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Not Married

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Description



  • Shampoing dépilatoire √

  • Bolognaise au Frolic √

  • Super glue √

  • Oréo au Colgate √




La guerre est déclarée.


Un désaccord sur le mariage et tout part en vrille.



Juliana et Bastien vont se livrer une lutte sans merci dans laquelle tous les coups sont permis.

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 8
EAN13 9782379600579
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0037€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Mélanie Baranger Fanny Damiens
©Mélanie Baranger, Fanny Damiens & Livresque éditions, pour la présente édition – 2019 ©Thibault Benett, Designer graphistepour la couverture ©Sophie Eloy, pour la correction ©Marina Fagino,Suivi éditorial & Mise en page
ISBN : 978-2-37960-057-9
Tous droits réservés pour tous pays
Conformément au Code de la Propriété Intellectuelle, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage, et ce, par quelque moyen que ce soit, sans l’autorisation préalable de l’éditeur et de l’auteur.
Quand votre vie défilera devant vos yeux, assurez-vous d’y voir de belles choses.
Prologue
Un camion, une voiture rouge. Ce qui fut un jour un corbeau. Une voiture grise, puis une bleue. Un arbre. Une belle brochette d’éoliennes posées là, au milieu d’un champ. Bande blanche, pas de bande, bande blanche, pas de bande. C’est dingue tout ce qu’on peut regarder lorsqu’on est en voiture, en route vers le paradis, dans notre tenue la plus soft : jeans, baskets, t-shirt à l’ef figie d’une souris célèbre qui parle ! Quoi, vous ne devinez pas ? Minnie, ça ne vous dit rien ? C’est une idée de mon amoureux… D’ailleurs, c’est l’élu de mon cœur qui conduit. Prudent, concentré, consciencieux. Le stress monte, on se sent comme une enfant, excit ée à l’idée de se rendre dans ce royaume des merveilles… Ma surprise ! Je l’ai découverte un beau matin sur mon plateau de petit-déjeuner. Dans une belle enveloppe, accompagnée d’une rose… Nous sommes censés nous rendre à Disneyland ! Le parc d’attractions célébrissime que je rêve de redécouvrir. Je trépigne d’impatience, mais je reste calme, en regardant tout ce qu’il se passe sous mes yeux, sans vraiment y prêter attention, afin de ne pas to ut gâcher. L’angoisse me rend muette et du coup j’essaie de penser à autre chose de différentes façons. « Hey soul sister » à la radio. L’homme tient son volant tellement fort qu’on croit qu’il va le briser en tout petits copeaux. On s’imagine déjà en train de fabriquer un volant de fortune avec un vieux cintre qui traînait au bord de la route… Ouais, enfin bon, tout le monde ne pense pas comme moi, c’est vrai, et heureusement ! Oooh ! Et maintenant une route entourée par les bois, je déteste ça. J’ai toujours peur de croiser un pauvre animal suicidaire, comme le lapin, il est le champion dans ce domaine. On ne le voit jamais débarquer d’un petit fourré et se jeter sous les ro ues, pour vite en finir avec sa petite vie pourrie de rongeur solitaire. Bah non ! Il se planque et attend le bon moment, et parfois, les moins résolus tentent de faire demi-tour, mais… Trop tard, mon gars ! Fallait pas sortir de ta cachette ! Bah, qu’est-ce que je disais ? Encore un vieux rest e d’un des représentants de l’espèce la plus suicidaire au monde sur le bord de la route, et… Mais, c’est… Un cerf là-bas ? OK ! Arrêt sur image. Quelle malpolie je fais ! Oui, tu peux le dire, je ne t’en voudrais pas. Je ne me suis même pas présentée. Je me nomme Juliana, mais tout le monde m’appelle Jul’. Attention pas Jul’ genre Jules, non, plutôt comme Djoul, tu vois ça fait tout de su ite la différence. Plus classe, plus exotique, plus moi quoi. J’ai vingt-sept ans et gagne ma vie en tant que femme à barbe. Non, je rigole, ne panique pas ! En fait, je suis vendeuse en librairie. Tu vois, c’est banal comme métier, mais les livres c’est ma passion. À la maison, on ne voit presque plus le papier peint tellement je les accumule. Un mètre soixante-sept, des cheveux qui changent sans cesse de couleur et qui ne connaissent que très rarement le peigne. Et pourtant, ils m’arrivent à la moitié du dos. Les chignons à la va-vite, c’est parfait quand on est douillette du cuir chevelu. Alors, peignée ou pas, qui verra la différence ? Je me classe entre Jojo le squelette de mon cours de physique au collège et une baleine à bosse, en ce qui concerne ma silhouette. J’ai des bras et des mollets de fillette et les fesses de Kim Kardashian, ajoutez à cela un bon bonnet D et vous avez presque mon portrait craché sous le nez. En bref, c’est sûr, moi, on m’a fait un peu à la va-comme-je-te-pousse. Un peu gonflé ici, un peu rachitique là, mélangez tout ça et vous aurez quoi ? Bibidiba bidibou ! Et lui, à côté, qui est aussi tendu qu’un string brésilien taille S sur une femme taille L, c’est Bastien. Mon homme, mon p’tit loup, ma craquotte, mon tout quoi. Vingt-neuf ans au compteur et pas encore
