Les tatouages de l'amour

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Description

Nous retrouvons Katie Lane, ses morts et ses combats.


L'aventure se décline à chaque page et l'envolée des sentiments se succède de Paris à Milan.


Alors qu'elle remplace son père, le Milieu la met devant ses responsabilités. Elle doit se battre pour gagner.


Pourtant la vengeance coule dans ses veines, les décisions capitales lui conféreront un autre statut. Sa "famille" s'agrandit au gré de son coeur.

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EAN13 9782374474304
Langue Français

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LESTATOUAGESDEL’AMOUR FAMILLECARLOTTI
Romance
Christelle AZ
LESTATOUAGESDEL’AMOUR FAMILLECARLOTTI
Romance
Prologue
La police envahit la maison, au moment où David, An gelo et le reste de la famille arrivent. Les agents essaient de les empêcher de s’introduire dans le salon, mais cela ne les retient pas. Dès qu’ils pénètrent dans la pièce, ils découvrent Marc, Claudia et les gardes du corps de la villa. Les médecins, que David a prévenus dès que Katie le s a appelé, sont là, examinant les corps et les blessés. David fonce dans le tas, suivi d’Angelo qui écarte tout le monde sur son chemin. — Katieeeeeee David hurle. Avec Angelo, il monte l’étage en coura nt. Là, ils découvrent deux hommes morts et des taches de sang par terre. David comprend que Katie est dans la salle d’intrus ion : il tape le code. La porte s’ouvre, découvrant Martin et Katie, immobiles, bai gnant dans leur sang. — Katie chérie. je suis là. Katie ! La jeune femme ouvre les yeux. David la prend contr e lui. Martin bouge. Angelo hurle : — Martin est blessé ! Du secours. vite ! Angelo se précipite. David n’a lâché la jeune femme . Les secours se pressent et les emportent. Marie ple ure, Giuseppe également : il vient de fermer les yeux de son frère.
Chapitre 1
Le brouillard m’envahit. Je ne veux pas me réveiller. toutes ces voix autour de moi. des gens pleurent. Pourquoi ? Ma main et lourde. Il y a quelque chose dessus. c’e st chaud. Où est Martin ? J’ai mal. c’est quoi qui me fait mal ? Mes yeux frémissent. Contrairement à moi, eux, veulent se réveiller. — Katie chérie. je suis là. je t’en prie, Katie. ré veille-toi ! J’ouvre les yeux. — Katie ! Maman ! Elle se réveille. — Je suis là, chérie. Tous ces visages qui pleurent. ce n’était pas un rê ve ! Mes premiers mots sortent : — Papa est mort. David se colle contre moi. — Je sais chérie. mais toi, tu es vivante ! Je t’aime, Katie ! Ses yeux pleurent. mon homme pleure. C’est un cauch emar ! Je vais me réveiller.. Et finalement, je m’aperçois que ce n’en est pas un . Les médecins défilent pour me soigner, et Mama, Parrain et Tom ne quittent pas mon chevet. Pourtant, j’ai besoin de savoir ! — Claudia ? — On en parlera plus tard, chérie ! me dit Mama. Elle est folle ou quoi ? J’ai besoin de mes réponse s ! — Non je veux savoir ! Claudia ? Parrain s’approche, et, avec douceur, m’explique ce que je savais déjà. — Elle est morte. Je ne veux pas pleurer ! Je ne veux pas m’effondrer ! Je dois savoir. — Martin et Paul ? — Martin est dans la chambre d’à côté. Il se remet lentement. Paul est en soins intensifs : il a perdu énormément de sang. il a fal lu lui enlever trois balles : une dans l’épaule, une dans le bras et une dans la jambe. ma is le plus grave, c’est que Paul se laisse mourir. Il ne s’alimente plus, ne fait pas d ’effort pour bouger, refuse de parler. il s’en veut d’être vivant. Il a perdu mon père qui était sous sa garde. Mon Pa ul si fort, si courageux. il ne veut plus vivre sans leur amitié... Je regarde mon bras bandé et endolori. — Elle a été extraite. Tu n’auras aucune séquelle ! me précise Tom en m’embrassant. Quelqu’un frappe à la porte, et Angelo entre. Il a des cernes sous les yeux, il est débraillé et inquiet. — Je suis désolé. j’ai entendu Katie. j’ai besoin d e la voir ! David lui fait signe d’approcher, et s’écarte. — Entre, Angelo. Les yeux d’Angelo ne me quittent pas des yeux. Il s e baisse et me serre fort. David l’observe tranquillement. — Ma beauté. Il n’arrive qu’à dire ça, mais ses yeux parlent pou r lui. Il s’écarte et ajoute : — Si je peux faire quelque chose. je suis là. — Je sais Angelo. Merci. On cogne à nouveau. David se rapproche de moi, et P arrain ouvre la porte.
