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Mariage sous la neige

De
160 pages
Cassie est sous le choc. Son nouveau client, l’homme dont elle doit organiser le mariage, n’est autre que Jake Trevelyan ! Jake, qu’elle n’a pas vu depuis dix ans, mais qui lui a laissé un souvenir inoubliable - celui d’un baiser brûlant échangé sous les étoiles. Et le mauvais garçon d’autrefois, transformé en homme d’affaires charismatique, est plus beau que jamais ! À tel point que Cassie se demande comment elle va pouvoir honorer son contrat.

Roman réédité
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Prologue
— Jake Trevelyan, j’ai deux mots à te dire ! Dans sa hâte à rattraper le jeune homme avant qu’il ne disparaisse lâchement, Cassie trébucha sur les marches du perron. Sa maladresse n e fit qu’augmenter son humeur belliqueuse. Quand elle le rejoignit, à l’instant où il enfourchait sa moto, elle fulminait. Avec son blouson de cuir noir et son regard sombre, il était l’image même du mauvais garçon. En temps normal, Cassie aurait été intimidée par le sentiment de danger qui se dégageait de lui, mais ce jour-là, la colère lui fit oublier toute notion de prudence. — Tu as cassé le nez de Rupert ! dit-elle. Jake observa la fille du régisseur tandis qu’elle s ’avançait résolument vers lui. Son visage, qu’encadrait une masse indocile de boucles châtaines, avait conservé les rondeurs de l’enfance, mais la courbe sensuelle de sa bouche la issait entrevoir la femme captivante qu’elle promettait de devenir. En attendant, elle avait seulement dix-sept ans et elle le faisait songer à un chiot exubérant. En moins amical, dut-il admettre. Son regard noisette, d’ordinaire rêveur, étincelait sous l’effet de la colère. Il comprit qu’elle venait de rendre visite à son cher Rupert. — Tu mériterais que je te casse la figure ! lança Cassie, les poings serrés. Jake éclata de rire. — Ne te gêne pas, vas-y, dit-il d’un ton goguenard. — Pour te donner un prétexte pour me rouer de coups, moi aussi ? Non merci. — Je ne l’ai pas roué de coups ! protesta Jake. Qu’est-ce qu’il t’a raconté ? — J’ai vu dans quel état tu l’avais mis, ça m’a suffi. Sentant que sa voix commençait à trembler, Cassie se mordit la lèvre. Depuis trois jours, elle nageait en plein bonheur. Cela faisait des années qu’elle était amoureuse de Rupert et maintenant il lui appartenait — du moins jusqu’à ce matin, quand il avait déversé son humeur exécrable sur elle. Quel gâchis ! Tout ça par la faute de Jake Trevelyan. — Il va déposer plainte pour coups et blessures, dit-elle. — Je sais, répondit-il avec un sourire méprisant. Sir Ian vient de me l’apprendre. Cassie ne comprendrait jamais pourquoi Sir Ian perdait son temps avec un bon à rien comme Jake. Surtout après ce que celui-ci venait de faire subir à son propre neveu. Les Trevelyan étaient réputés dans tout Portrevick pour leurs activités louches. En fait, le seul membre de la famille à avoir honnêtement gagné sa vie avait été la mère de Jake. Elle avait été employée par Sir Ian comme femme de ménage au château, jusqu’à son décès subit, deux ans auparavant. Jake, qui avait quatre ans de plus que Cassie, traînait une réputation de fauteur de troubles depuis l’école primaire et elle avait toujours soigneusement évité de croiser son chemin. Elle ne s’expliquait d’ailleurs pas ce qui lui avai t pris de l’aborder lors du bal d’Allantide. — Bien sûr, l’idée d’aller en prison ne t’inquiète pas plus que ça, dit-elle. C’est une sorte de tradition familiale, non ? Une lueur menaçante traversa le regard de Jake et la fit instinctivement reculer. Elle se demanda — un peu tard, certes — si elle n’était pas allée trop loin. Il émanait de toute sa personne une colère contenue qui aurait dû l’incite r à ne pas le provoquer. Mais il ne semblait pas décidé à relever sa remarque désobligeante. Il se contenta de la toiser d’un air dédaigneux. — Qu’est-ce que tu veux exactement, mademoiselle-pas-si-sainte-nitouche-que-ça ? — Je veux savoir ce qui t’a pris de frapper Rupert. D’après lui, vous vous êtes battus à cause de moi, mais il a refusé d’entrer dans les détails. — Ça ne m’étonne pas, répondit-il avec un petit rire.
