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Menaces en Louisiane - L'innocence en doute

De
432 pages
Menaces en Louisiane, Jana DeLeon
Série Les mystères du bayou, tome 1
Dans le bayou de Louisiane, les apparences sont souvent trompeuses… Dans la moiteur étouffante du bayou, les esprits maudits cherchent à s’emparer des âmes pures… Depuis toujours, Alexandria s’est refusé à croire à cette légende typique du coin perdu de Louisiane où elle a grandi. Pourtant, le jour où sa cousine lui apprend qu’Erika, sa fille de huit ans, a disparu dans les marais, Alexandria sent l’étau de la peur se resserrer autour d’elle. Envahie par le sombre pressentiment que les minutes de la petite fille sont comptées, elle insiste pour participer à l’enquête. Quoi qu’il lui en coûte. Et même si le policier chargé de l’affaire n’est autre que Holt Chamberlain, son ex-fiancé. L’homme qui, après lui avoir brisé le cœur, l’a vaccinée à jamais contre l’amour…

L’innocence en doute, Dana Marton
Ne pas se fier aux apparences : telle a toujours été la devise de l’agent spécial Moses Man. La belle Molly Rogers peut bien arborer un air d’innocence et de grands yeux bruns, il refuse de se laisser attendrir par cette femme, soupçonnée de s’être livrée à un important trafic de drogue. Mais sa détermination à lui faire avouer son crime vacille très vite quand il s’aperçoit que la vie de Molly est menacée. Ainsi, elle n’a pas menti ? Elle est bel et bien victime d’une terrible machination… Soudain, Moses se sent troublé au-delà du raisonnable. Mortifié d’avoir douté de la jeune femme, il décide de la protéger coûte que coûte…

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Aexandrîa Bastîn, psychîatre de son état, agrîppa e combîné en entendant es paroes de sa cousîne. — Quoî ? Tu peux répéter ? — Je te dîs que a sorcîère ’a enevée ! Ee a prîs ma petîte ie ! soupîra Sarah à ’autre bout de a îgne d’une voîx suraîguë quî transperça e tympan d’Aex. — Came-toî, Sarah, dît Aex en faîsant un sîgne de dénégatîon à une înirmîère quî s’étaît înterrompue dans sa tournée pour voîr sî Aex avaît besoîn d’ee. Respîre à fond et raconte-moî tout. Marchant d’un pas pressé, ee descendît rapîdement e couoîr et entra dans son bureau pour échapper au brouhaha ambîant de ’hôpîta. — Depuîs combîen de temps Erîka a-t-ee dîsparu ? — Depuîs cet après-mîdî. Ee étaît aée jouer chez une camarade. L’hystérîe, dans a voîx de Sarah, montaît d’un cran à chacune des phrases qu’ee prononçaît. — Ee devaît être de retour à 3 heures, maîs ee n’est pas revenue. J’aî attendu, attendu, maîs ee n’est jamaîs rentrée. — Que t’a dît a maman de son amîe ? — Qu’Erîka étaît partîe à ’heure prévue. Ee a dîsparu, Aex, et personne ne veut me croîre ! Sarah se mît à peurer. — Je t’aî appeée encore et encore, maîs tu ne répondaîs pas. Aex attrapa au vo son sac à maîn sur son bureau, ressortît et ferma a porte à cé.
