Next Step, tome 2 : Love Road

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208 pages
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Description

Après le tournant majeur qu'a été la liste, Amélie rêvait de se retrouver et d'avancer sur sa propre route. Mais c'était sans compter sur Jeremy.


Il est beau, spontané et totalement ingérable. C'est un compétiteur né et pour lui, tout est question de victoire.


Sur une île paradisiaque, ils vont avoir six mois pour se livrer à un véritable duel.


Mais entre amitié, désir et coup-bas, qui sera prêt à tout pour gagner et mettre son adversaire en échec et mat?


Aucune règle.


Que la partie commence...

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EAN13 9791096785438
Langue Français

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Next Step, tome 2 : Love Road [Marie Luny]
© 2017, Marie Luny. © 2017, Something Else Editions . Tous droits réservés. Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelques procédés que ce soit, sans le co nsentement de l’auteur ou de ses ayants droit, est illicite et constitue une contref açon, aux termes des articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. Crédit photo : © 123rf.com Illustration : © Aurélie Poret ISBN papier : 979-10-96785-43-8 Something Else Éditions, 8 square Surcouf, 91350 Grigny E-mail : something.else.editions@gmail.com Site Internet : www.something-else-editions.com Cet ouvrage est une fiction. Toute ressemblance ave c des personnes ou des institutions existantes ou ayant existé serait tota lement fortuite. À tous ceux qui ont un jour cru en l’homme idéal La perfection n’existe pas. Savoir apprécier les imperfections là est le vérita ble pouvoir de l’amour. Marie Luny
Playlist Le chatde Pow Pow Jouer le jeude The Pirouette Je te détestede Vianney Mon cœur, mon amourde Anaïs Chacun sa routede Tonton David Pas d’ami comme toide Stéphen Eitcher Freshde Cool And The Gang Sans Contrefaçonde Mylène Farmer C’est l’amour à la plagede Niagara Joue pasde François Felman À cause de toide Léa Castel Game Overde Vitaa et Maître Gims Elle ade Keen V
Prologue Quelques années plus tôt Amélie Je le regarde, médusée, stupéfaite et totalement im puissante. Je sais que je ne réagis pas comme je le devrais. Ma bouche n’aurait pas dû s’ouvrir et rester dans cette position, mais plutôt prononcer un simple mot. Un m ot que je prononce très souvent au quotidien, alors pourquoi là, je n’y arrive pas ? M ince, qu’est-ce qu'il m’arrive pour que je ne puisse plus bouger et que je me sente à ce po int démunie ? Jamais je n’ai ressenti cela, jamais je n’ai eu peur à ce point et pourtant Dieu sait que j’ai eu peur à cause de la liste et de ses actions. C’est différen t, j’avais peur oui, mais je n’étais pas paralysée alors que là, face à lui, je ne souhaite qu’une chose : m’enfuir en courant. Ce n’est juste, ni pour lui, ni pour moi, ni pour nous . Je devrais pouvoir dire quelque chose. Je dois dire quelque chose ! Même après toutes ces années, il me contemple avec le regard rempli d’amour, de tendresse, de complicité et je ne sais pas si le mien lui renvoie la même chose. Est-ce que mes yeux dégagent comme les siens tous ces sentiments que partage un couple ? Pourquoi je me s ens vide alors que je devrais me sentir remplie d’une joie immense ? Pourquoi la pan ique me gagne au point de m’empêcher de respirer ? Pourquoi, assise à la tabl e de ma salle à manger, j’ai envie de la renverser, de tout casser et de crier ou pleu rer ? Pourquoi, au lieu d’avoir les joues baignées de