Pour Lui

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95 pages
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Description

Alors qu 'elle ne croit plus en l' amour suite à une déception sentimentale,


EMY décide sur un coup de tête de tout quitter.

De tout laisser derrière elle et de recommencer à zéro...ailleurs.

Mais parfois, la vie nous joue des tours auxquels on ne s' attend pas.

Trouvera-t-elle la force de résister ?

Où écoutera-t-elle son cœur, au risque qu' il ne se brise une nouvelle fois.

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Date de parution 28 mars 2015
Nombre de visites sur la page 484
EAN13 9791093434247
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0045 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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POUR LUI Romance
Titia
POUR LUI Romance
ISBN format papier979-10-93434-25- 4
ISBN numérique : 979-10-93434-24-7
Imprimé en France © Erato–Editions
Tous droits réservés - Version mise à jour mars 2018
Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur et strictement réservée à l’usage privé du client. Toute reproduction ou diffusion au profit de tiers, à titre gratuit ou onéreux, de tout ou partie de cette œuvre, est strictement interdite et constitue une contrefaçon prévue par les articles L 335-2 et suivants du Code de la Propriété intellectuelle. L’éditeur se réserve le droit de poursuivre toute atteinte à ses droits de propriété intellectuelle devant les juridictions civiles ou pénales
Prologue
En y réfléchissant aujourd’hui, je pensais vraiment avoir trouvé l’homme de ma vie. Tout se passait bien entre nous. Jamais je n’aurais pu imaginer qu’il prenait plus de plaisir dans les bras d’une autre que dans les miens. C’est décidé, je pars. Rester ici ne changera rien. Romain c’est du passé. Il faut changer de vie, repartir de zéro et loin de lui.
Chapitre1
Uneane plustard…
Au nal, tout n’a pas été si dicile. J’ai un boulot sympa, un appartement – bon, d’accord plus petit, mais j’y suis bien – et je me suis fait de nouveaux amis. Heureusement que Jenny est là. Elle est la personne la plus proche de moi depuis mon arrivée ici. Elle me connaît mieux que quiconque. Elle en sait même plus que mes propres parents sur les raisons de ma venue. Elle a toujours une oreille attentive pour moi. Elle représente beaucoup plus qu’une simple amie à mes yeux… On travaille toutes les deux dans la même société. Elle me traîne avec elle partout, tout le temps, pour que je fasse de nouvelles rencontres comme elle dit. Je pense surtout que ça lui sert d’excuse pour faire la fête le plus souvent possible. La journée passe tranquillement. Jenny me propose de sortir en précisant qu’elle viendra me chercher. Non pas que ce soit une soirée spéciale à mes yeux, mais pour elle, si. Un an… Un an déjà que tout a changé dans ma vie, un an que nous nous sommes rencontrées. Il est 20 h 30 quand j’entends sonner. C’est sûrement Jenny et Tom, cette dernière étant rarement en retard quand il s’agit de s’amuser. — Entre, c’est ouvert. J’arrive dans cinq minutes, fais comme chez toi ! Ce n’est pas comme si elle venait pour la première fois, elle connaît mon appartement comme si c’était le sien. Je termine de me préparer. J’enle une petite robe à bretelles bleu nuit que j’ai achetée il y a peu. Avec mes talons de dix centimètres, ça sera parfait. Je nis de me maquiller ; après tout, je suis libre,autant en profiter. Je rejoins mes amis,prête à sortir. Jenny est là, encore plus jolie que d’habitude. Elle porte une petite robe bustier rouge, avec une veste noire cintrée, ce qui fait ressortir son teint doré et ses yeux verts. Je remarque qu’elle a souligné son regard d’un trait de crayon noir et de mascara, a lissé ses cheveux châtains qui lui arrivent aux épaules en un magnique carré plongeant et a fait briller ses lèvres d’une touche de gloss. Quand j’arrive dans la pièce, elle a les yeux levés vers Tom, « l’homme de sa vie » comme elle dit, qui, je dois, l’avouer est très mignon. Il est un plus grand qu’elle, un mètre quatre-vingt-cinq je dirais, la peau claire, les cheveux foncés dans un style décoi>é sexy et les yeux noisettes. C’est vrai qu’ils vont bien ensemble, ils se complètent par leurs caractères totalement opposés. Mais, contrairement à ce que je pensais, il y a une troisième personne avec eux. — Emy, je te présente mon frère, Evan, me dit Jenny. Il est là pour la semaine et se joint à nous pour la soirée. Ça ne t’embête pas ? — Non… non, pas de soucis, dis-je sans le lâcher du regard. Salut.
