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Mon coeur t'appartient à jamais

De
269 pages

Mathilde est une jeune femme simple, rêveuse et passionnée. Si un jour on l’avait prévenu qu’elle aurait traversé une telle passion dévorante, elle n’en aurait pas cru un mot. Elle va devoir affronter les vraies épreuves de la vie, pas celles qui s’arrangent en un rien de temps non, le genre qui vous transperce et dévaste tout sur son passage. Le genre qui ne vous fait plus croire en grand-chose et qui vous fait avancer un peu plus chaque jour sans but précis. Mais un jour Téo va croiser sa route et entrer dans sa vie. Cette vie qui sera bouleversée, elle va la découvrir et vivre en quelques mois un amour inconditionnel que toute rêverait de connaître une fois. Jusqu’au jour où...


***



Extrait :



— Tu as froid ?



— Un peu mais bon début novembre c’est normal, dit-elle en sortant des gants de sa poche.



— Je suis du genre hyper frileuse !




Je te réchaufferai...



Nous atteignons le snack qui n’est pas très loin. Je la laisse entrer la première en posant mes yeux sur elle.



— Merci Téo.



Sa voix est chaude et sensuelle quand elle prononce mon prénom, j’adore déjà cette fille.



— Viens, installons-nous là.



Je retire ma veste et me pose sur la chaise. Je la regarde effeuillé ses vêtements d’automne avant de s’asseoir. Elle porte une petite robe à manches longues noires près du corps avec une ceinture qui entoure sa silhouette parfaite et des bottes marron. Bon sang cette fille est parfaite ! Ses longs cheveux bruns encadrent superbement son visage maquillé naturellement.



— Quoi ? J’ai quelque chose qui ne va pas ?



— Je me disais juste que tu es vraiment très jolie.



Elle se mord la lèvre, bordel ce geste se répercute dans tout mon corps.





Littéralement dans tout mon corps.