un seul cheveu blanc. Un corps pas trop mou et pas trop musclé, brun aux yeux marron. Un tantinet bigleux, du coup il porte une paire de lunettes qui le rend trop sexy. Une petite barbe de trois jours qui lui ajoute un petit côté bad boy, et voilà à peu près à quoi ressemble l’homme de mes rêves et de ma vie. Il est mécanicien, et du coup, son seul défaut physique, ce sont ses mains. Ah, lui, quand il te caresse, tu as l’impression qu’il te fait un gommage gratuit ! Ensemble, nous avons trois bébés. Deux garçons. Un de quatre ans, les yeux jaunes, la queue rouge et la langue bien pendue. Et un autre de trois ans, co urt sur pattes, blanc aux taches marron et à la voix très portante. Un perroquet du Gabon et un chien de la race diabolique des Jack Russell. Et une fille, Éden. Nos trois amours, je vous en reparlerai plus tard. Je qualifierai notre couple d’atypique et très complice. Déjà huit ans d’amour passionnel, de disputes et de bagarres. On adore se chamailler, se bagarrer dans le lit pour en ressortir puants et collants, mais surtout vides de tout l’énervement emmagasiné depuis des semaines. Entre nous, c’est un peu l’amour vache. On se lance des piques à tout-va, et pourtant, on s’aime vraiment plus que tout. Mais on est comme ça, aussi indépendants que dépendants. En fai t, on est un peu comme deux vieux potes qui couchent ensemble. Légèrement cinglés sur les bords, et même au milieu d’ailleurs. Bah, se faire la guerre juste pour un mariage, on ne voit pas ça partout quand même, faut le dire…
Un an plus tôt… 12 Février 2015
Chapitre 01 Juliana
Enfin terminé. Emménager, c’est toute une épreuve quand même. Et pourtant, on a déménagé à trois cents mètres de notre ancien appartement. Enfin, ça n’empêche pas qu’il faut tout emballer, tout protéger et surtout bien ranger, sinon on passe, comme moi, trois mois à tout mettre en place dans notre nouveau nid douillet. Par fainéantise, j’avais tout jeté au fur et à mesure dans des cartons, sans vraiment prendre garde à noter sur les boîtes ou trier ce qu’elles contenaient. Du coup, au moment de tout installer, j’ai dû tout ouvrir et tout fouille r pour trouver une casserole et des fourchettes. Et , tadam ! Ça y est ! Plus aucun carton ne reste à déballer, tout a trouvé sa place. Je suis affalée dans le canapé avec le dernier roman de mon auteur préféré dans les mains et ma tasse de thé à la pêche, posée en équilibre sur ma cuisse, quand Bastien rentre du travail. Qu’est-ce qu’il est sexy avec sa trace de cambouis sur la joue, son pantalon tout usé aux genoux et surtout son odeur musquée : un mélange de déodorant, de transpiration et de carburant. — Salut beauté, tu as passé une bonne journée ? me dit-il, en venant me déposer un rapide baiser sur le front. — Salut beau gosse, j’ai enfin fini de tout ranger. La poubelle est remplie de nos cartons. Et, d’ailleurs, j’ai une bien triste nouvelle à t’annoncer. — Ne me dis pas que la voisine est morte ! Sa maiso n a une pièce de plus, je serais vraiment dégoûté d’avoir loupé le bail parce qu’elle a attendu qu’on ait fini de s’installer pour passer l’arme à gauche. — Non, rien d’aussi désastreux, ne t’inquiète pas. Non en fait, un de tes DVD collector des Simpsons a un peu subi, la jaquette est tout arrachée. Je te laisse le soin de tenter de la réparer, bien sûr, je ne voudrais pas l’abîmer davantage. — Quoi ?! Mais je les avais emballés dans du papier bulle et dans des pochettes krafts pour être sûr qu’ils s’en sortent indemnes ! Je suis sûr que tu l’as fait exprès ! me siffle-t-il, avant de partir en trombe vers la grosse bibliothèque où il a décidé d’y entreposer sa collection. Voilà comment énerver Bastien, ce n’est pas plus co mpliqué que ça. Bien sûr, son satané DVD n’a rien du tout, je n’ai pas envie d’y laisser ma vie. Mais ça, il ne le saura que dans quelques minutes, la pression redescendra et il viendra me chercher des poux avant de m’emmener sous la douche avec lui. Hé ouais ! Y’en a dans ma petite caboche ! Rien de tel qu’une bonne partie de jambes en l’air pour me remettre d’aplomb après la journée que je viens de passer. — Tu n’es qu’une vilaine menteuse ! Tu vas devoir payer pour ton affront, me menace-t-il en me pointant de son index noirci de poussière et de graisse. — Oh oui, grand fou, punis-moi, je suis vraiment vilaine, répliqué-je, en tendant mes poignets. Alors qu’il me passe des menottes invisibles, les mains dans le dos, les siennes prennent possession de mes fesses. Son sourire se fait taquin et son regard lubrique me promet une punition à la hauteur de mes espérances. — Tu viens avec moi sous la douche, je vais t’apprendre à me faire peur. Mon sourire vainqueur lui révèle la supercherie et je m’empresse de filer dans la salle de bains.
