Promenons-nous dans les bois

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174 pages
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La surprise du jour : Je me retrouve coincée dans l’embouteillage du siècle pendant que mon premier entretien d’embauche me passe sous le nez. Au programme : coups de klaxon, frustration et ennui mortel... Le bouquet final : Un type de la taille d’un colosse qui passe par là décide de m’enlever. Là, mon avenir prend un nouveau tournant !

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EAN13 9782819101697
Langue Français

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Promenons-nous dans les bois... (Loup, y es-tu ?)
Du même auteur aux Éditions Sharon Kena Tombola Surnaturelle l’intégrale Intelligence et Sentiments
Suzanne Williams Promenons-nous dans les bois... (Loup, y es-tu ?)
« Le Code de la propriété intellectuelle et artisti que n’autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l’article L.122-5, d’une part, qu e les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur o u de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite » (alinéa 1er de l’article L. 1 22-4). « Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, cons tituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal. » © 2017 Les Editions Sharon Kena www.leseditionssharonkena.com
« L’amour ne voit pas avec les yeux, mais avec l’âme.» William Shakespeare
~ Chapitre 1 ~
~ Chapitre 2 ~
~ Chapitre 3 ~
~ Chapitre 4 ~
~ Chapitre 5 ~
~ Chapitre 6 ~
~ Chapitre 7 ~
~ Chapitre 8 ~
~ Chapitre 9 ~
~ Chapitre 10 ~
~ Chapitre 11 ~
~ Chapitre 12 ~
~ Chapitre 13 ~
~ Chapitre 14 ~
~ Chapitre 15 ~
~ Chapitre 16 ~
~ Chapitre 17 ~
~ Chapitre 18 ~
~ Chapitre 19 ~
~ Chapitre 20 ~
~ Bonus : Eitan ~
Table des matières
~ Chapitre 1 ~
Jamais je ne serai à l’heure ! Frustrée de voir à nouveau le feu au rouge, je cogne le volant avec mon front à en faire hurler le klaxon. Le conducteur sur ma gau che me lance un regard peu amène. Je lève une main accompagnée d’un sourire contrit pour m’excuser. Je dois à tout prix arriver à mon entretien dans dix minutes grand maximum. Je ne peux quand même pas passer à côté de mon premier job à cause d’un embouteillage ! Le feu s’allume sur le vert, libérant les deux voitures devant moi... qui ne vont pas plus loin que dans une nouvelle file attendant au feu suivant. C’est désespérant. Pour la énième fois, la radio annonce les bouchons dans lesquels je suis coincée. Un camion s’est renversé sur la route, provoquant des ralentissements sur plusieurs kilomètres. Non, sans blague ! Mais pourq uoi faut-il que ça tombe aujourd’hui ? Je saisis mon téléphone posé sur le siège passager et je tente à nouveau de joindre la DRH. Aucune réponse. La secrétaire à l’accueil vient probablement de me blacklister puisqu’elle ne décroche plus malgré les sonneries dans le vide. D’après notre dernière conversation, elle ne peut pas déranger son boss qui fait déjà passer les entretiens aux candidats présents et je n’ai qu’à me débrouiller pour arriver à l’heure. Je verrouille mon téléphone et le jette sur le siège à côté du mien. La voie se libère de quelques pauvres trois mètres, j’accélère rageusement pour dépasser le feu et je pile net. Je suis allée aussi loin que possible pour cette fois, je dois à nouveau attendre que le Seigneur des Feux Tricolores décide de bien vouloir poursuivre son balai des couleurs... Je déteste le centre-ville en temps normal. Là, ça vire carrément à l’allergie. La femme dans la voiture de devant me lance un rega rd noir dans son rétroviseur, je lui réponds avec un large sourire hypocrite. Si je continue comme ça, mes zygomatiques tomberont en panne lorsque j’arriverai à mon entretien. Bien entendu, si je réussis l’exploit de me garer en face de la porte des locaux avant la fermeture... Dans