Listen to your Heart

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238 pages
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Description

Grace et Lilian, deux êtres profondément écorchés par la vie, ne croyaient plus en rien et surtout pas en l'amour.


Mais quand le destin s'en mêle, peuvent-ils réellement lutter contre cette attraction ?


Entre rancœur, peur et désir, Grace et Lilian vont devoir faire un choix : Tenter le tout pour le tout ou se protéger coûte que coûte...


La raison fera t-elle le poids face au plus pur des sentiments ?


Pour le savoir, écoutez l'appel de l'amour et suivez le rythme de sa mélodie...

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EAN13 9791096785940
Langue Français

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Listen to your heart [Léticia Joguin-Rouxelle] © 2017, Léticia Joguin-Rouxelle. © 2017, Something Else Editions Tous droits réservés. Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelques procédés que ce soit, sans le co nsentement de l’auteur ou de ses ayants droit, est illicite et constitue une contref açon, aux termes des articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. Illustration : © Caly Design ISBN papier : 979-10-96785-94-0 Something Else Éditions, 8 square Surcouf, 91350 Grigny E-mail : something.else.editions@gmail.com Site Internet : www.something-else-editions.com
Ce livre est une œuvre de fiction. Les noms, les pe rsonnages, les lieux et les événements sont le fruit de l’imagination de l’aute ur ou utilisés fictivement, et toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes o u mortes, des établissements d’affaires, des évènements ou des lieux ne serait q ue pure coïncidence.
Je ne promets rien Je ne promets rien, Je ne demande rien, Je veux juste un chemin Qui s’appellera demain J’écris des paroles de chansons, Sur lesquelles s’inscrivent ton nom Je ne te promets rien Sinon de t’aimer sans écrin Je ne promets rien, Ni les caresses des soirs d’étés Ni les demains ensoleillés Je ne promets rien Je veux juste qu’on écoute nos cœurs et nos corps Je veux juste qu’on se laisser porter… Si la raison se trompait encore Me laisseras-tu partir sans remords Sans tenter de m’aimer ? Je ne promets rien d’autre Que des baisers Desquels, je voudrais que tu deviennes apôtre Je ne promets rien d’autre Que t’aimer ici et maintenant Que t’aimer tout simplement Sans qu’aucune question ne soit posée Je ne veux rien d’autre que tes bras Dans lesquels, je me sens moi Et souvent, je te dis… Souvent, je t’écris… Essayons… On verra… Leticia Joguin-Rouxelle
Prologue De ma vie, jamais un regard ne m'avait tant désarmé e... Quand j'ai plongé mes yeux dans les tiens, je me su is sentie mise à nue, comme si tu avais su lire à l'intérieur de mon âme et te l'é tais tout bonnement appropriée... Trois minutes, trois minuscules minutes, à la fois si longues et si courtes, ont suffi... Déjà, à cet instant précis, je savais que je ne sau rais plus faire sans toi, tu as su briser ma carapace. Pourquoi ? Comment ? Ça, je ne saurais te le dire, mais ton regard acier a su frayer un chemin à travers ma peau tout entière... Ces quelques secondes ont suffi, oui, parce que j'a i reçu un coup au cœur, un uppercut qui m'a mise à terre, sans que je ne sache encore comment m'en relever. Je m'étais pourtant tellement juré, et promis, de n e pas retomber amoureuse, de ne plus ressentir ce genre de choses qui font mal. Je voulais juste m'amuser, ne plus jamais rien ress entir, ne plus avoir ces frissons-là, parce que construire de nouveau quelque chose p our que tout s'écroule comme un château de cartes, je ne le voulais plus. J'avais suffisamment morflé, trinqué, donné... L'am our, ça n'était pas pour moi. Je ne voulais plus aimer... Mais toi, t'es arrivé, t'as juste foutu un putain d e coup de pied dans mes résolutions, t'as mis un bordel dans ma vie si bien désorganisée que j'ai peur... Oui, j'ai peur, parce que... Je me sens vivante, tellement libre quand mes doigt s effleurent ton corps, parce que je me sens voler à chacun de tes mots. Ma peau me brûle partout où tu as oublié de laisser tes empreintes, elle a froid et elle est en