— Bonjour. Je suis le lieutenant Lucien Laporte. On m’a informé de votre réveil, Mademoiselle Lane. Je suis donc venu prendre votre témoignage. — Cela peut attendre ! Ma filleule n’est pas suffis amment en forme pour répondre à vos questions ! s’avance mon parrain. — Non, Monsieur ! J’ai quinze morts, trois blessés et une enquête à mener. — Vous avez quinze morts, Monsieur Laporte, dont mo n père, ma belle-mère, mes employés. Certains de mes amis sont encore entre la vie et la mort, et vous êtes là, à me tenir votre petit discours de petit homme étriqu é, sans aucune compassion, sans aucune émotion ! Je pense que vous devriez avoir un peu plus de tact, et être un peu plus correct ! le coupé-je. L’homme est surpris. Il reprend : — Je vous l’accorde, Mademoiselle. je suis sans dou te un peu dépassé par tout ça. c’est une grosse enquête ! — Alors je vais demander à vos supérieurs de nous e nvoyer des personnes compétentes pour la mener ! ajoute mon parrain. Le lieutenant ne sait plus quoi dire. Il nous obser ve à tour de rôle. Un con impatient ! Je n’ai qu’une envie : qu’il s’en aille. alors je lui lance. — Posez vos questions, lieutenant ! — Racontez-moi ce qui s’est passé. — C’est votre question ? — Oui. Il est perturbé par mon aplomb. — Nous avions fêté l’anniversaire de mon père, la v eille. — Je voudrais savoir ce qui s’est passé le jour de l’attaque ! s’impatiente-t-il. David serre ma main. Je ne relève pas, et poursuis. — Nous avons reçu notre famille et nos amis. Lorsqu e tous les invités sont partis, chacun d’entre nous a regagné sa chambre. Le lendem ain matin, nous avons pris le petit déjeuner tous ensemble pour profiter des dern iers instants, puis mon parrain, ma marraine et mon frère sont partis. David les a acco mpagnés. Je le désigne de la tête et reprends : — Avec mon père et Claudia. Au souvenir de ma douce Claudia, mon cœur se serre. J’ai mal. ma gorge me brûle, mais je poursuis : — Mon garde du corps, Martin, et le bras droit de m on père, Paul, et moi, sommes restés pour surveiller le rangement de la maison et aider à notre manière. Puis Martin, Claudia et moi sommes montés dans la chambre pour p orter les cadeaux reçus par mon père la veille. — Il fallait être à trois, pour monter les cadeaux ? Eh ben. ça en fait ! Mais ferme ta gueule, connard, pensé-je ! Puis je p oursuis : — Nous avons entendu du bruit, des coups de feu en bas. Nous nous sommes précipités dans l’escalier pour voir ce qui était e n train de se passer. Là, nous avons vu nos amis et nos employés au sol ainsi que des homme s cagoulés. Mon père nous a aperçus, et nous a hurlé de partir. Claudia n’en a pas eu le temps : ils l’ont attrapée. Martin m’a prise dans ses bras et m’a traînée jusqu ’en au haut des marches. Un homme nous a tirés dessus, puis un second. Nous nou s sommes défendus, Martin tirant à son tour, et avons ainsi pu gagner la sall e d’intrusion. C’est de là que j’ai pu contacter la police et David. Ensuite je me suis év anouie, et je ne me souviens plus de rien. Ma tirade terminée, je respire enfin. — Vraiment ? Vous étiez dans une pièce remplie de c améras, et vous n’avez rien vu ? — Non, rien ! — La salle en était équipée, mais il n’y aucune car te mémoire à l’intérieur des
boîtiers. C’est normal, ça ? — Je ne sais pas ! — Quand vous avez vu les hommes, rien n’a attiré vo tre atten-tion ? — Rien. mis à part mon père attaché, et Paul écroulé à ses pieds. — Vous ne nous aidez pas beaucoup, Mademoiselle ! — C’est pourtant le mieux que je puisse faire, lieu tenant. — Vous ne nous cachez rien, j’espère, Mademoiselle Lane. Dans votre milieu, la vérité est souvent transformée. Les poings de David se serrent. Ceux d’Angelo aussi. Mon parrain l’interrompt : — Et moi, j’espère que la parole de ma filleule ne sera pas mise en doute ! C’est elle, la victime ! — Monsieur. je m’interroge ! poursuit-il. Nous