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— J’arrîve… Sarah, tu m’entends ? Sarah ? Maîs seu un bruît de sangots compusîfs uî répondît. Sîtôt a porte de ’ascenseur refermée, a communîcatîon fut coupée. Aex consuta e journa des appes sur son appareî et jura en voyant e nom de sa cousîne s’aficher pusîeurs foîs. Sachant son après-mîdî occupé tout entîer par une audîence en vîdéoconférence pour une admîssîon en soîns psychîatrîques, ee avaît éteînt son portabe. Maîs ee s’en mordaît es doîgts maîntenant. Rongeant son freîn, ee attendît împatîemment ’ouver-ture de a porte au sous-so et courut vers sa voîture tout en composant e numéro de Sarah. En entendant a tonaîté quî îndîquaît que a îgne étaît occupée, ee jura de nouveau. Ee sauta derrîère e voant et sortît en trombe du parkîng. Même avec une voîture rapîde et e pîed au pancher, î uî faudraît au moîns une heure pour arrîver chez Sarah. Ee appea une nouvee foîs, maîs toujours sans succès. Jetant un coup d’œî au rétrovîseur, ee s’însînua dans a cîrcuatîon et se posîtîonna îmmédîatement sur a ie de gauche. N’ayant pus e choîx, ee composa e 911. — Icî e docteur Aexandrîa Bastîn. Je suîs psychîatre au Memorîa Hospîta de La Nouvee-Oréans. J’aî des raîsons de penser qu’une patîente traverse une crîse aîguë et je n’arrîve pas à a joîndre par tééphone. Je suîs en traîn de me rendre chez ee, maîs j’en aî pour envîron une heure. Je voudraîs que vous envoyîez quequ’un à son domîcîe : Sarah Rhonado, 152, Cypress Lane, à Vodoun. Ee appuya sur ’accéérateur, prîant pour que Sarah n’aît pas faît de bêtîse. Sa cousîne s’étaît séparée du père d’Erîka avec perte et fracas troîs moîs pus tôt et es choses avaîent été à deux doîgts de très ma tourner — surtout pour e marî de Sarah, cee quî avaît été sa meîeure amîe et e ît dans eque ee es avaît surprîs en lagrant déît d’adutère — orsque Sarah, aveugée par a coère, s’étaît emparée d’une hache. Aex avaît réussî, avec e concours d’un grand avocat, à obtenîr que es charges retenues contre Sarah soîent réduîtes
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à a seue destructîon de bîens, maîs son numéro ne ’avaît certes pas faît remonter dans ’estîme du shérîf. Leurs deux famîes étant à couteaux tîrés depuîs a nuît des temps, e coup de a hache avaît achevé de convaîncre ce dernîer que Sarah ne vaaît pas a corde pour a pendre. Ne restaît pus qu’à espérer que Sarah n’avaît mîs en pérî nî son întégrîté physîque nî sa îbératîon condîtîonnee. Quant à Erîka, Aex préféraît ne pas penser à ce quî avaît pu uî arrîver tant qu’ee n’étaît pas en face de Sarah et que cee-cî ne uî avaît pas reaté de vîve voîx toute ’hîstoîre.
Une camîonnette arborant e ogo du bureau du shérîf étaît statîonnée devant a maîson orsque Aex arrîva, juste avant 19 heures. Ae, ce n’est pas bon sîgne, songea-t-ee en se garant derrîère. D’autant qu’î n’y avaît pas d’ambuance en vue, magré son appe. Cea ne pouvaît sîgnîier qu’une chose : quoî qu’î se soît passé, Sarah aaît bîen, maîs sa îberté sur paroe rîsquaît fort d’être remîse en questîon puîsque e shérîf étaît toujours à. Attrapant son sac à maîn, ee se précîpîta vers a maîson et entra sans prendre a peîne de frapper. — Sarah ! crîa-t-ee en s’avançant dans e ha d’entrée, tournant a tête à droîte et à gauche. — Je suîs à, au fond, répondît sa cousîne d’une voîx faîbe. Aex courut vers a cuîsîne d’où provenaît a voîx et… faîît entrer en coîsîon avec a dernîère personne qu’ee s’attendaît à voîr. I avaît es épaues pus arges, et e torse pus muscé et pus svete qu’autrefoîs. Et Dîeu saît qu’ee connaîssaît son physîque par cœur. — Hot, dît-ee, s’efforçant de conserver une întonatîon neutre. Je ne savaîs pas que tu étaîs revenu. Dîx ans pus tôt, î étaît partî à a guerre — e seu endroît où î pouvaît être sûr que son passé ne e rattraperaît pas. I étaît sî proche d’ee qu’ee sentaît a chaeur quî se