manque de chacune de tes caresses. Alors que je pensais savoir ce que je voulais, tu m 'as complètement désarmée, transformée ou bien m'as-tu seulement mise face à m oi-même ? Qui suis-je ? Que veux-je au fond ? Jamais je n’ai connu cette connexion, cette attraction, ce sentiment de ne vouloir que toi et toi seul comme si c'était nécessaire à mon s ouffle, à ma vie... Comme si j'avais été en apnée jusque-là... Pourtant, notre histoire semble si banale... Au déb ut, du moins... Avant que tu ne viennes tout compliquer, tout chang er, tout transfigurer... Que vais-je faire de nous, puisque tu m'as déjà vai ncue ? Qu'est-il advenu de la fille si sage que j'étais ? Je ne me reconnais plus. Je ne sais plus qui je suis quand tu t'approches de moi. Est-c e qu'au fond tu ne m'as pas réveillée ? Révélée à moi-même ? Mais une fois conquise, tu t'en vas... Et puis, tu reviens... Que dois-je faire pour que tu restes enfin ? Pour que tu comprennes que je ne suis pas toutes ce s autres, que je ne te laisserai pas... Le combat ne fait que commencer... Qui de nous deux va gagner ?
Chapitre 1 Grace Jemerêter de se lamenter sur sonlève d'un pas décidé. Après tout, il est temps d'ar sort. J'ai presque trente-cinq ans, pas soixante-di x, bordel de merde ! Je veux faire quelque chose de ma vie... Terminé le temps où un h omme imposait sa loi dans ma vie et gérait l'entièreté de mon existence, allant jusq u'à remettre en cause tous mes choix. Je veux crier au monde entier que j'existe, que je suis vivante, souriante, je veux que plus jamais rien ne m'arrête. C'est bien joli de rêver, mais pour réaliser ses so nges, il va bien falloir se mettre debout ! Alors que je tâtonne dans le noir à la recherche du bouton qui va arrêter ce stupide réveil qui me casse la tête dès le matin, je fais t omber mon portable et me casse la gueule de mon lit... Foutue poisse !!! Tu comptes m e lâcher un jour, où t'as décidé de me pourrir l'existence jusqu'à la fin de mon existe nce ? Ma vie n'est qu'un enchaînement d'histoires insipid es et sans saveur, il est bien loin le temps où je rêvais de rencontrer le prince charm ant... Et pourtant, en éternelle amoureuse de l'amour, j'ai donné de moi entièrement à chacune de mes histoires. Pour que ça se termine inlassablement en catastroph e... L'amour ? J'y crois plus. C'est de la foutaise, du mensonge e n barre pour petites filles naïves. Cette fois, je veux inverser les rôles et me redonn er un nouveau souffle. Bien que je n’aie jamais été véritablement douée pour ce genre de choses, peut-être est-il temps de changer la donne. Je n'ai eu que trois histoires sérieuses dans ma vie et mes deux dernières ont terminé de me fragiliser un peu plus. Mais c'est fini, tout ça... Plus de souffrance, par ce que plus de sentiments. Je ne veux plus tomber amoureuse, je veux m'amuser ! On est au vingt-et-unième siècle, non ? Il est loin le temps où les femmes n'avaient pas le droit de choisir avec qui elles voulaient pa rtager leur lit ! Pas d'attaches, pas d'engagement, juste le plaisir pour leitmotiv... Ça doit bien exister ce genre de relation, non ? Je soupire. Pourtant, je sais au fond que j'en rêve encore, de cette histoire qui me fera vibrer, qui me fera décoller de la terre et to ucher les étoiles. Je secoue la tête. «Ressaisis-toi, l'amour c'est de la merde ! Le sexe, c'est bien... Prends ton plaisir et fais comme eux, barre-toi! » Ouais, OK madame la raison, sauf que ben moi, je n’ ai jamais fait ça... Je n'y connais rien en matière de plan cul... Un plan cul, dans ma bouche, ça a un goût de poison. Je vais faire comment pour me donner sans s entiments, moi ? La trajectoire que je souhaite prendre va me chang er à jamais. Et pourtant, si c'était le moment ? Peut-être dois-je changer pour que mes relations évoluent ? C'est vrai je tombe inlassablement sur le même genre de mec, et s i je les attirais ? Inconsciemment, je veux dire... Vous savez le genre de mec torturé et cinglé, celui qui t'envoie des étoiles les premières semaines et qui après te fait culpabiliser pour ce qu'il est lui ? Tu sais, celui qui t'attire si bien dans ses filets qu e tu ne vois pas l'uppercut t'arriver en pleine gueule. Cette droite si bien sentie qu'elle te fait partir le cerveau en vrille, et te fait croire que tu es tout ce qu'il te reproche : t rop grosse, trop moche, pas assez intelligente... La vérité pourtant c'est que c'est eux qui étaient tout ça... Mais faire culpabiliser l'autre pour ses erreurs à soi est tellement plus f acile, ça permet de ne pas regarder l'ignoble vérité en face. Je file jusqu'à la salle de bains, il est sept heur es quinze, Lina va se réveiller il est
