On Fire, tome 2 : Dangerous Cocktail

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195 pages
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J'ai entendu dire que certains amours étaient comme deux planètes jumelles que seule la gravité peut réunir. J'ai enfreint tous mes codes de conduite pour elle. Je l'ai laissé prendre une place bien trop grande pour ma tranquillité d'esprit. Elle, une américaine, une étudiante venue affiner ses talents culinaires dans notre jolie ville. Et si son regard doré était l'éclat pouvant donner un sens à une existence où la vie flirte avec la mort ? Et si cette lumière n'était qu'un leurre ou si cette femme ne représentait qu'un obstacle au but que je me suis fixé ?

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Nombre de lectures 30
EAN13 9791096785377
Langue Français

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On Fire, tome 2 : Dangerous Cocktail [Faustine M.G]
Avant-propos
Pour ce tome, j’ai collaboré avec Geny Hyaumet, ali as GH. David qui a écrit Liz Tome 1 « Dive » Tome 2 « Sink », et Max « La désire r ». Une auteur de talent qui est devenue une amie. L’un des personnages de « Darknes s division », un roman futur à quatre mains, Zoé Ridley, s’est invitée dans ce rom an. Merci à toi Gény pour cette collaboration des plus épanouissantes.
© 2017, Faustine M.G. © 2017, Something Else Editio ns Tous droits réservés. Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelques procédés que ce soit, sans le co nsentement de l’auteur ou de ses ayants droit, est illicite et constitue une contref açon, aux termes des articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. Illustration : © Charlie Dragonfly Design ISBN papier : 979-10-96785-37-7 Something Else Éditions, 8 square Surcouf, 91350 Grigny E-mail : something.else.editions@gmail.com Site Internet : www.something-else-editions.com Ce livre est une œuvre de fiction. Les noms, les personnages, les lieux et les événements sont le fruit de l’imagination de l’auteur ou utilisés fictivement, et toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou mortes, des établissements d’affaires, des évènements ou des lieux ne
serait que pure coïncidence.
À mon amour, Marc Teisseire…
Je dédicace ce livre à mon amour, mon ami, mon âme sœur…
L’homme qui me soutient sans faillir, qui m’écoute et qui m’aime tel que je suis.
L’homme qui croit en moi, plus que je ne pourrais c roire en moi-même.
Je t’aime.
Playlist Pink - Try et Just Give Me A Reason. t.A.T.u. - All The Things She Said. Vanessa Carlton - A Thousand Miles Carly Rae Jepsen - Call Me Maybe. Vanessa Carlton - White Houses. The Calling - Wherever You Will Go. Nickelback - How You Remind Me. Sixpence None The Richer - Kiss Me. Sara Bareilles - Love Song. Savage Garden - TrulyMadlyDeeply. Alicia Keys - No One. Leona Lewis - Bleeding Love. The Black Eyed Peas - Where Is The Love? Hoobastank - The Reason. The Pussycat Dolls - Stickwitu ft. Avant. Lifehouse - You And Me. Jason Derulo - Whatcha Say. Nickelback - How You Remind Me et Far Away. Evanescence - Bring Me To Life. Coldplay - Viva La Vida. OneRepublic – Apologize et Counting Stars. Snow Patrol - Chasing Cars ( Chapitre 41) D.H.T. - Listen To Your Heart. The Fray - How to Save a Life. Toi et Moi – Jérôme Cotard (Chanson officielle d’On Fire)
Chapitre 1 : Attraction Alba Enfin ! Je suis arrivée à l’aéroport de Nice. Je n’ ai qu’une seule idée en tête, jeter ces boulets à mes pieds appelés communément escarpi ns. Qu’est-ce qui m’a pris d’écouter Gina, ma coloc ? Elle pense qu’il faut to ujours être prête, dans l’hypothèse où l’homme de nos rêves croiserait notre chemin. Si pa r homme, elle voulait dire des « Néandertaliens » qui se croient tout permis, comm e le passager à côté de moi dans l’avion, eh bien non, merci bien ! Son ronflement a réveillé toute la première classe. Quand l’hôtesse m’a proposé des boules Quies, je le s lui ai pratiquement arrachés des mains. Je n’aurais jamais cru qu’un tel bruit p uisse venir d’un être humain ! À la sortie du terminal, j’aperçois une jeune femme , un peu ronde, moulée dans une robe prune, tenant une pancarte avec mon nom inscri t dessus. J’essaye de mettre un pied devant l’autre malgré mes talons de dix centim ètres et mes ampoules aux pieds. Je rejoins la petite blonde qui, à mesure que j’app roche, ouvre de grands yeux. Est-ce lié à ma démarche qui, je dois bien l’admettre, est loin d’être classieuse ? Je suis certaine qu’elle doit s’imaginer que j’ai bu plus q ue de raison dans l’avion. Remarque, ce n’est pas l’envie qui me manquait ! Quand je m’arrête à sa hauteur, elle ouvre grand la bouche, stupéfaite. Je crève d’envie de lui dire que c’est très impoli de recevo ir les gens façon « je gobe les mouches » et qu’elle pourrait commencer par me dire bonjour. Pourtant, je patiente une bonne minute, comme elle ne réagit toujours pas et qu’elle se la joue maintenant poisson d’eau douce, je finis par prendre les devan ts. — Bonjour ! Moi, c’est Alba Jenkins et je