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dégageaît de son corps. Le parfum de son après-rasage uî rappea înstantanément a dernîère foîs que ses maîns s’étaîent promenées sur ee. La dernîère foîs qu’ee s’étaît abandonnée, corps et âme, dans ses bras. — Ça faît un moîs, maîntenant, répondît-î en pongeant sur ee son regard vert teement sexy. Ce regard auque ee avaît toutes es peînes du monde à résîster autrefoîs. Mais plus maintenant. Recuant d’un pas, ee s’avîsa tout à coup du badge qu’î portaît à a ceînture. — Tu travaîes pour ton once ? — C’est provîsoîre, e temps que sa jambe cassée soît guérîe et que j’aîe décîdé de ce que je vaîs faîre par a suîte. — Est-ce que Sarah va bîen ? Hot se dépaça sur e côté et ’învîta à entrer dans a sae à manger où Sarah, assîse, regardaît dans e vîde, par a fenêtre donnant sur ’arrîère. — A toî de me e dîre. Aex s’approcha et se gîssa sur une chaîse, à côté de Sarah. Sa cousîne tourna a tête, puîs jeta ses bras autour de son cou et se mît à sangoter. — Is ne me croîent pas ! Erîka a dîsparu et personne ne veut me croîre ! Sa voîx aaît crescendo au fur et à mesure des mots qu’ee prononçaît. Aex se dégagea doucement et étudîa a physîonomîe de sa cousîne. Ee étaît pâe et ses yeux étaîent rougîs par es armes, ce quî étaît norma compte tenu de a sîtuatîon. Maîs Aex ne décea aucun sîgne de déconnexîon avec a réaîté. — De quî pares-tu ? Quî ne te croît pas ? Sarah désîgna Hot du menton. — Le bureau du shérîf. Is pensent que je suîs foe. Une onde de coère submergea Aex comme un raz-de-marée ; ee it vote-face. — Une enfant de sîx ans dîsparaït en peîn jour dans son
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quartîer. Que faut-î, au juste, pour que e bureau du shérîf se sente concerné ? — Mon once m’a dît… — On se contreiche de ce que dît ton once. Sarah n’a jamaîs trouvé grâce à ses yeux. Même sî cea devaît uî évîter de grîer en enfer, î seraît încapabe de trouver queque chose de posîtîf à dîre à son sujet. Aex reporta son attentîon sur sa cousîne. — Maîntenant, je veux que tu respîres à fond un grand coup et que tu me racontes exactement ce quî s’est passé. Sarah hocha a tête et obtempéra. — Après e déjeuner, Erîka s’est rendue chez son amîe, un peu pus haut dans a rue, pour jouer. Je ’aî regardée depuîs e seuî de a maîson jusqu’à ce que je a voîe entrer. Ee étaît censée revenîr à 3 heures. — Maîs ee n’est pas rentrée ? — Non. Comme je ne a voyaîs pas revenîr, à 3 heures et quart, j’aî appeé a maman de sa petîte camarade pour uî demander de rappeer à Erîka que c’étaît ’heure, maîs ee m’a répondu qu’ee étaît partîe à 3 heures moîns 5, comme prévu. — Est-ce qu’ee ’a regardée rentrer ? — Non. Son amîe a accompagné Erîka jusqu’à a maîson et, ensuîte, ee a traversé a rue pour aer à sa eçon de musîque. — A-t-ee vu Erîka entrer dans a maîson ? Sarah secoua a tête. — Ee a dît qu’en refermant a porte de ’écoe de musîque ee avaît vu Erîka quî prenaît e courrîer dans a boïte aux ettres. Maîs, quand je suîs sortîe, j’aî trouvé e courrîer par terre, sur e trottoîr. Ee se remît à peurer. — Is pensent que c’est Bobby quî ’a emmenée. Maîs, même s’î ne vaut rîen en tant que marî, c’est un bon père. Jamaîs Bobby ne m’auraît enevé Erîka. Aex poussa un soupîr, récapîtuant toutes es înformatîons que venaît de uî fournîr Sarah. I subsîstaît beaucoup de bancs dans son récît, des bancs quî, seon ee, revêtaîent
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de ’împortance. Maheureusement, a seue personne quî pouvaît uî donner es réponses dont ee avaît besoîn étaît a dernîère personne à quî ee avaît envîe de parer. Ouvrant son sac à maîn, ee en sortît a prescrîptîon d’anxîoytîque qu’ee avaît rédîgée pour Sarah a veîe. Depuîs sa rupture avec Bobby, cee-cî avaît du ma à trouver e sommeî et à se concentrer. Le traîtement médîcamenteux ’aîdaît en uî permettant de mener une vîe normae, même sî ee n’étaît pas encore remîse du choc de a séparatîon. — Tu vas prendre ça, ordonna-t-ee en déposant un comprîmé dans a maîn de Sarah. J’aî besoîn de savoîr tout ce quî te vîent à ’esprît… La moîndre petîte chose. Maîs, sî tu veux te rendre utîe, î faut absoument que tu retrouves ton came. En attendant que e médîcament fasse effet, tu vas aer prendre une bonne douche chaude. Sarah ouvrît a bouche, maîs Aex éeva une maîn pour couper court à ses protestatîons. — C’est ton médecîn quî pare. Pas de dîscussîon. Sarah regarda Aex, hésîtant entre ’envîe de se pîer à sa requête et cee d’argumenter, puîs, inaement, ee jeta un coup d’œî en dîrectîon de Hot et soupîra. — D’accord. Aex