larmes, j’ai la gorge sèche et pe ine à avaler ma salive ? Il me regarde toujours, un genou posé à terre face à moi, avec dans sa main un écrin qui révèle une bague magnifique, promesse d’u ne vie chargée d’amour. Ses yeux sont le reflet de son âme, tout ce qu’il éprouve s’ en dégage mais je me sens misérable à cet instant. Alors qu’il prononce la phrase que j ’aurais dû être plus que ravie d’entendre, je me sens juste prise au piège avec l’ impression de suffoquer. Mes oreilles bourdonnent, mon cœur martèle ma cage thoracique et mes yeux alternent entre les siens et la bague. Pierre, à genoux devant moi, ne se doute absolument pas de mon combat intérieur. Que dois-je faire ? Normalement j e devrais dire « oui », je le sais, mais le veux-je vraiment ? Est-ce la vie que je sou haite et que j’espère pour moi ? Pourtant, tout est parfait, il est parfait ! Pierre est stable, responsable, beau, intelligent et il m’aime, alors pourquoi l’idée de lui répondre « oui » à sa question me remplit d’effroi. Mince, cela fait cinq ans qu’on sort ense mble, on vit même sous le même toit alors le mariage, les enfants, c’est la suite logiq ue… non ? Je devrais sauter au plafond à l’idée de vivre tout ça avec lui, mais la réalité est tout autre, plus cruelle, plus triste. À ce moment- là, face à lui, je me rends compte que je ne peux pas dire « oui », que je ne veux pas lui dire « oui ». J’ai l’impression de prendre pleinement conscience de quelque chose mais de ne pas en saisir le sens. Je ne sais pas véritablement ce que je veux, en revanc he, je sais ce que je ne veux pas. Et me marier en fait partie. Je suis anéantie et me sens horrible à l’idée de lu i arracher le cœur. Il ne le mérite pas mais je ne peux pas faire autrement. Ma réactio n en est la preuve, je ne l’aime pas comme je devrais l’aimer, que je sois prête ou non à me marier, je ne me vois pas faire cela avec lui et lorsque je laisse ma bouche pronon cer le mot fatidique, je sais que cinq années de ma vie viennent d’être réduites en fumée. Purée, cinq ans ce n’est pas rien quand même !!! Mon « Non»erre claque comme un fouet dans le silence du salon. Pi accuse le coup et se relève avec toute la dignité p ossible. Il se passe la main dans ses cheveux bouclés, me fixe avec surprise et tristesse avant de me dire : –– Je m’attendais pas à ça, Amélie ! Je pensais que c’est ce que tu souhaitais. Je t’aime et je veux passer ma vie à tes côtés, je veu x construire quelque chose de solide. Je veux que tu sois ma femme et que tu portes nos e nfants. Ma vie… je ne la vois pas
sans toi auprès de moi… Il garde contenance tandis que ses yeux me supplien t de lui accorder ce qu’il veut, de lui promettre que je serai toujours là. Que je s ouhaite partager ma vie avec lui et que je lui offre mon corps, mon cœur mais surtout mon â me. Mon Dieu… mais non… je ne peux pas faire ça ! Je n’en suis pas capable, pour lui, pour moi, je ne dois pas faire cela ! Il faut que je le libère et si je dois le dé truire pour lui permettre d’avancer et d’acquérir ce qu’il mérite, soit, je vais le faire. C’est la chose la plus dure que je n’ai jamais eu à réaliser, la plus atroce, mais je n’ai pas le choix. Je me saisis d’une de ses mains, je respire un bon coup pour me donner du cou rage et je le fixe dans les yeux pour lui prouver ma détermination. Ma bouche s’ouvr e et j’ai l’impression de cracher du venin qui va se répandre autour de lui, en lui pour le consumer et le dévorer au-delà de l’imaginable. –– Pierre, je suis désolée mais je ne peux pas ! Je peux pas dire oui, ni pour