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Petite lady

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242 pages
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Description

Amy de Loxley, jeune fille impétueuse et enjouée, coule des jours heureux auprès de ses parents et de sa grande sœur Ashley. Habituée au grand air, elle monte à cheval pendant des heures et adore courir dans les champs, comportement qui ravit son père autant qu’il fait le désespoir de sa mère. Celle-ci, en effet, rêve de la voir devenir une vraie Lady, respectueuse des convenances et des usages, réservée et attentive à ses leçons. Aussi, lorsque leur oncle d’Amérique invite Ashley et Amy à venir passer l’été sur le Nouveau Monde, leurs parents caressent l’espoir de voir leur cadette s’assagir; et les jeunes Ladies de Loxley partent donc par la mer, accompagnée de Jay Iravan, jeune Hindou, et du beau capitaine Martin Lorient. Néanmoins, le voyage est bien plus mouvementé que prévu: éperonné par des pirates, le navire est coulé et l’équipage massacré. Amy, Ashley, Jay et Martin, seuls survivants, sont rapidement pris dans des aventures qu’ils n’imaginaient pas, où les jeunes filles vont trouver maturité et amour… Un roman frais et entraînant, dont on apprécie les personnages. Amy séduit par son modernisme, qui, s’il désespère sa mère, fait notre bonheur. On rêve à la mer bleue des Caraïbes et on aimerait, nous aussi, séduire le pirate Percy le Borgne…

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Ajouté le 02 septembre 2011
EAN13 9782748350548
Langue Français
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Du même auteur
Les Petites filles de décembre, Tome 1 : une vie si tranquille, éditions Publibook, Paris, 2006 Les Petites filles de décembre, Tome 2 : une autre vérité, éditions Publibook, Paris, 2006 Les Petites filles de décembre, Tome 3 : si seulement éditions Publibook, Paris, 2007 Le Chant du Poète,The Book Edition, Lille, 2008
Site et blog de lauteur www.corinnegiacometti.comhttp://laplume-de-giacometti.net
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Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com
Ce texte publié par les Éditions Publibook est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits dauteur. Son impression sur papier est strictement réservée à lacquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits dauteur. Éditions Publibook 14, rue des Volontaires 75015 PARIS  France Tél. : + 33 (0) 1 53 69 65 55
IDDN. FR.010.0114096.000.R.P.2009.030.40000
Cet ouvrage a fait lobjet dune première publication aux Éditions Publibook en 2009
Dessin de Petite Lady fait par Marion Tournier, 13 ans (blog : http://diablotiinedu11.skyrock.com)
Chapitre 1 : la lettre des Amériques Les plaines dAngleterre sétendaient à linfini devant ses yeux couleur myosotis, de vastes terres aux prairies verdoyantes assommées par la chaleur et le soleil vif de ce jour de juin. Amy, la main sous son menton et le coude sur la por-tière de la calèche, revenait, avec Lady Catherine et Ashley, de faire des achats à Londres en prévision de la grande soirée où le roi conviait chaque année les dignes représentants de la noblesse anglaise. Elle détestait ces voyages à Londres et lencombrante robe à volants que sa mère lobligeait à porter à chaque fois, cette belle robe couleur prune dans laquelle elle ne manquait jamais de sempêtrer. Le chemin poussiéreux et chaotique nen finis-sait pas. Elle entendait bien les voix joyeuses de sa mère et sa sur dans son dos mais néprouvait aucune envie de se mêler à leurs conversations animées, tournées vers un seul sujet depuis quelles avaient quitté la capitale : les derniers potins de la cour. Jolie adolescente de quinze ans, Amy de Loxley exé-crait tout ce qui avait un lien avec la sage existence des jeunes ladies anglaises. Elle ne sintéressait quà léquitation, au maniement des armes, aux joies de la chasse ou de la pêche. Alors que toutes les jeunes filles de bonne famille rêvaient au prince charmant, Amy ne pen-sait jamais quà la jument qui allait mettre bas, au poulain quelle dresserait, aux perdreaux quelle chasserait avec son père ou aux poissons que patiemment elle pêcherait dans les lacs du vaste domaine des Loxley. Dès quelle
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avait un moment à elle, elle flânait dans les jardins, très attentive à la vie qui séveillait, ou partait dans les forêts du domaine sur son étalon. On ne la revoyait jamais plus que le soir au château, exténuée, rouge mais heureuse. Amy de Loxley, fille cadette du baron, la sauvageonne, avec ses chevaux et ses jeux denfants, ne tenait jamais en place, courant de-ci, de-là, toujours prête à rire, toujours prête à rendre service, aimée des domestiques, adorée par son père et sa sur aînée, et incomprise de sa mère, qui nacceptait pas, du haut de son rang, sa franchise et ses éclats exubérants. La baronne semportait, lui jurant quelle ne deviendrait jamais rien de bien, la menaçant des pires destins et lui rappelant à grands cris de qui elle était la fille. Plus pour apaiser ses colères que par conviction personnelle, Amy sefforçait de contrôler sa fougue natu-relle. En vain. Elle ne tenait jamais plus dune journée à se comporter comme une jeune lady responsable. Et la ba-ronne, catastrophée, levait les bras au ciel : « Quai-je fait au Seigneur pour avoir une enfant pa-reille ? » Cependant, en son for intérieur, Lady Catherine était très fière de ses deux filles, le clamait haut et fort et ne sennuyait jamais entre leurs deux personnalités, aussi différentes que deux personnalités peuvent lêtre. Car au-tant Amy était pétillante, spontanée et enthousiaste, autant sa sur était calme, pondérée et réfléchie. De cinq ans son aînée, Ashley de Loxley se distinguait par sa réserve et sa douceur. Plongée du matin au soir dans ses livres ou ses études, elle était pour leur mère lexcellence dune vraie future Baronne, héritière du nom. Autant ses yeux émeraude brillaient continuellement dun éclat indéfinissable, autant son visage long et fin changeait curieusement dexpression selon le temps, sassombrissant quand le ciel était gris et silluminant quand le soleil bril-lait. Avec son sourire empreint de mystère et sa chevelure aux reflets roux, elle ressemblait à un elfe, gracieux et nonchalant. Ashley restait de longues heures perdue dans
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