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My favorite mistake - Episode 2

De
90 pages
Episode 2

« Une histoire magnifique, fascinante et bouleversante qui m’a captivée dès la première page. »
- Jessica Sorenson , auteur
« Avec My Favorite Mistake, Chelsea Cameron a trouvé pour ses héros le parfait rapport amour/haine. » - Publishers Weekly

Une romance New Adult captivante dans l'univers des campus universitaires, pour les fans d'Anna Todd ou Elle Kennedy.

Une erreur va changer sa vie pour le meilleur ou pour le pire.
Taylor est furieuse. Comment l’université a-t-elle pu lui imposer de partager sa minuscule chambre d’étudiante avec un colocataire homme ? Et pas n’importe lequel : Hunter Zaccadelli.
Un bad boy tatoué, terriblement sexy, qui joue de la guitare comme un dieu et qui ne perd pas une occasion de lui dire à quel point il a envie d’elle. Autrement dit, le genre de type trop beau et trop sûr de lui, à fuir comme la peste sous peine de tomber amoureuse et de souffrir atrocement. Elle n’a donc qu’une solution : tout faire pour qu’il déménage, avant qu’il soit trop tard… 

A propos de l'auteur :
Chelsea M. Cameron est originaire du Maine. Passionnée de gâteaux (le red velvet !), obsédée de thé et végétarienne, elle a aussi été pom-pom girl et la plus mauvaise « gameuse » au monde. Quand elle n’écrit pas, elle aime regarder des publireportages, chanter dans sa voiture et jouer à attraper son chat, Sassenach. Elle est diplômée de journalisme, mais elle a rapidement abandonné cette carrière pour raconter la vie des personnages qui vivent dans sa tête. La plupart du temps, ces gens se révèlent aussi bizarres qu’elle…
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Couverture : CHELSEA M. CAMERON, MY FAVORITE MISTAKE, Harlequin
Page de titre : CHELSEA M. CAMERON, MY FAVORITE MISTAKE, Harlequin

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Pendant le reste de la semaine, on se croisa à peine avec Hunter. Je le soupçonnais d’aller chez son cousin mais je n’en étais pas sûre, étant donné qu’il ne m’adressait presque pas la parole. Quand il rentrait passer la nuit à l’appartement, il arrivait toujours alors que j’étais déjà endormie, et il repartait avant que je me réveille. Je ne savais pas comment il faisait mais on aurait dit une ombre qui se faufilait à l’intérieur et à l’extérieur de chez nous, sans jamais se faire remarquer.

Et quand je le voyais, il m’ignorait royalement. Darah et Renée se rendirent compte que quelque chose n’allait pas. Lorsqu’elles nous posèrent des questions, on les envoya balader tous les deux et elles laissèrent rapidement tomber.

Le vendredi après-midi arriva enfin, et avec lui mon rendez-vous avec la directrice du service du logement.

Je dus attendre dix minutes avant qu’elle n’ouvre enfin la porte et qu’elle ne m’invite à entrer. Tout était rangé avec une telle minutie qu’on aurait dit l’illustration du parfait petit bureau. Sans parler des paysages encadrés et des posters de développement personnel. Quelle horreur.

Marissa ajusta ses lunettes sur son nez avant de s’asseoir. Entre ses cheveux courts, son chemisier impeccablement repassé et son air impassible, elle était la discipline personnifiée.

— Eh bien, Taylor, que puis-je faire pour vous ? Vous avez indiqué rencontrer des problèmes avec l’un de vos colocataires ?

Elle se pencha en avant et croisa les bras sur son bureau. Je lui résumai la situation, tout en omettant pas mal de trucs que Hunter avait faits.

Elle n’eut pas la moindre réaction et mon intuition me dit que cette entrevue ne me mènerait nulle part. Ou alors j’étais juste trop pessimiste, mais j’avais vraiment un mauvais pressentiment.

— J’en déduis donc qu’il vous met mal à l’aise, résuma-t-elle à la fin de mon récit. Avez-vous essayé d’en discuter avec lui ?

— Oui, plusieurs fois. Ça n’a servi à rien.

— Avez-vous évoqué la situation avec votre responsable de résidence ? Ils suivent des formations pour gérer des situations comme celles-ci. Je suis certaine que le vôtre pourrait vous aider à régler le problème.

J’aurais tout aussi bien pu me cogner la tête contre un mur.

— En fait, j’espérais pouvoir régler ça directement avec vous, étant donné qu’il s’agit évidemment d’une erreur.