le mariage, ni pour le reste. Je…. je suis pas sûre d’ être prête pour tout ça ! Tu mérites mieux que mes doutes, je ne peux pas te dire oui pa rce que je ne suis pas sûre de t’aimer comme je le devrais. Je ne suis pas sûre d’ être la femme qu’il te faut. Pardonne-moi, je suis désolée… mais non, je peux pas, Pierre ! Je ne peux pas te faire ça, je peux pas me lier à toi pour toujours alors que je n e saisis même pas le sens du mot aimer. Je sais que je tiens à toi, tu es mon premie r, ma première fois, mon premier tout mais je ne suis pas sûre de vouloir que tu sois mon dernier. Je te demande pardon ! Pardon d’avoir mis autant de temps à comprendre, pa rdon de te briser le cœur, pardon de gâcher ce qu’on a construit pendant cinq ans mai s…. –– Va-t-en !!! –– Pierre… –– Non, Amélie ! C’est très clair ! Tu m’aimes pas , en tout cas pas assez pour passer ta vie avec moi. J’aurais juste voulu que tu me le dises avant que je me ridiculise devant toi avec ma demande en mariage. –– Non t’étais pas ridicule, t’étais parfait ! Tu e s parfait ! C’est pas toi, c’est moi…. –– Ouais, ouais, bien sûr ! Sors-moi le refrain "c’ est pas toi, c’est moi" ! Arrête, Amélie, c’est bon là !!! –– Pierre… –– Arrête je te dis !!! Je vais aller faire un tour, quand je reviens, je veux que tu sois partie ! Prenant son manteau, son portefeuille et son portab le, il se dirige vers la porte alors que je suis toujours assise sur ma chaise. Un e fois arrivé à celle-ci, il tourne sa tête vers moi et me lance d’un ton empli de tristes se et de rancœur : –– Si je ne suis pas celui qu’il te faut, je ne sai s pas qui pourra te rendre heureuse et mériter ton cœur, Amélie ! Puis, il claque la porte tandis que sa phrase réson ne encore en moi comme un écho ! Si lui ne le mérite pas, alors qui ? Je mets une heure à faire mes valises, pendant ce t emps j’appelle Ana pour lui raconter et elle me dit tout de suite de venir m’in staller chez elle. Avant de partir, j’écris le simple mot « pardon » sur un bout de papier que je pose à côté de la bague. Cela n’arrangera rien, mais j’espère qu’il lui permettra d’avancer, puis je ferme la porte à clef et ce simple geste me fait prendre conscience que j e viens de tourner la page sur cinq ans de ma vie. Je ne pleure pas en quittant l’immeu ble, je ne pleure pas en mettant ma valise dans ma voiture, je ne pleure pas sur le tra jet, ce n’est qu’une fois dans les bras de ma meilleure amie que je m’autorise à craquer. L es larmes coulent sur mes joues et je sais qu’il n’y a plus qu’elle et moi maintenant… comme avant.
Chapitre 1 Leprésent, dans l’avion Amélie Jeon siège. Je devrais êtreslalome entre les autres passagers pour atteindre m contente de prendre place dans celui-ci mais cela n ’est pas le cas, enfin pas totalement. Je suis bien entendue heureuse de décol ler et de m’envoler vers de nouveaux horizons mais voilà, je n’avais pas prévu de devoir me coltiner Jérémy. Non, lui, je pensais le laisser derrière moi, tout comme le reste de ma vie, de mes affaires et de la liste. Cette liste d’action qui m’a indéniabl ement changée de bien des manières. Avant, ma meilleure amie Anaïs et moi-même étions d es jeunes femmes calmes et sans histoires, amies depuis le collège, nous nous étions toujours tenues à l’écart des problèmes, des délires, mais ça, c’était avant. Ava nt que j'aie l’idée de cette liste, avant la rencontre avec ces deux frères, avant que toute cette histoire échappe à notre contrôle. Parce que clairement, maintenant, ce n’es t plus le cas. Non, elle et moi ne sommes définitivement