Lux (Tome 0.5) - Ombres

Lux (Tome 0.5) - Ombres

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Français
190 pages

Description

Dawson Black a disparu. Mais avant cela, Dawson était le frère de Daemon et Dee, un garçon comme les autres… ou presque.
Aux yeux des Luxens, les humains constituent un divertissement, rien de plus. Le contraire serait insensé et terriblement dangereux. Mais qu’est-ce que le danger à côté de Bethany Williams  ?
Dès leur rencontre, Dawson est hanté par l’image de la jeune femme. Lorsqu’ils s’embrassent pour la première fois, ce dernier perd le contrôle et adopte sa forme originelle. Son secret dévoilé et les règles de son clan brisées, pourra-t-il encore protéger Beth ?

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Informations

Publié par
Date de parution 05 juillet 2017
Nombre de lectures 41
EAN13 9782290151013
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Présentation de l’éditeur :
Dawson Black a disparu. Mais avant cela, Dawson était le frère de Daemon et Dee, un garçon comme les autres… ou presque.
Aux yeux des Luxens, les humains constituent un divertissement, rien de plus. Le contraire serait insensé et terriblement dangereux. Mais qu’est-ce que le danger à côté de Bethany Williams ?
Dès leur rencontre, Dawson est hanté par l’image de la jeune femme. Lorsqu’ils s’embrassent pour la première fois, ce dernier perd le contrôle et adopte sa forme originelle. Son secret dévoilé et les règles de son clan brisées, pourra-t-il encore protéger Beth ?


Copyrights : d’après IStock / Getty Images Plus
Biographie de l’auteur :
Jennifer L. Armentrout est l’auteure de plusieurs séries de romance, de fantasy et de science-fiction, dont les droits ont été vendus dans de nombreux pays. Jeu de patience, son best-seller international, est également disponible aux Éditions J’ai lu.

Du même auteur
aux Éditions J’ai lu

À HUIS CLOS

 

JEU DE PATIENCE

 

JEU D’INNOCENCE

 

JEU D’INDULGENCE

 

JEU D’IMPRUDENCE

 

JEU D’ATTIRANCE

 

LUX

 

1 – Obsidienne

1,5 – Oubli

2 – Onyx

3 – Opale

4 – Origine

5 – Opposition

 

OBSESSION

À tous ceux qui croient.

Remerciements


Avant toute chose, j’aimerais remercier la merveilleuse équipe d’Entangled Teen. Un merci tout particulier à Liz Pelletier et ses talents prodigieux d’édition. Merci à Kevan Lyon d’avoir toujours été un agent fantastique. Un grand merci à mes bétâ-lectrices préférées : Lesa, Julie, Carissa et Cindy. Vous êtes les meilleures quatre fantastiques de l’univers. Et rien de tout cela n’aurait été possible sans le soutien de ma famille et de mes amis.

Pour finir, un énorme merci à Pepe et Sztella d’être aussi sexy. Grâce à eux, les couvertures de la série ont été canon.

Prologue


Une ombre glissait sur les montagnes glacées. Elle bougeait trop vite pour être celle d’une créature terrienne et elle n’était, de toute façon, pas attachée à quoi que ce soit. Ce qu’elle était réellement ne faisait donc aucun doute. Sa destination non plus. Elle se dirigeait droit vers Dawson Black.

Oh, chouette…

Un Arum.

Le simple fait de penser ce nom lui laissait un goût métallique dans la bouche. Ce salopard le poursuivait comme un drogué après sa came. Ils voyageaient toujours par quatre. L’un d’eux avait déjà été tué la nuit précédente. Ce qui signifiait qu’il ne restait plus que trois de ces enfoirés dans la nature. Et celui-ci l’avait pris pour cible.

Dawson se leva et s’étira avant d’essuyer la neige sur son jean. Cette fois, l’Arum s’était beaucoup trop approché de chez eux. Les rochers étaient censés les protéger, empêcher les Arums de les distinguer des humains. Pourtant, ils les avaient trouvés. Ce spécimen se baladait à une longueur de stade de ceux pour lesquels il aurait donné sa vie afin de les protéger. Tant pis. Il devait faire quelque chose. Comme, par exemple, en abattre deux sur trois. Celui qui resterait serait légèrement énervé. Ils voulaient jouer ? Eh bien, ils allaient être servis.

Lorsqu’il pénétra à grands pas dans la clairière, il accueillit avec plaisir le vent mordant qui souleva les mèches de cheveux de son front. Il avait un peu l’impression de se trouver au sommet des Seneca Rocks, avec la vallée en contrebas. Là-haut, il faisait toujours un froid de canard.

