Prisonnier de son charme - Des retrouvailles inespérées
384 pages
Français

Prisonnier de son charme - Des retrouvailles inespérées

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Description

Prisonnier de son charme,  Silver James
Lorsqu’il se réveille blotti contre Roxanne Rowland – la fille de son pire ennemi –, Cash panique. Que lui a-t-il pris de passer la plus passionnée des nuits avec la superbe rousse qu’il devait garder comme otage pour protéger l’empire Baron, dont il est l’héritier  ? Comment a-t-il pu céder à la douce ivresse de ses yeux d'agate ? Il vient de commettre une grave erreur, il ne le sait que trop bien. Et, surtout, il ne doit pas se laisser manipuler par Roxanne, qui ne cesse de lui murmurer qu’elle l’aime et qu’il doit la libérer…
 
Des retrouvailles inespérées,  Marie Ferrarella
Quand Cecilia découvre Eddie Montoya sur le seuil de sa porte, toute la colère qu’elle a emmagasinée depuis des jours s’évapore comme par magie. Ainsi, l’homme que sa mère lui envoie au prétexte de rénover sa salle de bains – avec l’espoir secret qu’il comble sa solitude – n’est autre que celui qui l’a défendue à la faculté, le jour tragique où elle s’est fait agresser quelques années plus tôt. Et il est encore plus beau que dans son souvenir… Dès lors, comment réagir  ? Car, alors que Cecilia s’était juré de lui claquer la porte au nez, la voilà désormais envahie par le désir…

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Informations

Publié par
Date de parution 01 avril 2018
Nombre de lectures 4
EAN13 9782280394567
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

