My pretty girl

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Émy et Hayden se retrouvent enfin.


Malheureusement, le temps leur est compté et ils n’ont pas l’occasion de savourer leur bonheur retrouvé que Jenny, la sœur jumelle d’Émy, vient à nouveau les séparer.


Enna ne sera plus jamais la même après avoir vécu l’enfer dans ce pénitencier. Alors, comment va-t-elle réagir face à celui qui vole son cœur dans un des moments les plus tragique de sa vie ?


Et si, depuis le commencement, les apparences étaient trompeuses et que la vérité se trouvait ailleurs tout compte fait.



La destinée aurait-elle semé autant de drames dans leur vie pour réunir toutes ces âmes torturées afin de les apaiser à tout jamais ?

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EAN13 9791034809158
Langue Français

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My Infinity… Tome III My pretty girl…
Marlène Audé Pagelot My Infinity… Tome III My pretty girl… CoUvertUre :Maïka PUblié dans laCollection Vénus Dark
©Evidence Editions2018
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Émy… Le ciel de Sunny Isles Beach commence à devenir aussi noir que le drame qui s’est déroulé, ce soir, sous mes yeux. Comment celle qui a le même sang que moi a-t-elle pu commettre un acte si atroce ? Comment ma sœur peut-elle être si machiavélique ? En une seule nuit, j’aurais pu perdre le seul homme qui a su apprivoiser mon cœur et ma meilleure amie. Heureusement que ce sont tous deux des battants et que leurs jours ne sont plus en danger. Comment autant de drames peuvent-ils se succéder dans ma vie ?! Je ne me suis toujours pas remise de toutes les épreuves que le destin a mis sur ma route depuis ma plus tendre enfance, et voilà que ça recommence ! Nous ne pouvons pas rester sur place, alors, Enrique, le dèle ami d’Hayden, m’emmène avec mes neveux, Aaron et Manon, dans son appartement de peur que nous soyons encore en danger puisque ma sœur s’est enfuie. Elle va certainement vouloir récupérer ses enfants et légalement elle en a le droit, étant don qu’Hayden est inconscient, elle reste la seule responsable légale. Moi, je ne suis que leur tante, et pourtant, je me sens tellement proche d’eux, je les aime déjà tellement… Il est hors de question que je les rende à une femme si diabolique ! Parler de ma sœur en ces termes me fend le cœur, mais c’est pourtant bien ce qu’elle semble être devenue. Au fond de moi, même si j’ai pardonné à Hayden d’avoir eu une relation avec elle, dans un moment de faiblesse, j’en garde une profonde blessure qui me fait terriblement sou3rir. J’aimerais tant que ces enfants soient le fruit de notre amour, et non le résultat d’une trahison qui se re4étera à tout jamais sur leurs visages si angéliques. Pendant le trajet, je ne cesse de ruminer les malheurs qui me hantent, mais le gazouillement des enfants me ramène dans le moment présent et me fait sourire, tout en m’apaisant. Arrivés devant l’hôtel, le personnel nous aide à monter jusqu’au quinzième étage. En entrant dans l’appartement d’Enrique, je ne m’attendais pas à un tel désordre ; des a3aires traînent partout et, gêné, il les rassemble tout en m’adressant un petit sourire. Il appelle ensuite la réception pour commander deux lits pliants pour les enfants. Le personnel est rapide et tout le nécessaire pour bébés est rapidement installé. Je place les petits à l’intérieur et malgré tout ce qu’il vient de se passer, fort heureusement, ils ne sont pas perturbés et ils s’endorment aussitôt. Enrique m’o3re gentiment son lit, et je ne peux pas refuser tellement je suis épuisée, mais impossible de fermer l’œil. Je vérie que les jumeaux dorment paisiblement avant de me rendre dans la cuisine pour m e servir un verre d’eau. J’observe Enrique qui dort paisiblement sur le sofa. Heureusement qu’il est présent pour nous, sinon je ne sais pas à qui j’aurais pu m e er. Je comprends pourquoi Hayden a une totale conance en lui et que leur amitié est si sincère ; c’est vraiment un homme sur qui l’on peut compter. J’essaie de faire le moins de bruit possible, mais il a le sommeil léger et ouvre grand ses yeux étonnés, gêné de me voir en pleine nuit, en tenue si décontractée. Il sait que son ami n’aimerait pas que nous soyons dans une telle situation.