— C’était à propos de… De ce qui s’est passé pendant le bal ? — Tu veux dire : quand tu t’es jetée à mon cou ? — Je ne faisais que bavarder, protesta-t-elle. Cassie sentit son visage s’empourprer. Elle savait, évidemment, que ce n’était pas tout à fait exact. — On ne met pas une robe comme ça quand on veut seulementbavarder, rétorqua Jake. Elle devina que ses joues devaient être aussi écarlates que la fameuse robe qu’elle avait achetée dans l’espoir de convaincre Rupert qu’elle n’était plus une gamine. Ses parents étaient restés sans voix quand ils l’avaient vue et Cassie elle-même avait été mi-horrifiée, mi-ravie de l’allure que la tenue lui donnait. D’un ro uge éclatant, elle épousait ses formes de façon suggestive. Au milieu de toutes les jeunes filles dans leurs sobres petites robes noires, elle avait détonné. Mais son stratagème avait réussi. Rupert n’avait pas manqué de la remarquer quand elle était arrivée. Encouragée par sa réaction, elle avait trouvé le courage pour enclencher la phase B de son plan. « Tu dois le rendre jaloux, lui avait conseillé Tin a, sa meilleure amie. Fais-lui comprendre que tu n’attends pas désespérément qu’il s’intéresse à toi…, même si c’est le cas. ». Feignant de ne pas remarquer le regard appréciateur de Rupert, elle s’était dirigée d’une démarche chaloupée vers Jake. Après coup, elle n’aurait su dire où elle avait trouvé le culot d’agir ainsi. Celui-ci balayait l’assemblée de son regard cynique et semblait s’ennuyer prodigieusement. Le bal d’Allantide était une tradition ancienne que Sir Ian — qui se passionnait pour le folklore de Cornouailles — avait remise au goût du jour. Ce n’était pas un bal « collet monté » mais une grande fête populaire, qui se tenait chaque année le 31 octobre, au moment où le reste du pays célébrait Halloween. Pour l’occasion, tout Portrevick était convié au château, sans considération de distinctions sociales. Malgré l’air renfrogné de Jake, Cassie avait flirté sans vergogne avec lui. Rétrospectivement, elle avait conscience que ses battements de cils et ses regards chargés de sous-entendus avaient dû être ridicules, mais ce soir-là, elle avait été assez satisfaite d’elle-même. — Bon d’accord, reconnut-elle, peut-être que je flirtais. Mais ce n’était pas une raison pour… pour… — Pour t’embrasser ? Mais comment aurais-tu rendu R upert jaloux, autrement ? N’était-ce pas le but de la manœuvre ? Considérant le silence de Cassie comme une approbation, il se cala plus confortablement sur sa selle et la toisa avec un sourire moqueur qui lui donna envie de le gifler. — C’était une excellente stratégie, reprit-il. Rupert Branscombe Fox est le type même de l’idiot qui ne s’intéresse qu’à ce que les autres ont. A vrai dire, ce trait de caractère de son prince charmant ne l’avait pas frappée ; elle voulait seulement attirer l’attention du séduisant jeune homme. Toutefois, elle n’avait pas prévu que Jake prendrait ses minauderies au sérieux. Il l’avait entraînée sur la terrasse. Surprenant le regard de Rupert qui ne les avait pas quittés, Cassie avait été enchantée du bon déroulement de son plan. Au début. Si elle avait bien compris que Jake allait l’embrasser, sa propre réaction, en revanche, l’avait désarçonnée. Il s’était emparé de ses lèvres avec une assurance grisante, mais le picotement agréable qu’elle ressentit tout d’abord avait rapidement cédé la place à une vague brûlante qui s’était propagée dans tout son corps, éveillant une sensati on inconnue d’une douceur presque insoutenable. Emportée dans un tourbillon aussi ter rifiant qu’euphorisant, elle avait frissonné quand Jake avait interrompu son baiser. Le plus surprenant était que Jake ne lui plaisait même pas. Ses traits étaient durs, son nez légèrement aquilin, et ses yeux d’un bleu sombre se mblaient éternellement lancer des flammes de colère. Il était l’exact opposé de Rupert, qui, lui, incarnait l’homme de ses rêves. Avec ses cheveux blonds, on aurait dit le prince charmant des contes de fées. — Pour ce que ça te rapportera…, dit Jake comme s’il avait suivi le cheminement de ses pensées. Tu perds ton temps. Rupert ne s’encombrera jamais d’une gentille fille dans ton genre. — C’est là que tu te trompes, rétorqua Cassie, piquée au vif. Elle ne réussit qu’à déclencher un nouvel éclat de rire. — Coucher avec Rupert ne fera pas de toi sa petite amie, dit-il quand il eut retrouvé son sérieux. Tu vas rapidement t’en rendre compte. Grandis un peu, Cassie. Depuis que tu es toute gamine, tu vis la tête dans les nuages. Il est temps d’affronter la réalité.