— Tu avais tout prévu, avoue, réplique-t-il, en m’a ssénant une petite fessée, pendant que je m’acharne à délacer mes chaussures. — Je l’avoue, ce n’est pas de ma faute si tu me mets en transe dès que je pose les yeux sur toi, lui susurré-je, en me frottant à lui. Me devançant sous le jet d’eau, il referme les portes à peine rentrée dans la cabine. Sa bouche se fait vorace sur ma peau et ses mains se promènent en quête du moindre centimètre à toucher, à palper, à caresser. Déjà huit ans que l’on est ensemble, Bastien et moi , et pourtant, je ne me lasse pas de le regarder. Même en cet instant, mes yeux restent braqués sur lui, sa beauté, sa perfection. Souvent, je me demande pourquoi un mec pareil est avec moi, l’amphore romaine taillée à la hache. Et chaque jour, je remercie le destin de l’avoir placé sur ma route, surtout qu and – oh oui– je le sens au plus profond de moi… Je ne réponds plus de rien. Après cette douche, aussi harassante que revigorante, je file à la cuisine préparer le dîner. Au menu pour monsieur, pâtes à la carbonara, son plat préféré. Il l’aime tellement qu’il a réussi à m’en dégoû ter à vie. Du coup, je me prépare rapidement une petite poêlée de légumes. Nous dînons tranquillement, assis sur le canapé, penchés en avant, le dos à moi tié plié en deux pour prendre le repas sur la table basse du salon. Les chaises de la salle à manger, que nous avons commandées, ne sont pas encore arrivées. Alors, c’est un peu à la bonne franquette pour l’instant. — Un petit film ou alors tu essaies de prendre ta revanche sur la console ? me demande Bastien, le sourire en coin. — Va pour laXbox, tu vas prendre ta raclée, mon p’tit père, lui assuré-je, plus fière que douée pour les jeux vidéo. Pendant qu’il allume et insèreCall Of Duty, je pars mettre nos assiettes et couverts sales dans le lave-vaisselle, quand je l’entends soudain pester depuis le salon. — Clito, arrête ! Ah, oui, là, il vous faut une petite précision. Clito, c’est notre perroquet. Pendant l’apprentissage de la parole, j’ai tenté de lui apprendre à dire plusieurs mots. Coco, Gabin, Chico, Ciboulette et même Mimolette. Je voulais que le premier mot qu’il dise soit son prénom, un peu comme s’il l’avait choisi lui-même. Bastien n’a rien trouvé de mieux à faire que de lui répéter à longueur de temps, « clito », pendant mes absences. Un soir, je suis rentrée à la maison et mon perroquet serinait comme un forcené ; CLITOOOO, CLITOOOOOO ! Alors, voilà, il s’appelle C lito. Ça le fait moyen chez le vétérinaire,je vous l’accorde. En ce moment même, le volatile est en train d’arracher des poils du dos de Diabolo, notre chien. Clito a parfois des envies de se créer un nid et il s’attaque à tout ce qu’il trouve pour s’en faire u n bien fourni. — Clito ! La cage ! Tu es puni, vilain garçon ! lui dis-je, les deux poings bien ancrés sur les hanches. L’animal me regarde et part, en marchant d’un pas traînant, jusqu’à sa cage, dont il ferme tout seul la petite porte sans loquet. Oui, mon petit apprenti épilateur vit en parfaite liberté dans la maison, il décide lui-même où il va faire sa petite sieste de l’après-midi. Et le soir, il dort tranquillement dans sa cage tout en ayant la possibilité d’en sortir comme il l e souhaite. D’ailleurs, en parlant de lui, jamais je n’aurais dû insister autant pour l’entendre parler. Maintenant, il est comme moi, un vrai moulin à paroles ! Et avec lui, aucune cachotterie n’est permise pour peu qu’on l’ait énoncée devant lui. Une fois, il a complètement fait tomber à l’eau la fête surprise que je réservais à Bastien pour son anniversaire. Je retourne sur le canapé, fin prête à me prendre une raclée, mais à en affirmer le contraire. — C’est parti, mon lapin, si tu gagnes, je te pète les dents. Si je gagne, tu fais ce que tu veux de mon corps, lancé-je la bouche en coin et un millier de papillons qui tourbillonnent d’avance dans le bas-ventre. — En gros, si je gagne tu me tapes, et si tu gagnes , je te fais la misère au lit ? me demande-t-il, joueur. — C’est ça, tu vois quand tu veux, je n’ai pas besoin de me répéter. — Alors, autant ne pas jouer, je ne le sens pas de toute façon, j’ai mal dans le poignet… Autant aller au lit tout de suite, tu ne crois pas ?

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