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Mon cœur t’appartient à jamais. Illustration : Néro Publié dans la Collection Vénus Rouge, Dirigée par Elsa C.
© Evidence Editions 2017
L’amour est plus fort que toutes les tristesses du monde
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Prologue Mathilde Je suis bien, je plane dans la blancheur des nuages . Téo m’accompagne, il me serre la main et me dit qu’ il m’aime. Sa voix me parait loin et proche à la fois. Je sors du brouillard et me sens projetée dans le m onde réel. Mes yeux s’ouvrent en grand, je peine à reprendre m a respiration et sens mon cœur battre fort, très fort. Une lumière blanche m’éblou it et des bips sonores m’assourdissent. J’essaie de bouger, mais c’est impossible. Des bras me retiennent et me demandent de ne pas m’énerver. La personne me parle calmement et j’essaie de distinguer son visage. Je reprends peu à peu mes esprits et j’essaie de pa rler. — Téo, je veux Téo… — Chut calmez-vous, je suis le professeur Grégoire, vous vous souvenez Mathilde? Quoi? Téo, où est Téo, je veux Téo… Je me mets à pleurer. Merde, pourquoi je pleure? — Prenez le temps de vous réveiller Mathilde. Vous êtes à l’hôpital, vous vous rappelez? Je distingue mieux les personnes autour de moi, cer taines habillées de bleu et d’autres en vert. Je papillonne des yeux pour essayer de voir le reste. Ah oui c’est vrai, je suisici
1 Mathilde Nous sommes jeudi et il est 19 h lorsque je pousse la grande porte rouge qui donne sur la pièce où se trouve la réunion pour les alcoo liques anonymes. La pièce n’est pas très grande, je distingue des chaises placées en ce rcle au centre de celle-ci. Dans un coin de la salle se trouve une petite table avec ju s de fruits, café et petits gâteaux. C’est tout à fait ce que j’imaginais. Quelques personnes sont déjà assises et je sens ma timidité prendre le dessus mais, c’est à ce moment- là que Nicolas se lève et se dirige vers moi. — Salut Mathilde, je suis content de te voir. — Bonjour Nicolas. Il me fait la bise. — Ne t’en fais pas, je pense qu’il n’y aura pas tro p de monde ce soir. Je suis très content de te compter parmi nous en tout cas. Ses encouragements me redonnent un peu confiance en moi et me confirment ce pour quoi je suis ici. Lorsque j’ai rencontré Nicol as, j’ai tout de suite accroché, il a environ 35 ans et est vraiment très gentil. Il a un look bien à lui que j’adore, il est plutôt mignon. J’ai vu une alliance à son doigt, il prend son travail à l’association vraiment à cœur. — Merci, c’est gentil. — Viens t’installer, nous n’allons pas tarder à com mencer. Je me dirige vers le cercle en adressant un petit b onjour puis m’assois sur une chaise. À côté de moi se trouve un jeune homme, vra iment jeune, a l’air un peu débraillé, sur un autre côté, il y a une femme envi ron la quarantaine habillée vraiment chic en tailleur, je suis presque persuadée qu’elle sort de son travail. À côté d’elle il y a un homme, banal comme beaucoup de monde, je n’arriv e pas à lui donner d’âge. Quelqu’un s’assoit à mes côtés tout en adressant un bonjour à tout le monde et m’adresse la parole. — Bonsoir, Mademoiselle, me dit-il en me tendant la main. — Bonsoir. Mathilde, je m’appelle Mathilde. — Moi c’est Georges. Nouvelle ici? — Effectivement, lui répondis-je mal à l’aise. Je le détaille discrètement, il a un jean usé, des chaussures avec des trous et une vieille veste. Il pourrait être mon grand-père et j e ne sais pas pourquoi cet homme me
touche beaucoup. Peut-être parce que je n’ai jamais connu aucun de m es grands-pères ou peut-être parce qu’il a l’air d’avoir besoin de quelqu’un aup rès de lui. En faisant un rapide tour du cercle, je m’aperçois que l’alcoolisme touche réellement toute sorte de classe et d’âge. Nicolas m’adresse un petit sourire et prend la paro le. — Bien, bonsoir à tous, je pense que nous allons po uvoir commencer tout le monde est arrivé. Je ne me présente plus maintenant, vous me connaissez tous, dit-il en nous souriant, mais… Il est interrompu par la porte qui s’ouvre. Un jeune homme, grand, à la peau très mate, habillé à la mode avec un look mortel, musclé etoh! Mon dieu.trop sexy entre et vient serrer la main de Nicolas — Bonsoir, Nicolas, excuse-moi du retard. — Bonsoir, Téo, ce n’est pas grave, installe-toi, n ous allions commencer. Téo? Il s’assoit juste en face de moi et ses grands yeux marron me surprennent en train de le dévisager. Je rougis en baissant ma tête, mais lorsque je la r elève, il m’adresse un magnifique sourire. Gênée, je mordille ma lèvre puis lui rends son sourire, j’ai soudainement très chaud. Je retire ma veste pour la poser sur ma chaise. C’est quoi ce délire? — Bien, qui veut commencer à se présenter et nous d onner les raisons de sa présence? Prise d’un grand élan, je me lance la première. Peu t-être pour être débarrassée au plus vite. — Moi. J’ai parlé plus fort qu’il ne le fallait. Nicolas m e sourit. — Vas-y, nous t’écoutons. — Bonsoir à tous. J’ai droit à un bonsoir général. — Je m’appelle Mathilde et j’ai 20 ans. Je vis ici à Paris en banlieue avec mes parents. Je suis des études pour être aide-soignant e, mais mon plus grand rêve, c’est d’être un jour écrivain ou de travailler dans l’édi tion. Je suis passionnée de littérature. Ses yeux marron, au regard intense, me transpercent . Bon sang il est trop craquant et surtout il ne me lâche pas du regard. — Je suis ici parce que j’ai vécu l’alcoolisme à tr avers quelqu’un. Moi-même je bois très peu, mais mon grand frère a sombré dedans jeun e suite à une rupture amoureuse très douloureuse. Nous avons tout fait pour l’aider avec mes parents, mais il n’a jamais réussi à remonter la pente et s’est suicidé, il y a 6 mois de cela. Les larmes me montent aux yeux, mais je respire un bon coup alors que George pose sa main sur mon bras pour m’encourager. Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que nous nous entendrons très bien tous les deux.
