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Les Tribulations d'une fille à papa

De
48 pages

Alexia a 24 ans. Fille unique issue d’une famille aisée, elle a grandi auprès de parents aimants, sa mère au foyer et son père, puissant directeur dans le monde de la finance. Alexia aurait pu devenir comme ces enfants privilégiés qui se contentent de profiter de leur statut familial, mais depuis son plus jeune âge, elle est indépendante et a toujours voulu tout faire toute seule, sans l’aide de personne. Ainsi, bien qu’elle suive les traces de son père en choisissant la même orientation professionnelle, ce sera sans son aide qu’elle intégrera le prestigieux cabinet Cardouel et qu’elle se fera une place dans ce milieu très masculin. Mais lorsque son père décide de racheter le cabinet Cardouel, Alexia le prendra très mal et verra ce choix paternel comme une volonté de contrôler sa vie. Elle finira par accepter cette décision, mais elle imposera sa condition : faire comme s’ils ne se connaissaient pas. Mais qu’il est difficile d’ignorer ceux que l’on aime et de vivre dans le mensonge !


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Cet ouvrage a été composér Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-334-22628-8

 

© Edilivre, 2016

 

Je suis là, assise à la terrasse du « grand café ». Il fait vraiment très beau. Le soleil de printemps est parfait, car il n’est pas trop chaud, juste ce qu’il faut. Un petit moment de détente sous un ciel d’un bleu. Bleu « gitane » comme dirait ma mère. Elle aime ce bleu, c’est sa couleur. Je lui ai d’ailleurs posé la question : pourquoi « Gitane » ? Ce serait d’après elle la couleur du paquet de cigarettes qui porte ce nom, et qui est de ce bleu. Pour un ciel, ce n’est pas mal non plus. Une belle journée pour nous faire oublier la grisaille de l’hiver, cette saison que je trouve bien trop longue dans notre région. Est-ce ce climat qui me donne cette sensation de plénitude ?

– Non merci, je réponds aux deux garçons assis trois tables plus loin, qui me proposent un verre et qui me « matent » depuis mon arrivée. Qu’ils aillent draguer ailleurs, j’aspire au calme. J’ai fuis le restaurant d’entreprise pour cette raison, j’aimerais bien qu’ils me fichent la paix. J’aurais dû prendre la chaise d’en face et leur tourner le dos, mais je perdais les rayons du soleil sur mon visage qui vont lui redonner des couleurs.

Il est bientôt quatorze heures. Je vais devoir retourner travailler et retrouver un environnement très particulier dans une entreprise tout aussi particulière, mais dans laquelle, étrangement, je me sens bien.

Je m’arrache à ma méditation et laisse derrière moi le « flash-back » de ma vie.

MA FAMILLE

Fille unique, j’ai vécu en banlieue d’Orléans, une enfance heureuse, auprès de parents aimants. Ma mère, après avoir exercé quelques années son métier de professeur de Français, a opté à ma naissance, pour le statut de femme au foyer. Mon père travaille dans un gros cabinet financier, il a gravi tous les échelons pour arriver à obtenir enfin le poste tant convoité de Directeur. Enfant, j’avais de temps en temps le privilège de monter dans son bureau, au dernier étage, de m’installer dans son fauteuil. Il était impressionnant ce bureau, il donnait à mon père cette auréole d’homme puissant et respectable. J’admirais cet homme.

Il est né dans une famille bourgeoise, les MARTIN DE LA TOUR, avec des règles de vie imposées par la tradition. Mes parents les ont quelque peu bousculées. Ce n’était pas le cas de mon oncle très rigide et fidèle au protocole, il a maintenu cette éducation auprès de ses fils qui devaient, entre autre, vouvoyer leurs parents. Plus jeune je n’étais pas choquée, c’était rentré dans les mœurs, aujourd’hui j’ai plus de mal à comprendre que l’on puisse perpétuer ces traditions poussiéreuses. A leurs yeux et à ceux de mes grands-parents, je passais pour une effrontée et mes parents pour des laxistes. Mais on s’aimait comme on était, il y a toujours eu beaucoup d’amour dans cette famille.

Mes souvenirs d’enfance, du plus profond de ma mémoire remontent à l’âge de 4 ou 5 ans. Les repas de famille avec mes cousins et les vacances chez mes grands-parents, seule, ils nous prenaient tour à tour. Eux, contrairement à mes parents, je devais les vouvoyer. Je me souviens de la tendresse de ma grand-mère et de la complicité que j’avais avec mon grand-père avec qui je partageais mes journées. C’était lui qui poussait la balançoire, confectionnait avec moi les sujets de pâte à modeler et surtout c’était lui qui m’accompagnait au manège, « les chevaux de bois » comme il les appelait. Il se tenait au bord, ne me lâchait pas des yeux et m’encourageait vivement et bruyamment à attraper la queue du Mickey. La dame du manège, émue et bien plus sensible à mon grand-père qu’à moi-même, me collait le Mickey sous le nez et je finissais par lui arracher la queue. Après un regard furtif aux mamans d’à côté, il levait les bras au ciel, heureux et fier. J’avais décroché la lune. Avec ma grand-mère l’échange était plus spirituel. Elle me lisait des histoires, m’apprenait l’alphabet et je pouvais lui poser mille questions. Du haut de mes 4/5 ans je sentais qu’il y avait quand même des sujets qu’il ne fallait pas aborder. Je me voyais mal lui dire : Dites grand-mère comment on fait les bébés ? Je pense qu’elle aurait attrapé avec force la bouteille de lait pour me révéler son contenu et me faire toute une théorie sur son origine. Aujourd’hui Je remercie mes grands-parents d’avoir contribué à l’élaboration de mes souvenirs d’enfance.

ALEXIA

Je viens d’avoir 24 ans, mes diplômes en poche, je postule dans le plus gros cabinet de la ville, le Cabinet CARDOUEL. Mon père avait envisagé un poste pour moi dans son entreprise, sans trop de conviction, connaissant bien sûr mon esprit indépendant. J’ai toujours voulu prouver que je pouvais réussir seule, ce besoin d’autonomie, je le tiens de mon plus jeune âge, à 2 ou 3 ans, je choisissais les vêtements que j’allais porter, je les enfilais tant bien que mal, seule sans l’aide de ma mère, celle-ci me racontait que je disais toujours « je veux faire toute seule ». J’ai gardé cette indépendance et même si mon père n’a que de bonnes intentions à mon égard, je ne supporte pas son aide. Aujourd’hui encore je lui fais comprendre que « je veux faire toute seule ». Il se console en considérant que malgré tout, il a quand même eu une influence positive sur ma destinée professionnelle, puisque j’ai pris la même orientation que lui. Mais chasser le naturel……

– Tu sais, je peux t’aider pour ton embauche chez CARDOUEL, je connais bien le PDG, c’est un copain de Fac, nous nous sommes beaucoup fréquentés au début de notre mariage, on...