— Malheureusement, on ne peut pas faire grand-chose pour le moment. A moins d’une urgence, nous devons garder un certain nombre de places disponibles pour les personnes qui en ont réellement besoin. Et dans votre cas, ça ressemble davantage à un souci d’incompatibilité d’humeur. Je vous invite à suivre des séances de médiation avec votre responsable de résidence et à revenir me voir dans quelques semaines. D’accord ?

La première phrase qui me vint à l’esprit fut « Est-ce que vous vous foutez de moi, espèce d’incapable ? » mais quelque chose me disait que ça ne m’aiderait pas beaucoup.

— Autrement dit, vous ne pouvez pas intervenir ?

— Pas à moins d’un danger immédiat. Est-ce qu’il vous a menacée ? N’ayez pas peur, vous pouvez parler en toute confiance ici.

L’espace d’une demi-seconde, j’envisageai de mentir, mais je savais que si je faisais ça, Hunter aurait de gros problèmes. Il pourrait se faire virer du campus et même se faire arrêter. Et même si je trouvais ça drôle de l’imaginer derrière les barreaux, je ne pouvais pas me résoudre à l’y envoyer alors qu’il ne le méritait pas. D’autant plus que, techniquement, c’était moi qui l’avais agressé.

Une fois de plus, j’étais coincée.

— Non, il ne m’a pas menacée.

— Très bien. Voici ma carte, n’hésitez surtout pas à m’appeler en cas d’urgence. Mais je pense que votre colocataire et vous avez juste besoin de discuter. Je vais demander à votre responsable de résidence de vous contacter pour mettre en place la médiation.

Elle se leva et tendit le bras, mettant ainsi fin à notre entretien. Je n’eus pas d’autre choix que de me lever, lui serrer la main et fourrer sa carte dans ma poche.

Tu parles d’une perte de temps.

D’un côté, j’aurais pu m’y attendre. Dans une université qui comptait douze mille étudiants, j’étais juste un numéro. Le pire, c’était que c’était précisément pour cette raison que j’avais choisi UMaine au lieu d’un plus petit campus. J’en payais le prix à présent.

Je m’engouffrai dans l’appartement, furieuse. Darah était rentrée chez elle pour le week-end pour célébrer l’anniversaire de sa mère et Renée avait une réunion avec sa classe. Autrement dit, la seule personne susceptible d’être là était Hunter.

Je tentai de ne pas claquer la porte derrière moi, mais j’échouai lamentablement.

— Mauvaise journée ? demanda une voix masculine.

Il était assis sur le canapé, avec sa guitare. Sans réfléchir, j’allai me planter devant lui avec la main tendue.

— J’accepte. Pour le marché.

Il regarda ma main et un sourire se dessina lentement sur son visage.

— Tu sais que ce serait plus simple de raconter au service du logement que je te harcèle sexuellement ? Ils me feraient passer en conseil de discipline, je serais expulsé de la fac et tu serais tranquille.

— Tu es un connard, pas un harceleur. Je suis prête à beaucoup de choses pour te faire sortir de ma vie, mais je n’irais pas jusque-là.

— Je m’en doutais, dit-il avec un sourire triomphant.

— Par contre, je veux qu’on établisse des paramètres. Tout ton truc sur le fait d’aimer et de détester, c’est impossible à prouver. Je t’ai dit que je te détestais et je t’ai frappé, mais tu ne m’as pas cru. Si je te disais que je t’aimais là, tout de suite, tu ne me croirais pas non plus. Alors comment on fait pour mesurer ?

— C’est plus difficile de dire « je t’aime » que « je te déteste ».

— Et si je le dis, comment tu sauras que c’est sincère ?

— Je le saurai, c’est tout, assura-t-il. Et toi aussi.

— Et si je veux te prouver que je te déteste ?

— Je le lirai dans tes yeux. C’est un regard que je connais.

— Alors en gros, c’est toi qui décides de tout et je n’ai pas mon mot à dire ?

— Tu as une meilleure solution à proposer ?

Je n’en avais pas. Alors je fis un pas vers lui et on se serra la main. Sauf qu’au lieu de me lâcher ensuite il m’attira contre lui.

— Et voilà. Tu es coincée avec moi jusqu’à Noël, souffla-t-il.

Il lâcha ma main et je reculai d’un pas. Ce qui était loin d’être facile, étant donné que son corps semblait attirer le mien comme un aimant.

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