9Tout va bien ? me demande-t-il tout en détournant le regard. — Je suis tellement inquiète pour mes amis qu’il m’est impossible de dormir. Ma vie est un cauchemar ; l’homme que j’aime et ma meilleure amie se sont fait agresser par ma sœur jumelle qui est tellement haineuse envers moi qu’elle est prête à tout pour faire du mal à ceux que j’aime, même à Enna, qui a déjà assez sou3ert, mais je suis sa tutrice, alors Jenny ne l’a pas épargnée, elle non plus, apportant de fausses preuves à la police l’impliquant dans le meurtre de ses parents. Je n’ose pas imag iner la peur que doit ressentir cette toute jeune femme, déjà traumatisée par son passé. Juste avant que nos vies déraillent à ce point, jamais je n’aur ais imag iné devenir la tutrice de la lle de l’homme qui m’a séquestrée pendant des mois. Mais je me suis prise d’a3ection pour elle, qui, comme moi, a vu toute sa famille mourir sous ses yeux ; je ne pouvais que l a recueillir et faire en sorte qu’elle vive des jours meilleurs. Si seulement j’avais su que ma sœur était désaxée avant de la faire sortir de l’hôpital psychiatrique où elle était enfermée, tout ça ne serait pas arrivé ! — Je savais pour les parents d’Enna, mais je ne sav ais pas que toi aussi tu avais vécu une enfance douloureuse. — Douloureuse n’est pas le mot ! Je pense plutôt chaotique ! Je n’ai pas connu ma mère biolog ique qui était l’héritière d’une très riche famille française. Beaucoup de personnes pensent que l’argent apporte le bonheur, mais, pas du tout ! Si ma mère avait été de classe moyenne, mes grands-parents biolog iques auraient accepté l’amour qu’elle avait pour mon père, ainsi que leur union, mais cela n’a pas été le cas ! Ils ont éloigné ma mère, l’envoyant chez sa tante, afin de cacher son ventre qui s’arrondissait, cachant la vérité à mon père. — Comment ça ? — Ma mère a été envoyée aux États-Unis chez ma tante Jeanine, pour cacher sa grossesse. Ses parents lui ont imposé d’épouser un avocat aussi puissant que machiavélique, le fameux Edgar Demontzon. Ma tante a été obligée lors de l’accouchement de lui donner les deux premiers bébés ; Jenny et moi ; des jumelles, faisant croire à ma mère que nous étions mortes à la naissance !! — Et pour Jake, ton frère ? — Edgar n’a jamais su qu’il y avait eu un troisième bébé. Ce jour-là, il était bien trop occupé à se débarrasser de ma sœur et moi, ne se doutant pas que ma mère avait ressenti encore une contraction, mettant au monde un petit garçon. Ma tante a caché Jake en le conant à sa dame de conance pour qu’elle l’élève en France. Jeanine, ma tante, qui est une femme formidable, a réussi à retrouver mon père biolog ique et a fait en sorte qu’il rencontre sa dèle amie, en charge de Jake, espérant une alchimie entre les deux. Son plan a fonctionné et ils se sont aimés. Mig uel, qui s’était pris d’a3ection pour ce petit garçon, l’a adopté sans se douter une minute que c’était son ls biolog ique. En ce qui nous concerne, ma sœur et moi, Edgar nous avait confiées à sa maîtresse pour qu’elle nous garde éloignées de ma famille biologique. — Pour être le seul héritier de la fortune de ta famille ? — E3ectivement, il ne voulait pas partager la fortune qu’il hériterait après la mort de ma mère qu’il avait certainement planiée. Mais mon grand-père, qui n’était plus dupe et qui commençait à douter de notre mort, avait enquêté et nous avait retrouvées. Pris de remords, il avait ordonné à Edgar de nous ramener auprès d’eux, le menaçant de ne plus rester marié à sa fille s’il échouait. — Et alors ? demande-t-il, impatient, les yeux écarquillés. — Il est arrivé en conquérant dans la famille qu’avait construite celle que je pensais être ma mère. C ’était, malgré son lourd secret, une femme formidable et elle nous a élevées comme ses propres lles. Mais le bourreau d’Edgar a fait massacrer tous ceux qui se trouvaient chez moi ce jour-là. Il a enlevé ma sœur Jenny, mais pas moi. Il ne m’a pas trouvée ; j’étais cachée, observant, pétriée, la scène de crime. Je n’ai pas pu réag ir, j’étais paralysée par la peur. J’aurais dû essayer de les sauver, mais impossible pour moi de bouger, de parler…