savo ns tous deux dans quel milieu évoluait Monsieur Lane ! Il commence à me soûler celui-là. — Si, comme vous le prétendez lieutenant, je fais p artie d’un milieu différent du vôtre, et que vous avez eu la maladresse de me parler comm e à une merde, que croyez-vous que les gens de « mon » milieu vous feront ? Il me regarde en se demandant si je suis sérieuse. Devant son air d’imbécile perdu, je reprends : — Votre présence n’est pas souhaitable ici, lieuten ant. Je vous ai dit tout ce que j’avais à dire. Je n’ai rien à ajouter ! conclus-je mielleuse. Je ne suis une victime. je n’ai rien vu. Il m’observe. — J’espère que vous retrouverez les personnes qui o nt fait ça à ma famille, lieutenant. — Je l’espère, Mademoiselle. Au-revoir Mademoiselle ... Je reviendrai prendre de vos nouvelles. Il sort. Tous les regards se posent sur moi. Mama p arle la première : — Tu ne vas pas te mettre en danger, hein, Katie ? — Je vais venger mes morts ! — Mais tu n’as rien vu. comment pourrais-tu te veng er ! ajoute-t-elle. Je déballe tout : — Oui, j’ai vu ! J’ai vu ces hommes violer Claudia, et obliger mon père à regarder. J’ai entendu mon père me crier son amour avant de mourir. Mes yeux lancent des éclairs et mes larmes coulent. — J’ai vu ce type, si imbu de lui-même, lui affirme r que s’il m’attrapait, il me ferait subir le même sort qu’à Claudia. J’ai entendu mon p ère supplier d’épargner sa fille ! Le type a ri, et a confirmé à mon père ma mort. ou que j’allais mourir sous peu. J’ai vu mon père pleurer, cracher sur le type avant de recevoir une balle dans la tête ! Oui, j’ai vu ! Mais ce qu’il n’aurait pas voulu que je voie, je l’ ai vu aussi. Tout le monde a les yeux brillants, la respiration courte. Je poursuis : — Je l’ai surtout vu, LUI ! Il a retiré sa cagoule pour se montrer à mon père avant de le tuer ! — Katie chérie. c’était qui ? — Jeffrey Andrews ! — Tu es sûre ? insiste-t-elle. — Mama. Comment peux-tu me demander ça ? Penses-tu vraiment que je pourrais me tromper sur l’assassin de mon père ? Chaque homm e avait sur la main le tatouage de l’araignée. La police est forcément au courant. Ou elle le sera lorsqu’elle véri-fiera les morts. — Pourquoi n’as-tu rien dit ? — Pourquoi ? Tout simplement parce que je ne veux p as de prison pour l’assassin de mon père ! Je veux le voir souffrir. voir son regard quand je lui ôterai la vie.
Mama est horrifiée. — Laisse-nous faire Katie ! On va s’en occuper ! es saye de me convaincre mon parrain. — Non ! Je suis Katie Lane ! réponds-je fièrement, fille de Marc Lane et je vais venger mon père ! Aucune des personnes présentes ne dit un mot. Ils m e connaissent suffisamment : ils savent qu’il n’est pas nécessaire d’argumenter ! Lasse, je m’appuie sur mon coussin. La tête me tour ne, et je me réveille un peu plus tard dans la chambre. Seul David est à mes côtés. — David. — Oui chérie. je suis là. — Je veux voir Martin et Paul ! — Tu dois te reposer ! — David. s’il te plaît. j’ai besoin de les voir. be soin de voir que je ne suis pas la seule survivante. David comprend. De toute manière il ne peut rien di re pour m’empêcher de faire comme je l’entends, alors il retire le drap et m’aide à descendre du lit. Il tient le pied avec la perfusion de médicaments e t ouvre la porte. Devant elle, se trouve Angelo, et juste à côté, Ser ge. Il m’embrasse lorsque je passe près de lui ; son regard est voilé d’émotion. Je ta pe à la première porte. — Entrez ! C’est Hans qui me répond. Lorsque je m’avance, il m e serre fort, puis me lâche pour que je puisse accéder à Martin. Il est à demi-assis, et, comme moi, il est branché et bandé au ventre et au bras. À ma vue, un sourire léger se pose sur son visage. ça fa it du bien ! Je m’approche lentement, me mets à sa hauteur et me colle à lui un petit mom ent. J’ai besoin de le sentir contre moi. David et Hans sortent. Je m’installe à son coté ; ma main ne lâche pas la sienne. — Katie. pardonne-moi. — Il n’y a rien à pardonner, Martin. grâce à toi je suis vivante ! — Tu m’as sauvé la vie, Katie ! — On se l’est sauvée mutuellement, Martin. — Je voulais