Je ne sais pas comment je fais pour lui répondre. J’avoue, je suis sous le charme. Jenny m’a beaucoup parlé de lui et malgré la description qu’elle m’en avait faite, je le trouve encore plus sexy et beau que ce que j’avais imaginé. Il est un peu plus grand que Tom, mais pas de beaucoup. Brun, les cheveux courts, juste de quoi pouvoir passer mes mains dedans, avec des yeux verts sublimes, fascinants. Il porte un jean noir, une chemise grise et une veste noire cintrées qui me laisse entrevoir une carrure imposante et rassurante. Il me donne soudain très chaud. Je pense que la soirée va être très sympa. Hypnotisée par son regard, j’en oublie presque de saluer Tom. Evan me trouble par sa simple présence, c’est incroyable, mais… Non, je ne me laisserai pas avoir ! Plus jamais je ne souffrirai ! — Bon, on y va, nous presse Jenny. Sara et Nate nous rejoignent sur place. Au fait, Evan, elle arrive quand Lilly ? — En fin de semaine, pourquoi ? Je n’entends pas la réponse de Jenny. Il continue de me dévisager comme si nous n’étions que tous les deux, mais pour moi la réalité reprend le dessus. Il n’est pas libre… *** Nous démarrons la soirée dans un petit restaurant italien très sympa que Jenny a choisi. Elle adore venir y manger. À notre arrivée, Sara et Nate nous y attendent déjà. Ils connaissent très bien Evan puisqu’ils sont amis avec Jenny depuis longtemps. Un serveur arrive pour nous conduire à notre table. Elle est ronde, les deux couples s’empressent de s’installer près de leurs moitiés. Me voilà assise à côté d’Evan. On revient prendre nos commandes. Une fois nos plats choisis, nous discutons de tout et de rien en attendant nos assiettes. Il nous apporte de l’eau et du vin pour nous faire patienter. Nous commençons à manger. J’écoute beaucoup plus que je ne parle. En sentant le regard d’Evan se poser sur ma nuque, une bou>ée d’excitation s’empare de moi. Sa cuisse frôle la mienne et la proximité de son corps près du mien me trouble. Je m’imagine dans ses bras à sentir la chaleur de son torse… Stop, Emy, arrête de rêver, ressaisis-toi ! Nous proposons aux garçons de continuer la soirée en discothèque. J’ai besoin de prolonger la nuit. Jouir encore un peu de sa présence, sentir son regard sur moi, il m’attire comme personne auparavant. Une fois installés,nous commandons nos verres et allons danser. Evan ne se joint pas à nous, mais je sens qu’il m’observe avec insistance. J’en prote pour m’amuser avec d’autres hommes malgré son regard rempli de colère dont je ne connais pas la raison. Après une petite heure passée à m’amuser, je retourne m’asseoir à côté de lui sans faire allusion à quoi que soit. Nos amis nous rejoignent peu de temps après et commencent à se bécoter. Je jette un coup d’œil à Evan et lui demande : — Tu ne danses pas ? — Non, je préfère regarder. C’est plus intéressant, crois-moi ! — Si tu le dis… Je sens le rouge me monter aux joues, il faut que je bouge. Je me lève. Je ne supporte plus de voir mes amis s’embrasser en permanence. Je vais donc vers le bar et remarque que cette fois, Evan me suit. — Emy, attends, où vas-tu ? — Je vais recommander à boire. Ils n’arrêtent plus, je me demande quand ils respirent ! dis-je en rigolant. Je l’entends rire derrière moi. — Ton copain ne nous rejoint pas ? — Non ! En fait, je n’ai personne. — Désolé, Jenny ne m’avait rien dit. Je remarque son petit sourire en coin. — Pas de soucis. Je préfère être seule, réponds-je en lui tournant le dos pour commander la prochaine
