Never Give Up

Never Give Up

-

Livres
123 pages

Description


Après une confrontation assez houleuse avec son père, Gaby passe à la seconde phase de son plan : se montrer plus docile chaque jour pour mieux tromper son monde, mais ce qu’elle va découvrir dépasse tout ce qu’elle a pu imaginer.




Avertissement : ce roman contient des scènes de violence physique et psychologique. Il est destiné à un public adulte.

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 109
EAN13 9782374473307
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Signaler un problème
NEVER GIVE UP TOME2 - PERSEVERED
Romance
F.S. GAUTHIER
NEVER GIVE UP TOME2 - PERSEVERED
Romance
ISBN format papier 978-2-37447-331-4
ISBN numérique : 978-2-37447-330-7
Mai 2018 - Imprimé en France
© Erato–Editions - Tous droits réservés
Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur et strictement réservée à l’usage privé du client. Toute reproduction ou diffusion au profit de tiers, à titre gratuit ou onéreux, de tout ou partie de cette œuvre, est strictement interdite et constitue une contrefaçon prévue par les articles L 335-2 et suivants du Code de la Propriété intellectuelle. L’éditeur se réserve le droit de poursuivre toute atteinte à ses droits de propriété intellectuelle devant les juridictions civiles ou pénales
Ceci est une œuvre de fiction. Toute ressemblance a vec des personnes, des lieux ou des évènements existants ou ayant existé est entièrement fortuite.
AVERTISSEMENT: Ce roman contient des scènes de violences physiq ue et psychologique. Il est destiné à un public adulte.
Àmon mari et à Corinne,
Àmon éditrice et son équipe
Et à toutes mes lectrices,
Merci pour votre soutien indéfectible.
Ice
Elle m’a tiré dessus, bordel !
1
Je n’en reviens toujours pas. Gaby a dévié le canon de l’arme avant de presser la détente et la balle m’a seulement éraflé la cuisse avant d’aller faire un trou dans la cloison, certes, mais mon pantalon est fichu, maintenant !
J’étale un peu de crème sur ma cuisse, là où la bal le a laissé une brûlure lors de sa trajectoire, et je change de futal. Si Juan ne me d escend pas dans les prochaines heures pour avoir soi-disant engrossé sa fille, je jure de la tuer !
Des coups frappés à la porte m’extirpent de mes réflexions. J’attrape mon flingue, que ma jolie brune a déposé sur la table avant de prend re ses jambes à son cou, et vais ouvrir, sur mes gardes.
— Le patron veut te voir, m’annonce Paco, avant de tourner les talons.
J’expire fortement et me rends d’un pas traînant, p our ne pas dire à reculons, jusqu’à la grande maison.
— Il vous attend au salon, m’informe Carmen, d’une voix à peine audible.
Je me dirige vers la pièce, l’appréhension me nouan t les tripes. Juan est assis sur son canapé en cuir blanc, la tête renversée contre le d ossier, les paupières closes et un poignard est posé sur la table basse devant lui.
— Vous m’avez fait demander ?
Il se redresse et ouvre les yeux au son de ma voix, puis me désigne le fauteuil en face de lui.
— Assieds-toi, le Balafré.
Je m’exécute, l’air faussement détendu. Juan me jau ge de la tête aux pieds et plonge son regard impénétrable dans le mien.
— Gabriela m’a présenté des excuses et, je dois bie n l’admettre, je suis surpris que tu aies autant d’influence sur elle. Cependant, il exi ste d’autres méthodes que de se servir de son pétard pour soumettre une femme, ne gâche pa s tes balles à l’avenir, sers-toi plutôt de tes mains.
Je me doute qu’il faut un justificatif à ce coup de feu qui a dû résonner sur toute la propriété, mais là, ma jolie brune dépasse les born es !
— Sais-tu ce qui l’en coûte à la personne qui ose c ontrecarrer mes plans ?
Nous y sommes. Il va me coller un pruneau entre les deux yeux, maintenant. Je ne sais