grand temps de sauter dans la douche. J'observe ce corps dans la glace, ce corps que je déteste, parce qu'on m'a obligée à le vomir. Je ne vois que les bourrelets, les vergetures, mon ventre énorme qui déborde. Je pleur e en silence comme chaque matin. Comment pourrais-je faire en sorte que l'on m'apprécie, même pour une nuit alors que je suis incapable moi-même de me trouver à mon goût ? Stupide résolution. Vais-je être seulement assez fo rte pour la tenir ? Je rentre dans la douche, le jet d'eau m'apaise un peu, j'ai pris l'habitude depuis ma rupture de mettre un point d'honneur à redevenir un e femme et pas ce sordide fantôme... Je me cachais dans des joggings informes, des vêtem ents trop larges, je pensais que cela suffirait à me fondre dans la masse. Pourtant, je rêve de tant de choses que mon crâne e st à la limite de l'implosion. Un peu de cran, que diable ! «Tu es belle, généreuse, tu n'es pas parfaite, mais tu mérites d'être heureuse...» Ce mantra que je me répète inlassablement depuis de s jours et des jours m'aide réellement. J'essaie tant bien que mal de croire à ces paroles, il y a des jours avec et des jours sans... *** Lillian J'ai encore la gueule de bois. J'ai trop bu hier, l a vodka finira par avoir ma peau, mais au moins je ne pense plus à elle. Enfin, juste le temps où je suis bourré, raide mort. J'enchaîne les conquêtes, je me perds dans d' autres corps que le sien, ça me soulage sur l'instant, mais le matin, je ne pense q u'à elle et mon cœur me brûle encore. Putain, mais pourquoi il a fallu que je tombe amoureux de cette salope de garce ?  Je croyais que nous deux c'était pour la vie, jusq u'à ce qu'elle se barre avec mon meilleur pote. Je suis, enfin j'étais militaire. Je partais en mission et je lui faisais confiance, je croyais que Skype suffisait à la rass urer... Et pour nos trois ans, je voulais lui faire une sur prise. J'avais eu ma perm’ quarante-huit heures avant la date prévue et j'ai sauté dans le premier avion. J'avais le cœur qui battait la chamade, j'étais tellement excité de la revoir enfin que j'en tremblais carrément de joie. Je comptais les minutes où mes y eux la reverraient enfin, je ne cessais de sortir la petite boîte en velours rouge de ma poche, je voulais qu'elle devienne ma femme, je le voulais tellement ! Arrivé à Roissy, j’ai pris un taxi, j'avais vraiment la flemme de me taper les quarante minutes de métro qui me séparaient de notre appart, de ses bras, de ses jolis yeux noiset te. Mon envie d'elle se compressait à l'intérieur de mon pantalon, parce que bien sûr, el le dirait « oui », c'était évident. Ensuite je lui aurais fait l'amour pendant des heures pour rendre hommage à son corps, celui qui me faisait perdre la tête depuis plus de mille deux cents jours. Je me rappelle alors ce funeste jour d’août, d’il y a presque un an, qui a marqué ma vie à jamais. J’ai tapé le code de la porte d'entrée de notre imm euble, j'avais les mains moites, j’étais fébrile. De quoi avais-je peur au fond puis qu'elle m'aimait ? J’ai monté quatre à quatre les escaliers et arrivé au cinquième j'ai es sayé de faire le moins de bruit possible, il était huit heures du mat, on était sam edi, elle ne bossait pas ce jour-là et cette grasse matinée, lové dans son cou, j'en rêvai s depuis deux mois. J’ai glissé la clé dans la serrure et me suis avanc é à tâtons dans la pénombre de notre cocon. J'ai enlevé mes rangers le plus doucem ent possible. Pepito notre chat est venu se frotter contre mes jambes, j’ai souri et lu i ai fait une caresse tout en posant mon doigt sur ma bouche en lui intimant télépathiqu ement de ne pas éveiller de