plus coincées. Nous sommes de s tarées qui ont sauté dans le vide en parachute, nous sommes des folles qui ont a ppris à faire une lap-dance. Enfin, nous sommes justes nous avec une légère amélioratio n du comportement et du langage (même si pour ce point, je ne suis pas sûre que cela soit une bonne chose). Si Ana a accepté ce changement et l’assume à cent pour cent, ce n’est pas mon cas. Je ne suis satisfaite que partiellement. J’aime qui je suis mais pour tout le reste, je ne suis plus sûre de moi, de ce que je dois faire dans la v ie, de ce que je dois vivre et ressentir. Plus je cochais d’actions, plus je me rendais compt e que je n’étais pas heureuse, que mon boulot pour ce patron tyrannique ne me plaisait pas et que j’avais besoin de plus. Si cette liste a opéré un changement en moi, c’est bien celui-là, j’ai pris le goût du risque. J’ai pris goût à l’aventure, à ce sentiment de puissance qui en découle, à la liberté de vivre sans avoir peur. Ce boulot sur une île des Baléares, c’est mon chemi n, ma quête, ma liberté, enfin... c’est ce que j’envisageais à la base. Je ne pensais pas que je devrais le partager avec quelqu’un d’autre et surtout pas lui. Jamais, ô gra nd jamais, je n’aurais pensé que Jerem s’incrusterait dans mon chemin mais voilà, po urtant il l’a fait, il a osé me voler mon moment. J’en rêvais tellement ! Je me voyais m’ amuser, bosser au soleil, faire des rencontres et pourquoi pas tomber amoureuse et coch er ma dernière action alors que là, dire que la pilule a du mal à passer est un eup hémisme, j’ai l’impression d’avaler du verre pilé. Mais pourquoi il a fait ça ? Sérieux, i l ne pouvait pas trouver son propre chemin ? Non, il fallait qu’il vienne me faire chie r dans le mien. Pourtant, cela n’a pas toujours été comme ça entre nous. Au début, il étai t sympa, enfin il l’est toujours, mais là n’est pas la question. Jérémy est un mec super g entil et très très canon comme son frère Alex, mais d’une manière différente. Alors qu ’Alex est calme et posé, Jérémy lui est survolté et loufoque. C’est un queutard de prem ier niveau, perpétuellement en chasse et bien souvent il touche à tous les coups. Je ne sais pas comment il fait, mais il arrive toujours à embobiner les filles pour qu’e lles viennent dans son lit. C’est sûrement sa bouche de clown et ce qu’il sait faire avec, qui plaît plus que ce qu’il en sort. C’est forcément ça, en tout cas moi, c’est ça qui m’a fait basculer vers le côté obscur. Oui c’est ça, le côté sombre, la limite que je n’aurais jamais dû franchir, jamais ! Je ne suis pas aveugle, ce mec est canon et a un se x-appeal de dingue mais merde, c’est Jérémy !!! Mes lèvres n’auraient jamai s dû rencontrer les siennes. Sa langue n’aurait pas dû s’enrouler autour de la mien ne si délicieusement. Ses mains n’auraient pas dû me réchauffer et son souffle n’au rait certainement pas dû m’insuffler de la vie et pourtant malheureusement pour moi, c’e st ce qu’il s’est passé quand il m’a embrassée quelques mois plus tôt. Depuis, je lutte de toutes mes forces pour ne plus