9Tu n’étais qu’une enfant ! — Ensuite, je me suis retrouvée à l’hôpital ; victime d’une amnésie post-traumatique. — Il valait mieux que tu oublies cette scène horrible. Et ensuite, qui a pris soin de toi ? — Encore une fois, sans que je le sache, ma tante a usé de son pouvoir pour m’envoyer en foyer d’accueil, mais pas n’importe lequel ; celui de Mig uel, qui, une nouvelle fois, sans se douter une seconde des liens qui nous unissaient, a pris soin de moi comme sa propre fille. — D’après les dires d’Hayden, c’était un homme formidable. — Oui, j’ai vécu une période très diÇcile au foyer, me faisant agresser pendant de nombreuses années par des pensionnaires, mais quand qu’il s’en est aperçu, il m’a tout de suite prise sous son aile. Je suis allée habiter chez lui, il m’a adoptée et a été un père formidable. — Si j’ai bien tout compris, vous viviez en France, comment es-tu arrivée à Miami ? — Grâce à Mig uel et à Jake, j’avais réussi à me reconstruire, j’avais une vie bien tranquille, un métier épanouissant, puis plus rien… Je me suis retrouvée à Miami, après qu’Edgar m’a kidnappée et séquestrée de longs mois. — Pourquoi avoir attendu toutes ces années avant de te retrouver ? — Ma mère est morte cette année-là et son testament était clair ; tant qu’on ne m’aurait pas retrouvée, morte ou vivante, il n’y aurait pas d’héritage, je pense qu’elle connaissait le véritable visage de son mari et qu’elle se doutait qu’il en voulait à son argent. Il n’avait plus le choix, il devait nir le travail ! Mais je ne comprends toujours pas pourquoi il m’a gardée prisonnière. Pourquoi ne m’a-t-il pas tuée quand il en a eu l’occasion ? — C’est plutôt intrigant. Il avait la possibilité de se débarrasser de toi une fois pour toutes et il ne l’a pas fait. — Je me pose toujours la question. Je pense que la situation lui a échappé. Il m’avait conée au père d’Enna, un médecin, qui me gardait prisonnière chez lui. Ce dernier, pris de remords, devait aller se dénoncer et me libérer, mais la situation a échappé à tout le monde et elle a dégénéré. — C’est comme ça que Victoire t’a trouvée à moitié morte dans une rue en plein Miami ? — Heureusement qu’elle avait garé sa voiture dans cette impasse ce soir-là, sinon je ne serais certainement plus de ce monde ! Je lui dois beaucoup, et son amitié est très importante pour moi ! Depuis ce jour-là, nous sommes les meilleures amies du monde ! — À part quelques disputes, me taquine-t-il. — Je te l’accorde, mais nous sommes très unies malgré tout. Heureusement que le coup qu’elle a reçu sur la tête n’a pas été fatal. Les médecins m’ont rassurée sur son état. D’après eux, elle se remettra rapidement. — Je suis sûr que ce sera le cas, et arrête aussi de te faire du souci pour Hayden. C’est un homme coriace et tenace, il n’est pas du genre à se laisser aller et il va s’en sortir, sois-en sûre ! — Je l’espère de tout mon cœur, je ne sais pas ce que je deviendrais sans lui. — Tu devrais essayer de dormir un peu, demain sera une longue journée. — Tu as raison. Je suis désolée de t’avoir importuné en pleine nuit. — C’est avec plaisir ! Bonne nuit, Émy. — Bonne nuit, murmuré-je avant de retourner dans mon lit pour ne pas réveiller les jumeaux endormis. Mais je ne trouve toujours pas le sommeil. J’ouvre mon carnet intime pour en relire quelques passages. … Soudain, c’est le choc. J’atterris sur un corps m usclé et athlétique qui dégage une odeur enivrante. Mon corps est envahi d’une décharge électrisante, je sens mes joues en feu et je n’ose pas lever les yeux vers lui. Mon cœur
