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Passion en Louisiane (Saga Les Héritières de la Nouvelle-Orléans vol. 3)

De
288 pages

Passion en Louisiane, Laurie Paige
Tandis qu'elle flâne dans le Quartier Français, Kerry sent un regret l'envahir. Jamais elle n'aurait dû venir seule à La Nouvelle-Orléans : ce voyage romantique, c'est avec son fiancé qu'elle aurait dû le faire. Son fiancé qui vient de la quitter pour une autre... Mais, un matin, alors qu'elle est sur le point d'écourter son séjour, elle fait la connaissance de Matt, un journaliste new-yorkais passionné par la Louisiane. Séduite par l'enthousiasme de Matt, Kerry le suit dans ses promenades et découvre grâce à lui les aspects cachés de ce pays sublime et mystérieux. Ensemble ils longent les rives du Mississippi, s'enfoncent dans le bayou, parcourent les immenses plantations pleines de souvenirs. Une plongée initiatique, si troublante que Kerry se demande, le cœur serré, comment elle va pouvoir bientôt quitter Matt et retourner à son quotidien…


3e tome de la saga Les Héritières de la Nouvelle-Orléans

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LAURIE PAIGE

Laurie Paige travaille actuellement à l’écriture de son dix-septième roman. Elle a épousé le garçon avec lequel elle sortait au lycée. Tous deux vivent aujourd’hui dans les montagnes, en Californie. Malgré les milliers de kilomètres qui la séparent La Nouvelle-Orléans, Laurie a été profondément touchée par le sort des milliers de personnes qui ont dû fuir leur maison lorsque le cyclone Katrina a éclaté. Mieux que personne, elle sait que rien ne peut remplacer la chaleur d’un foyer.

1.

Kerry Johnston étudiait attentivement les brochures qu’elle avait collectées à l’office du tourisme de La Nouvelle-Orléans. Elle aurait dû se sentir exaltée à l’idée de découvrir enfin cette ville qu’elle avait toujours rêvé de visiter. Malheureusement, le fait de se retrouver dans un lieu nouveau et inconnu ne faisait que renforcer cette impression de solitude qui lui était si familière.

Elle avait pourtant choisi un endroit charmant pour y séjourner. L’hôtel Marchand alliait l’élégance légèrement surannée d’un bâtiment historique et le confort d’un établissement moderne.

Tout comme le restaurant qu’elle avait choisi pour y déjeuner, l’hôtel se trouvait dans un secteur légèrement surélevé par rapport à la rivière. Contrairement aux quartiers situés à l’ouest de la ville, ils n’avaient que peu souffert du cyclone Katrina.

Kerry laissa son regard dériver sur les bâtiments qui entouraient la placette sur laquelle elle était attablée. Leur aspect vénérable et propret lui fit penser à ces dames âgées aux robes empesées qu’elle avait croisées dans le Quartier Français.

Peut-être finirait-elle comme elles, vieille et seule, courant les thés dansants dans l’espoir de s’y faire inviter, le temps d’une valse. Kerry ne put s’empêcher de sourire. Elle était encore loin d’être vieille. Tout ce qu’il lui fallait, c’était s’arracher à cette déprime qui la rongeait intérieurement.

Après tout, elle n’était pas la première femme à voir son fiancé la quitter pour une autre. Et, au moins, Ben ne l’avait pas quittée pour la première jeunette venue. Marla était une amie de lycée qu’il avait retrouvée au cours d’une réunion d’anciens élèves.

Tous deux étaient sortis ensemble durant leur dernière année et s’étaient perdus de vue en entrant à l’université. Mais il avait suffi qu’ils posent les yeux l’un sur l’autre pour que se ravive la flamme d’autrefois. Kerry s’était efforcée de réagir avec dignité. Elle lui avait dit qu’elle comprenait, lui avait rendu sa bague et lui avait souhaité d’être heureux avec Marla.

Depuis, elle s’était souvent demandé si elle n’aurait pas pu prévoir ce genre de chose. Ben et elle étaient restés fiancés durant quatre ans sans paraître très pressés de se marier.

Désormais, elle était bien décidée à tourner la page et à aller de l’avant. Cela faisait six mois que Ben l’avait quittée et elle se trouvait à des kilomètres de chez elle. Ce soir, ce serait la nuit des rois qui marquait le début des célébrations du carnaval à La Nouvelle-Orléans.

A l’origine, elle avait envisagé d’y venir pour son anniversaire. Mais celui-ci tombait le jour de la Saint-Valentin et, rétrospectivement, elle ne pouvait que se féliciter de ne pas avoir choisi cette date symbolique pour séjourner dans la ville la plus romantique des Etats-Unis.

Kerry avala une gorgée de thé glacé, s’efforçant de ravaler l’accès de mélancolie qui montait en elle. Pas question de s’apitoyer sur elle-même, décida-t-elle. Elle se replongea donc dans l’étude de ses brochures sans vraiment parvenir à décider de ce qu’elle allait faire.

— Est-ce que vous êtes déjà allée au musée du Vaudou ? lui demanda Patti, sa serveuse. La plupart des touristes adorent cet endroit. Si vous voulez le visiter, allez-y plutôt entre 2 et 3. Il y a moins de monde, à ce moment-là.

— Merci. C’est sans doute un excellent endroit pour commencer à découvrir La Nouvelle-Orléans.

— Disons que cela vous mettra dans l’ambiance, acquiesça Patti avec un sourire.

Sur ce, elle s’éloigna pour aller servir d’autres clients. Kerry régla l’addition et ajouta un généreux pourboire pour la jeune femme avant de quitter le restaurant.

Elle erra quelque temps au hasard des ruelles du Quartier Français, se laissant imperceptiblement gagner par l’ambiance si particulière qui y régnait. Elle fit également le tour de Jackson Square avant d’entrer dans une boutique vaudou pour acheter de petits cadeaux pour son neveu et ses deux nièces.

Tous trois avaient contracté la varicelle. Sa sœur Sharon, qui devait initialement l’accompagner, avait donc dû rester chez elle pour s’occuper d’eux. Shane, son neveu de onze ans, était passionné de magie et de mystères occultes et lui avait demandé de lui ramener une tête réduite. Kerry s’était abstenue de lui dire que ce genre d’article n’était pas en vente libre et lui avait promis de faire son possible.