jamais, jamais franchir cette limite. Ce mec est co mme la pomme dans le jardin d’Éden, il est super beau et appétissant mais totalement po urri à l’intérieur. Alors, pour contrer les effets que sa bouche de clown a sur moi, je sor s les crocs et le mords en premier. Je ne sais pas si c’est une bonne attitude, ou si c ’est une manière d’évacuer la colère qu’il m’inspire mais c’est efficace, enfin pour l’i nstant. Je croise les doigts pour que ça le reste et que ce s six prochains mois ne tournent pas en une incarcération pour meurtre avec prémédit ation. Comment vais-je faire ? Je vais devoir supporter son attitude désinvolte, son éternel clin d’œil, sa manière de sourire, de rire et je vais devoir supporter d’assi ster à son manège de séduction ! Super, enfin le calvaire quoi !!! Putain, il fait c hier quand même ! Il ne pouvait pas rester à Clermont, loin de moi ! Pfff Ana a sûrement dû me refiler une partie de sa poisse et doit bien se marrer en pensant à nous deux, coincés sur une île. Après avoir joué des coudes pour atteindre mon sièg e côté hublot, je m'écroule lourdement dessus avant de fermer les yeux et de pr endre une grande bouffée d’air dans l’espoir de me calmer. Quand mon cœur retrouve un rythme normal, je les rouvre et remarque que la place à côté de moi est occupée. Un mec d’une trentaine d’années, avec des cheveux courts bruns, une belle bouche fin e, des yeux bleu foncé comme la nuit et habillé d'un costume-cravate, me fixe avec attention. Il est beau dans le style homme d’affaires que j’affectionne tant. Voilà un h omme qui sait s’habiller, contrairement à Jérémy qui lui ne porte que des tee -shirts de gamins. Je le vois m’observer à la dérobée et je lui souris poliment. Il est plutôt mignon et la perspective de passer le temps du voyage à ses côtés ne me dépl aît aucunement. Alors que je suis prête à ouvrir la bouche pour le saluer, je vois le sourire de clown fendre la foule à la recherche de sa place. Il scrute tout le monde et l orsqu’il m’aperçoit, il m’adresse un sourire mesquin tandis que ma mâchoire se serre san s que je n’y puisse rien. Une fois devant notre rangée, il m’adresse son éternel clin d’œil avant de fixer le mec assis à mes côtés avec un grand rictus. Qu’a-t-il encore en tête celui-là ? Il se penche légèrement et parle de manière discrète : –– Salut mec, désolé de t’importuner mais je voulai s te prévenir que la belle demoiselle qui est assise à côté de toi, est ma sœu r et qu’elle… comment dire… qu’elle souffre de problèmes gastriques. C’est plutôt moche , si tu veux mon avis et franchement l’odeur est horrible. Entre les vomisse ments et le reste, je te passe les détails, c’est un cauchemar de voyager avec elle. S i tu veux, on échange nos places, moi je suis placé là-bas à côté des hôtesses de l’a ir. C’est mon rôle de grand-frère de supporter son odeur mais toi, tu peux y échapper si tu veux. T’en dis quoi ? J’ai la bouche ouverte et le visage en feu. Je suis stupéfaite de son naturel à dire des choses horribles sur moi. Mon Dieu, mais quelle honte monumentale il vient de me foutre, là ! C’est la première fois de ma vie que j e me sens aussi ridicule et j’ai envie de le frapper pour effacer son sourire idiot. Mais il ne va pas bien, ce mec ! Ce n’est pas possible ! Avec une moue dégoûtée, l’homme regarde Jérémy puis moi et je ne sais même pas quoi dire pour me défendre et tenter de sa uver la face. –– Ouais, pas de soucis. Je te la laisse, bon coura ge avec ta sœur ! –– Merci mec, c’est sympa de ta part. Ledit mec se lève et s’en va ailleurs alors que Jér émy s’assoit confortablement dans le siège à mes côtés. La colère circule dans m es veines, se mélange à mon sang et je sens battre mon cœur dans mon cou. Je ne resp ire même plus, je me contente de le fixer durement avec la bouche ouverte. Il tourne son visage vers moi, tout content, fier de lui. –– Ah on va bien se marrer…. Il n’a pas le temps de finir sa phrase que je me je tte sur lui pour le frapper. Je lui adresse une gifle et mes poings martèlent ses bras et son torse. Ses mains me saisissent par les épaules pour me repousser et lor sque mes yeux rencontrent les siens d’un noir profond, ils me lancent des éclairs et sa bouche de clown s’ouvre sur un