aa rempîr un verre d’eau qu’ee tendît à Sarah. Cee-cî paça e cachet dans sa bouche et avaa une grande gorgée d’eau avant de reposer e verre d’une maîn trembante. Ee se eva à son tour et serra Aex dans ses bras. — Je me sens déjà mîeux depuîs que tu es à, dît-ee. Tu es a personne a pus perspîcace et a pus înteîgente que je connaîsse. Tu vas retrouver Erîka. Sarah a reâcha et s’en aa d’un pas traïnant dans e ha, en dîrectîon de sa chambre. Aex suîvît sa cousîne des yeux, e cœur serré, s’efforçant de ne pas craquer à son tour. Nées à seuement un moîs ’une de ’autre, ees se consîdéraîent pus comme des sœurs que comme des cousînes. Sarah et Erîka étaîent a seue famîe qu’î uî restaît depuîs a mort de ses parents dans un accîdent
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de a route, douze ans pus tôt. Le jour de a naîssance d’Erîka, Aex avaît éprouvé un sentîment de ierté presque éga à ceuî de Sarah et e faît de songer que a petîte ie avaît été kîdnappée a boueversaît au-deà de toute expressîon. Maîs ’une d’ees devaît garder a tête froîde et c’étaît presque toujours à ee qu’încombaît ce rôe-à. Ee regarda Hot, quî étaît caé contre e pan de travaî. — Bîen. I faut que tu me dîses ce quî se passe exactement. Je ne pare pas de spécuatîons ou des caomnîes coportées par ton once. Ce quî m’întéresse, ce sont es faîts, purs et durs. Hot sourît. — Purs et durs ?Ce n’étaît pas ta façon de t’exprîmer autrefoîs. Aex soupîra. — Comme tu vîens sî bîen de e souîgner, c’étaît autre-foîs. Le passé, c’est e passé. Aujourd’huî, une petîte ie a dîsparu. Sa mère est foe d’înquîétude. J’attends donc de toî que tu me dîses ce que tu saîs. — Sarah a appeé e bureau du shérîf cet après-mîdî, panîquée. Je suîs venu îcî pour voîr ce quî se passaît. J’aî vérîié son hîstoîre. Ce qu’ee t’a dît est exact. J’aî paré à a maman de ’amîe d’Erîka, quî a conirmé. J’aî faît e tour du voîsînage, maîs personne n’a rîen vu. — Aors comment se faît-î que tu n’aîes pas organîsé une battue ? Entreprîs de a rechercher actîvement ? Doîs-je te rappeer que e maraîs se trouve à peîne à cent mètres de a cour arrîère de cette maîson ? — Je saîs, maîs î a pu ces deux dernîers jours et j’aî ongé es abords du marécage sur envîron troîs kîomètres sans reever une seue empreînte de pas. Donc, à moîns qu’Erîka ne soît aée pus oîn pour entrer dans e maraîs, ce n’est pas à qu’ee se trouve. Aex hocha a tête, refusant d’admettre à haute voîx a ogîque du raîsonnement de Hot. — Et cette théorîe seon aquee Bobby auraît emmené Erîka ?
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— Tout e monde est au courant de a séparatîon de Bobby et Sarah et de ce quî en est à ’orîgîne. Donc, e shérîf a pensé qu’î vaaît mîeux vérîier auprès de Bobby avant de ancer une aerte de dîsparîtîon et de semer a terreur dans a vîe. I jeta un coup d’œî au couoîr, puîs reporta son regard sur Aex. — Est-ce qu’ee… va bîen ? Mentaement, je veux dîre ? — Ee a vu rouge quand Bobby ’a trompée, à juste tître, et, maîntenant, ee est caîrement boueversée et sous e choc. Maîs, étant donné es cîrconstances, je ne voîs rîen d’anorma dans ses réactîons. — Donc tu a juges saîne d’esprît ? Aex se raîdît. — Au cas où tu ne e sauraîs pas, e secret professîonne m’înterdît de dîscuter de ’état de santé de mes patîents. Je t’en aî déjà dît pus que je n’auraîs dû. — Donc, s’î y avaît un probème, tu ne me e dîraîs pas ? — Je n’auraîs pas e droît de te e dîre. Maîs, comme ce n’est pas e cas, a questîon ne se pose pas. Qu’a dît Bobby quand tu as prîs contact avec uî ? — Rîen. Pour a bonne raîson qu’î a vîdé son appartement, de même que son compte en banque. Aex e contempa, înteroquée. — Tu as prîs contact avec son empoyeur ? — I a quîtté ’entreprîse î y a deux semaînes, dîsant qu’î avaît trouvé un empoî mîeux rémunéré à La Nouvee-Oréans. — Et… cette femme ? Hot it a grîmace. — Oh ! ee s’est montrée întarîssabe sur Bobby… d’autant que cette îaîson a sonné e gas de son marîage à ee aussî ! Apparemment, es femmes au foyer, sans formatîon, quî couchent avec e marî de eur meîeure amîe ne sont pas es bîenvenues sur e marché du travaî. — La pauvre chérîe… Mon cœur saîgne pour ee ! Bon, maîs, à part ça, saît-ee où Bobby a déménagé ?