s’emballe et je ne sais pas ce qu’il m’arrive, je n’avais jamais éprouvé une telle sensation. Brusquement, quand il me soulève jusqu’à son visage, mon cœur %appe fort dans ma poitrine quand je plonge mes yeux dans son regard noir et torturé. Il me maintient fermement et le contact de ses mains chaudes sur moi est tellement agréable que je me laisse porter par ce moment, l’espace d’un instant plus rien ne compte autour de moi, j’en oublie même tous les gens de la salle qui doivent nous observer. Je ne connais pas cet homme et ça m’importe peu, je me sens si bien contre son corps que je voudrais q ue ce moment ne s’arrête jamais. Mais, quand soudainement il me lâche pour ensuite partir sans dire un mot n i se retourner, la réalité me rattrape trop vite… Les sensations que j’éprouve quand nos corps s’unissent, quand ses mains me touchent, quand son sou+e se mêle au mien sont tellement euphorisantes que depuis que ses doigts se sont posés sur mon corps, je suis devenue totalement dépendante de lui. Plus il m’en donne et plus j’en veux. Et maintenant que je l’ai eu en moi, je ne pourrai plus me passer de lui. Il est dans mon cœur, il est dans mes veines. Et, malgré tous les obstacles qui nous séparent, nous arrivons toujours à nous retrouver. Grâce à lui, j’ai retrouvé ma sœur jumelle, dont je ne soupçonnais pas l’existence. Pour sauver ma sœur d’ Edgar, notre beau-père vénal, j’ai pris sa place, et je me suis enfermée à sa place dans cet hôpital psychiatrique où l’enfer a commencé pour moi, pendant qu’elle prenait ma vie, faisant sou2rir toutes les personnes que j’aim ais le plus au monde. Elle s’est d’abord arrangée pour que je pense que c’était une victime, elle savait que je ferais tout ce que je pourrais pour la sortir de cet hôpital, alors qu’en fait, tout ça n’était qu’un piège pour qu’elle puisse me voler ma vie. Elle a d’abord essayé de séduire Hayden et comme elle a vu que ça ne marchait pas, elle l’a drogué pour qu’il se laisse aller avec elle et qu’il cède à ses avances a4n de tomber enceinte. Et elle a bien réussi son coup, la garce, de cette seule erreur sont nés deux petits êtres innocents. Quand j’ai appris qu’elle était l’instigatrice de mon enlèvement, de ma séquestration, ma vie s’est e2ondrée à nouveau. Elle m’en voulait tellement d’avoir été la seule à être enlevée quand elle était enfant qu’elle voulait que je vive la même terreur qu’elle avait ressentie. Et de plus, elle n’était pas prête à partager son héritage maintenant que notre mère biologique était décédée. Elle a même liquidé Edgar qui, après avoir été son bourreau pendant des années, était devenu son complice. Elle s’en est ensuite prise à Jake, quand elle a appris que nous avions le même sang et qu’il risquait de deman der sa part de l’héritage et le voilà de nouveau hospitalisé, heureusement il a réussi à s’en sortir, elle n’a pas non plus épargné Victoire, dont elle était jalouse en déballant tous ses secrets dans la presse et en essayant de la séparer de Jake. Comment peut-elle être si cruelle ? Même après tout le mal qu’elle nous a fait, pourquoi est-ce que je n’arrive pas à la détester ? Pourquoi ! Je devrais la haïr pour tout ça, mais c’est ma sœur, c’est mon sang, et je me doute qu’elle a dû vivre l’enfer toutes ces années passées avec Edgar. Hayden m’a dit que vivre avec Edgar avait été comme vivre avec le diable, il n’a pas voulu m’en dire plus, mais j’ai toujours ressenti une immense douleur au fond de mon cœur, une immense douleur dans le ventre. Je sou2rais de tous les drames que je vivais, mais en plus, je sou2rais d’une douleur encore plus atroce jusque-là inconnue. Je comprends maintenant que lorsqu’elle était tyrannisée, je sou2rais en même temps qu’elle ! Je vivais tout ce qu’elle subissait dans mes cauchemars et maintenant que je réalise tout ça, je dois avouer que ce que j’ai enduré n’est rien en comparaison à ce qu’elle, elle a enduré. Je sais qu’elle a sou2ert, mais elle nous a fait trop de mal. Miguel est décédé par sa faute, son cœur n’ayant pas pu supporter tout ce qu’elle nous a fait subir, Victoire a un traumatisme crânien après qu’elle l’a %appée pour pouvoir s’en prendre à nous et elle a failli arriver à son but. Elle a failli me priver de Lui. Il est mon cœur, mon âme et c’est à cause d’elle qu’il est seul dans cette chambre d’hôpital, encore inconscient. Je la revois en face de moi, me plantant cette seri ngue dans le cou. Je revois le corps d’Hayden au sol après qu’elle a appuyé sur la gâchette pour me l’enlever. Je ne pourrai jamais oublier son sang sur mes main s, je ne