pense qu e c’est moi que vous attendiez. Son air ahuri m’amuse presque. — Je crois qu’il y a une petite erreur sur votre af fiche, mon prénom c’est Alba pas Albin, l’apostrophé-je — Oh ! Quelle cata ! La femme courte sur pattes pâlit à vue d’œil, je pa rle correctement français et elle m’a sans doute comprise, malgré mon accent Américai n. La langue française m’a toujours plu et grâce à Gina, je le parle courammen t. — Est-ce que tout va bien ? — Oh ! Quelle cata ! Et c’est reparti ! Espérons que le Français moyen a un peu plus de vocabulaire. — Écoutez, je vois bien qu’il y a un problème, mai s si vous ne me dites pas lequel, je ne pourrais pas vous aider. — Oh… Je suis désolée pour cet accueil, me répond-e lle en balbutiant, mais je m’attendais à voir arriver un homme et je pense que je ne suis pas la seule. Monsieur Laurent ne prend que les stagiaires masculins dans son équipe. OK, là, c’est moi qui deviens livide. Finalement j’ aurais dû accepter la coupe de champagne et les petits fours qu’on me proposait da ns l’avion. Si on me renvoie dans mes pénates avant d’avoir validé mon stage, je peux dire adieu à mon diplôme d’hôtellerie. Je n’ai pas travaillé aussi dur penda nt des mois pour devoir de nouveau rechercher une place dans un quatre étoiles. — Je m’appelle Beth Nataniel et je suis chargée de vous conduire à Menton au restaurant de votre maître de stage. Maintenant que vous êtes là, vous verrez avec lui, finit-elle par lâcher en reprenant contenance.
Face à cette entrée en matière plutôt déstabilisant e, je récupère mes bagages et la suis avec la boule au ventre. Le court trajet jusqu’au restaurant suffit largemen t pour faire grimper mon inquiétude en flèche. Les nerfs à fleur de peau, l’angoisse me serre les entrailles. Beth m’a invitée à m’installer sur la terrasse en attendant que le g rand chef montre la pointe de son nez. Toute ma vie j’ai attendu l’occasion de pouvoir m’a ccomplir, de vivre comme une personne lambda et de devenir quelqu’un. Je sais pe rtinemment que rien n’est facile et pourtant, j’espérais plus à mon arrivée. Dans mon m alheur, j’ai de la chance, monsieur Laurent me fait poireauter, ce qui me donne l’occas ion de reprendre contenance en profitant des embruns maritimes. Regarder cette plage où les vagues disparaissent tr anquillement sur le sable me donne envie de me baigner ou plutôt de me jeter la tête la première dans ces eaux azuréennes. Malheureusement, je dois attendre monsi eur le chef cuistot qui me fait poireauter depuis une heure ! Il n’a même pas voulu me recevoir, Beth m’a dit « Monsieur Laurent réfléchit ». Chouette ! Ça me fa it de belles jambes ! Peu à peu, l’angoisse s’attenue pour laisser place à la moutarde qui me fait bouillir le sang, mais je me force à rester stoïque, du moins e n apparence, tout en continuant à patienter gentiment. Quand j’entends enfin des pas derrière moi, je me r etourne avec réticence, ne sachant pas vraiment à quoi m’attendre. L’homme qui me fait face semble tout droit sorti de prison et il me détaille, l’air dépité. Co mme je n’ai pas forcément d’autre choix, je fais la même chose. Entre son t-shirt orange, so n corps couvert de tatouages et sa barbe de trois jours, je dois reconnaitre qu’il m’e ffraie un peu et que je ne suis pas vraiment à l’aise ! Il s’assoit en face de moi et me fixe un instant. L a sensation de me trouver devant un « énergumène despotique » se renforce dès qu’il ouv re la bouche. — Bon, n’y allons pas par quatre chemins ! Nous avo ns un souci ! Vous êtes une femme ! Les hostilités sont lancées ! Merci, jusque-là, nou s sommes d'accord ! — Je n’aurais pas dit mieux… murmuré-je, quelque pe u intimidée et désappointée par cette entrée en matière. Je pourrais lui décerner l’oscar de l’à-propos. Mes atouts en tant que femme sont loin d’être cachés, mais je suis perplexe. Qu’y a-t -il de mal à être une femme ? Je suppose que j’ai parlé à voix haute car il se redre sse un peu sur sa chaise et me lance un regard torve. — Écoutez, je ne suis pas sexiste, même si ce n’est pas l’impression que je donne, mais j’ai besoin d’un second de cuisine capable de me remplacer au pied levé. Une femme dans ma brigade ne saura pas se faire respecter. — Qu’est-ce que vous en savez ? Vous ne me laissez aucune chance de vous prouver le contraire ! Vous avez lu mon dossier. Si vous avez accepté de m’engager au préalable, c’est que vous pensiez que je serai à la hauteur. Que je sois un homme ou une femme ne change rien à mes capacités ! J’inspire et expire plusieurs fois avant de continu er en espérant garder mon calme. Je suis au bord de la crise de nerfs ! Si je ne rep rends pas un tant soit peu le contrôle, je risque de lui faire manger son affreux t-shirt o range ! — D’accord… Et je suppose que me mettre à l’essai n ’est pas envisageable ? questionné-je, connaissant déjà la réponse.Saleté de machiste ! Ces yeux se plissent, probablement pour me donner l ’impression qu’il réfléchit sérieusement à ma proposition. Mais je ne suis pas dupe !