— Tu es jaloux de Rupert, c’est tout ! s’écria-t-elle, la voix tremblante de rage. — A cause de toi ? demanda Jake en haussant un sourcil méprisant. Certainement pas. — Parce qu’il est beau, plein de charme et riche, alors que toi, tu n’es que… Trop furieuse et humiliée pour se contrôler, elle s’était de nouveau approchée de lui. — … qu’un rustre ! acheva-t-elle. Tout au long de cette journée, Jake avait eu de la difficulté à maîtriser la rage qui l’habitait, et les dernières paroles de Cassie achevèrent de lui faire perdre son sang-froid. D’un geste rageur, il empoigna la jeune fille. L’attirant vers lui, il plongea les mains dans la masse soyeuse de sa chevelure. — Peut-être que tu as raison et que je suis jaloux de Rupert…, dit-il, tendu à l’extrême. Puis il plaqua sa bouche sur la sienne avec une telle brutalité qu’il lui arracha un cri de protestation. Dans un réflexe défensif, elle agrippa son blouson pour le repousser quand, soudain, la pression de ses lèvres s’adoucit et son baiser se fit plus tendre. Comme lors du bal, le cœur de Cassie se mit à battre violemment dans sa poitrine, sous l’effet conjugué de la peur et de l’excitation, et de nouveau, elle sentit qu’elle perdait pied ; ses doigts se crispèrent instinctivement sur le cuir de la veste du jeune homme. Mais elle songeait à présent plus à garder l’équilibre qu’à le repousser. S’abandonnant presque malgré elle à la vague de sensualité qui la submergeait, elle répondit à son baiser. Comme s’il avait reçu une décharge électrique, Jake la repoussa aussi subitement qu’il l’avait attirée contre lui quelques instants auparavant. — Comment oses-tu…, parvint-elle à articuler. Je ne veux plus jamais te revoir ! Quand elle voulut pivoter sur elle-même pour s’enfuir, elle s’aperçut que sa veste s’était coincée dans le guidon. Avec un calme horripilant, Jake se pencha en avant et décrocha le tissu. — Ça tombe bien, je quitte Portrevick pour de bon aujourd’hui, répondit-il. Tu peux continuer à vivre dans tes rêves, Cassie. Sur ces mots, il mit son casque, ôta la béquille et démarra la moto. Chancelante, Cassie le suivit du regard tandis qu’il disparaissait dans l’allée avec un grondement de moteur. Son cœur, encore sous l’effet des sensations troublantes qu’elle venait d’éprouver, battait à tout rompre.
Dix ans plus tard
1.
— Jake Trevelyan ? demanda Cassie. Tu es sûre ? — Je crois bien, dit Joss en fouillant dans l’amas de papiers qui jonchait son bureau. Oui, tiens regarde, je l’ai noté ici. Nous lui avon s été recommandées par quelqu’un de Portrevick. C’est le village où tu as grandi, n’est-ce pas ? Curieusement, malgré toutes les années qui s’étaient écoulées depuis, Cassie revit avec une parfaite clarté l’image du jeune homme en colèr e et son sourire amer. Le souvenir brûlant des baisers qu’ils avaient échangés n’y était pas étranger, il avait encore aujourd’hui le pouvoir de la faire frémir. — J’ai du mal à imaginer qu’il va se marier, dit-elle. Ce n’était pas trop son genre. — Heureusement pour nous, ça semble l’être devenu ! Et il a l’air pressé. Je lui ai promis que tu passerais le voir cet après-midi. — Moi ? Mais d’habitude, c’est toujours toi qui te charges du premier rendez-vous. — Je dois absolument voir le comptable cet après-midi. En plus, vous vous connaissez. — Oui, mais il me déteste. Elle fit succinctement à sa collègue le récit de sa dernière rencontre avec Jake dans la cour d’honneur de Portrevick Hall, puis conclut : — Que va penser sa fiancée ? A sa place, ça ne me plairait pas de savoir que la personne qui va organiser mon mariage a embrassé mon fiancé.
TITRE ORIGINAL :UNDER THE BOSS’S MISTLETOE Traduction française :Léonie GADES © 2009, Jessica Hart. © 2017, HarperCollins France pour la traduction française. Le visuel de couverture est reproduit avec l’autorisation de : © Mariés : FOTOLIA/COFEEE/ROYALTY FREE © houx : FOTOLIA/fireflamenco/Royalty Free Réalisation graphique couverture : C. ESCARBELT (HarperCollins France) Tous droits réservés. ISBN 978-2-2803-8934-1
HARPERCOLLINS FRANCE 83-85, boulevard Vincent-Auriol, 75646 PARIS CEDEX 13 Service Lectrices — Tél. : 01 45 82 47 47 www.harlequin.fr Ce livre est publié avec l’autorisation de HARLEQUIN BOOKS S.A. Tous droits réservés, y compris le droit de reproduction de tout ou partie de l’ouvrage, sous quelque forme que ce soit. Cette œuvre est une œuvre de fiction. Les noms propres, les personnages, les lieux, les intrigues, sont soit le fruit de l’imagination de l’auteur, soit utilisés dans le cadre d’une œuvre de fiction. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, des entreprises, des événements ou des lieux, serait une pure coïncidence.