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— Ouî et c’est à que ça devîent întéressant. D’après ee, î seraît repartî chez uî, au Brésî. Aex se igea. — Déinîtîvement ? Hot haussa es épaues. — En tout cas, pour ’înstant, a poîce de La Nouvee-Oréans ne uî a pas découvert de nouveau domîcîe nî de nouve empoyeur. — Tu penses qu’î s’est enfuî au Brésî avec sa ie ? Erîka n’avaît même pas de passeport. — Sî. I uî en a faît faîre un î y a deux moîs. Aex prît deux secondes pour accuser e coup. — Sarah étaît-ee au courant ? — Ouî. Ee assure qu’î vouaît emmener Erîka dans sa famîe au Brésî pendant es vacances d’été. — Sarah a es coordonnées de sa famîe, à-bas. Que dîsent-îs ? — Is prétendent tous ne pas être au courant, natureement. Les împîcatîons de a théorîe de Hot se bouscuaîent dans a tête d’Aex, maîs ee n’en restaît pas moîns extrêmement sceptîque. — Tu as vérîié auprès des aéroports, bîen sûr ? — Bîen sûr. Et, sî nous avîons trouvé trace du passage de Bobby, a questîon seraît régée. — Donc, ça sîgnîie qu’î n’a pas quîtté e pays. — Non. Ça veut sîmpement dîre qu’î n’a pas prîs ’avîon. Etant donné qu’î a emporté toutes ses affaîres, î est sans doute partî en voîture. — Et aors ? Tu ne vas rîen faîre ? — J’aî sîgnaé aux forces de ’ordre de a Louîsîane et du Texas a dîsparîtîon d’Erîka et eur aî envoyé des photos d’ee et de Bobby, aînsî que a descrîptîon du véhîcue de Bobby. J’aî prîs contact avec pusîeurs agences de presse îcî et au Texas et ees ont accepté de dîffuser un portraît d’Erîka et de demander aux tééspectateurs d’appeer un numéro spécîa
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sî jamaîs îs apercevaîent ’enfant ou son père, répondît Hot avant de pousser un soupîr. Que veux-tu que je fasse d’autre ? — Rîen, dît Aex. Tu as raîson. I n’y a rîen d’autre à faîre qu’attendre et prîer. Hot hocha a tête. — Dans ce cas, je vaîs te aîsser t’occuper de Sarah. Sî tu as besoîn de quoî que ce soît, appee e centra. Is me transmettront e message. Aex e raccompagna jusqu’à a porte d’entrée. I sortît, puîs se retourna vers ee. — Je suîs vraîment désoé de ce quî arrîve, décara-t-î. Je saîs qu’î exîste un vîeux contentîeux entre mon once et Sarah, maîs je t’assure que ’avîs de mon once n’înterfère pas dans mon enquête. Je faîs mon possîbe pour retrouver Erîka. Aex acquîesça d’un hochement de tête et ’escorta jusqu’à sa camîonnette. Ee e regarda s’éoîgner dans e soeî couchant. Ee ne doutaît pas de sa sîncérîté. I n’étaît pas homme à prendre ’échec à a égère — ee étaît mîeux pacée que quîconque pour e savoîr. Maîs ce que Hot ne savaît pas, contraîrement à ee, c’étaît que Sarah dîsaît a vérîté. Bobby n’auraît jamaîs éoîgné Erîka de sa mère, ee en étaît certaîne, ee aussî. Et, puîsqu’î y avaît peu de chances qu’Erîka se soît égarée dans e maraîs, Aex ne pouvaît que parvenîr à a concusîon que queque chose de grave étaît arrîvé à ’enfant. Et c’étaît à ee de découvrîr quoî.