tournée. De nouveau installés avec nos boissons, nous continuons à discuter de tout et de rien, sans qu’il aborde à nouveau le sujet du petit ami. Au cours de la soirée, il me cone qu’il prévoit de s’installer dans le coin pour se rapprocher de sa sœur. Il me regarde en souriant et me propose que l’on apprenne à mieux se connaître. Sur le moment, je lui dis oui, sans réellement le prendre au sérieux. Une fois la nuit bien entamée, je préviens mon amie que je vais rentrer. — Déjà ? me dit-elle. Je la regarde, étonnée. — Jenny, il va être quatre heures. — Ah ouais ! Attends, on va te raccompagner avec Tom. — Non. Ne t’inquiète pas, je vais prendre un taxi. — Non tu ne rentres pas seule à cette heure… Elle n’a pas le temps de finir sa phrase qu’Evan lui propose : — Laisse, Jenny, je vais ramener Emy jusqu’à chez elle. — D’accord, mais tu l’accompagnes jusqu’à sa porte ! Je rougis de plus belle. — OK, petite sœur. J’embrasse mes amis et me dirige vers la sortie. Evan me tient par la taille et malgré la fatigue, savoir sa main sur moi me procure un bien-être incroyable. Je me sens si bien avec lui, j’ai l’impression que tout est facile. Une fois dehors, il appelle un taxi qui nous conduit jusqu’à chez moi. J’ouvre la porte et lui dis en descendant : — À une prochaine fois… et merci ! Je le vois descendre à son tour. — J’ai dit à ma sœur que je te raccompagnerais jusqu’à ta porte et je ne parlais pas de celle de ton immeuble, mais plutôt celle de ton appartement. Je n’essaie même pas de lutter et nous entrons. Une fois devant ma porte je l’invite à boire un café, mais il refuse. Il me propose que l’on se revoie dans la semaine. Sur le moment, j’hésite, alors que je sais très bien que j’en ai plus qu’envie. Pendant ma réexion avec ma conscience, il en prote pour m’embrasser tendrement sur la joue. C’est la chaleur de ses lèvres qui me ramène au présent. Il me sourit et me souhaite une bonne nuit. Je referme la porte sans lui avoir donné de réponse. Je suis complètement perdue à cause de cet homme magnifique et mystérieux.
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Je passe le dimanche au calme, chez moi, en jogging. J’adore traîner comme ça quand je ne sors pas. J’ai passé la nuit à rêver d’Evan. Nos corps enlacés, ses mains sur moi passant sous mon tee-shirt qu’il retire pour e"eurer mes seins tendus par l’excitation. J’en ai encore des frissons de la tête aux pieds. Son regard croise le mien, ses yeux sont remplis de désir. Ils descendent lentement vers mes lèvres. Son visage s’approche, sa bouche s’empare de la mienne tendrement. Je l’entrouvre et sa langue se glisse à l’intérieur, à la recherche de la mienne. Ses mains me caressent tendrement et descendent doucement vers mes hanches. Sa langue parcourt le long de ma gorge pour s’arrêter sur ma poitrine qu’il embrasse et mordille délicatement. Je sens ses doigts passer sous l’élas tique de mon pantalon et me frôler les fesses. Hummmm… Je suis tirée de ma rêverie par la sonnerie de mon téléphone. Je tente dicilement de me remettre de mes émotions avant de répondre. Mes fantasmes disparaissent à la vue de l’appelant. C’est Jenny, elle m’annonce que son frère prévoit de s’installer ici dé0nitivement. Elle semble aux anges à cette idée. Je ne le lui dis pas, mais moi aussi j’étais dans le même état qu’elle lorsqu’il me l’a annoncé hier. Elle est hystérique en me racontant qu’il n’a pas arrêté de poser des questions sur moi. Après avoir raccroché, je choisis d’aller me délasser dans un bon bain chaud plein de mousse. Une fois à l’intérieur, mon portable sonne. C’est un numéro que je ne connais pas. Je décroche : — Allô. SaluT, Emy, commenT vas-Tu ? — Evan… Très bien et toi ? Je vais bien mieux depuis quelques minuTes. Soudain, je réagis : — Comment as-tu eu mon numéro ? demandé-je même si je connais déjà sa réponse. Ma sœur… — … Ne lui en veux pas, je me suis monTré super insisTanT pour l’avoir eT crois-moi je ne serais pas reparTi sans ! u fais quoi là ? — Je prends un bon bain chaud. Ça Te diraiT que je vienne Te froTTer le dos ? — … Emy ? u ne dis rien. Dois-je prendre ça pour un oui ? — Non. Je ne suis pas du genre à jouer les copines de remplacement. Ce n’est pas mon truc. Je raccroche sans lui laisser le temps de répondre. Il rappelle plusieurs fois, mais je ne décroche pas. Je sors de la baignoire et m’enroule dans un drap de bain. J’en0le un shorty en dentelle et un tee-shirt long. Je 0nis par aller m’installer sur le canapé avec un bon livre, tout en repensant à la soirée d’hier. La journée se termine tranquillement. Evan a cessé de téléphoner au bout d’une petite heure. Je ne peux et ne veux rien commencer avec lui, j’aurais trop mal de le voir avec une autre… Je me prépare vite fait un truc à manger : de la salade verte avec quelques tomates. Une fois terminée, je vais me coucher tôt. Ma nuit de folie m’a épuisée. Je m’endors rapidement en pensant au coup de téléphone d’Evan. *** Ce matin, je me lève fatiguée. Je vais sous la douche pour me réveiller, commence à me savonner, me lave les cheveux et me glisse sous le jet d’eau chaude. Une fois rincée, je sors, me sèche et m’habille. Puis j’en0le des sous-vêtements de couleur claire, des bas auto0xants transparents, une jupe noire à la coupe crayon et un chemisier blanc. J’attache mes cheveux en une queue de cheval.
