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My favorite mistake - Episode 4

De
90 pages
Episode 4

« Une histoire magnifique, fascinante et bouleversante qui m’a captivée dès la première page. »
- Jessica Sorenson , auteur
« Avec My Favorite Mistake, Chelsea Cameron a trouvé pour ses héros le parfait rapport amour/haine. » - Publishers Weekly

Une romance New Adult captivante dans l'univers des campus universitaires, pour les fans d'Anna Todd ou Elle Kennedy.

Une erreur va changer sa vie pour le meilleur ou pour le pire.
Taylor est furieuse. Comment l’université a-t-elle pu lui imposer de partager sa minuscule chambre d’étudiante avec un colocataire homme ? Et pas n’importe lequel : Hunter Zaccadelli.
Un bad boy tatoué, terriblement sexy, qui joue de la guitare comme un dieu et qui ne perd pas une occasion de lui dire à quel point il a envie d’elle. Autrement dit, le genre de type trop beau et trop sûr de lui, à fuir comme la peste sous peine de tomber amoureuse et de souffrir atrocement. Elle n’a donc qu’une solution : tout faire pour qu’il déménage, avant qu’il soit trop tard… 

A propos de l'auteur :
Chelsea M. Cameron est originaire du Maine. Passionnée de gâteaux (le red velvet !), obsédée de thé et végétarienne, elle a aussi été pom-pom girl et la plus mauvaise « gameuse » au monde. Quand elle n’écrit pas, elle aime regarder des publireportages, chanter dans sa voiture et jouer à attraper son chat, Sassenach. Elle est diplômée de journalisme, mais elle a rapidement abandonné cette carrière pour raconter la vie des personnages qui vivent dans sa tête. La plupart du temps, ces gens se révèlent aussi bizarres qu’elle…
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Couverture : CHELSEA M. CAMERON, MY FAVORITE MISTAKE, Harlequin
Page de titre : CHELSEA M. CAMERON, MY FAVORITE MISTAKE, Harlequin

20


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Je passai un moment assise par terre sur le palier, trop abasourdie pour bouger. Puis je me levai et je tambourinai à la porte comme une furie. Je frappai jusqu’à ce que Renée ouvre timidement et me laisse entrer.

— Merci pour ton aide, lui lançai-je d’un ton irrité.

— Désolée… Je ne savais pas quoi faire. Je ne l’ai jamais vu dans cet état. Il est enfermé dans votre chambre et il refuse de sortir.

Paul était justement en train de frapper à la porte de notre chambre mais Hunter ne répondait pas.

— Excuse-moi, dis-je en prenant la place de Paul. Hé, connard, je m’en vais. J’ai juste une dernière chose à te dire : Je. Te. Déteste. Ne va pas croire que je quitte l’appartement : j’étais là bien avant que tu t’incrustes. Va où tu veux, je m’en fous, mais quand je reviendrai demain, tu as intérêt à avoir dégagé d’ici. Va te faire foutre, Hunter Zaccadelli.

J’attrapai mon sac et je partis. Je décidai de me réfugier dans ma voiture et j’appelai Megan, pour lui demander si je pouvais dormir sur son canapé.

— Bien sûr. Qu’est-ce qui se passe ?

— Je t’expliquerai en arrivant.

Je démarrai en trombe et je pris la route de l’appartement de Megan, en essayant de ne pas me faire flasher par un des radars du campus. Je ne pleurais toujours pas. J’étais trop en rage pour ça. En y réfléchissant, c’était plus que de la rage. Il n’y avait pas de mot pour décrire à quel point j’étais furieuse.

Megan m’attendait avec un gâteau au chocolat et une tasse de café.

— Jake est encore au boulot et ses copains ne viennent pas ce soir, alors le canapé est tout à toi. Je l’ai déjà déplié et j’ai mis des draps propres. Tu as besoin de vêtements de rechange ?

Je secouai la tête. J’avais toujours un sac avec des affaires dans mon coffre, pour les situations comme celles-ci.