Dans un effort de concentration, il se mit à compter à rebours depuis dix. À cinq, il ferma les yeux et son apparence humaine se dissipa pour laisser place à de l’énergie pure, une lumière étincelante mêlée de bleu. Se débarrasser de sa forme humaine, c’était un peu comme retirer des vêtements trop serrés et se mettre à courir nu. C’était la liberté (pas la vraie, parce que Dieu savait qu’ils n’étaient pas vraiment libres), mais c’était ce qui s’en rapprochait le plus.

Lorsqu’il arriva à un, l’Arum avait fait le tour de la colline et fonçait droit sur lui, à la vitesse d’une balle de revolver qui se dirigeait vers son crâne. Dawson attendit jusqu’à la dernière minute, puis s’écarta, emmenant avec lui le pouvoir que son ennemi convoitait. Il n’avait pas vraiment le choix. Après tout, c’était l’équivalent d’une bombe nucléaire en bouteille, susceptible d’exploser à tout moment.

Il lança un éclair en direction de l’Arum et parvint à toucher quelque chose qui ressemblait à une épaule. Dans sa véritable forme, les Arums n’étaient rien d’autre que des ombres épaisses avec des bras et des jambes, mais ils étaient néanmoins suffisamment solides pour qu’on puisse les atteindre.

L’impact fit tournoyer l’Arum sur lui-même. Lorsqu’il se reprit, un projectile noir d’encre, presque furtif, fonça sur Dawson. Celui-ci l’esquiva. Leurs pouvoirs n’étaient pas aussi puissants. Plutôt insidieux, comme du napalm. C’était sacrément douloureux, mais il en fallait plus pour abattre un Luxen. Évidemment, les Arums avaient d’autres cordes à leur arc pour tuer.

Abandonne, gamin, me nargua l’Arum en s’élevant dans le ciel nocturne. Tu ne peux pas me battre. Tu ne sssouffriras pas. C’est une promessse.

Dawson réprima l’envie de lever les yeux au ciel. Tu parles… Aussi indolore que d’affronter ma sœur après avoir mangé la dernière glace de la maison.

Traversant la clairière, il lança des éclairs vers l’Arum sans s’arrêter. Parfois, il le touchait, parfois il le manquait. Ce salaud restait caché dans les feuillages. C’était le camouflage parfait.

Plus pour très longtemps.

Avec un sourire, Dawson leva ses bras irradiant de lumière et les branches se mirent à trembler. Un grondement tonitruant résonna dans la vallée et les arbres se déracinèrent. Ils s’élevèrent vers le ciel, avec de la terre accrochée à leurs racines qui ressemblaient à des nids de serpents. Ouvrant les bras en grand, il les écarta pour révéler son ennemi.

Je t’ai eu, lui lança-t-il.

Il émit une nouvelle salve d’énergie qui frappa l’Arum en pleine poitrine.

Tombant du ciel comme une torpille, l’Arum se rapprochait du sol à toute vitesse. Sa véritable forme clignota. En apercevant un pantalon en cuir, Dawson ne put s’empêcher de rire. Son ennemi pathétique était sapé comme un membre des Village People.

L’Arum s’écrasa à quelques mètres de lui, continua de bouger pendant une ou deux secondes, puis se raidit. Sous sa forme originelle, il était énorme, au moins, deux mètres cinquante de long, et il ressemblait à une tache d’encre. Il se dégageait de lui une odeur… métallique ? Oui, une odeur de métal aiguisé, froid. Étrange.

Dawson s’approcha de lui pour s’assurer qu’il était bien mort avant de rentrer chez lui. Il était tard et le lendemain, il avait cours…

L’Arum se releva. Je t’ai eu.

Bon sang, il s’était fait avoir comme un bleu.

L’Arum se jeta aussitôt sur lui. Seigneur. L’espace d’un instant, Dawson perdit le contrôle sur sa forme et se retrouva en jean délavé et pull fin. Des mèches noires tombaient devant ses yeux tandis que les ombres s’étendaient sur le sol à une vitesse alarmante. Des tentacules épais se tendirent vers lui, se redressèrent comme autant de cobras, puis attaquèrent. Ils frappèrent Dawson au niveau du ventre.

Pour la première fois de sa vie, il cria. D’une voix aiguë, comme une mauviette. Mais bon sang, il en avait tous les droits : l’Arum l’avait eu.