Allez hop, c’est parti. Je passe par la cuisine avaler mon café, mets ma veste et mes chaussures à talons puis je pars travailler. La journée démarre en douceur. Monsieur Beneth m’ap pelle dans son bureau a0n de me dicter certains courriers à envoyer rapidement. J’ai eu de la chance de me retrouver avec un patron aussi sympa et pour ne rien gâcher, il est plutôt mignon. Grand , blond, avec des yeux marron. J’ai eu le plaisir d e rencontrer sa femme, plusieurs fois, à l’occasion de dîners d’affaires. Ils sont vraiment adorables. Un couple parfaitement assorti. Ils attendent leur premier enfant, une petite 0lle, prévu dans un mois. C’est pour ça qu’il veut que les dossiers les plus importants soient traités maintenant, ce que je peux comprendre. Une fois qu’il a terminé, je retourne à mon bureau a0n de commencer à les saisir lorsque mon téléphone sonne. C’est Jenny, je suis déçue. Je n’ai plus de nouvelle d’Evan depuis l’épisode de mon bain. Je décroche : — Allô. SaluT, Emy. On déjeune ensemble ce midi ? — Si tu veux. On se rejoint dans le hall ? Non. EsT-ce que ça T’embêTe si on se reTrouve direcTemenT à la peTiTe brasserie au coin de la rue ? — OK, ça marche. À tout à l’heure. La matinée touche à sa 0n. Je préviens Monsieur Beneth que je pars déjeuner. Je prends mon sac, ma veste et commence à avancer vers le restaurant quand mon téléphone retentit. Un message de Jenny. «J’ai un empêchemenT, désolée, mais Evan esT déjà sur place, il T’aTTend.» — Quoi ? Non, mais c’est une blague ? Je n’y comprends plus rien. En eÇet, lorsque j’arrive devant le restaurant, Evan est déjà installé à une table. Il se lève en me voyant arriver. J’entre et me dirige vers lui. Il porte un jean noir avec une chemise blanche cintrée et une veste assortie à son bas. Il est encore plus sexy que dans mes souvenirs. Plutôt que de manger une salade, je le mangerais bien lui… Il s’approche de moi, j’ai l’impression qu’il me déshabille du regard. Il m’embrasse tendrement sur la joue, je les sens s’empourprer sous l’eÇet de ce baiser anodin. Il s’en rend compte et je vois un sourire se dessiner sur ses lèvres, que j’aimerais tellement embrasser. Je me reprends et lui dis : — Jenny ne viendra pas, elle a un empêchement. — Je sais ! — Tu ne travailles pas ? lui demandé-je. — Non. L’avantage d’être patron est que je peux me le permettre, tout du moins aujourd’hui ! — Evan, je ne veux pas te faire perdre ton temps. Avec Jenny, on a l’habitude de déjeuner ensemble, mais ne te sens pas obligé… Je le vois tendre une main vers moi pour attraper la mienne, l’autre se pose au creux de mes reins. Il me guide vers sa table pour que je m’assoie en face de lui. C’est la première fois qu’il me touche de cette façon, j’en ai des frissons. — Écoute, Emy, je ne vais pas te mentir, Jenny n’a pas eu d’empêchement. C’est moi qui lui ai demandé de nous laisser seuls. J’avais envie de te revoir ailleurs que dans une boîte de nuit. Bien que ce soir-là, j’ai passé une très agréable soirée, crois-moi, mais elle a été beaucoup trop courte à mon goût. Je bois toutes les paroles qui sortent de sa bouche et remarque qu’il a enlacé ses doigts aux miens. J’aime être avec lui, je me sens tellement bien, mais je ne peux pas, alors je change de sujet froidement : — Dis-moi si je me trompe, mais… ta fiancée arrive bientôt, non ? — Oui, mais elle n’est pas là aujourd’hui et j’ai envie d’être avec toi ! Et là, je ne comprends plus. Je suis là, à me faire du mal, je redescends de mon nuage. Mais qu’est-ce qui m’a pris d’imaginer ou même de fantasmer sur lui alors qu’il n’est pas disponible. — Non, je ne peux pas, tu n’es pas libre et je ne veux pas revivre ça. Sans lui donner plus d’explications, je me lève et quitte le restaurant, les larmes aux yeux. Je l’entends : — Emy !