lequel, du père ou de la fille, est le plus dangere ux.
Juan me sonde du regard, mais je reste impassible e t ne détourne pas les yeux des siens.
— Gabriela affirme qu’elle t’a fait des avances aux quelles aucun homme ne saurait résister. Je sais que les mœurs, tant européennes, qu’américaines, sont très éloignées de mes principes, alors voilà comment les choses vo nt se passer.
Je ne sais ce qu’il mijote, mais ce ne peut être qu e mauvais pour moi.
— Même si je considère Manuel comme un fils, ce qui est aussi le cas pour les autres garçons, ils ne sont pas de mon sang. Que tu sois l e père de cet enfant m’indiffère totalement, après tout, toi ou l’un d’entre eux, ce la revient au même. Gabriela refuse d’épouser Manuel. Elle prétend le considérer comme un frère, ce que je peux concevoir puisqu’ils ont partiellement grandi ensemble. Je me contrefiche que tu sois épris de ma fille ou non, par contre, elle restera vivre sous m on toit jusqu’à ce que vous soyez mariés.
Pardon ?
— Vous vous rendrez à Bogota, dès demain, pour réun ir les papiers nécessaires. Étant donné que tu es américain de naissance, tu devras p robablement y retourner d’ici quelques semaines. Alberto vous accompagnera et, un e fois que j’aurai tous vos justificatifs, je les ferai valider par un notaire de ma connaissance. Un prêtre viendra vous unir ici, sur ma propriété.
— Gaby est d’accord ?
— Elle a accepté, en preuve de bonne foi, et j’atte nds la même chose de ta part. Cela te pose un problème ?
— Non.
Je suis stupéfait. On ne s’aime pas, Gaby et moi, o n s’apprécie, beaucoup, enfin, la plupart du temps, mais de là à se marier… Et puis, elle m’a tout de même tiré dessus, il n’y a pas une heure ! Alors, pour quelle raison y c onsent-elle ? Ai-je envie de convoler ? Non.
Je suis un solitaire, tout comme ma jolie brune. Ga by et moi sommes du même bois. On ne croit pas en l’amour. Son père a fait voler e n éclat la vie d’une femme qu’il était censé chérir et s’est débarrassé de sa fille dans u n internat à l’autre bout du monde. Ma mère, qui non seulement disposait d’un amant en Fra nce, nous a abandonnés, mon frère et moi.
Gaby adorait sa mère, tout comme j’aimais mon père et mon frère, nous ne sommes donc pas incapables d’éprouver ce genre de sentimen ts. Nous refusons, autant elle que moi, de nous attacher à qui que ce soit, simple ment pour nous protéger, car, même après toutes ces années, la douleur est toujours présente. Et puis, en ce qui me concerne, j’ai un tas de problèmes à régler avec mo i-même.
Je sors de mes pensées lorsque Juan reprend la paro le et suis déconcerté par l’intense lueur de convoitise qui luit dans son regard.
— En ce qui concerne cet enfant, si Gabriela met au monde une femelle, je lui enseignerai l’obéissance, choisirai son futur époux parmi un des garçons et elle l’épousera dès sa majorité.
Quoi ?!
Il n’est pas rare dans un cercle mafieux que le patriarche case sa descendance avec
un de ses hommes, mais il parle de ce bébé comme s’ il s’agissait d’un animal, putain !
— Si c’est un mâle, tu seras incontestablement son père, mais je serai en charge de son éducation et le prendrai sous mon aile dès sa c inquième année.
Plutôt crever ! Gaby n’a pas accepté ça, tout de mê me, si ?J’ai beau avoir conscience que sa grossesse est fictive, jamais je ne confiera i mon enfant à un individu comme lui.
— C’est à mon petit-fils que je lèguerai tout ça, d it-il, désignant la propriété d’un geste ample de la main.
Je ne sais pas ce qui a poussé Gaby à déclarer une énormité pareille, mais il nous butera tous les deux dès qu’il comprendra qu’il n’y a pas de bébé en route. Juan veut cet enfant, je le vois bien, mais j’ai l’impression de faire un bon monumental dans le passé, à l’époque où le roi exigeait d’avoir un des cendant mâle.