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Cash Barron était un homme qui comprenait le sens du devoir — surtout envers sa famille. Contrairement à ses frères. Regardant par la fenêtre de l’appartement de son jumeau, au cinquantième étage du Barron Crown Hotel and Casino à Las Vegas, il fit de son mieux pour remiser sa colère dans un coin de son esprit. Il avait vu ses trois frères aînés tourner le dos et s’éloigner de ce qui faisait précisément d’eux des Barron — leur loyauté les uns vis-à-vis des autres. Même son jumeau, Chase, avait choisi une femme si totalement inappropriée que leur mariage échappait à son entendement. Et à présent, Chase et Savannah s’apprêtaient à fêter le premier anniversaire de leur union célébrée à la va-vite à Vegas. Un bref coup à la porte détourna soudain son attent ion de la vue au-dehors. Bridger Tate, son cousin et bras droit, entra sans attendre d’y être invité. Cash n’aima pas beaucoup l’expression qu’il lut sur son visage. — Oui ? — La vidéo prise hier soir de la salle de jeu a été analysée. Cash retint une série de jurons. — Ce sont eux ? demanda-t-il. Bridger parut fâché mais résigné. Il hocha la tête. — Ouais. Tucker a isolé des images du clan Rowland. Tucker Tate était le frère de Bridger et vice-président de Barron Entertainment, domaine de Chase qui englobait médias et hôtel. Depuis presque un an, ils étaient confrontés à un problème de sécurité au casino. En tant que président de Barron Security Services, tous les problèmes — de la garde rapprochée de son frère, le sénateur Clay Barron, au vol de tubes de forage sur un site pétrolier de Barron Energy — atterrissaient sur le bureau de Cash. Une vache manquante au ranch, un détournement occasionnel de fonds par un employé ou, plus fréquent, le cinglé qui envoyait des mails de menaces, c’était lui qui héritait de tout cela. Son travail était de protéger sa famille, et même d’en protéger les membres d’eux-mêmes. — Cash ? Relevant les yeux, il réalisa qu’il n’écoutait plus le rapport de Bridger. — Excuse-moi. Tu disais ? — Que Tuck a fait du bon boulot en extrayant les Rowland de la bande. — Ils sont tous au complet ? — Yep. Max, Alex et Ajax, Braxton, Dexter. Le roi des escrocs et ses princes des voleurs. J’ai demandé au technicien de sélectionner leurs emplacements sur chacune des vidéos. Cash poussa un soupir. Il gagna d’un pas vif le bur eau de Chase, s’installa devant l’ordinateur, ouvrit le fichier sur l’écran géant. Il se rejeta en arrière, cherchant des yeux les visages surlignés d’un halo brillant. Bridger le rejoignit et se percha sur un coin du bureau. — Notre équipe informatique est en train de vérifier les bandes de Scottsdale, Nashville, Miami et La Nouvelle-Orléans, précisa-t-il. — Quel est leur objectif, à ton avis ? — Va savoir. On dirait qu’ils apprécient vraiment le patrimoine des Barron, en tout cas. — Youpi. — Oui, je pensais bien que ça te ferait plaisir. — Est-ce qu’on est les cibles, ou c’est plutôt un client ? — Probablement les deux. Cash ferma les yeux et se frotta la nuque. Les choses pouvaient-elles devenir encore plus compliquées ?
* * *
Roxanne Rowland souligna ses lèvres au crayon rouge avant d’appliquer un gloss assorti. La femme qui la regardait dans le miroir était une étrangère. Du bout des doigts, elle fit gonfler les ondulations de sa chevelure rousse, à nouveau épatée par la couleur éclatante de son vernis à ongles. Elle n’était pas non plus habituée à cette manucure. Un dégradé de fards sombres, fumés, bordait ses yeux, les faisant chatoyer comme de l’ambre. Elle refusait de porter les lentilles teintées posées dans un étui près du lavabo. Lissant la robe d’emprunt noire hyper moulante, elle ouvrit la porte de la salle de bains et entra en collision avec son frère aîné. Il lui agrippa le bras sans aucun ménagement. — C’est l’heure d’y aller, Rox. Tu n’as pas mis tes verres de contact, ajouta-t-il après l’avoir étudiée de pied en cap. Elle grimaça à son ton accusateur. — Elles me font larmoyer. J’ai dû me remaquiller trois fois avant d’abandonner. Il serra son bras tout en l’entraînant à grandes enjambées. Elle vacilla sur ses talons aiguilles et lutta un moment pour trouver son équil ibre. Les talons hauts lui étaient aussi étrangers que le reste de sa tenue. Elle portait des jeans et des bottes. Pas de la haute couture. Et surtout pas une robe qui coûtait près d’un mois de salaire — une robe dont on lui avait ordonné de cacher l’étiquette à l’intérieur et de ne pas salir. Cela signifiait qu’elle serait rendue au magasin contre remboursement. — Qu’est-ce qui se passe, Dex ? — Tu n’as pas besoin de le savoir, petite sœur. — Si. — Max travaille. Maximilian Rowland — son père et le seigneur de ses quatre frères plus âgés — Lex, Jax, Brax et Dex — qu’aucun d’eux n’avait jamais appelé « papa ». — Ça n’explique pas pourquoijesuis ici. Je ne travaille pas avec lui. — Maintenant, si. La voix de Dex resta implacable alors qu’il la poussait hors de la chambre d’hôtel, tout en poursuivant : — C’est un gros coup, Rox, et tu feras ton devoir envers la famille. Sinon gare. Sinon gare ? Qu’est-ce que ça voulait dire ? Dex n’éclaira pas sa lanterne tandis qu’ils s’engouffraient dans l’ascenseur. Quand il était al lé la chercher à l’aéroport McCarran International de Las Vegas, il avait juste indiqué que leur père avait besoin de son aide et qu’il était temps qu’elle prenne sa place dans la famille. — Arrête de gigoter comme ça, grogna-t-il. — Je ne peux pas m’en empêcher. Dex la toisa avec un sourire narquois. — Qu’est-ce qui ne va pas ? Tu as mal aux pieds ? Pire, même. Elle avait l’impression qu’on lui enfonçait des épingles glacées dans les orteils et des clous rouillés sous la voûte plantaire. — Il se trouve que oui. Essaie de porter ces chaussures ne serait-ce que cinq minutes. — Je suis un mec. Je ne porte pas de talons. — Et donc ? — Toi, tu es une fille. Tu en portes. — Eh bien, non. Elle n’eut pas l’occasion de finir d’argumenter. Les portes de l’ascenseur s’ouvrirent et Dex, saisissant son bras, la propulsa dans un tourbillon de couleurs et de bruits. Il la guida vers un coin de la salle, les yeux fixés sur le plafond. — Reste là jusqu’à ce que l’un de nous vienne te chercher. — Quoi ? Pas… — La ferme, Roxie. Fais ce qu’on te dit. — Je n’ai pas d’ordres à recevoir de toi, Dexter. — Ce soir, si. Tais-toi et écoute-moi. Il y a un ho mme à la table de black-jack. Il a un faible pour les rousses. Les grandes rousses bien roulées, ajouta-t-il, tirant sur la bretelle de sa robe pour la faire glisser de son épaule ronde. Le moment venu, tu t’avanceras vers Max en tortillant ton joli popotin. Tu ignoreras Max, mais tu te montreras très gentille avec l’homme à côté de lui. Compris ? — Non. — Tant pis. Fais juste ce qu’on te dit. Flirte avec lui. Détourne son attention. Et décide-le à t’emmener dans sa chambre. Ensuite, débrouille-toi pour qu’il se retrouve nu et on