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Only You : C'était écrit - 3

De
117 pages

Vaut-il mieux vivre sans amour ou mourir de passion ?



***



Dans ma précipitation à sortir, je me prends les pieds dans les anses d’un sac qui traîne par terre.


C’est quand même pas compliqué de ranger ses affaires !


J’essaie désespérément de me rattraper à quelque chose mais c’est peine perdue, je cours droit à la catastrophe et je vais… rien du tout… un bras musclé, surgi de nulle part, me retient fermement et me sauve in extremis de la chute inévitable.


– Eh ! Attention ! susurre la voix reconnaissable entre toutes.


C’est lui !!!


– Euh ! Merci, bredouillé-je, terriblement gênée par le spectacle peu reluisant que je viens d’offrir à mon chevalier servant.


J’ai honte.


Quand je relève la tête timidement, je le trouve grand, très grand même. L’assurance tranquille qu’il dégage éclipse tous les autres garçons, je ne vois décidément que lui. Et lorsqu’après m’avoir dévisagée un long moment, il se décide enfin à me sourire, c’est un véritable bouleversement. Je n’ai qu’une seule et unique envie, qu’il m’embrasse. J’imagine déjà la sensation de ses lèvres sur les miennes et je ne peux retenir le léger frémissement qui parcourt mon corps tout entier.


Je rêve où son visage est en train de se rapprocher lentement du mien. Nos fronts se touchent presque. Il va vraiment le faire là, devant tout le monde ?



***



Adolescents, Lily et Andréas tombent éperdument amoureux : leur amour est fort, intense, sans limites. Sans limites ? Pas complètement, car la vie en a décidé autrement… Ils s’éloignent, la mort dans l’âme, mais jurent de se retrouver dès que possible.


Se joue alors une bataille dont ils ignorent tout, entre ceux qui pensent leur amour destructeur et veulent à tout prix les séparer, et l’incroyable force du destin qui les pousse l’un vers l’autre.

Même si leur amour doit causer leur perte, Andréas et Lily ne laisseront personne décider à leur place. Jamais.


Suivez Lily et Andréas de l’adolescence à l’âge adulte dans une saga à la force extraordinaire. Par Jeanne Périlhac, nouvelle auteure des Éditions Adictives.



***



Only you - C’était écrit, Jeanne Périlhac, volume 3 sur 4
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Extrait
Paris, octobre 1983

– Et ton mari ? S’occupe-t-il bien de toi ma chérie, malgré ses études ? interroge innocemment mon père.

J’ai épousé Andreas le mois dernier et depuis ce jour c’est comme si papa avait oublié les conditions qui ont provoqué cette union. Pour lui, la situation se résume à un gendre qui réussira dans la finance, un petit-enfant qu’il adorera et une fille heureuse en ménage. Si je n’ai aucun doute sur les deux premiers paramètres, il n’en va pas de même pour le troisième mais je ne fais rien pour le contredire. J’aime mon père et bien que cela soit difficile de jouer la comédie, je préfère lui laisser penser que sa fille aînée vit un véritable conte de fées, et parfois moi aussi je me laisse prendre au jeu.


– Mais oui, tout va très bien, à bientôt et embrasse maman pour moi, dis-je avant de raccrocher.

Andreas est parti pour la journée et j’en profite pour aller me faire couler un bain, j’adore ça. Il ne me faut pas longtemps pour envoyer promener tous mes vêtements et me poster devant le grand miroir de la salle de bains. Comme à chaque fois, depuis le début de ma grossesse, je suis surprise par les transformations que subit mon corps. Il s’est considérablement arrondi et, tout compte fait, cela ne me va pas si mal. Mes tout petits seins sont devenus énormes et j’en suis suffisamment fière pour bien les mettre en avant… Surtout depuis la fois où j’ai surpris le regard d’Andreas posé sur eux. Je ne suis plus tout à fait aussi idiote, j’ai bien compris que mon mari était attiré par les femmes pulpeuses. Lorsque je repense à cette Lily que je trouvais trop grosse, je me dis qu’en réalité c’est moi qui étais trop mince. Même mes fesses ont doublé de volume et quand je me retourne pour mieux les voir, je constate que j’ai une croupe d’enfer. Dommage que mon ventre gâche ma silhouette, mais avoir Andreas tous les jours à mon côté était à ce prix.


C’est fou de penser ainsi ! Même si je ne l’ai pas vraiment souhaité, c’est mon bébé que je porte, merde !

Tout en brossant soigneusement mes longs cheveux, je continue de m’admirer et je me laisse aller à des pensées débridées. Mon appétit sexuel s’est décuplé. J’ai compris que c’est aussi un des effets produit par la grossesse chez certaines femmes. J’avoue qu’au début, j’étais plutôt mal à l’aise avec cela jusqu’au jour où je suis tombée sur un magazine dans lequel il était écrit noir sur blanc que c’était tout à fait normal. J’ai ressenti alors un réel soulagement car ces derniers temps, j’avais l’impression d’être aussi primale qu’une chienne en chaleur. C’est vraiment tout sauf romantique, c’est le moins que l’on puisse dire.