— As-tu une objection ?
J’en ai une montagne, mais je me doute bien de la réponse que je dois lui fournir si je souhaite quitter cette pièce sur mes guiboles. Malg ré tout, je bous intérieurement et j’ai autant envie de lui coller une balle dans le buffet que de tordre le cou de sa fille.
— Aucune.
— Bien. J’imagine que ceci t’appartient, dit-il, dé signant le poignard.
Absolument pas, mais j’opine.
— Tu peux le récupérer, mais abstiens-toi dorénavan t d’armer ma fille et cesse de lui enseigner ce genre de choses.
J’acquiesce, ramasse le couteau et le glisse sous l a ceinture de mon pantalon.
— C’est tout ce dont je souhaitais m’entretenir ave c toi, tu peux disposer.
Je quitte le fauteuil et m’apprête à passer le seui l de la pièce lorsqu’il m’interpelle. Je me retourne, méfiant. Juan s’adresse à moi sans mêm e jeter un regard dans ma direction.
— Tu m’as sauvé la vie une fois, je te laisse donc la tienne aujourd’hui, mais la prochaine fois que tu entraves un de mes projets, j e te troue la peau. C’est assez clair pour toi, le Balafré ?
— Limpide.
Je sors de la maison avec soulagement, mais égaleme nt très remonté contre Gaby. Ma jolie brune semble avoir un faible pour les lames e t je commence à me poser des questions. A-t-elle eu de la chance ? Elle a agi si rapidement que je ne sais même pas d’où elle a sorti ce poignard, mais seul un entraîn ement intensif permet ce genre de prouesses.
J’extirpe le couteau de sous ma ceinture, l’examine de plus près, le soupèse. Il est assez léger et sa taille moyenne est idéale pour la main d’une femme. L’intensité de ma colère augmente d’un cran. Je suis prêt à parier me s couilles que Gaby n’en est pas à son coup d’essai.
Je doute qu’elle soit revenue pour se réconcilier a vec son père, surtout après son petit numéro, mais je ne suis sûr de rien.
Je regagne ma maison, grognant comme un ours. J’ai à peine refermé la porte que quelqu’un frappe. J’ouvre, exaspéré, et Gaby a un m ouvement de recul lorsque son regard croise le mien.
— Si tu es venue pour me transformer en passoire, je te conseille vivement de faire demi-tour ! aboyé-je.
— Je viens m’excuser, Ice.
Mes yeux glissent sur ses jambes nues. Elle s’est c hangée et porte une petite jupe évasée que je m’imagine retrousser sur son joli petit cul. Ma queue enfle, alors que des idées impures s’immiscent dans mon esprit. J’ai env ie de la baiser comme un malade, mais je suis tellement en colère contre elle que je risque de lui faire mal et ça, je ne le veux pas.
— Tu as braqué une arme sur moi. Ton père vient de m’annoncer qu’au moindre faux pas, il me bute, si Manuel ne s’en charge pas avant, et il est hors de question que je t’épouse ! Alors, tes remords, tu peux te les foutre où je pense ! hurlé-je, avant de claquer violemment la porte.
Je m’adosse contre cette dernière en fermant les ye ux. Je m’en veux de l’avoir repoussée de la sorte et son air choqué ne m’a pas échappé, mais Gaby occulte tout autour de moi, à tel point que j’en oublie souvent pourquoi je suis là.
J’ai commis un tas d’erreurs depuis que je l’ai vue dans ce bar. Coucher avec la fille du boss, c’est la peine de mort assurée. J’ai vraiment du bol d’être encore en vie. Je n’aurais jamais dû confier mon enfance à ma jolie b rune, non plus. Une chance qu’elle n’ait pas relevé que le bonhomme qui nous as maltra ités, mon frère et moi, habitait près de Marseille. Elle était sans doute trop bouleversé e par mon histoire à ce moment-là. Le pire, c’est que je ne me suis même pas rendu com pte de ma boulette immédiatement. Je ne prends conscience de tout ça q ue maintenant. J’ai un pot de cocu que la situation n’ait pas dégénérée plus que cela, mais on va finir par se faire descendre. Gaby avec sa quête de vérité et moi, par mon manque de professionnalisme.