaitait se ren-dre, Michael grimpa dans le véhicule et s’assit précau-tionneusement sur la banquette usée. Il fut un peu secoué durant le trajet, qui heureusement fut court. Leur destination était beaucoup plus cossue que leur point de départ – et, pouvait-on l’espérer, plus sûre. L’adresse en question était une maison de Mayfair et, au grand soulagement de Michael, l’une des fenêtres de l’étage était encore allumée. Il descendit de voiture et paya la course avec un supplément conséquent. — Soyez gentil de m’ôter de votre mémoire et d’oublier ce que vous avez vu, glissa-t-il au cocher, lui tendant l’argent. Le cocher hocha la tête, avant de donner à son cheval le signal du départ. Michael sonna à la porte de l’élégante demeure. Un jeune homme au visage balafré d’une cicatrice lui ouvrit. Il ne parut pas s’étonner de cette visite tardive – du moins, son expression resta impassible. Il portait un peignoir et ses cheveux défaits indiquaient qu’il s’était déjà couché. — Entrez donc, milord, dit-il, se reculant. Michael pénétra dans le hall. — Désolé de vous tirer du lit, Lawrence. — Mais non, ne vous excusez pas, milord. Si du sang n’avait pas goutté sur le somptueux dallage de marbre noir et blanc du hall, on aurait pu croire à un simple échange d’amabilités.
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— Lady Taylor… ? interrogea Michael. — Elle est seule pour la soirée, répondit Lawrence avec une pointe d’ironie dans la voix. Il fixait du regard la chemise ensanglantée de Michael, entre les pans de son veston. — Parfait. Au moins, Michael n’avait pas fait intrusion au mau-vais moment. Antonia n’évoquait jamais sa vie privée et Michael ne lui posait pas de questions. Mais il la soup-çonnait d’entretenir avec Lawrence une relation plus intime que celle de maîtresse de maison à majordome. Quoi qu’il en soit, cette histoire ne le regardait pas. Michael et Antonia étaient associés en affaires, et il avait toujours séparé la vie privée du reste. — Pouvez-vous lui annoncer ma présence ? — Je suis sûr qu’elle sera ravie de vous recevoir. Comme toujours. Malgré sa blessure qui l’élançait, Michael ne put s’empêcher de hausser un sourcil amusé devant le ton vaguement insolent du jeune homme qui tournait déjà les talons. Lawrence n’avait même pas cillé en ouvrant la porte. Il avait pourtant tout de suite remarqué que Michael saignait. Quelques minutes plus tard, Michael se retrouva allongé dans la chambre d’Antonia. Mais pas sur son lit : la jeune femme avait fait étendre une couverture sur le sol, pour que le sang de Michael ne tache pas son luxueux tapis. Antonia portait un peignoir de soie qui moulait ses courbes voluptueuses. Elle avait tiré le tabouret en bois doré de sa coiffeuse pour s’asseoir dessus, juste à côté de Michael qu’elle surplombait, une grimace réproba-trice sur les lèvres. — Je t’avais pourtant recommandé d’être prudent, dit-elle tandis qu’elle lui déboutonnait sa chemise. — L’un de mes informateurs prétendait détenir des renseignements sur Roget. Je n’ai pas voulu laisser
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