ton de voix surpris et légèrement plus rauque : –– Putain mais ça va pas ? Tu te calmes oui !!! Je repousse d’un geste de la main les cheveux qui c ollent à mon front. J’ai chaud, je transpire et mon cœur bat à une vitesse de dingu e dans ma poitrine. Merde, je ne suis pas une fille violente normalement, mais avec lui, je ne sais pas, c’est plus fort que moi. Et puis, j’ai une bonne raison quand même, il vient de me ridiculiser en racontant à ce mec, que j’ai des problèmes gastriques. Quand je suis suffisamment calmée pour que ma voix ne tremble pas, je le regarde le plus m échamment possible avant de lui lancer : –– Tu te fous de moi ? T’as vu ce que t’as dit à ce type ? Mais ça va pas ! C’est quoi ton problème ? Pourquoi tu lui as dit que je g erbais et pétais partout ? Tu m’as tapé la honte de ma vie, Jérémy !!! –– Oh c’est bon, c’est rien. –– Non ! C’est pas rien ! Pourquoi t’as fait ça ? Il était canon en plus. –– J’allais pas te laisser passer tout le voyage à côté d’un mec que tu connais pas. –– Ouais super ! En plus, t’as dit que j’étais ta p etite sœur, c’est pas pour te vexer mais tu fais plus jeune que moi. C’est pas crédible ! –– Mais non, il n’y a vu que du feu ! Et puis, j’al lais pas dire que t’étais ma copine, je suis peut-être courageux mais je suis pas taré c omme toi. Je sors pas avec une fille qui chie partout. –– T’es con ou tu le fais exprès ? Je suis pas ta c opine et je n’ai aucun trouble intestinal ! –– Mais oui, mais oui. C’est pas grave, t’inquiète pas… –– Mais… –– C’est rien, je m’en fous que tu sois malade et p uis, on va passer les six prochains mois ensemble alors autant tout partager, non ? –– Non, je suis pas d’accord ! On va peut-être boss er ensemble mais c’est tout. Tu fais ta vie de ton côté et moi la mienne. J’ai des projets et je ne veux pas que tu les gâches. –– Ah ouais ? Mais qu’est-ce qui te fais dire que j e vais les gâcher ? –– Rien, je le sais, c’est tout ! –– Oh allez, détends-toi ! Tu vas voir on va se marrer ! –– Pourquoi tu pars, Jerem ? Me dis pas que c’est p our coucher avec plein de filles, t’as tout un répertoire ici ! –– C’est vrai mais c’est bien de voyager et de déco uvrir d’autres choses. Alex sort avec Ana et parti comme c’est parti, c’est fait pou r durer. Arthur est souvent avec Lionel, moi j’ai fini mes études, mes potes de fac sont tous partis vivre dans des villes différentes et votre liste est finie. On n'a plus d ’actions à réaliser alors je me suis dit que ça serait marrant de venir avec toi . On se tiendra compagnie comme ça. Le ton de sa voix me prouve qu’il est sérieux. Peut -être que lui aussi est à la recherche de quelque chose ? Peut-être que partager mon chemin avec lui, lui sera bénéfique ? –– OK ! –– C’est tout ? –– Quoi ? Comment ça ? Qu’est-ce que tu veux que je te dise ? –– Non rien, je sais pas, je pensais que tu péterai s un câble. –– T’es assez grand pour savoir ce que tu as à fair e. (La voix de l’hôtesse de l’air emplit l’avion et toutes les conversations se taise nt. Me penchant un peu plus près de Jérémy, je lui murmure fermement) Par contre si tu me refous la honte comme ça, je t’émascule à coup de talons aiguilles !!! Il me sourit avec des yeux pétillant de malice avan t de me répondre et je sais que je viens de signer mon arrêt de mort ou le sien ave c ma menace. –– J’ai hâte !!! Si c’est un défi, je le relève !!!