te dire aussi, Katie. Il se tait, puis se lance : — Je m’excuse pour les mots que je t’ai dits. — Quoi, Martin ? Que m’as-tu dit qui te perturbe au tant ? — Tu sais. — Dis-le moi, Martin. — Tu sais. que je t’aimais. — Et ce n’est pas vrai ? — Si, bien sûr. mais il y a David, et tu l’aimes. — Oui, je l’aime ! Mais toi aussi, je t’aime ! Pas du même amour sans doute, mais je t’aime. Tu es mon meilleur ami, et l’amitié est aus si forte que l’amour. et par certains côtés, même plus. Je caresse son visage, il remonte ma main à sa bouc he et l’embrasse. — Tu es d’accord ? — Oui Katie. Toi et moi, c’est sacré ! Après cet aveu, nous restons silencieux, quand il a joute, — On va les retrouver Katie. et on vengera Marc et Claudia ! Martin est comme moi, il veut sa vengeance. — Oui ! On leur fera payer ! Mais pour l’instant, il faut reprendre des forces. — On peut ? David et Hans passent la tête.
— Bien sûr ! Je suis toujours collée à Martin, mais ça ne semble pas déranger David. Je me lève : — Bon. maintenant, repos ! Je suis à côté si besoin . Je les embrasse tous deux avant que David et moi ne sortions. — Allons voir Paul à présent. Accrochée à David, et suivis d’Angelo, nous nous di rigeons vers l’étage des soins intensifs. Devant sa porte, un garde engagé par David. Au moment d’entrer, une femme se précipite et me bl oque le passage : seule la famille est autorisée à entrer ! — Je suis sa famille ! Mon ton est tellement autoritaire que la pauvre n’a que le choix de se pousser. De toute manière, à cet instant, personne n’oserait se mettre à dos mes deux gardes du corps. Je m’approche du lit où il est étendu. Il est branc hé de fils un peu partout. David m’avance une chaise. Je m’assois et prend la main d e Paul dans les miennes. J’ai besoin d’intimité. David le comprend et nous l aisse. Quand la porte se ferme, je me penche vers Paul, et tout contre son visage, je lui parle : — Paul. c’est Katie ! Il faut que tu te réveilles, tu m’entends ? J’ai besoin de toi ! J’ai perdu mon père, et je refuse de te perdre aussi. J’ ai tellement besoin de toi. Je dois te dire un secret. Et tout contre son oreille, tout doucement : — Je t’aime. Tu es devenu si important pour moi. Qu and je suis arrivée à Paris, la première fois, j’étais énervée. je ne pensais pas q u’ici je serais bien. Je détestais mon père, lui qui m’avait éloignée de ma famille. Je l’ ai détesté de m’avoir abandonnée, et puis, petit à petit, il s’est conduit en ami, en pè re. Mon cœur s’est ouvert, et un jour, vous m’avez emme née chez Hans, puis au Cloître.. Et ma vie a changé ! Tout ça, c’est grâce à toi ! C ’est toi qui a parlé du Cloître, c’est toi qui m’a donné des conseils pour me dépasser, encore toi qui a su me donner envie d’aimer la vie. tes petites allusions sur mon tempé rament m’ont boostée... Les petits câlins donnés chaque matin vont me manquer si tu ne te réveilles pas, et ça, je ne peux pas m’y résoudre. J’embrasse ses yeux. — Et toi, comment pourrais-tu vivre sans moi ? Je t ’ai entendu, le jour où, pour la première fois, Serge m’a massée : tu as dit que tu ne pourrais pas te passer de mon corps. alors réveille-toi : mon corps a vraiment be soin de toi pour le protéger. J’ai décidé de venger papa et Claudia. Je connais l’assa ssin, et, toi comme moi avons une revanche à prendre. Je te remercie d’avoir été là p our mon père, toutes ces années. Je n’ai jamais eu l’occasion de te le dire : tu n’es p as seul ! Tu es ma famille. pas celle du sang, mais celle que j’ai choisie. Alors une voix tressautante s’élève : — J’ai failli, Katie. j’aurais dû mourir et pas lui. Il a parlé ! Je caresse son visage, essuyant ses la rmes au passage : — Tu aurais donné ta vie pour lui, Paul, et il le s avait ! Plus d’une fois tu as su être là. Il ne voudrait pas que tu te laisses mourir. il vou drait que tu guérisses, le remplaces, que tu veilles sur moi. — L’assassin ? — Jeffrey Andrews ! — J’aurais dû le tuer quand il t’a menacée, ce fame ux jour. Son poing se crispe : mon Paul reprend force. — Bientôt, il sera mort. si tu m’aides ! — Jusqu’au bout du monde avec toi, miss.