pourrai jamais oublier l’atroce sou2rance que j’ai ressentie au moment où j’ai cru le perdre. Je sais que je ne pourrais pas vivre sans lui et je ne tenterais même pas d’essayer s’il devait lui arriver malheur. J’ai déjà trop lutté et, s’il ne fait pas partie de mon avenir, je ne voudrais plus me battre et j’a2ronterai la mort qui me guette depuis ma plus tendre enfance. Mon amour, ma vie… ton âme, ton cœur dansent dans mon cœur. Tu es le sou+e qui me maintient en vie, tu es le sang qui fouette mes veines, tu es l’esprit qui euphorise le mien… Si seulement je pouvais revenir en arrière… = !uisée, je m’endors, mon journal serré dans les bras. Au réveil, je suis tellement inquiète pour Hayden q ue mon cœur est a3olé, tambourinant dans ma poitrine, faisant résonner mon pouls dans mes oreilles. Je ne peux plus attendre, j’appelle une nouvelle fois l’hôpital, et les inrmières, agacées par mes appels incessants, me passent enfin le médecin. — Comme je vous l’ai déjà dit il y a quelques heures, leurs constances sont stables. Madame Mathis n’a aucune séquelle et sortira très bientôt. Quant à Hayden, nous savons tous les deux que c’est un battant, il va s’en sortir. L’opération aura lieu dans quelques minutes, et je peux vous assurer que je ferai de mon mieux. Il fait beaucoup pour cet hôpital, c’est un homme généreux et… Je suis désolé, on m’attend. — Je comprends, je vous remercie, Docteur, soufflé-je, me laissant tomber sur le lit, rassurée par ses dires. Je voudrais tellement être à leurs côtés, mais Manon et Aaron ont besoin de moi puisque je suis la seule qu’il leur reste. Je me rends dans le salon, faisant du bruit, impatiente qu’Enrique se réveille pour que nous puissions partir rapidement leur rendre visite. L’odeur du café le sort de son sommeil. Il regarde sa montre, l’air fautif de se lever si tard. Il se lève, le corps enroulé dans le plaid qui lui servait de couverture et se faule dans la salle de bain. Aaron et Manon me font entendre qu’ils sont réveillés et je me hâte de prendre soin d’eux, les préparant pour notre départ. Nous nous rendons sur Sunny Isles Beach, dans la ré sidence privée d’Hayden, an de récupérer des affaires pour lui et les enfants. En passant devant la nursery, au rez-de-chaussée, la directrice m’interpelle, me demandant des nouvelles d’Hayden, apparemment au courant du drame de cette nuit… Mais qui ne l’est pas !! — La nourrice que monsieur Paris a engagée est prête à prendre son service. — Je vous remercie, mais je pense qu’il vaudrait mieux attendre que nous nous assurions que les jumeaux ne soient plus en danger ! — Nous sommes très professionnelles, répond-elle, v exée, pendant que mon regard se tourne vers Enrique, qui a l’air d’approuver sa proposition. — Il est vrai que ça me rendrait service, mais je n e vous les laisse que quelques heures, le temps de me rendre à l’hôpital. — Ne vous en faites pas, nous avons déjà tout ce dont nous avons besoin sur place, et nous prendrons bien soin d’eux ! — Personne ne doit les approcher, surtout pas ma sœur jumelle qui est un danger pour eux. — Je vous assure que personne à part vous ne les approchera. Même si elle essaie de me rassurer, je ne suis pas sereine, ce qui a l’air de l’agacer. J’embrasse mes neveux et leur tourne le dos, à contrecœur. Nous montons au dernier étage, et revenir sur les lieux du drame me retourne l’estomac. Je revois Hayden recevoir cette balle, tirée des mains de ma diaboli que de sœur, je revois ma meilleure amie, le crâne ensang lanté sur ce canapé blanc empli de sang … Je peine à respirer, et soutenue par Enrique, je me presse de