Un feu brûlait dans ses entrailles tandis que l’Arum aspirait sa force vitale, comme si l’on avait jeté une allumette dans une flaque de gasoil. Sa lumière, son essence, clignotait de plus en plus vite, conférant un éclat bleuté aux branches sombres et nues qui les surplombaient. Il était incapable de contrôler ses transformations. Humain. Luxen. Humain. Luxen. La douleur… avait envahi tout son être. Il ne se résumait plus qu’à la souffrance. L’Arum aspirait longuement, profondément, dépossédant Dawson de toute sa force vitale.

Il allait mourir.

Sur un sol tellement froid que la nature n’avait pas encore repris ses droits. Avant même d’avoir parcouru le monde humain et vécu en son sein en toute liberté. Avant d’avoir connu l’amour, sa sensation, son goût.

C’était tellement injuste !

Putain, s’il en sortait vivant, il allait vivre pour de vrai ! Et puis merde. Il allait vivre point barre.

L’Arum prit une nouvelle grande et longue inspiration. Dawson se cambra sur le sol. Ses yeux grands ouverts ne voyaient plus rien… jusqu’à ce qu’une lumière plus éclatante que la sienne, rougeoyante, plus rapide aussi, apparaisse parmi les arbres toujours debout et se précipite vers eux, à la vitesse du son.

Mon frère.

S’écartant, l’Arum tenta de reprendre son apparence humaine. Vulnérable comme il l’était sous sa véritable forme, il n’avait aucune chance de s’en sortir face à lui s’il la conservait. Comme tous les Arums, d’ailleurs.

Dawson aurait pu parier que leur ennemi connaissait le nom de cette lumière, qu’il l’avait murmuré avec effroi. Un rire rauque s’échappa de sa gorge. Voilà qui ferait plaisir à son frère.

Un éclair blanc frappa la forme obscure et la projeta en arrière sur plusieurs mètres. Les arbres tremblèrent, le sol également. L’Arum volait à droite et à gauche comme une vulgaire pile de chaussettes flasques. Puis l’être de lumière se posta devant Dawson et prit une posture défensive, toujours prêt à protéger sa famille et à donner sa vie pour elle.

Une série d’éclairs apparut au-dessus de Dawson et alla frapper l’Arum. Un cri de douleur aigu, terrible, transperça le ciel. Le cri de la mort. Mon Dieu. Il détestait ce son. Et il aurait probablement dû attendre de l’identifier clairement avant de s’approcher de l’Arum, un peu plus tôt. Enfin, il n’était plus temps de penser à ça.

Comme plus personne n’aspirait sa force vitale, les sensations commençaient à revenir dans son corps. Des picotements se répandirent dans ses jambes, puis dans son torse. Quand il se redressa, il continua tout de même à changer de forme de façon intempestive. Du coin de l’œil, il vit son frère acculer l’Arum contre les arbres, puis prendre son apparence humaine. Risqué. Osé. Il allait achever l’Arum à mains nues. Frimeur.

Et c’est ce qu’il fit. Plus ou moins. Il sortit une lame en obsidienne et la brandit en direction de l’Arum. Après avoir prononcé des mots menaçants, il enfonça le couteau dans le ventre de son ennemi. Son cri se noya dans des gargouillis.

Tandis que l’Arum se désagrégeait en fumée et en obscurité, Dawson se concentra sur sa propre enveloppe corporelle. Fermant des paupières qu’il ne possédait pas réellement sous sa véritable forme, il se représenta son corps humain dans son esprit. Au fil des ans, il avait commencé à le préférer à son corps Luxen et s’y sentait connecté. Trop connecté. Il aurait dû en éprouver une certaine honte. Pourtant, ce n’était pas le cas.

— Dawson ? l’appela son frère en se retournant pour accourir à ses côtés. Tu vas bien, frérot ?

— On ne peut mieux.

— Bon sang. Ne me fais plus jamais une peur pareille. J’ai cru… (Daemon s’interrompit et se passa la main dans les cheveux.) Je ne plaisante pas. Ne me fais plus jamais ça.

Dawson se leva sans son aide, mais ses jambes étaient encore un peu flageolantes. Il vacilla sur la gauche. Quand il retrouva l’équilibre, il plongea les yeux dans ceux de son frère qui étaient identiques aux siens. Les mots étaient inutiles. Les remerciements aussi.

Car il restait d’autres Arums, là-dehors.

CHAPITRE PREMIER

Les élèves entraient en classe en bâillant et en se frottant les yeux pour se réveiller. De la neige fondue coulait de leurs manteaux et se déversait sur le sol poli par des milliers de pas. Dawson tendit ses longues jambes sur la chaise vide devant lui. Tout en se grattant le menton, il observa l’avant de la classe. Au même moment, Lesa entra en faisant une grimace à Kimmy qui paraissait horrifiée par l’effet de la neige sur ses cheveux.