–– J’espère que t’as prévu une coquille…. –– Et toi, pas mal de paires de talons et une bonne dose d’humour parce que je ne perds jamais. –– C’est ce qu’on verra ! –– Oh mais c’est tout vu ! Crois-moi, Amé, t’es pas de taille face à moi…. Alors que je suis prête à lui répondre, l’appareil se met en mouvement et glisse sur la piste pour prendre son envol, me stoppant net da ns ma repartie. Jérémy me fixe avec un regard malicieux, ses yeux noirs brillent c omme des soucoupes et expriment une pure joie. Il peut l’être, je sais que je ne su is pas de taille face à lui mais je vais tout faire pour le devenir. Qui vivra, verra, comme on d it… Jérémy Amélie me regarde attentivement avec une lueur part iculière dans les yeux. Je sais que son cerveau tourne à plein régime et qu’elle ch erche une bonne répartie. Mais l’avion prend son envol et la stoppe. J’adore la pe rceptive de passer les six prochains mois au soleil sur une île. J’étais sérieux quand j ’ai dit à Amé que je voulais voir autre chose, mais ça va bien au-delà de ça, j’en ai besoi n ! Je le ressens dans mes tripes, au plus profond de moi, j’aime trop l’aventure et l’ad rénaline, je suis comme un putain de drogué. Je ne me voyais pas rester à Clermont avec mon frère et les autres, trouver un job et me lever tous les matins avec la même routin e. Je crois que je ne suis pas fait pour ça. La vie, les relations à long terme, les re sponsabilités, la maison, la femme, les deux gosses et demi et le chien, ce n’est pas fait pour moi. Putain non, rien que d’y penser j’en ai la gerbe. Mon frère l’a trouvé lui, son idéal, sa raison de se lever le matin, même si je ne sais pas comment il fait pour sortir de son lit alors qu’il a un canon comme Ana à ses côtés. Cette fille est super, dès l e début j’ai compris qu’Alex était à fond sur elle mais mon frère n’est pas du genre à s ’ouvrir facilement et ils ont mis du temps à se rendre compte qu’ils étaient faits l’un pour l’autre. C’était marrant de les voir se tourner autour, de voir Ana prendre confiance en elle et surtout, c’était cette liste qui était dingue. Quand j’ai rencontré ces deux tarées, je n’imaginais pas qu’elles avaient pondu une idée comme ça. Non sérieux en les voyants , j’avais l’impression de voir des petits chatons tout mignons et je m’étais francheme nt demandé comment des filles aussi canons, pouvaient avoir un énorme balai dans le cul. C’est dingue ce qu’elles étaient coincées mais au fur et à mesure que je les découvrais et qu’elles cochaient des actions, elles se sont transformées en putains de tigresses. Enfin, la pire c’est Amélie. Elle, du jour au lendemain, j’ai vu des gri ffes sortir de ses doigts genre à la Wolverine et s’en servir pour me frapper. Parce que cette fille passe son temps à me frapper et comment dire… j’adore ça ! Je ne suis pa s du genre soumis, qui aime se faire fouetter - même si je ne suis pas contre l’id ée d’attacher, mordre, donner des fessées en levrette - mais bordel, elle, j’adore qu and elle essaye, ça me fait triper et m’excite toujours. Ouais, je sais je ne devrais pas ! Ce n’est pas bien de fantasmer sur elle, d’autant plus que c’est la meilleure amie d’A na, mais Amélie a un corps de rêve, des courbes à faire damner un saint et je sais de q uoi je parle, puisque je les ai eues sous le nez pendant une lap-dance qui m’a foutu une trique de fou. Ce n’était rien pourtant et pas la première fois qu’on m’en faisait une mais quand elle m’a fixé avec ses yeux verts brillant de dout et que ses mains on t commencé à ôter ses fringues, j’en ai perdu ma langue, ce qui est rare chez moi. Je su is plutôt du genre à dire tout ce que je pense même si cela ne doit pas plaire et je m’en fous complètement. Elle s’est assise sur moi et là, j’ai senti son souffle sur mo n visage. Instinctivement, j’ai pris ses fesses dans mes mains et elles collaient parfaiteme nt. Son corps est magnifique, avec des seins énormes, un cul bien ferme, une bouche se xy, des yeux d’un vert émeraude envoûtant et des cheveux de feu. Cette fille est un avion de chasse et si la situation