une dernière tentative désespérée, je pianote sur mon téléphone à la recherche d’un itinéraire bis, ou ter, ou n’importe quelle route pourvu qu’elle me sorte de cet Enfer. Je capte mal, à peine une petite barrette solitaire sur mon écran, aussi je dois patienter pendant que Mappy réfléchit à mon problèm e. Il faut vraiment que je trouve une solution. Je dois décrocher ce job sinon je serais forcée de rester chez mes parents adoptifs encore un moment. Il en est to ut simplement hors de question ! J’ai dix-huit ans, mon bac avec mention et un immense besoin de liberté qu’ils ne m’accordent pas. C’est cette dernière raison qui me pousse à envoyer des CV dans tous les sens. L’unique réponse que j’ai ob tenue est pour ce poste de standardiste qui risque de me passer sous le nez.
Mon téléphone m’indique enfin un autre itinéraire. Sans réfléchir, je mets mon clignotant et je déboîte sur la gauche à la première occasion, provoquant quelques coups de klaxon colériques et une salve de noms d’oiseaux sur mon passage. Les embouteillages, c’est la guerre ! Après dix minutes pare-chocs contre pare-chocs pour atteindre le feu, je tourne à gauche... et me rends compte que je ne suis pas la seule à avoir eu cette idée. Je pousse un cri de lamentation, hésitant entre pleurer et tenter à nouveau de joindre la DRH. La moindre des choses quand on est en retard, c’est de prévenir. Voilà un argument qui me décide à attraper mon télé phone plutôt que de faire couler mon maquillage. J’en mets assez rarement pour ne pas avoir envie de le gâcher bêtement. En levant le nez, mon portable en main, pour consta ter que je ne peux pas grappiller quelques précieux centimètres, je le voi s. Cet homme, ou plutôt ce colosse, qui passe de voiture en voiture, à la rech erche de quelque chose. Son comportement capte totalement mon attention. Mes ye ux sont aimantés par sa personne. À mesure qu’il approche, je distingue ses cheveux caramel, sa mâchoire carrée, ses épaules qui doivent bien faire le double des miennes… puis son regard chocolat quand il n’est plus qu’à une voiture de mo i. Il est aussi beau que surprenant. Je l’observe bêtement à travers ma vitre, mon téléphone toujours entre les mains, tandis qu’il s’accroupit pour être à mon niveau. Ses prunelles saisissantes plongent dans les miennes, me coupant la respiration. Il dégage quelque chose qui est assez puissant pour me faire oublier que j’ai une secréta ire à harceler, et même mon stress de l’entretien décide de prendre son envol. Il me fait signe de baisser la vitre en pointant un doigt vers le sol, j’obtempère sans me poser de questions. Et pourtant, je devrais . Un type immense qui se balade au milieu des embouteillages et qui vous demande de quitter, ne serait-ce que partiellement, la sécurité de votre habitacle hermétique, c’est louche. — Oui ? je couine, intimidée par sa stature. — Descends de cette voiture ! Sa voix est grave et son regard dur, je sens sa colère et ça ne me rassure pas. L’odeur des ennuis flotte tout autour de lui. — Si je vous ai coupé la route, je suis désolée. J’ ai mon premier entretien d’embauche et je suis en retard. Je... Des coups de klaxon retentissent. Les voitures de d evant ont progressé d’au moins quatre mètres. Un petit pas sur ma route, un immense pas sur celle des autres. — Je dois avancer, je lui indique en remarquant l’hurluberlu de derrière faire de grands signes. Certaines personnes ne sont pas nettes, vraiment. L e conducteur à l’arrière vocifère je ne sais quoi en mimant des gestes peu gracieux avec les bras. Si tout le monde perd quelques points de QI au volant, lui, il ne devait pas avoir un score élevé en montant dans sa voiture. J’enclenche la vitesse, mais le titan ouvre ma portière. — Hé, ça ne va pas, j’ai dit que je m’excusais, je m’écris d’une voix qui trahit ma peur.