soupçons quant à ma présence. Je me suis avancé à pas de loup jusqu'à la porte de notre chambre, alors que je l'entendais gémir dans son sommeil. Elle fait toujo urs ça en dormant, et j'adorais entendre ce son mélodieux à mes oreilles, ça me don nait toujours envie d'elle au réveil. Alors que je posais la main sur la poignée, un fris son m’a parcouru l'échine dorsale, j’ai palpé ma poche avant, la boîte était toujours là, bien au chaud, mais j’ai été stoppé net dans mes pensées par un râle qui n'avait rien d e féminin. La porte s'est ouverte dans un fracas, faisant trem bler le mur adjacent et le cauchemar qui défilait sous mes yeux m’a rendu fou de rage. Elle était là sur le lit,notrelit, à quatre pattes, Guillaume entre ses cuisses. Je n’ai pas réfléchi plus, je n'entendais ni ses cris, ni ses larmes, ni ses supplications tandis que je me suis jeté sur lui. Les coups ont p lu encore et encore... Mon cœur s'est brisé dans un silence assourdissant, tout comme ma carrière...
Chapitre2 Lilian Août 2016 Jessayer de pardonner pendant'ai eu beau essayer de réfléchir, de comprendre, d' des heures et des heures, des journées entières... J'ai même culpabilisé, cent fois, mille fois... Peut-être que je ne lui ai pas accord é assez d'intérêt, de temps ou d'amour... Peut-être n'ai-je pas su trouver les mot s qu'il fallait pour lui prouver combien je l'aimais ? Je n’ai pas réfléchi sur l'instant, je l'ai attrapé , lui, j'ai cogné comme un fou, ivre de rage, je l'ai presque tué. J'ai vu ses yeux s'agrandir d'effroi, de terreur, d e... dégoût ? Mais j'ai eu tellement mal... J'avais le sentiment d'être devenu un monstr e à ses yeux. Mais plus je le frappais, plus ça me soulageait. Plus j'entendais s es os craquer et le sang couler, plus je prenais du plaisir à le faire. Mon cœur était devenu un trou béant en entrant dans cette chambre, noir et froid comme les ténèbres, j'avais si mal que tout mon corps s'endormait dans la douleur. Et maintenant... Maintenant, je vais devoir répondre de mes actes. J 'ai frappé le premier, il était sans défense, et le témoignage de Rosanna est effarant. Évidemment, personne ne prend en compte le fait que je me suis senti doublement trah i, je n'ai pas le droit d'utiliser ma licence de karaté autrement que pour me défendre, o r là... Je n'ai d'autre choix que d'accepter ma sentence, j e perds ma licence, ma place dans l'armée et j'écope de quatre mois de prison fe rme. Je l’ai tant explosé qu’il a pris 1 trente jours d'ITT ... J'ai tout gagné, quoi... Ils voulaient faire de moi un exemple, ils ont réus si... Quelle ironie, vraiment ! De victime de sentiments, de trahison et d'adultère, j e deviens un monstre-agresseur à la limite de l'assassin et je la perds. Définitivement. En même temps, mon passé ne m'aide pas... J'ai passé mon adolescence en foyer, ma sœur et moi ayant été abandonnés par notre père. Notre mère est morte dans un accident d e voiture, c'est lui qui conduisait, il avait encore trop bu, elle est morte sur le coup. I l s'est enfoncé dans l'alcool, la drogue, et moi j'ai commencé à traîner, à merder complet... À treize ans, je vendais déjà du shit pour les gran ds du quartier, c'était ça ou le frigo vide pour Marine et moi, et il était hors de questi on qu'elle crève la dalle. Et puis, on m’a demandé d'aller toujours plus loin, de fournir toujours plus et plus gros. Évidemment, ça me rapportait plus de tunes, a lors je n’ai pas hésité, mais je me suis fait choper. Tribunal des mineurs à quatorze a ns, foyer de jeunes délinquants pendant six mois, Marine placée en foyer. Alors j'a i fermé ma gueule, je me suis tenu à carreau parce que je ne voulais pas être séparé d'e lle, j'ai toujours voulu la protéger et ne pas être à ses côtés me déstabilisait. Elle était mon pilier, elle remplaçait Maman parce qu'elle me temporisait, me faisait la morale et moi, je ne pouvais pas la laisser tout e seule. On a toujours été liés, unis et soudés, envers et contre tout. J'ai fait acte de bonne conduite et à quinze ans je l'ai rejointe dans son foyer. Heureusement, elle était douée pour les études et e lle, ça l'a sauvée. Mon truc à moi, c'est le dessin, je noircis des feuilles entiè res mais sans diplôme et avec un casier, vous croyez que ça fait quoi de moi ?