— Depuis ce jour, des milliers de questions se bous culent dans ma tête et je suis venue chercher des réponses ici. Quand j’ai rencont ré Nicolas, il m’a invité à venir à une réunion pour écouter vos histoires à chacun en espérant trouver mes propres réponses. Je me rassois dans le fond de ma chaise alors que George me tapote l’épaule. — C’est bien ma petite, c’est bien. — Merci Georges, lui dis-je tout bas. Je relève les yeux et tombe sur ceux de ce jeune ho mme en train de me dévorer du regard. — Je peux? demande-t-il à Nicolas. — Vas-y, je t’en prie. Il se racle la gorge et semble un peu gêné. Il se l ance. — Bonsoir à tous, je m’appelle Téo. — Bonsoir, Téo, répondons-nous tous en cœur. — Je m’appelle donc Téo, j’ai 23 ans et je vis auss i en banlieue. Je suis éducateur dans un centre pour jeunes enfants en difficulté. J e suis passionné de sport et surtout de danse. Moi non plus je ne suis pas alcoolique et tout comme Mathilde, je suis venu chercher des réponses. Sa langue roule sur mon prénom et j’adore la façon dont il le dit avec insistance. — Mon père est alcoolique depuis longtemps. Lorsque j’étais jeune, ma mère est tombée gravement malade et est décédée. C’est à ce moment-là que mon père a sombré dans l’alcoolisme. Il n’a jamais remonté la pente. Je suis donc venu ici pour chercher des réponses afin de pouvoir l’aider et le sortir de cette situation. Son histoire me serre la poitrine. Chacun leur tour les membres racontent leur histoir e, leur défaite, leur réussite en énumérant le nombre de jours sans alcool. Certains racontent cela naturellement d’autres sont plus gênés, mais se font violence pou r sortir ce qu’ils ont à dire. Je sens le regard de Téo se poser sur moi à plusieurs repri ses et je fais de même essayant de faire attention à ne pas me faire prendre. J’essaie de me concentrer sur ce que raconte Anita, la femme au joli tailleur. Les histoires de chacun ne sont pas toujours faciles à écouter, chacun a un tracé, un passé et certaines histoires sont plus difficiles que d’a utres surtout pour quelqu’un d’aussi sensible que moi. Je regarde Téo alors qu’il a le regard baissé et je le surprends à sourire seul pour finalement me rendre compte, lorsqu’il relève la tê te, qu’il me sourit à moi. Je lui renvoie celui-ci plongeant mon regard dans l e sien. Et c’est comme si plus personne autour de nous n’ex istait. — Bonsoir, je m’appelle Georges. Sa voix me fait sursauter et je reviens à la réalité. Il est le dernier à passer. Son histoire me touche énormément. Il raconte qu’il y a une vingtaine d’années, il a perdu le fil du temps tout comme pour nous indiquer son âge, il a perdu son emploi alors qu’il avait une femme, deux enfants, une joli e maison et tout ce qu’il faut pour aller avec. Il a caché son licenciement à sa femme et les a mis sur la paille. Ses enfants,
alors adolescents, n’ont pas voulu lui pardonner, i l est tombé encore plus bas, ne trouvant pas de travail, il a sombré dans l’alcool. Sa femme l’a mis à la porte de chez eux et depuis il divague à droite à gauche, comme i l dit. Je suis interloquée. Il divague à droite à gauche? — Bien, merci à tous d’être venus. J’espère que cet te réunion a été concluante pour chacun d’entre vous. N’hésitez pas à appeler votre marraine ou parrain au moindre coup dur, ou de venir à l’association. Je vous donn e rendez-vous la semaine prochaine, même jour, même heure. En attendant, nou s pouvons encore bavarder en prenant une boisson que vous trouverez au fond sur la petite table. Tout le monde se lève, mais je retiens Georges par le bras. — Georges? — Oui. — J’ai une question un peu indiscrète à vous poser. — Je suis d’accord, seulement si tu me tutoies Math ilde. — Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que l’on va très bien s’entendre Georges! Il me sourit et je me sens vraiment dans mon élémen t. Donner le sourire aux gens et les aider, c’est vrai ment mon truc. — Vous… Tu vis ou exactement Georges? — Oh, ici et là… Tu vois bien. Je sens sa gêne s’installer. — Excuse-moi, je ne voulais pas te mettre mal à l’a ise. — Tu ne m’as pas mis mal à l’aise, mais il n’y a au cune fierté à dire que je suis SDF. Je tombe des nues, c’est ce qui explique son aspect. Mince, mais, et sa famille bordel! Ses enfants, ils l’ont laissé comme ça? — Ne sois pas désolée pour moi Mathilde. Maintenant , j’ai l’habitude, tu sais avec le temps, on apprend à ne plus se faire d’illusions. E t tu as raison, je suis sûr que nous allons bien nous entendre, peut-être même que je t’ accepterai comme marraine. Je dois y aller. Bonne soirée Mathilde. — Mais tu ne manges pas un morceau avec nous? — Non, je ne voudrais pas avoir l’air de profiter, me dit-il avec un sourire. Bonsoir, Mathilde. — Attends Georges. Je ne peux pas le laisser partir comme ça. Je l’attire vers moi et le serre dans mes bras. — Fais bien attention à toi Georges. Alors que je le relâche, j’aperçois des larmes dans ses yeux. — Merci Mathilde, merci. Il s’éloigne et je me rends vers la petite table po ur me servir un café afin de reprendre mes esprits. — Bonsoir, Mathilde. C’est bien ça? Je me retourne et tombe dans les yeux profonds de T éo.