— J’ai lu votre curriculum vitæ et malgré vos évide ntes compétences et votre expérience, je vous le répète, ce ne sera pas possi ble. Tandis que la tension monte crescendo, une vague de colère me submerge d’un seul coup. Mais pour qui se prend-il ? Alors, n’aya nt plus rien à perdre, je me déchaîne sur ce connard de misogyne ! — Je suis douée, je mérite au moins qu’on me laisse le bénéfice du doute ! Je sais me faire respecter, même si je suis une femme ! Mai s vous êtes bien trop obtus pour le voir ! Vous m’avez fait perdre mon temps ! Auriez-v ous au moins la courtoisie de m’indiquer un endroit pour la nuit ? lâché-je, sarc astique. Pour toute réponse, il me sourit et me répond sardo nique : — Aller voir à l’hôtel au coin de la rue et dites-leur que vous venez de ma part. Là, je suis à deux doigts de lui arracher les yeux et il trouve le moyen de faire de l’humour, alors qu’il vient de réduire en miettes m on avenir. J’ai envie de lui faire manger sa toque, mais je me contente de prendre mes bagages. Je relève la tête et le regarde droit dans les yeux. — Je ne vous remercie pas pour l’accueil ! C’est do mmage, je suis sûre que vous auriez eu à y gagner en m’engageant. Je suis meille ure que la plupart des stagiaires masculins que vous avez pu avoir ! Mais ça, bien sû r, vous ne pourrez pas le voir. L’adrénaline du voyage et ces dernières heures augm entent ma colère et ma déception. Avant de m’effondrer, je me lève et tour ne les talons.Non mais quel connard !Il ne me faut que quelques minutes pour rejoindre l ’hôtel au décor quelque peu défraîchi. Enfin arrivée dans ma chambre aménagée d ’un simple lit et d’une commode, je lance mes maudites chaussures à la volée et me l aisse choir sur le lit. Tout en me retenant de fondre en larmes. Bon sang ! Je viens d e perdre ma seule chance de m’accomplir et de tourner la page de ma vie passée. J’essaie de relativiser en me disant que ça aurait pu être pire ! J’aurais pu tou t quitter pour faire mon stage ! Ah oui ! Ça je l’ai fait ! Putain ! Mais qu’est-ce que je va is devenir maintenant ? Je ferme les yeux en espérant pouvoir effacer cette maudite journée. Mais je n’y arrive pas et les doutes m’assaillent. En quittant la Californie ce matin, j’avais le sourire aux lèvres et le cœur bercé d’illusions. Et si la j eune femme combattive que je pensais être, n’était qu’une illusion ? Si je m’étais tromp ée et que, quoi je fasse, rien ne change jamais ? Non ! Je me suis battue pour pouvoir ne se rait-ce qu’envisager une autre vie. Ce n’est pas pour baisser les bras maintenant ! J'en suis là à essayer de me calmer, quand une musi que assourdissante venant de l'extérieur me perce les tympans, faisant trembler les murs. Je sursaute et me lève pour voir d’où provient ce vacarme. Juste en face, les n éons d'une boîte de nuit éclairent la ruelle et je maudis intérieurement ma saleté de karma qui me pourrit l’existence ! Exaspérée, émotionnellement à bout, je laisse la co lère m’engloutir et fais voler mon self-control en éclats. Ni une ni deux, j’attrape m es escarpins, les enfile et je sors de la chambre comme une furie, dévalant les escaliers à l a volée. En transe, je me rue vers le grand baraqué qui fait office de chien de garde à l’entrée. Tant pis pour lui, il va prendre pour tous les autres et va comprendre sa do uleur ! L’esprit en ébullition, je n’arrive plus à réfléchi r correctement. Si encore ces crétins fermaient l’entrée de la boîte ! Mais non ! Bien sû r, ça serait trop demander ! Le grand gorille s’immobilise en me voyant arriver. Je ne me contiens plus et l’insulte dans ma langue maternelle. Mon flot de paroles agre ssives est inépuisable. Je dois être rouge comme une tomate à force de vociférer, m ais maintenant que j’ai commencé, je ne peux plus m’arrêter.