Entre deux bouchées de gâteau et deux gorgées de café, je racontai toute l’histoire à Megan. On ne s’était pas vues depuis un moment alors ça prit un certain temps. Elle n’était même pas au courant pour la bague.

— Il a de l’argent et il cache d’où il le tient. Si ça venait de son oncle et sa tante, il me l’aurait dit. J’en reviens toujours à ce fameux Joe.

— Et donc, il a eu un rendez-vous avec ce type et il lui a dit qu’il ne voulait pas de quelque chose. Peut-être que c’était justement de ça qu’il parlait ? D’argent ?

— C’est la première chose à laquelle j’ai pensé. Il doit forcément y avoir un lien. Je ne comprends pas pourquoi il ment.

— Je suis désolée de te dire ça mais tu lui mens, toi aussi.

— C’est différent.

— C’est faux, et tu le sais. Tu ne peux pas exiger de lui qu’il se confie si tu n’en fais pas autant. Ça marche dans les deux sens, ma belle.

Je baissai piteusement la tête.

— Je sais…

— Essaie de te reposer et de réfléchir à tout ça. Tu verras bien comment tu te sens demain. Et si tu veux dormir ici plusieurs jours, aucun problème. Je préfère t’avoir toi à la maison plutôt que les copains crades de Jake.

— Merci, Meg. Je ne sais pas ce que j’aurais fait sans toi.

— Tu es pleine de ressources. Tu aurais bien fini par trouver une solution.

— Merci.

— A demain, ma belle.

— A demain.

Je dormis horriblement mal sur le canapé, mais quand Megan me posa la question, je lui assurai que j’avais passé une bonne nuit. Jake avait tenté de ne pas faire de bruit en rentrant de sa garde à 6 heures, mais je l’avais entendu quand même. Alors je m’étais levée tôt, même si je n’avais pas cours, et j’avais aidé Megan à préparer des pancakes pour le petit déjeuner.

— Est-ce que la nuit t’a porté conseil ? s’enquit-elle.

— Non. Mais mon répondeur est saturé et il m’a envoyé un million de messages.

— Peut-être que tu devrais lui parler ? Essayer d’arranger les choses ?

— Je ne suis pas sûre que ce soit possible. Il y a trop de barrières entre nous.

— Mais c’est toi qui les as érigées.

— Exactement. Parce que je ne peux pas aller plus loin. Même pour lui.

— Tout le monde a des secrets, Taylor. Certains sont plus lourds que d’autres, mais on dirait bien que celui de Hunter l’est tout autant que le tien. Alors pourquoi ne pas les échanger ? Pourquoi t’empêcher de vivre quelque chose de potentiellement génial ?

Je n’avais pas la bonne réponse. Peut-être parce que révéler mon secret à Hunter ne me semblait plus aussi inimaginable que ça.

Soudain, l’expression sur le visage de Hunter la veille me revint et mon début de bonnes dispositions s’envola… Ça m’avait mise dans un état… Je n’étais pas prête à prendre le risque de ressentir ça de nouveau.

Quelqu’un frappa à la porte et Megan se leva pour ouvrir.

— Je ne vais pas te laisser entrer, l’entendis-je dire. C’est à elle de décider. Elle s’écarta de la porte pour que je puisse voir qui était notre visiteur. C’était Hunter. Avec sa guitare.

— Ecoute-moi, s’il te plaît. Je… Je suis tellement désolé. J’ai cherché un moyen de te le montrer, et c’est tout ce que j’ai trouvé. Tu n’as rien à faire, à part écouter. C’est tout.

Megan m’interrogea du regard et je hochai la tête.

— Je serai dans la cuisine. Si tu as besoin de quelque chose, crie et je serai là dans la seconde. Avec un couteau ou deux.

Je la remerciai puis je me tournai vers Hunter.

— Tu n’as qu’à rester sur le seuil. Puisque c’est là que tu m’as laissée hier soir.

— Je ne savais pas quoi faire d’autre. Tu as trouvé le ticket et j’ai paniqué.

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